|
Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"
Jetez un coup d'oeil avant de télécharger pour voir, en le feuilletant, s'il y a des choses qui vous intéressent.
Concepts:
publicité, annonceurs, ventes, campagnes,
lecteurs, coûts, principes, entreprises, réponses, efficaces, client, réussites,
correspondance, espace, illustrations.
Énoncés:
Les temps sont venus où la publicité a
accédé au rang de science.
Elle s'appuie sur des principes établis dont
les résultats se vérifient avec une faible marge d'erreur.
L'analyse a
permis de comprendre les relations de cause à effet.
Une méthodologie a
été élaborée, dont les procédures ont fait leurs preuves avant d'être
confirmées.
Nous savons aujourd'hui quelles sont les méthodes les plus
efficaces et la façon de mener une action à partir de lois
fondamentales.
Autrefois jeu de hasard, la publicité est ainsi devenue
l'une des aventures commerciales qui présente le moins de risques pourvu qu'elle
soit confiée à des mains compétentes.
Il n'y a pas d'entreprises qui
présentent autant de perspectives en faisant courir aussi peu de
risques.
Aussi ce livre va-t-il traiter de principes éprouvés et étayés
de faits, plutôt que de théories ou de thèses subjectives.
Il se pose
comme un ouvrage de base destiné aux étudiants, ainsi que comme un garde-fou
pour les publicitaires.
Il se borne à établir les principes
fondamentaux.
Si jamais il nous arrivait de pénétrer un domaine où plane
l'incertitude, il serait rigoureusement souligné et délimité.
La
publicité a pu accéder à ce rang pour des raisons bien simples: cela fait
longtemps que les publicités nationales sont conduites par les grandes agences
de publicité.
Au cours des centaines d'actions qu'ils ont menées, ces
grands organismes ont eu le loisir de tester et de comparer des millions de
plans et de stratégies.
Ils en ont scrupuleusement répertorié les
résultats de façon qu'aujourd'hui nous puissions en tirer toutes les leçons
possibles.
Ces agences ont recours à des techniciens de haute
compétence.
Seuls des hommes capables et très expérimentés peuvent
répondre aux exigences professionnelles que nécessite la publicité
nationale.
Par un travail de collaboration étroite, par l'enrichissement
mutuel de leurs connaissances, par l'expérience acquise à chaque nouvelle
campagne, certains de ces hommes sont passés maîtres en la matière.
Ces
individus peuvent changer d'agence, mais tous ont laissé la trace de leurs
réalisations et de leurs idées.
Tout ceci constitue un actif de
l'organisation qui les a employés et autant de guides pour tous ceux qui les
remplaceront.
C'est ainsi qu'en plusieurs décennies de telles agences
sont devenues des véritables banques d'expériences publicitaires, de principes
éprouvés et de méthodes opératoires.
Les très grandes agences présentent
également l'avantage de travailler en étroite collaboration avec des experts
dans toutes les branches de l'industrie.
Elles ont généralement pour
clients de très grandes entreprises, ce qui leur donne accès aux résultats
obtenus par d'innombrables projets et autant de politiques.
Elles
deviennent de véritables mines d'or pour tout ce qui touche au
merchandising.
L'établissement des lois de la publicité est confrontée
trouvent leur solution dans de nombreuses expériences passées.
Dans de
telles conditions, à partir d'une certaine durée d'existence, la publicité et le
merchandising accèdent au rang de sciences exactes.
A chaque action
correspond un cap précis, la boussole de la connaissance technique permet de
déterminer la traversée la plus courte, la plus sûre et la plus économique qui
soit.
Nous partons à la découverte des principes et les vérifions par des
tests répétés.
C'est le rôle de la publicité à résultats contrôlés, joué
principalement par les annonces avec coupons-réponses.
Nous comparons les
méthodes entre elles, effectuons des aller-retours, et nous répertorions tous
les résultats.
Une fois qu'une méthode a fourni la preuve de sa
supériorité en termes d'efficacité de façon répétée, elle devient un principe de
base.
La publicité de la vente par correspondance est calculée au centime
près.
Le coût par réponse et par dollar de vente apparaît avec une
rigoureuse exactitude.
On y effectue des comparaisons de l'impact de
chaque annonce, il en va de même des méthodes employées.
Tout est testé:
la taille des slogans, de l'encart, les arguments et les
illustrations.
Parvenir à abaisser les coûts, ne serait-ce que de 1%, est
significatif dans la publicité de vente par correspondance.
Il faut
savoir ce qui convient le mieux.
C'est pourquoi ce fut cette forme de
publicité qui nous permit d'établir la majorité de nos lois
fondamentales.
Dans les domaines où des retombées immédiates ne sont pas
facilement calculables, on compare une ville à une autre.
Des dizaines de
méthodes se prêtent à ce genre de comparaison, utilisant le coût de vente comme
paramètre de mesure.
Toutefois, le moyen le plus courant demeure le
coupon-réponse.
On offre un échantillon, un livre, un paquet gratuit, en
un mot: tout ce qui peut inciter à répondre sur le champ.
C'est de cette
façon que l'on parvient à connaître l'impact, en terme d'action, de chaque
annonce.
Mais les chiffres obtenus ne constituent pas un résultat
final.
L'établissement des lois de la publicité Nous nous proposons dans
le présent ouvrage de traiter de ces lois fondamentales, de ces principes
universels, de n'y enseigner que des techniques dûment éprouvées.
