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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"
Jetez un coup d'oeil avant de télécharger pour voir, en le feuilletant, s'il y a des choses qui vous intéressent.
Concepts:
convictions, croyances, vie, ressources,
autrui, comportement, qualités, capacités, confiance, principe, analyse
transactionnelle, Adulte, bienveillance, Parent, nature.
Énoncés:
Vous vous trouvez des défauts, des limites,
des faiblesses?
Cela ne doit pas vous empêcher de cultiver vos
qualités.
Vous devez aussi pouvoir constater et évaluer vos faiblesses
avec la calme détermination d'y remédier, avoir l'envie de repousser vos
limites, et la conviction que cela est bel et bien réalisable.
C'est
l'objet même du développement personnel que de rechercher avec détermination et
constance à progresser.
Comme c'est la nature même de l'humain d'évoluer,
de changer, et aussi de pouvoir choisir vers quoi il veut évoluer.
Porter
sur soi même un regard bienveillant, confiant, permet de développer une attitude
positive qui tend toujours à trouver remède à toute difficulté, de façon à la
fois pragmatique et aimante.
La ressource primordiale à utiliser dans la
relation avec soi même est la bienveillance.
En portant sur nous-même une
attention faite de bienveillance tranquille, nous pouvons observer aussi bien
nos moments de bienêtre que ceux de malaise, voire de souffrance.
La
souffrance, qu'elle se manifeste au plan physique ou au plan incorporel, est un
signal, un clignotant, destiné à nous avertir que «quelque chose ne va
pas».
Une souffrance physique nous incite à identifier la cause du mal et
à trouver un remède adapté.
La souffrance intérieure est à utiliser de la
même manière : elle est le signal que quelque chose peut être modifié, amélioré
en nous, que ce soit dans notre comportement, dans notre compréhension de la vie
et de nous même, dans l'utilisation de nos ressources.
Quant aux moments
de bien-être, ils sont à savourer sans hésitation ni restrictions : sachons ne
pas nous en priver!
N'hésitons pas à utiliser la bienveillance envers
nous-même, sachons ainsi apprécier nos qualités et nos succès, regarder
positivement nos limites et tirer parti de nos erreurs et de nos
insuccès.
L'acceptation bienveillante de soi débouche peu à peu sur une
juste estime de soi ; c'est cette dernière qui va nous permettre d'établir avec
autrui la relation sur le mode «OK+/OK+» : je suis «OK», et l'autre est
«OK».
Pour affiner la compréhension et l'acceptation de soi, il bon de
disposer d'outils dont l'efficacité a été validée par la pratique.
Aussi,
avant d'aborder les relations avec autrui, je vous propose de prendre
connaissance de quelques aspects de l'analyse transactionnelle, aspects qui vont
vous permettre de mieux vous connaître puis de modifier favorablement vos
relations, avec vous même tout d'abord, puis avec autrui.
Le fondateur de
l'analyse transactionnelle, Eric Berne, a distingué trois aspects de la
personnalité, présents en chacun d'entre nous, et qui sont appelés «états du
moi».
Ces trois états font que nous pouvons nous comporter dans la
communication - avec autrui, mais aussi avec nous même, en dialogue intérieur -
comme si nous donnions momentanément la parole à l'une de ces trois
«personnes».
Il paraît important d'insister ici sur le risque qu'il y
aurait à se convaincre, en lisant les développements qui vont suivre, que trois
personnes à part entière, distinctes, coexistent en nous!
Il ne s'agit
pas de cela : nous sommes bel et bien une personne unique, avec une personnalité
unique, et il n'y a en aucun cas «plusieurs personnes en nous».
Notre
personnalité comporte simplement de nombreuses facettes, de multiples manières
de s'exprimer, et les trois états du moi discernés par Berne ne sont que trois
de ces multiples facettes.
Nous pouvons aussi considérer que les trois
modes relationnels décrits sont simplement des «longueurs d'ondes» que nous
utilisons à volonté pour nous exprimer et dont nous pouvons changer à tout
moment.
Nous utiliserons donc largement les termes «facettes» ou
«aspects» pour qualifier ces différents «états du moi» utilisés en analyse
transactionnelle.
En tout état de cause, gardons à l'esprit la nécessité
de conserver une conscience unitaire de nous même : cette conscience unitaire de
soi est indispensable pour asseoir notre relation à nous-même.
Notre
Parent intérieur est l'aspect de nous même qui détient notre expérience, notre
acquis, notre savoir, et de ce fait nos repères, nos normes, nos
valeurs.
Nous avons construit l'aspect Parent de notre personnalité du
fait de l'influence de notre entourage, des personnes dont l'autorité nous a
marqués, et donc principalement de nos propres parents, mais aussi de nos
éducateurs et «maîtres» de toute nature.
Nous utilisons cette facette de
notre personnalité dans les cas où nous voulons faire usage de domination, de
critique, d'autorité, et aussi de protection et d'encouragement.
Il
convient de souligner que même un petit enfant peut avoir un état du moi Parent
bien développé : nous avons tous vu, lorsque des enfants jouent, que certains
ont facilement tendance à vouloir commander aux autres, à leur imposer des
règles, en somme à «jouer au petit chef».
Cet aspect du Parent est avant
tout le «garant de l'ordre et de la loi», il est le détenteur des normes et des
valeurs de la personne.
Le Parent normatif utilise le côté positif,
nécessaire de la loi : il a pour rôle de réguler, protéger, éviter les excès et
les abus.
Le Parent critique, quant à lui, représente notre tendance à
juger, critiquer, réprimander, sanctionner, menacer...
Il utilise plutôt
les aspects contraignants de l'autorité, avec ses effets inhibiteurs,
répressifs.
L'Adulte est l'état adapté à la négociation : étant soucieux
d'équité, il tend à faire des propositions permettant à chaque partie de trouver
bénéfice dans un accord.
L'enfant libre est une facette de notre
personnalité qu'il est particulièrement important de prendre en compte en
matière de développement personnel, du fait qu'il est étroitement lié aux
sentiments, à la sensibilité, au plaisir, mais aussi à la curiosité et à la
créativité.
Ceci avec toutes les nuances liées aux sous composantes que
nous venons de décrire.