Les
naufrages n'étaient pas répertoriés de sorte que d'innombrables aventures se
terminaient sur les mêmes rochers ou s'échouaient sur des grèves
identiques.
Des campagnes publicitaires peuvent ne pas réussir, mais ce
ne seront jamais des catastrophes.
Leur variété souligne l'étendue quasi
illimitée de son champ.
Et pourtant, des milliers de personnes qui en ont
absolument besoin, qui ne pourront jamais atteindre leurs objectifs, persistent
à interpréter ses immenses réalisations comme quelque chose de purement
accidentel.
Pour comprendre la publicité, ou même pour en apprendre ne
serait-ce que les rudiments, il convient de commencer par en avoir une juste
conception.
La publicité, c'est de la vente.
Ses principes sont
ceux de la vente.
Les réussites, comme les échecs, dans ces deux
domaines, sont imputables aux mêmes causes.
C'est pourquoi toutes les
questions sur la publicité devraient trouver réponse dans le registre de la
vente.
Nous n'insisterons jamais assez sur ce point.
Le seul
objectif que poursuit la publicité, c'est de vendre.
Sa rentabilité se
définit uniquement en terme de ce qu'elle aura fait vendre.
Elle ne
cherche pas à produire un effet en général.
Elle ne sert pas à vous
rendre populaire.
Elle n'est pas principalement destinée à seconder vos
vendeurs.
Traitez-la comme un vendeur à part entière.
Comparez son
action avec celles de vos autres vendeurs.
De la vente, rien que de la
vente plus d'excuses qu'à un bon vendeur.
Alors, vous ne risquerez jamais
de vous enfoncer longtemps dans l'erreur.
La différence est uniquement
une question de niveau.
Elle s'adresse à des milliers de gens, tandis
qu'un vendeur ne s'adresse qu'à une personne à la fois.
Elle implique
donc un coût en fonction.
Dans une annonce ordinaire, le mot revient en
moyenne à dix dollars.
C'est pourquoi une annonce doit être considérée
comme un excellent vendeur.
Une erreur chez un vendeur ne coûte pas trop
cher; dans une publicité, le manque à gagner se multiplie par mille.
Il
convient donc d'être plus prudent et plus exigeant avec la seconde.
Un
vendeur médiocre ne fera du tort qu'à une petite partie de votre commerce, une
mauvaise publicité entachera l'ensemble de l'entreprise.
Beaucoup croient
que la publicité consiste à bien rédiger une annonce.
Les raffinements
littéraires n'ont pas plus à voir avec la publicité que l'art oratoire avec la
vente.
Il faut savoir s'y exprimer avec concision, clarté et de façon
convaincante, tout comme un bon vendeur.
Un style recherché est un
inconvénient patent.
De même qu'un style trop original.
Ils
détournent l'intérêt du lecteur du véritable sujet de l'annonce.
Ils
révèlent l'hameçon qui s'y cache.
Toute tentative visible de vendre,
suscite une résistance proportionnelle.
Les beaux parleurs ne font pas
les meilleurs vendeurs.
Connaissez-vous un seul client qui serait
impressionné par ce genre de choses?
D'autres vous disent: «Soyez bref,
les gens lisent très peu.» Diriez-vous la même chose à un
vendeur?
Considérez vos lecteurs comme autant de prospects qui se
tiendraient là, devant vous, désireux de s'informer.
Il en est maintenant
qui ne croient qu'aux grands caractères et aux titres énormes.
Le coût
augmente considérablement et l'effet produit est grossier et criard.
Ils
ne veulent publier que des annonces qui se distinguent par l'originalité de leur
style ou de leurs illustrations.
Ce ne sont plus des ventes qu'ils
recherchent, mais des applaudissements.
L'un des meilleurs a été jusqu'à
faire du porte à porte pendant des semaines avant de rédiger son
texte.
Ils découvrent ce que recherche l'acheteur potentiel, de même que
ce qui le repousse.
La raison de la plupart des échecs publicitaires
provient d'avoir essayé de vendre à des gens des articles dont ils ne voulaient
pas.
Personne ne vendra jamais quoi que ce soit de façon rentable, en
personne ou par écrit, à partir d'un tel état d'esprit.
Ce qu'ils
cherchent, c'est qu'on leur rende service.
Un fabricant de brosses
emploie 2 000 démarcheurs qui lui vendent des articles au porte à
porte.
Il propose à cette ménagère un bel ustensile de cuisine qu'elle
pourra obtenir lorsqu'elle aura acheté suffisamment de paquets de café, dans la
mesure où ce café lui plaît.
Les fabricants de cigares envoient des
boîtes accompagnées des instructions suivantes: «Fumez-en dix et renvoyez-nous
le reste ou gardez la boite s'ils vous conviennent.» Des éditeurs, des
fabricants de machines à écrire, à laver, d'armoires à pharmacie, d'aspirateurs,
etc, font parvenir leurs articles sans paiement à l'avance.
Ce sont des
principes de vente courants.
Vendre des articles par correspondance
constitue l'épreuve la plus difficile qu'un publicitaire puisse
subir.
Mais c'est aussi une école par laquelle il lui faut passer s'il
veut réussir un jour dans le métier.
Les coûts et les résultats y
apparaissent immédiatement.
Les théories erronées y fondent comme neige
au soleil.
A partir des réponses, on voit tout de suite si une publicité
est rentable ou pas.
Ce sont des chiffres qui ne peuvent pas mentir, qui
révèlent les mérites d'une bonne annonce.
Cela met les gens face aux
réalités; ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes.
Les hypothèses
fantaisistes n'y ont pas de place.
La moindre erreur éclate au grand
jour.
On y perd rapidement ses prétentions en se rendant compte de ses
erreurs de jugements, c'est-à-dire près de neuf fois sur dix.
sur des
bases scientifiques pour avoir une chance de réussir.
Et combien tout
dollar gaspillé alourdit le coût des résultats.
C'est ici que l'on
apprend l'efficacité et l'économie, sous la coupe d'un maître
implacable.
C'est alors, et seulement alors, que l'on est en mesure
d'appliquer les mêmes principes et les mêmes procédés aux autres formes de
publicité.
Un individu vendait des articles à cinq dollars
pièce.
Les réponses lui revenaient à 85 cents, en termes de coût de
publicité.
Un publicitaire lui proposa un texte qu'il jugea
préférable.
Le coût par réponse passa à 14,20 dollars.
Un second
homme de publicité lui rédigea une annonce qui fit descendre le coût par réponse
à 41 cents en moyenne sur une période de deux ans.
Songez à ce que ça
peut représenter sur un total de 250 000 réponses par an.
Pensez à la
valeur du service rendu par notre second homme qui permit de diviser les coûts
par deux.
Et imaginez maintenant ce qui se serait passé au cas où l'on
n'aurait pas chiffré les retombées et continué à utiliser la proposition à 14,20
dollars.
Et pourtant vous trouverez des milliers d'annonceurs qui ne se
donnent pas cette peine.
Ils dépensent des fortunes sur une
intuition.
Et, finalement, ils font ce qui s'est produit un moment dans
notre exemple, ils se retrouvent avec des coûts de vente de 2 à 35 fois
supérieurs à ce qu'il est besoin.
L'étude d'une publicité de vente par
correspondance révèle de nombreuses règles essentielles.
C'est un sujet
d'étude par excellence.
Pour commencer, s'il s'avère que la publicité se
poursuit, vous pouvez être sûr qu'elle est rentable.
C'est donc une bonne
publicité pour ce type de produit.
Les enseignements de la vente par
correspondance nombreuses comparaisons dûment répertoriées.
Elle
constitue donc la meilleure publicité découverte à ce jour pour ce
produit.
Etudiez ce genre d'annonces avec tout le respect qu'il
mérite.
Vous avez là de la publicité éprouvée et non pas des divagations
théoriques.
Les leçons que l'on en tire sont autant de principes que les
grands publicitaires appliquent à toutes les formes de publicité.
Le
texte des publicités de vente par correspondance est toujours imprimé en petits
caractères.
Le plus souvent, en caractères plus petits que ceux auxquels
nous sommes habitués.
Ce qui prouve de façon concluante que de plus
grands caractères ne sont pas rentables.
N'oubliez pas que doubler la
taille des caractères double l'espace et donc le coût.
L'annonce peut
quand même se révéler rentable, mais l'analyse de résultats répertoriés a
démontré que vous ne faites que doubler votre coût de vente.
Dans la
publicité de la vente par correspondance, il n'y a pas de gaspillage
d'espace.
La moindre ligne est utile, les bordures sont
rarissimes.
Les annonceurs par correspondance savent bien que les
lecteurs ont une grande faculté d'oubli.
C'est pourquoi l'annonceur
insère ce petit mémento détachable que le lecteur retrouvera quand il sera en
mesure d'agir.
Les illustrations des publicités ordinaires sont peu
porteuses d'enseignements.
Sa nouvelle annonce, qui lui coûtait moitié
plus cher par parution, ne lui avait pas rapporté une seule vente
supplémentaire.
Songez aux innombrables campagnes aux résultats non
répertoriés, où une lubie de ce genre a pu coûter la moitié du budget
publicitaire sans rapporter un sou de plus.
On peut au moins savoir
combien elles nous coûtent, en effectuant, grâce aux coupons avec clé, des
comparaisons des résultats entre annonces.
Nous pouvons, pour la plupart,
nous permettre un petit quelque chose pour des raisons de fierté ou d'opinion
personnelle.
La différence qui sépare la publicité de la vente en face à
face, réside dans l'absence de contact personnel.
Le vendeur est
physiquement présent, il retient l'attention, il est difficile de se comporter
comme s'il n'était pas là.
Alors qu'une publicité, elle, peut très bien
passer inaperçue.
Maintenant, le vendeur peut très bien perdre son temps
avec des prospects qui ne seront jamais intéressés par son article, il ne
dispose pas de moyens de les détecter a priori.
La publicité, elle, est
uniquement lue par des gens qui, de leur plein gré, décident de s'informer plus
avant sur un produit qui présente un certain intérêt.
L'objet des
accroches consiste à sélectionner les gens susceptibles d'être
intéressés.
Il en va de même dans la publicité.
Votre produit ne
va présenter un intérêt que pour certaines personnes et pour des raisons
particulières.
Il vous faut donc concevoir une accroche --- un titre ---
qui va attirer leur attention à elles.
Les accroches Il se peut qu'une
accroche créée à l'aveuglette ou une trouvaille qui vous enorgueillit en attire
mille fois plus.