De volumineux ouvrages ont été consacrés à
l'analyse transactionnelle et à toutes ses finesses, aussi nous
contenterons-nous ici de mettre en avant quelques aspects particulièrement
utiles à une amélioration des relations avec soi-même.
Je vous propose de
porter une attention tranquille aux dialogues qui se déroulent dans votre
esprit, et de tenter de reconnaître quelles sont les composantes qui entrent en
relation.
Portez aussi attention aux sensations que ces dialogues vous
procurent : sont-elles agréables ou désagréables?
Peut-être
entendrez-vous le Parent bienveillant s'adresser à l'Enfant libre pour le
réconforter dans les moments difficiles ; ou bien le Parent critique faire la
leçon à l'Enfant rebelle...
Ce Parent critique vous semblera peut-être
quelque peu oppressant!
D'une manière générale, il nous est favorable
d'assouplir les interventions de notre Parent critique, car son discours est
généralement fait d'interdits, de réprimandes, il n'est guère constructif et
tend plutôt à générer des tensions : éternelle opposition entre le dynamisme
créatif et libertaire de l'Enfant et les repères moraux et sociaux du
Parent.
Assouplir les interventions du Parent critique ne signifie pas
pour autant supprimer tous les repères et toutes les normes!
Les normes
et les repères sont bel et bien nécessaires à notre cheminement.
Le
Parent intérieur reste quoiqu'il advienne détenteur de nos valeurs ; il importe
surtout que les normes édictées par notre Parent soient applicables,
pertinentes, et en accord avec notre Etre profond.
Nous verrons un peu
plus loin dans notre parcours l'importance de nos valeurs, c'est à dire nos
convictions les plus profondes, qui sont autant de fils conducteurs pour notre
vie.
Le dialogue interne entre l'Adulte et les autres composantes ne
présente pas de difficultés : l'Adulte peut consulter le Parent pour utiliser
son expérience, son acquis et aussi ses normes en vue d'effectuer des choix
pertinents.
Il peut également écouter les sentiments de l'Enfant et les
prendre en compte, soit pour agir rationnellement dans le sens d'une recherche
de plaisir, soit pour calmer une souffrance.
Ainsi, si l'enfant se plaint
en disant «Je me sens mal dans ce conflit», c'est l'Adulte qui sera le mieux à
même de trouver la solution au conflit en question.
L'Adulte peut aussi
tempérer les ardeurs parfois brouillonnes de l'enfant par une saine logique
n'ayant rien de contraignant ou de menaçant.
Par exemple, notre Adulte
intérieur nous présentera l'argument des calories lorsque notre enfant tend à
abuser des sucreries, alors que le Parent critique aura pour sa part tendance à
utiliser la réprimande, à susciter la honte de la gourmandise ou la crainte des
kilos en trop...
Retenons de tout cela que notre relation avec nous-même
sera d'autant plus favorable que nous aurons plus tendance à développer et à
utiliser notre Parent bienveillant, notre Adulte et notre Enfant libre.
A
nous de doser judicieusement leur développement et leur usage, et de faire en
sorte que le dialogue intérieur se fasse aussi harmonieusement que
possible.
L'analyse transactionnelle est à ce titre un bon outil de
connaissance de soi.
Elle nous permet d'écouter nos voix intérieures, de
connaître et comprendre certains de nos comportements, de les accepter comme
autant de faits naturels, puis de les améliorer s'il y a lieu.
Partant,
elle nous permet également de mieux gérer nos relations avec autrui et d'affiner
notre communication.
Nous avons dit précédemment que la position de vie
la plus favorable était «OK+/OK+», c'est à dire une bonne opinion de soi alliée
à une bonne opinion des autres.
Nous venons de chercher à asseoir cette
bonne opinion de soi indispensable à la qualité de nos relations par une saine
compréhension de notre fonctionnement relationnel.
Il existe bien sûr
d'autres moyens pour développer une bonne opinion de soi.
Améliorer ses
relations avec autrui commence par une vision claire et réaliste, aussi
objective que possible de toute personne avec qui nous entrons en
contact.
Voyons plus précisément ce que peuvent recouvrir la notion de
«vision claire d'autrui» et les mots de respect, d'acceptation et de
bienveillance.
Ceci implique notamment d'éviter de projeter sur eux nos
craintes et nos attentes.
Il s'agit aussi d'aller au-delà des apparences
pour tendre à percevoir l'essentiel de la personne qui est en face de nous,
c'est à dire ce qui constitue véritablement sa personnalité.
Il n'est pas
forcément aisé de voir au-delà de l'apparence physique, du rôle social, d'un
comportement qui ne révèlent que certaines facettes de la personne ; mais si
cela représente un effort non négligeable, cet effort s'avère vite payant en
termes de qualité des relations.
La vision claire d'autrui, puisqu'elle
cherche à comprendre le mieux possible la personnalité de l'autre, implique la
perception des qualités comme des défauts.
Dans le premier cas, nous
manquerions de respect pour nousmême ; dans le second, nous ferions preuve d'un
ego superflu.
Cette composante fondamentale de l'être humain nous permet
de sauvegarder notre intégrité ; elle tend aussi à susciter des rivalités et des
conflits.
Accepter que l'autre soit tel qu'il est, c'est accepter non
seulement qu'il ait des défauts, mais aussi qu'il soit différent de nous, avec
un comportement, des convictions, des intérêts et des motivations parfois très
éloignés des nôtres.
Mieux encore, nous pouvons prendre ce défi comme un
jeu léger, dans lequel il n'y a rien à perdre et tout à gagner : peu importent
le temps nécessaire et les difficultés rencontrées, tout progrès, tout succès
procurent de réelles satisfactions.
Parlant du respect, nous avons évoqué
le bien fondé d'un mode de relation égalitaire.
Vu sous l'angle de
l'analyse transactionnelle, ce principe d'égalité garde toute sa
pertinence.
Elle consiste essentiellement en «jeux sérieux» : il s'agit
surtout d'échanger des points de vue et des considérations entre «gens
convenables» sur toutes sortes de sujets «passe temps», et surtout sur autrui,
avec une forte tendance à émettre des jugements.
Selon que les normes des
deux Parents sont ou non compatibles, la relation peut être courtoise ou tourner
à l'affrontement.