Mais il se peut aussi que cette population-là ne vous
rapporte aucun client, alors que ceux qui seraient vraiment intéressés ne se
seraient pas rendu compte que votre annonce portait sur un produit dont ils
avaient besoin.
L'accroche d'une annonce publicitaire joue le même rôle
que le titre d'un article de journal.
Personne ne lit le journal du début
à la fin.
Chaque lecteur possède sa rubrique préférée, que ce soit
l'actualité boursière, la politique, les faits divers, la gastronomie, le sport,
etc.
Dans tous nos journaux, il y a des pages entières que nous ne
regardons même pas, alors que d'autres ne liront que celles-là.
Nous
sélectionnons ce qui nous intéresse par l'accroche, et nous serions furieux
qu'elle nous induise en erreur.
La conception des titres est l'une des
techniques les plus délicates du journalisme.
C'est le titre qui va, tour
à tour, susciter ou détourner l'intérêt.
Prenons l'exemple d'un article
de journal affirmant qu'une certaine femme est la plus belle de la
ville.
Cet article présenterait un intérêt fantastique pour la femme en
question et toutes celles qui la connaissent.
Et pourtant, ni elle ni ses
amies ne le lirait s'il était intitulé: «La psychologie égyptienne».
Il
en va de même dans la publicité.
Il est communément admis que les gens ne
lisent pas les annonces publicitaires.
C'est, de toute évidence, une
absurdité pour nous qui dépensons des millions dans la publicité, observons les
retombées et sommes toujours émerveillés de découvrir le nombre de nos
lecteurs.
Combien de fois ne nous sommes-nous pas aperçus que 20% de la
totalité des lecteurs nous renvoyait un coupon-réponse particulier!
Pas
plus qu'ils ne s'attardent sur celles qui, au premier coup d'oeil, ne présentent
pas d'intérêt pour eux.
Une page double sur une robe de femme ne
récoltera pas même le coup d'oeil d'un lecteur masculin.
Il saute les
trois quarts du volume de lecture qu'il achète.
Ils sont à l'affût d'une
économie à réaliser, de ce qui va leur simplifier la vie, de la beauté, de
bonnes choses à manger ou de vêtements qui leur plaisent.
L'auteur de ce
livre a sous les yeux des statistiques des retombées de près de deux mille
accroches différentes essayées sur un même produit.
Le texte de l'annonce
est presque identique mais le nombre de réponses varie énormément en fonction de
l'accroche.
L'atout qui nous séduit le plus s'avérera rarement le plus
performant, tout simplement parce que nous ne connaissons pas suffisamment de
gens pour déterminer le désir moyen.
Il lui faut savoir que certains
effets conduisent à des réactions particulières; il doit utiliser cette
connaissance pour accroître ses résultats et s'éviter des erreurs.
Vous
n'aurez jamais à désapprendre un jour ce que vous avez appris.
Nous
savons, par exemple que la curiosité est l'un des facteurs de motivation les
plus puissants qui soit.
Dans la National Gallery à Londres, le catalogue
des oeuvres révèle qu'un tableau a été acquis pour la somme de 750 000
dollars.
Admettons que nous faisons de la publicité pour une formule de
produit de beauté de grande valeur.
Beaucoup d'articles sont vendus sous
garantie de remboursement, c'est devenu si courant que cette garantie
n'impressionne plus personne.
Un annonceur diffusait une collection de
livres pour hommes d'affaires, la publicité n'était pas rentable, il décida
d'avoir recours à un expert.
De par une facétie de la psychologie
humaine, voir son nom en lettres d'or conférait davantage de valeur aux
livres.
Quand un homme sait qu'une chose lui appartient, une chose qui
porte son nom, il fait l'effort de l'obtenir, quand bien même elle n'aurait
qu'une valeur symbolique.
De la même façon, on a découvert qu'une offre
limitée à une certaine catégorie de gens était bien plus efficace que la même
offre faite à tout le monde.
Les acheteurs prirent soin de bien détenir
la marque de quelqu'un dont la supériorité allait jusqu'à demander de
comparer.
Les deux offraient à l'essai le paquet normal, mais l'un
donnait son paquet gratuitement, l'autre le faisait échanger dans n'importe quel
magasin contre un coupon et il remboursait le détaillant sur la base du prix de
détail.
L'autre gagna en respect en payant de sa poche aux commerçants le
prix de détail pour que le consommateur puisse en faire l'essai.
Elle
sera au courant de ses qualités, et ça l'intéresse, sinon elle ne se donnerait
pas la peine d'écrire.
Proposez cinq produits identiques, mais habillés
différemment à un groupe de personnes, afin qu'ils les
essaient.
L'entreprise s'exprimait à travers elle, utilisait sa photo,
lui faisait signer toutes les annonces et écrire des lettres dans lesquelles
elle traitait ces jeunes filles en amies.
Les platitudes ou les
généralités n'ont jamais fait recette.
Prétendre que l'on est «Le
meilleur au monde» ou que l'on pratique «Les plus bas prix possible», n'étonne
personne.
Pire, l'emploi de tels superlatifs ne peut que faire du
tort.
Ils suggèrent un certain relâchement de l'expression, une tendance
à l'exagération, une négligence de la vérité.
Ils incitent le lecteur à
la dévalorisation.
On accorde une certaine liberté au discours de vente
comme on le concède à la poésie.
Posséder «Une qualité inégalée» ne passe
pas pour un mensonge, quand bien même l'on sait pertinemment que d'autres
marques sont, sur ce point, identiques.
On attend d'un vendeur qu'il
abatte ses atouts, et l'on pardonne des exagérations, fruits de
l'enthousiasme.
Mais c'est pour la même raison que ces généralités ne
servent à rien.
En revanche, si vous citez des faits précis, il ne peut
s'agir que de la stricte vérité ou d'un mensonge complet.
Or les gens ne
pensent pas qu'un annonceur puisse mentir.
Ils savent bien qu'on ne les
laisserait pas mentir sur les plus grands media.
Le respect croissant
pour la publicité provient principalement de cette certitude.
C'est
pourquoi l'on accepte les déclarations précises, que l'on ne remet pas les
chiffres en question et que les faits pèsent de tout leur poids.
Ce qui
est très important dans la vente, qu'elle soit directe ou par écrit.
Avec
la précision, tout argument prend du poids.
Dire qu'une lampe au
tungstène éclaire mieux qu'une autre au carbone installe le
doute.
Déclarez qu'elle donne 3,3 fois plus de lumière et les gens
réaliseront que vous avez dû effectuer des tests et des comparaisons.
Un
commerçant qui annonce une «Baisse des prix» ne produit pas beaucoup
d'effet.
Si, maintenant, il affiche «25% de baisse sur tous les prix»,
son annonce prend une tout autre dimension.
Une entreprise qui vendait
des vêtements féminins par correspondance aux femmes de condition modeste
utilisa pendant des années le slogan: «Les plus bas prix des Etats
Unis».
En peu de temps le slogan devint tellement courant qu'il s'en
trouva banalisé.
Alors, sur un conseil avisé, elle changea d'argument
pour annoncer: «Nous ne faisons que 3% de bénéfices.» C'était une déclaration
nette et précise qui produisit beaucoup d'effets.
Avec son volume de
vente, il était évident qu'elle devait pratiquer les prix les plus
bas.
Personne ne peut fonctionner avec une marge
inférieure.
L'année suivante, l'entreprise avait regagné le
marché.
A un moment donné, les gens avaient l'impression que l'industrie
automobile réalisait des bénéfices excessifs.
Un annonceur avisé déclara
«Nous faisons 9% de bénéfices», puis il cita le coût exact de toutes les parties
cachées d'une voiture de 1 500 dollars.
Il s'élevait à 735 dollars sans
inclure la moindre partie visible.
Savoir être précis Les annonces pour
les mousses à raser proclamaient: «Mousse abondante», «Ne sèche pas sur le
visage», «Action rapide», etc, autant de slogans qui mettaient tous les
annonceurs à égalité.
Puis, un nouveau fabricant arriva sur le marché, un
marché particulièrement difficile où il fallait ravir chaque client à un
concurrent.
Il annonça des faits précis: «Multiplie 250 fois son volume
en mousse», «Adoucit la barbe en une minute», «Conserve toute son épaisseur de
mousse pendant dix minutes sur le visage».
«Le résultat final de nos
essais sur 250 formules».
Jamais la publicité ne connut un succès si
rapide et d'une telle ampleur sur un terrain aussi ardu.
Les fabricants
de rasoirs, ont, de tous temps, vanté leur rapidité.
L'un d'entre eux
annonça un rasage en 78 secondes.
Dans le passé, toutes les bières
étaient proclamées «Pure».
Plus on l'affichait en grands caractères, plus
on s'enfonçait dans l'erreur.
Après avoir gaspillé des millions sur une
telle platitude, un brasseur publia la photo d'une salle vitrée où la bière
était refroidie dans un air filtré.
Il montra ce filtre de pulpe de bois
blanc qui purifiait chaque goutte de liquide.
Il précisa les quatre
lavages mécaniques que subissaient les bouteilles.
Il enseigna que pour
s'assurer de la pureté de l'eau, il fallait la puiser à plus de 1 200
mètres.
Il cita les 1 018 expériences qui avaient amené la découverte
d'une levure qui conférait à la bière une saveur incomparable, et la façon dont
cette levure provenait invariablement d'une même cellule mère.
N'importe
quel brasseur aurait pu en dire autant.
C'étaient les conditions
ordinaires de fabrication de toute bière digne de ce nom.
Mais il fut le
premier à révéler tous ces secrets, pendant que les autres s'évertuaient à crier
leur slogan de pureté.
Aussi, une fois que vous tenez le lecteur,
présentez-lui tous vos arguments probants.
Ils découvrent les arguments
les plus convaincants à partir de tests, en comparant les résultats obtenus par
des titres différents; petit à petit, ils accumulent les bons arguments, puis
ils publient tous ces arguments dans leurs annonces.
Pas tant dans le
prix de l'oeuvre que dans celui de l'espace qu'elles occupent.
Du tiers à
la moitié du budget d'une campagne est consacré au pouvoir de
l'image.
Tout ce qui est cher doit être efficace, sinon c'est la porte
ouverte au grand gaspillage.
Aussi la question des illustrations
constitue-t-elle un sujet de la plus haute importance.
Elles ne doivent
pas figurer parce qu'elles sont intéressantes, ou uniquement pour attirer
l'attention, ou encore pour leur caractère décoratif.
Au risque de nous
répéter: une annonce n'est pas faite pour plaire ou divertir.