Dans le premier cas, elle peut apporter à chacun la
satisfaction de voir ses normes, ses convictions confortées par
autrui.
Elle est particulièrement équilibrée, apte à éviter les conflits
ou à les résoudre et à traiter les problèmes de toute nature.
C'est une
relation avant tout basée sur l'efficacité, mais qui manque aussi de chaleur et
d'entrain.
Rappelons-nous que l'Adulte représente l'intellect : l'échange
entre Adultes ne peut guère générer que des satisfactions
d'ordre...
Voici une relation susceptible d'apporter de vives
satisfactions, pour peu que les Enfants trouvent un terrain de jeu commun, que
des émotions positives soient partagées, que la confiance règne.
C'est le
cas par exemple lorsque nous nous distrayons entre amis, plaisantons entre
collègues, vivons une relation amoureuse sur le mode du jeu bienveillant et
chaleureux...
Le plaisir est alors ce qui caractérise essentiellement les
échanges.
Il s'agit de jouer ensemble, d'être dans le ressenti,
l'émotion, la spontanéité.
Il peut se produire que la relation Enfant /
Enfant tourne à l'aigre lorsque les désirs et attentes de l'un ne sont pas
satisfaits ; peuvent alors entrer en jeu les côtés capricieux, coléreux,
boudeurs ou rancuniers de l'Enfant.
Car l'Enfant peut être lui aussi
vecteur de l'ego, notamment sous forme d'égocentrisme.
L'une de ses
caractéristiques est de vouloir «tout, tout de suite»...
avec le risque
de vives contrariétés et de souffrances si ses désirs impatients ne sont pas
comblés.
A contrario, une situation relationnelle particulièrement
favorable est celle d'intimité, qui peut se définir comme la relation entre deux
personnes dont les Enfants ont entièrement confiance l'un en l'autre et
s'amusent avec l'assentiment de leurs Adultes et de leurs
Parents.
Lorsque c'est le Parent critique qui s'adresse à l'Enfant, la
relation est de type dominant / dominé : soit c'est l'Enfant adapté soumis qui
répond, soit c'est l'Enfant rebelle.
Le déséquilibre de la relation crée
automatiquement une tension et des frustrations chez l'Enfant, prometteuses de
conflit rapide ou à retardement.
La relation Parent donnant / Enfant
libre est bien adaptée aux cas où l'Enfant a besoin de réconfort et de soutien,
à condition toutefois que ce soit l'aspect positif, bienveillant du Parent qui
intervienne, et non son côté «sauveur».
N'utilisant pas l'ego, il ne se
place pas au-dessus de l'Enfant mais se met à sa portée avec un souci
d'efficacité.
Par ailleurs, comme dans le cas du dialogue intérieur,
l'Adulte peut s'enquérir, sans émotion, des «états d'âme» de l'Enfant pour
trouver remède à d'éventuelles difficultés.
Les relations
interpersonnelles sont un aspect si important de notre vie qu'elles mériteraient
des développements remplissant des volumes entiers.
Il conviendrait
notamment d'aborder des sujets aussi vitaux que les relations parents/enfants ou
la relation amoureuse.
Nous nous sommes contentés ici de souligner
quelques aspects utiles à la compréhension et à l'amélioration des
relations.
Une fois ces quelques éléments de base intégrés, le reste est
surtout affaire de pratique...
Au-delà des façons rationnelles d'aborder
la relation, telles que les techniques d'analyse transactionnelle, la conscience
de notre Etre profond et de celui des personnes avec qui nous entrons en
relation va nous permettre, peu à peu, de développer cette vision claire et
bienveillante qui est le gage de relations réussies.
Cette Vie nous pose
de multiples questions : nous en avons une perception qui varie au fil des jours
et des ans, nous en cherchons le sens, elle nous paraît parfois bien compliquée
ou difficile, parfois prometteuse ou même radieuse...
Entité mystérieuse
en effet, au sein de laquelle nous nous dirigeons comme sur un océan ou dans une
jungle, sans en percevoir les limites, sans savoir avec certitude si quelque
force occulte (que nous pouvons appeler le destin, par exemple) agit sur nous,
ou bien si nous disposons au contraire de tout notre libre arbitre et
déterminons entièrement notre devenir.
Ce choix entre le déterminisme et
l'autodétermination relève de la conviction, de la croyance, car nous ne
disposons pas de preuves que l'une ou l'autre hypothèse est la seule
valable.
L'explorateur se caractérise notamment par cette audace que nous
venons d'évoquer, mais aussi par un esprit d'ouverture, de conquête, et une
intarissable curiosité, le besoin de découvrir, pour le
plaisir.
Découvrir, apprendre, progresser sont des caractéristiques
indissociables de notre nature : vivons les donc, en savourant toutes les
satisfactions qu'elles peuvent nous procurer.
Tous ces atouts --
confiance, faculté d'adaptation, audace - relèvent de nos capacités et aussi de
nos croyances.
Remarquons au passage que l'envie de persister dans la
voie nouvellement découverte est liée au principe de plaisir : toute
satisfaction ressentie lorsque nous réussissons est si agréable que nous
cherchons automatiquement à la renouveler et si possible à
l'amplifier.
Nous pouvons entrevoir ici la grande responsabilité de nos
éducateurs : en quelques paroles, ils peuvent nous donner confiance en nous et
nous faire aimer la matière qu'ils enseignent, ou au contraire nous faire croire
que nous sommes incapables en cette matière et nous en dégoûter à tout
jamais...
Par ces exemples, nous voyons à nouveau l'importance des nos
croyances, et combien une simple modification de nos convictions peut nous
ouvrir de larges horizons.
L'interaction naturelle entre croyances et
ressources fonctionne en boucle, et cette boucle peut être «vertueuse» ou
«infernale», favorable ou défavorable, selon que nous cultivons des croyances
positives ou négatives, et aussi selon la manière dont nous prenons conscience
de nos réussites et de nos insuccès.
Nous pouvons heureusement dans de
nombreux cas amorcer le mouvement dans le bon sens : une fois lancée, la boucle
favorable nous entraînera d'elle-même et notre potentiel pourra se manifester
pleinement.
Nos ressources sont pour une part d'ordre inné ; c'est ce que
l'on peut appeler notre héritage : nous avons tous par nature des facultés
d'apprentissage, un potentiel de générosité et d'affection, des qualités
humaines en quantité, une certaine énergie physique et
psychique...