Elle traite
d'un sujet sérieux: dépenser son argent.
Et vous ne vous adressez qu'à
une minorité délimitée.
N'utilisez donc que les images qui vont attirer
ceux que vous visez et uniquement si elles constituent un meilleur argument de
vente qu'un même espace de texte.
La publicité de la vente par
correspondance fait une utilisation scientifique des illustrations.
Mais
aucune n'a recours à de coûteuses oeuvres graphiques.
Soyez sûr que les
raisons se trouvent dans les résultats.
Maintenant, au cas où rien
n'aurait été fait dans son type de produit, qu'il décide par lui-même à partir
de tests.
Il serait insensé de dépenser de grosses sommes dans une
aventure douteuse.
Pour certains produits, l'image joue un rôle
déterminant.
Sans parler des domaines où l'article lui-même doit figurer,
les illustrations sont très persuasives.
C'est le cas des publicités pour
vêtements, où l'image ne se contente pas de montrer l'article mais présente un
certain genre d'homme auquel les lecteurs vont désirer s'identifier, dans un
environnement particulier qui va susciter la convoitise.
Ici, l'image
suggère de façon subtile que l'acquisition de cet article va permettre d'accéder
à une condition sociale plus enviable.
Il en va de même des cours par
correspondance qui pratiquent une publicité à résultats vérifiables.
Ils
représentent des hommes ayant acquis une position sociale supérieure ou de
jeunes cadres à l'avenir prometteur, autant d'images qui constituent des
arguments très convaincants.
Les produits de beauté font de
même.
Ils jouent la carte de l'image de la très belle femme qui suscite
le désir et force l'admiration.
Ils savent aussi y ajouter l'homme
idéal.
Si les femmes recherchent tant la beauté, c'est avant tout pour
plaire aux hommes.
C'est pourquoi ces publicités montrent des femmes qui
emploient leur beauté à des fins séductrices avec succès, ce qui leur donne un
impact optimum.
L'illustration ne doit jamais tomber dans
l'excentricité.
Ne traitez jamais votre sujet avec légèreté.
Les
illustrations dans la publicité vous doit en usant de frivolité.
Les gens
n'achètent pas à des clowns.
Il existe deux domaines dont on se moque
pas: les affaires et la famille.
Une illustration excentrique peut vous
être fatale.
Il est certain que vous attirerez l'attention en vous
montrant coiffé d'un entonnoir, mais vous perdriez tous vos prospects du même
coup.
Sans oublier qu'une image excentrique ou trop originale va
détourner l'attention du sujet de la publicité.
Et ça, on ne peut pas se
le permettre.
L'appel principal se situe dans le titre; si autre chose
lui fait de l'ombre, il perd toute sa force.
Ne sacrifiez pas le public
ciblé pour vous attirer une attention tous azimuts et peu rentable.
Ne
ressemblez pas à ces vendeurs qui s'habillent de façon trop voyante, cela ne
peut séduire qu'une infime minorité qui, de surcroît, ne constitue pas de bons
acheteurs.
La grande majorité de gens simples et économes va vous
détester.
La question n'est pas si importante car il est certain qu'un
graphisme artistique est aussi payant qu'un dessin sans prétention et que de
toute façon, le prix de revient de la conception d'une annonce est négligeable
comparé au coût de sa publication.
La couleur est-elle plus payante que
le noir et blanc ?.
Elles sont d'ordre strictement financier et n'ont pas
une incidence considérable sur les résultats d'une campagne.
Les petites
économies sont négligeables comparées aux grands principes de base.
Un
annonceur pour un dentifrice, par exemple, peut dépenser une fortune pour
apprendre aux gens à se laver les dents.
Un autre fabricant de pâte
dentifrice dépensa beaucoup d'argent à convertir les gens à l'usage de la brosse
à dents.
Vous ne verrez jamais un producteur d'oranges ou de raisin
essayer de développer la consommation de ses fruits.
Nous connaissons des
produits que l'on pourrait facilement vendre à la moitié des foyers du
pays.
L'acquisition d'un client reviendrait à un dollar cinquante en
moyenne, il faudrait compter dix années de bénéfices pour rentrer dans nos
frais.
On peut dépenser une fortune à prôner la prévention alors que le
même argent misé sur un autre argument rapporterait cent fois plus de
ventes.
Pour avoir une chance de succès, un auteur de publicité doit
connaître son sujet à fond.
La bibliothèque d'une agence de publicité
doit comporter des ouvrages spécialisés sur tous les produits dont elle assure
la promotion.
Un bon publicitaire doit se donner la peine de passer
parfois des semaines à se documenter sur son produit.
Dans chaque
ouvrage, il ne découvrira peut-être qu'un ou deux détails exploitables, mais
c'est l'un de ceux-là qui peut être porteur et constituer la clef du
succès.
L'auteur de ce livre vient de consulter une très importante
littérature, médicale entre autre, sur le café.
Uniquement pour lancer
une marque de café sans caféine.
Et c'est dans un article scientifique,
parmi les milliers consultés, qu'il a découvert le thème de sa campagne, à
savoir que la caféine ne produit ses effets stimulants que deux heures après
l'absorption.
Il s'ensuit que la réaction tonifiante instantanée que les
gens trouvent dans le café n'a rien à voir avec la caféine.
Oter la
caféine n'altère pas le stimulus immédiat.