D'autre part, nous acquérons et développons des
connaissances, des savoir-faire tout au long de notre existence.
Tout ce
que la vie nous apprend est stocké dans nos mémoires ; ce savoir, cette
expérience vécue constituent une large part de nos ressources.
Cette
mémorisation se réalise en grande partie à un niveau inconscient.
Milton
Erickson, thérapeute américain de renom, considérait l'inconscient comme une
partie de nous-même dépositaire de tout ce que nous avons appris depuis notre
naissance.
Cet acquis, outre qu'il peut être stocké à un niveau
inconscient, peut être utilisé plus ou moins consciemment.
Il nous est en
effet possible de réaliser des choses complexes sans en être pleinement
conscients.
Ainsi, il est arrivé à tout conducteur automobile de
parcourir des kilomètres en pensant à tout autre chose, ou en entretenant une
conversation assez soutenue pour mobiliser l'essentiel de ses facultés
intellectuelles, de ses ressources conscientes.
Cette «conduite
automatique» d'un véhicule est rendue possible du fait que le savoir-faire est
si bien acquis que l'opération complexe que représente la conduite est
entièrement assurée par les mémoires inconscientes, sans recours à l'intellect
ni à la réflexion.
Nous pouvons déduire de ce genre d'exemple que nous
pouvons nous appuyer en confiance sur notre inconscient pour mettre à notre
disposition nos ressources acquises.
Mais, outre ces ressources acquises,
il nous faut considérer également l'existence, quelque part en nous, de nos
ressources «innées», des talents qui se révèlent à la moindre occasion, pour peu
que nous les laissions s'exprimer, comme dans l'exemple où il s'agissait
d'essayer une activité nouvelle.
Chacun de nous a pu s'apercevoir maintes
fois au fil de son parcours qu'il disposait de ressources restées jusque là
insoupçonnées.
Nous pouvons avec bénéfice cultiver la conviction que
notre inconscient recèle d'immenses possibilités, aussi bien acquises qu'innées,
et que ces ressources sont à notre entière disposition, a tout moment : il nous
suffit de nous tourner vers notre inconscient pour qu'il nous fournisse les
ressources nécessaires à notre cheminement et à notre réussite.
Il serait
sans doute excessif de penser que nos ressources sont illimitées, mais nous
pouvons être convaincus qu'elles sont tout à fait considérables, en tous cas
bien plus importantes que nous ne l'imaginons.
En peu de mots : nous
pouvons faire très largement confiance à notre inconscient et aux immenses
potentialités qu'il recèle.
Il s'agit là d'un point essentiel : garder et
entretenir la conviction que nos ressources sont immenses est un atout de
premier ordre pour notre développement.
La confiance est un autre aspect
tout aussi essentiel : plus nous avons confiance en notre inconscient, plus il
peut nous livrer facilement ses richesses.
Notre inconscient est
mystérieux par nature, et il peut nous paraître parfois inquiétant par ses
aspects imprévisibles, hors de la maîtrise du conscient.
L'inconscient
est plutôt déconsidéré dans notre culture occidentale, qui y voit le plus
souvent une sorte de gouffre dans lequel s'entassent pêle-mêle nos refoulements
et nos complexes.
Pourtant, cette partie de nous-même est bien au service
de notre personne entière, nous fournissant des signaux, des indications
subtiles, des réactions, qui ont leur logique propre parfois déroutante, mais
vont toujours dans le sens de «la meilleure ou de la moins mauvaise solution»
pour nous.
Notre inconscient dispose d'une compréhension de la vie et de
ses phénomènes qui lui est propre ; nous lui devons notamment tout ce que nous
appelons intuitions, prémonitions, flair, «feeling», dont l'interprétation n'est
pas toujours aisée, mais qui se révèlent bien souvent pertinents.
Nul ne
connaît précisément les contours ni le contenu de l'inconscient : nous n'en
percevons au mieux que ce qui en émerge ici et là, sous des formes parfois
étonnantes, voire incongrues, et prêtant à bien des interprétations de la part
de nos facultés conscientes...
Certains, tel Freud, ont vu dans
l'inconscient une sorte de dépotoir de la conscience, d'autres l'antichambre de
la divinité.
Nous en sommes en fait réduits aux
hypothèses...
Toujours est-il qu'une manière favorable de considérer
l'inconscient est de croire en ses richesses et de faire alliance avec lui : une
alliance délibérée entre le conscient et l'inconscient, cet inconnu, à qui nous
pouvons choisir de faire confiance.
Pour permettre à notre inconscient de
nous procurer toutes les ressources qu'il recèle, il est nécessaire que notre
conscient sache se tourner vers lui et dialoguer avec lui.
Mettez-vous en
état de relaxation physique et mentale, recentrez-vous sur vos sensations
physiques et subtiles.
de demander à votre inconscient de faire émerger
votre côté chaleureux, votre naturel, votre gentillesse, votre
humour...
Et d'apporter simplement vos qualités dans une relation sans
attendre un retour obligatoire et précis : chacun est libre de ses
sentiments!
Rappelons qu'utiliser nos ressources nous permet d'agir
positivement sur les croyances que nous avons sur nousmêmes, et que des
croyances positives nous permettent automatiquement de développer nos
capacités.
Le précédent exercice vous a permis de mettre en évidence
certaines de vos ressources (soyez sûr que vous en avez encore bien
d'autres...).
Une autre façon de faire apparaître ces ressources est de
prendre conscience de la manière dont vous avez mené à bien vos réussites, dans
quelque domaine que ce soit.
Cet exercice fera apparaître non seulement
les qualités que vous avez utilisées, mais aussi la manière dont vous avez su
mettre les en oeuvre et les associer ; il va vous permettre de prendre
conscience de vos stratégies de réussite.
Remémorez-vous une de vos
réussites, dans n'importe quel domaine.
Repérez les différentes étapes de
son déroulement depuis son origine, ainsi que les atouts personnels que vous
avez utilisés (par exemple : imagination, faculté d'adaptation,
audace...).
Consignez par écrit, en utilisant éventuellement schémas et
dessins, la démarche et les qualités que vous avez utilisées afin de parvenir au
succès.
Vous avez, il y a quelques semaines, réalisé un repas de fête qui
a été très apprécié de vos convives.
Comment avez vous procédé, à partir
du moment où vous avez eu l'idée de faire ce repas?
Vous avez l'idée de
faire le repas.
Vous commencez à imaginer les invités autour de la table,
le style de repas, l'ambiance...
Faculté d'adaptation Savoir-faire
culinaire, organisation Sens de l'accueil, bonne humeur, facultés d'animation,
ouverture au dialogue...
Les processus de réussite, ou du moins certains
de leurs éléments, peuvent parfois être réutilisés.
La connaissance de
nos processus de réussite nous donne en tout cas confiance en nous.
Elle
nous démontre que nous avons une capacité innée de nous forger des stratégies et
de parvenir au succès.
Il nous appartient d'utiliser intuitivement ou
rationnellement les processus que nous avons déjà mis en oeuvre avec succès, et
surtout d'utiliser notre pouvoir créatif pour les adapter aux circonstances
toujours différentes qui se présentent à nous.
Connaître nos ressources
nous est nécessaire, il nous faut aussi savoir et pouvoir les
utiliser.
Nos ressources découlent d'expériences qui peuvent être
agréables ou désagréables, réussies ou non.
Ce dernier type d'expérience
est bel et bien générateur de ressources, de savoir-faire : en effet nos
erreurs, nos «échecs» apparents nous apprennent beaucoup si nous savons en tirer
les leçons.
Réaliser par l'expérience «ce qu'il ne faut pas faire» permet
de comprendre - ne serait-ce que progressivement -- «ce qu'il faut
faire».
Nous avons vu que nous utilisons parfois nos capacités sans avoir
recours à la pensée consciente.
Nous allons voir que l'utilisation de la
pensée consciente peut aussi être très efficace.
se mettre en un état de
conscience favorable.
Nous pouvons nous donner l'autorisation d'utiliser
nos ressources lorsque nos croyances sont en accord avec ces ressources :
comment pourrions-nous utiliser des atouts auxquels nous ne croyons
pas?
Nous allons voir dans la suite de notre cheminement combien la
conviction est importante.
Il s'agit là d'une sorte de conditionnement
positif et systématique, d'un jeu audacieux auquel on prend vite goût : croire
en soi et en ses capacités.
Vous avez reconnu en vous la présence de
multiples capacités, n'est-ce pas?
Nos états internes peuvent favoriser
ou non l'accès à nos ressources.
Ressentez pleinement le bien-être que
vous procure cette remise en mémoire consciente, volontaire.
Elles sont
perçues par la composante incorporelle de notre être, par le Soi, et nous
procurent ce que nous avons appelé nos sensations internes.
Nous pouvons
créer en nous des ressources en associant de façon puissante un état interne
favorable et une perception sensorielle.
Remémorez-vous alors une
situation vécue lors de laquelle vous avez pu expérimenter de la confiance en
vous-même, ou bien imaginez, créez de toutes pièces une telle
situation.
Cette image sera désormais associée à la fois à la ressource
de confiance et à la sensation agréable ressentie, et ceci d'autant plus
fortement que cette sensation agréable aura été intense.
Nous avons dit
que nos ressources pouvaient avoir pour origine des expériences difficiles de
notre vécu.
Cette inversion de procédé permet de compenser par des
sensations agréables les sensations désagréables liées aux souvenirs
difficiles.
Elles peuvent être stockées dans nos mémoires aussi bien à un
niveau conscient qu'inconscient.
Nous sommes conscients de certaines de
nos convictions, mais toutes ne se présentent pas spontanément à notre esprit,
et peuvent demeurer très longtemps occultes.
Qu'elles soient conscientes
ou non, les croyances et convictions peuvent être très puissantes.
Elles
peuvent avoir un rôle favorable, dynamisant, épanouissant, ou au contraire
constituer des freins à notre action, générer des inconforts dans notre esprit,
voire même saboter à notre insu certains de nos projets, nous empêchant
d'atteindre nos objectifs.
Ainsi, être profondément convaincu d'avoir les
atouts nécessaires pour réussir dans un projet nous donne effectivement les
meilleures chances de réussir.
L'expression «Une foi qui soulève des
montagnes» est bien connue : elle souligne combien la conviction peut
effectivement nous donner d'énergie.
Etre au contraire persuadé,
consciemment ou non, que nous ne pouvons pas ou que nous ne devons pas réussir
nous empêchera presque à coup sûr d'atteindre le succès.
Nous avons dit
que nos convictions ne sont pas que de simples idées abstraites : elles ont bel
et bien des conséquences concrètes sur notre vie.
En effet, elles sont à
la base de beaucoup de nos actions, et l'on sait que toute action produit ses
effets.
Mais sans même être mises en action, nos croyances peuvent
générer des conséquences sur nousmêmes et sur notre
environnement.
Rappelez-vous le principe du placebo : une substance
neutre qui produit des effets curatifs bien réels, par le seul fait que la
personne qui l'a utilisée y croit fortement.
Nous avons là un parfait
exemple du fait que les croyances sont génératrices de réalité.
C'est ce
principe qui permet à toutes les superstitions d'exister : à croire très fort
aux porte-bonheur et aux porte-malheur, ceux-ci finissent par «produire leurs
effets».
Du moins en apparence, car c'est en fait la force de notre
conviction, et non le fer à cheval ou le chat noir, qui font qu'il nous arrive
de bonnes ou de mauvaises choses.
Penser très fortement «La chance est
toujours avec moi» ou «Il va forcément m'arriver malheur» influe sur notre
comportement, notre assurance, nos capacités, puis sur le comportement des êtres
avec qui nous entrons en relation.
Au bout du compte, notre conviction
finit par induire des faits qui lui correspondent.
Et le moindre fait se
trouvant en accord avec une conviction, quand bien même il serait isolé, est
perçu comme une «preuve» et vient renforcer cette conviction.
Nos
croyances peuvent aller jusqu'à faire ou défaire notre santé, comme en témoigne
l'effet placebo, voire causer notre mort ou sauver notre vie.
Des
exemples étonnants sont cités par divers auteurs pour illustrer l'incroyable
puissance des croyances.