Pas plus que ça ne modifie le
plaisir gustatif car la caféine est sans odeur et sans saveur.
Le café
décaféiné était sur le marché depuis des années, les gens le considéraient un
peu comme la bière sans alcool.
Ce n'est que grâce à des semaines de
recherche que nous avons pu le présenter sous un jour complètement
différent.
Pour la publicité d'une pâte dentifrice, l'auteur de ce livre
a dû également lire une quantité d'ouvrages scientifiques qui rivalisaient en
aridité.
Mais c'est au beau milieu de l'un de ces volumes qu'il a
découvert une particularité qui allait permettre au fabricant de gagner des
millions.
C'est ce petit détail qui en a fait l'une des campagnes de
publicité les plus sensationnelles qui soient.
Le génie naît de l'art de
se donner de la peine.
Un publicitaire qui économise sur l'éclairage
nocturne de son bureau n'ira jamais bien loin.
Une campagne sur un
produit alimentaire fut précédée d'une enquête menée par 130 personnes qui
interviewèrent toutes les catégories de consommateurs pendant des semaines
entières.
Pour une autre action, on a envoyé pas moins de 12 000 lettres
à des médecins.
Ce genre de questionnaire est fréquemment envoyé à des
dizaines de milliers de gens; il permet, au dépouillement, de recueillir le
point de vue du consommateur.
Un publicitaire qui gagnait 25 000 dollars
par an passa des semaines à se rendre en personne, de ferme en ferme, avant de
lancer une publicité sur des équipements à acétylène.
Un autre fit de
même pour un tracteur.
On a demandé à un millier d'hommes de dire ce
qu'ils attendaient le plus d'un savon à barbe, avant de faire campagne pour une
mousse à raser.
S'informer auprès de milliers de
foyers.
Jusque-là, les annonces sur le produit se bornaient à clamer
«Achetez ma marque».
L'enquête révéla que seulement 4% des gens
consommaient des conserves de haricots au porc tandis que les 96% restants
faisaient cuire leurs haricots chez eux.
Il ne s'agissait donc pas de
placer une marque plutôt qu'une autre.
Cela n'aurait porté que sur 4% des
gens.
Il fallait au contraire gagner ceux qui cuisaient les haricots chez
eux.
Cette campagne, qui aurait connu l'échec si elle avait ignoré la
situation, fut couronnée d'un grand succès.
Les enquêtes ne portent pas
que sur les foyers, elles incluent les commerçants pour jauger la
concurrence.
On écrit à tous les annonceurs de produits semblables, pour
recevoir leur documentation et étudier leurs arguments.
Ce qui nous
permet de démarrer notre campagne à partir d'une connaissance précise de ce qui
se fait déjà...
Nous avons un service de presse, qui fait parvenir les
coupures de tout ce qui se publie sur le sujet à l'auteur qui y
travaille.
De même qu'il reçoit toutes les informations utiles des
consommateurs comme des commerçants.
Il est souvent utile de connaître le
montant total des dépenses consacrées à un produit.
Il nous faut savoir
combien le consommateur est disposé à dépenser par an, sinon nous ne pourrions
pas calculer si l'investissement envisagé en vaut la peine.
Il nous faut
connaître la consommation totale pour ne pas risquer une dépense
excessive.
Il nous faut découvrir le pourcentage de lecteurs susceptibles
de s'intéresser à notre produit.
Y compris une campagne d'essai
expérimentale, car les expériences efficaces coûtent beaucoup de temps de
travail.
Il est extraordinaire de constater le nombre de fabricants qui
se sont vus accuser de publicité mensongère à cause d'un argument qu'ils
utilisaient depuis des années.
Cette affirmation n'a, en soi, rien de
bien convaincant.
Aussi l'avons-nous fait analyser en laboratoire pour
découvrir qu'elle contenait 850 calories au litre, soit autant de valeur
nutritive qu'une douzaine d'oeufs.
La compétence et la connaissance
constituent nos armes dont la panoplie est complétée par une solide formation
sur le terrain, une grande expérience et l'équipement adéquat.
Il nous
faut décider de la stratégie la plus pertinente pour multiplier la valeur de nos
forces.
Le coût du surcroît de bénéfice recherché peut dépasser ce même
bénéfice.
Une grande marge bénéficiaire est essentielle, car il y aura
très peu de ventes par client.
Le meilleur atout de vente devrait
toujours être le produit luimême.
Pas tout seul, mais accompagné d'une
atmosphère suggestive dans laquelle vous l'enveloppez.
C'est dire
l'importance primordiale des échantillons.
Quel que soit leur prix, ils
sont habituellement le moyen le plus économique de vendre.
Un annonceur
sans échantillon est comparable à un représentant sans sa mallette.
La
distribution d'échantillons n'est pas limitée au seul domaine des petits
articles, comme les produits alimentaires ou pharmaceutiques.
Leur
méthode peut s'appliquer à presque tout, des vêtements aux
microsillons.
Ils permettent d'exploiter des atouts importants, comme
l'utilisation du terme «Gratuit» dans une annonce qui multiplie le nombre des
lecteurs.
La plupart des gens veulent s'informer sur ce cadeau qu'on leur
fait.
Les tests révèlent que l'échantillon s'auto finance, sinon rapporte
plusieurs fois son prix, par la multiplication des lecteurs sans dépense
supplémentaire d'espace.