Ainsi celui de cet homme qui, enfermé
accidentellement dans un camion frigorifique était mort de froid en quelques
heures...
alors que le système frigorifique ne fonctionnait
pas!
Un autre exemple, sur le mode positif, est celui des médecins
américains ayant mis au point des techniques d'auto-persuasion qui ont permis à
nombre de leurs patients de vaincre des cancers déclarés, tout en ayant parfois
cessé tout traitement médical!
Sans aller jusqu'à rechercher des cas
aussi extrêmes, il nous est aisé de constater combien nos réussites, petites et
grandes, sont liées à la conviction que nous avons de réussir.
Songez à
l'une de vos réussites passées : vous rappelez-vous à quel point vous étiez
sinon sûr(e) de vous, du moins intimement persuadé(e) qu'il était important pour
vous de réussir?
Vous aviez envie de réussir, et la conviction que vous
avez mise dans vos actions vous a effectivement mené à la réussite.
Il se
peut aussi que votre conviction n'ait pas été très consciente, et que vous vous
soyez simplement abandonné avec confiance à l'ordre des choses.
En même
temps, toute certitude évite de par sa nature même d'imaginer qu'il peut y avoir
«autre chose», et empêche ainsi la découverte de cet «autre chose»,
l'enrichissement des connaissances, l'évolution.
Si par exemple une
personne est persuadée que seule une catégorie de musique est acceptable pour
elle, elle retirera assurément beaucoup de satisfactions de ce type de musique
qu'elle connaîtra bien ; on voit aussi clairement que son domaine
d'investigation en la matière sera limité, et qu'elle se privera d'autres
satisfactions en ignorant ou rejetant tout autre mode d'expression
musicale.
Nos croyances ont une part déterminante dans notre perception
de la «réalité» : elles forment un filtre qui nous fait accepter certaines
choses et en refuser d'autres.
que peut-être des dizaines d'événements
sont survenus dans sa vie qui auraient pu constituer autant de preuves
contraires.
Les croyances sont donc l'essence même de notre subjectivité
: du fait de l'existence de nos croyances, nous ne pouvons pas percevoir la
réalité de façon véritablement objective ; nous ne pouvons vivre que notre
propre réalité subjective.
Certaines croyances reposent sur notre côté
non rationnel ; elles font essentiellement appel aux émotions et aux sentiments,
notamment à la peur, à l'espoir chimérique ou à l'apitoiement.
Nous
savons que nos croyances peuvent nous être favorables ou défavorables, et
qu'elles peuvent être plus ou moins conscientes.
Nous avons vu que les
croyances sont stockées dans nos mémoires et peuvent se situer à divers niveaux
de conscience, du plus accessible jusqu'au plus profondément enfoui dans
l'inconscient.
Nous pouvons repérer bon nombre de nos croyances en
prêtant simplement attention à notre comportement c'est à dire à nos paroles et
à nos actions.
En appliquant une attention détendue et bienveillante à
nos actions et à nos paroles, nous pouvons reconnaître à travers celles-ci
certaines de nos croyances les plus apparentes.
Les comportements qui
méritent le plus notre attention, sont ceux liés à nos réactions d'attirance,
d'étonnement ou de répulsion, à nos sensations les plus marquantes de bien-être
ou de mal-être, de joie, de souffrance ou de crainte : en somme tout ce qui
présente une certaine intensité.
Surtout, rappelez-vous, en portant
attention à vous-même, que la relation la plus favorable avec soi-même est
fondée sur la bienveillance!
Il convient donc de s'interroger non pas sur
un mode inquisitoire, mais avec une saine curiosité, avec le goût de la
découverte de soi-même, en une sorte de jeu où il y a beaucoup à
gagner.
Je pense ne pas disposer de ces qualités.
La vie finit par
récompenser la souffrance et la patience.
Je suis quelqu'un d'idéaliste,
d'exigeant peutêtre.
Outre le fait qu'elles peuvent être plus ou moins
conscientes, nos croyances peuvent concerner les différents niveaux d'expression
de notre vie, du plus profond au plus visible.
Au niveau le plus profond,
nos convictions portent sur notre identité, sur ce que nous sommes.
Nos
croyances peuvent également concerner nos capacités et ressources, induisant
directement la partie visible de notre vie, c'est à dire notre comportement, nos
actes et nos paroles.
Enfin, nous avons des croyances sur notre
environnement, c'est à dire sur les autres, sur la vie et ses lois, sur le cours
des événements.
Nos croyances se présentent en quelque sorte comme des
pelures d'oignon : les plus visibles enveloppent et dissimulent les plus
profondes.
Nous pouvons donc dire : Une croyance peut en cacher une
autre.
En repérant les croyances les plus visibles, nous pouvons
progressivement avoir accès à celles des niveaux plus profonds.
En
portant attention à notre comportement, nous pouvons mettre à jour certaines
croyances.
Sachant que celles-ci peuvent dissimuler d'autres croyances
plus profondes, il nous appartient alors de nous interroger pour tenter de
découvrir d'autres croyances de niveau plus profond qui y sont
reliées.
Si par exemple, il vous arrive de ressentir un moment de
découragement, ce peut être une bonne occasion de vous interroger (posément et
positivement) sur ce que cette sensation peut vous apprendre sur vous-même et
sur vos croyances.
Parce que je n'arrive pas à progresser assez
rapidement dans le travail que je me suis fixé.
Est-ce le fait de manquer
de méthode et de concentration qui me contrarie, ou bien la crainte de ne pas
atteindre mon objectif?
Il est vrai que cela me contrarierait beaucoup de
ne pas atteindre mon objectif.
pour moi d'atteindre mes
objectifs?
La partie non visible n'est pas pour autant à
négliger.
Aussi notre attention peut s'étendre -- le bénéfice obtenu n'en
sera que plus important -- à nos pensées, cet aspect de nous qui reste discret
aux yeux d'autrui, mais qui n'est autre que le stade précédent notre
comportement.
Pour discerner si une croyance nous est ou non favorable,
nous disposons de deux outils complémentaires : d'une part notre côté rationnel,
joint à notre expérience vécue, et d'autre part notre côté non rationnel, subtil
et intuitif, que nous avons précédemment appelé le Soi.
Nous ferons donc
appel aussi bien notre intellect et à ses facultés de raisonnement et
d'évaluation qu'au plus profond de notre Etre, à notre intuition, à nos
sensations internes et à notre sens inné du bonheur.
Pour évaluer le
caractère favorable ou défavorable d'une croyance au moyen d'une démarche
rationnelle, les critères de jugement sont aisés à discerner.
Nous avons
vu que la plupart de nos croyances présentent en effet à la fois des avantages
et des inconvénients.
Cette question repose sur le principe d'autonomie
qui nous fera considérer qu'une conviction personnelle, surtout une conviction
choisie consciemment a toutes chances de mieux nous convenir qu'une croyance
reçue.
Prenons une première hypothèse selon laquelle une personne (voire
plusieurs) vous a, il y a des années, mis en tête l'idée que tout ce qui était
manuel n'était pas fait pour vous, par exemple en soulignant impitoyablement
quelques maladresses ponctuelles de votre part.
Ce principe ne nous
empêche d'ailleurs nullement de demander conseil, de prendre en considération
l'expérience et le savoir d'autrui, d'écouter attentivement différents avis de
personnes qui ont notre confiance : la vie est faite d'échanges et
d'enrichissements mutuels.
Ceci est la base même de notre responsabilité
personnelle : savoir choisir par nous-même, en conscience et connaissance de
cause.
Nous avons examiné l'hypothèse selon laquelle, dans notre exemple,
votre croyance était d'origine manifestement externe.
Comment savoir le
plus sûrement possible ce qui est effectivement bon pour nous?
La réponse
est simple et pragmatique : la meilleure façon de savoir ce que vaut une idée
est de l'essayer, de la tester «en vraie grandeur».
En somme, pour tester
le bien fondé d'une croyance, il en est comme d'une hypothèse scientifique : le
mieux est de voir si les faits la confirment.
Ce doit toujours être notre
expérience personnelle qui prime pour confirmer ou infirmer nos
croyances.
Que penseriez-vous d'un conférencier qui parlerait avec
assurance d'un pays dans lequel il ne serait jamais allé?
Pourtant, à y
regarder, beaucoup de personnes procèdent de cette façon en ayant des avis très
arrêtés sur des sujets dont elles n'ont pas fait l'expérience, des choses
qu'elles n'ont pas vécues...
Certes, nous avons précédemment souligné que
toute croyance «a priori» tend à générer les faits qui la
confirment.
Aussi, si vous vous essayez à la sculpture avec la conviction
profonde que vos résultats ne seront pas satisfaisants, il est très probable que
vous serez à la fois déçu quant aux résultats...
Il reste que
l'expérience faite avec un minimum d'a priori est un excellent outil pour savoir
quelle est «ma vérité».
Plutôt que d'user de préjugés, il est préférable
d'essayer, de tester, de mettre en pratique les idées et croyances pour en
connaître les effets et le bien fondé.
Le problème est donc de pouvoir
surmonter l'a priori avant de se lancer dans la mise en pratique.
Ce qui
revient à commencer un changement de croyance, tout au moins à pouvoir mettre
suffisamment de côté la croyance limitante pour qu'elle ne vienne pas saboter
l'expérience.
C'est à partir de ce principe de «mettre de côté la
croyance» que nous pouvons effectuer une percée décisive : la chose la plus
puissante et la plus favorable que nous puissions faire pour nous-mêmes en
matière de croyances est justement d'aller au-delà de nos croyances.
Nous
verrons, en fin de chapitre en quoi cela consiste et combien cela peut être
bénéfique ; continuons pour le moment à reconnaître et à évaluer nos
croyances.
Il convient de remarquer que les mises en question
rationnelles de nos croyances trouvent assez rapidement leurs limites : nous
pouvons fort bien trouver à peu près autant d'avantages que d'inconvénients à
une croyance, et décider de ne rien décider quant à sa conservation ou à son
élimination.
Car chacun sait que «le coeur a ses raisons que la raison ne
connaît pas»...
La mise en pratique d'une idée, d'une hypothèse, d'une
conception abstraite nous permet, au contraire, de tester «en vraie grandeur»
les effets et conséquences de cette idée, de façon plus pragmatique et plus sûre
qu'un débat intellectuel.
En utilisant l'autre composante de notre être,
notre partie non rationnelle, c'est à dire notre inconscient, nos sentiments et
émotions, tout ce que nous avons de subtil et d'intuitif, nous pouvons percevoir
avec précision et fiabilité si une croyance nous correspond profondément, et si
donc elle est bonne pour nous.
Une façon d'évaluer une conviction est de
ressentir l'état de bonheur qu'elle procure lorsque nous la mettons en actions,
ainsi que nous l'avons préconisé ci-dessus.
Mais il n'est en fait pas
indispensable de passer au stade de la concrétisation pour percevoir
efficacement la valeur d'une conviction, c'est à dire sa valeur relative pour
nous même, et nous seul.
les résultats et les conséquences de notre idée,
en nous «voyant» dans les situations où nous estimons qu'elle peut nous
mettre.
En utilisant cette forme de visualisation, toute fictive qu'elle
soit, vous serez en mesure de ressentir si les conséquences de votre croyance
sont en accord avec ce que vous êtes au plus profond de vous-même, avec vos
valeurs les plus fondamentales.
Pour savoir quelle est notre «vérité», ce
qui est véritablement bon pour nous, nous pouvons nous fier à notre Etre
profond.
La PNL est une discipline née aux Etats-Unis dans les années
1970, et dont l'objet est essentiellement de modéliser les comportements humains
dans un but d'excellence.
Elle dispose d'une vaste boîte à outils
permettant notamment de mettre en évidence et de modifier les croyances, et de
fournir les ressources nécessaires à la progression désirée.
L'hypnose
Ericksonienne, du nom de son fondateur Milton Erickson, fait appel aux états
modifiés de conscience, états que nous expérimentons tous sans forcément nous en
rendre compte.
Les émotions, les sentiments sont de puissantes énergies
qui peuvent venir décupler la force de la pensée, de la volonté, de la
raison.
Cette caractéristique présente un avantage considérable : nous
pouvons parfaitement nous créer des croyances pour lesquelles nous ne disposons
d'aucune base rationnelle ni du moindre commencement de preuve, et que ces
croyances se révèlent «vraies», c'est-à-dire génératrices de faits qui les
confirment.
Nous pouvons donc choisir délibérément des croyances qui nous
paraissent favorables et constater qu'elles ont effectivement un effet bénéfique
sur notre vie!
Généralement, l'opposition a lieu entre notre tendance
conservatrice/prudente/structurante (Yin) et notre tendance
audacieuse/innovatrice/expansive (Yang).
Ce principe consiste à entrer en
relation avec les parties de nousmême qui semblent en opposition, puis de
prendre connaissance de leurs arguments et de leurs intentions pour finalement
trouver l'intention positive commune qui les rapprochera.
Elle interroge
à tour de rôle chacune de ces parties, leur - Pour chaque intention décelée,
elle demande quelle est l'intention qui se trouve au-delà et qui est plus
importante encore.
Elle cherche à savoir quels sont les arguments de
chacune des parties en présence pour finir par trouver la «plate-forme commune»
qui les mettra d'accord.
Ce processus de conciliation de croyances
apparemment opposées nous fournit une excellente transition pour en arriver à
l'attitude la plus bénéfique que nous puissions avoir envers nos croyances :
aller au-delà.
Cela signifie devenir plus conscient et plus
objectif.
Plus conscients de nos croyances et surtout conscients qu'elles
ne sont que des filtres de la réalité, des illusions.
Il est important
également de nous rappeler que nos croyances ne sont pas inamovibles, que nous
pouvons jouer avec elles, que nous pouvons les créer, les éliminer, les faire
évoluer surtout.
En considérant nos propres croyances comme des jouets
éducatifs, nous pouvons en devenir les maîtres : elles n'ont prise sur nous que
dans la mesure où nous nous attachons à elles, où nous voulons à tout prix les
faire passer pour des réalités objectives.
Si nous parvenons à les
accepter pour ce qu'elles sont, à en relativiser l'importance, nos croyances
cesseront de nous commander.
Il s'agit là d'une attitude de souplesse, de
lâcher prise, qui peut ressembler à de la sagesse et paraître difficile à
atteindre, et pourtant!
Le principe en est simple : voir le plus possible
les choses comme elles sont, non comme nous voudrions ou craignions qu'elles
soient.
La réalisation de ce principe ne demande qu'une certaine
persévérance, qui se trouve assez aisément à partir du moment où nous pratiquons
cela comme un jeu : il s'agit de vivre avant tout l'instant présent, avec le
plus possible de spontanéité et de simplicité, d'être attentif à nous-même
autant qu'à notre entourage.
L'usage de notre spontanéité nous permet de
lâcher prise, et de croire de moins en moins pour être de plus en
plus.
En effet, nous ne sommes pas nos croyances et nos croyances ne sont
pas nous ; elles ne sont qu'une zone de notre domaine intérieur à traverser pour
accéder à notre véritable identité.
C'est bien là le but de notre
cheminement : aller vers l'être.
Dirigeons-nous donc vers ce domaine
essentiel de notre être qu'est l'identité.
Mais avant d'y parvenir, il va
nous falloir traverser une région montagneuse, représentant une catégorie
particulière de croyances : nos valeurs.
Une catégorie particulière de
croyances constitue ce que l'on appelle nos valeurs.
Ces valeurs sont les
convictions que nous considérons comme particulièrement importantes pour nous,
celles qui constituent nos repères essentiels, qui nous servent pour effectuer
nos choix les plus cruciaux, et qui orientent donc pour une large part nos
actions et notre comportement.
Elles donnent une structure à notre façon
de penser et d'agir ; elles constituent le noyau de notre «vérité»
personnelle.
La notion de «vérité» est à considérer ici comme quelque
chose de limitatif, de personnel, et non d'universel : chacun a sa propre
vérité, ses propres convictions.
En ce sens, nous pouvons définir notre
vérité individuelle comme un ensemble de croyances confirmées par l'expérience
vécue.
Nos valeurs sont pour une part un héritage, un acquis provenant de
notre éducation, de notre milieu socioculturel, de notre religion, en somme de
toutes les personnes ou groupes sociaux ayant eu une influence sur
nous.
Nous pouvons aussi nous forger des valeurs propres, qui peuvent
être sensiblement différentes, voire à l'opposé de celles qui nous ont été
inculquées pendant notre enfance.
Une autre catégorie de valeurs mérite
une attention particulière : celles dont nous réalisons au fil des ans le
caractère fondamental, inné peut-être, en tout cas très profondément ancré au
fond de notre être.
Elles ne semblent pas provenir directement d'un
acquis éducatif ; elles se révèlent plutôt de façon naturelle,
spontanée.
Ces valeurs fondamentales correspondent à autant de besoins
essentiels : il est indispensable pour notre équilibre et notre épanouissement
qu'elles puissent être satisfaites.
Nous pouvons les reconnaître au
bien-être profond et intense qu'elles génèrent en nous lorsqu'elles sont
justement satisfaites.
Le mot «valeur» n'implique cependant pas que la
nature de la croyance élevée à ce niveau d'importance puisse être
universellement reconnue comme positive ou louable : les doctrines et idéologies
les plus extrémistes et les moins humaines ont bel et bien leurs propres
valeurs.
Nos valeurs peuvent se modifier au fil de notre évolution : il
arrive que ce qui nous paraissait important à une époque de notre vie passe peu
à peu au second plan et que d'autres valeurs se révèlent comme essentielles,
générant de nouveaux besoins.
Certaines de nos valeurs ont un lien étroit
avec notre identité profonde : elles en sont comme l'émanation, la
manifestation.
Porter attention à nos comportements, à nos réactions à
certaines situations, aux émotions que nous ressentons nous renseigne en effet
très efficacement sur nos besoins et donc sur nos valeurs.
Prenons un
exemple pour illustrer ce que peut révéler une simple émotion.
Vous
pourrez constater que vous avez en chemin identifié plusieurs de vos valeurs :
l'affection, la convivialité, le partage, l'harmonie...
Et au bout du
chemin d'exploration, vous pouvez expérimenter une émotion intense et positive
en vous laissant simplement ressentir cet état de plénitude au-delà duquel il
semble ne rien y avoir...
La conscience la plus favorable au lâcher prise
est celle d'être entièrement dans l'instant présent, ce qui peut également se
traduire par la formule «Vivre ici et maintenant».
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