Un échantillon provoque l'action, le lecteur
peut ne pas être convaincu au point de passer commande, mais il est prêt à en
savoir plus sur votre produit.
de côté, puis le poste ou va l'échanger
contre l'échantillon promis.
Sans ce coupon, il aurait tôt fait d'oublier
le produit.
Vous détenez alors le nom et l'adresse d'un prospect
intéressé.
Vous pouvez commencer par lui faire essayer le
produit.
Vous pouvez également lui envoyer une information plus
complète.
Ce même lecteur aurait très bien pu ne pas relire une de vos
annonces en six mois.
En revanche, quand il vous écrit, vous avez la
chance d'accomplir tout ce qui peut être fait.
Dans cette économie,
l'échantillon rembourse les frais qu'il occasionne.
Il arrive qu'un petit
échantillon ne constitue qu'un essai artificiel, on peut alors passer commande
auprès d'un commerçant pour un paquet grandeur nature.
Ou encore, insérer
un coupon, bon pour un paquet gratuit dans un magasin.
Vous me
rétorquerez que ça revient cher.
Il peut vous en coûter 50 cents pour
amener la personne à vous demander un échantillon.
Ne reculez pas devant
15 cents de plus pour que son intérêt devienne rentable.
Les échantillons
sont également payants par le fait qu'ils vous permettent de suivre les
résultats de votre publicité.
Aucun professionnel, aussi talentueux
soit-il, n'est en mesure de vous dire ce qui va produire le plus d'attrait dans
une ligne de texte.
Sans possibilité de vérification, vos ventes peuvent
vous revenir deux fois plus cher qu'il ne le faut.
Les échantillons vous
permettent également d'envoyer les clients vers certains points de vente, ce qui
est important avant d'accéder à une distribution générale.
C'est pourquoi
ils demandent 10 cents pour un échantillon, ou l'envoi de timbres
postes.
De plus, il interdit l'utilisation du terme «Gratuit» dans
l'annonce.
Et, comme nous l'avons déjà vu, ce simple terme «Gratuit» fait
déjà plus que rembourser le coût de l'échantillon.
Pour des raisons
semblables, des annonceurs vous disent: «Vous ne payez qu'un paquet, nous vous
offrons l'autre.» Ou encore, ils insèrent un coupon qui n'est bon que pour une
partie du prix d'achat.
Une seule édition de journaux dans
l'agglomération New Yorkaise rapporta 1 460 000 demandes d'échantillons de lait
en poudre.
Pour du chocolat en poudre, le cinquième des coupons réponses
publiés fut présenté.
Un autre produit, d'utilisation moins répandue,
peut ne rapporter qu'une fraction de ces résultats.
Toutefois le coût des
réponses est suffisant pour être pris en considération.
Les coûts par
réponse varient considérablement en fonction de la façon dont on les fait
venir.
Demander de poster le coupon rapporte un minimum, quatre fois
moins que l'échange d'un bon contre un échantillon dans un magasin.
Les
magasins en question sont ravis de cet afflux de clientèle.
Et les autres
commerçants sont partie prenante pourvu qu'ils participent aux
ventes.
Pour de très nombreux produits nous avons pendant longtemps
offert un paquet gratuit.
Ils fournissent des milliers d'échantillons aux
détaillants pour qu'ils les distribuent à leur gré.
C'est la seule façon
d'évaluer une action de publicité.
Avec des échantillons employés comme
il convient, il n'est pas de produit où le coût par client gagné n'est pas
diminué.
D'autres pratiquent la même méthode auprès des grossistes de
façon que les détaillants puissent s'approvisionner sans
difficultés.
Nous commençons le plus souvent par une publicité locale,
quand bien même la grande presse constituerait le meilleur support pour ce genre
d'article.
Nous nous assurons une distribution ville après ville, avant
que de passer à une publicité nationale.
A pratiquement toutes les
questions on peut apporter réponse, à peu de frais, rapidement et de façon
définitive, par une campagne de tests.
Et c'est la seule façon de
découvrir la bonne réponse, et non en débattant autour d'une
table.
Adressez-vous directement au juge ultime: vos acheteurs
potentiels.
Dans tout nouveau projet, vient la question de vendre
l'article de façon rentable.
Celui-ci peut vous plaire, ainsi qu'à vos
amis, mais pas à la majorité des gens.
Un produit concurrent peut avoir
la préférence, ou tout simplement être meilleur marché.
Il se peut
également qu'il soit plus solidement implanté.
Lui subtiliser des
consommateurs peut s'avérer trop coûteux.
Les gens vont acheter une seule
fois et ne pas renouveler leur achat.
L'article a une durée de vie trop
importante.
Il n'attire qu'un très faible pourcentage de gens, ce qui
fait gaspiller la majeure partie de la publicité.
La publicité donne lieu
à bien des surprises.
Un projet dont vous vous êtes moqué peut connaître
un succès éclatant.
vous ne doutez pas de la réussite peut aboutir à un
lamentable échec.
Tout cela du fait de la grande diversité des goûts et
des attirances.
Nul ne connaît les désirs des gens au point de pouvoir
déterminer tout seul la tendance moyenne.
Dans le passé, les annonceurs
s'embarquaient guidés par leur propre opinion.
Quelques-uns devinaient
juste, la majorité se trompait.
C'était l'époque des grands désastres
publicitaires.
Et même ceux qui connurent la réussite étaient souvent au
bord de la ruine avant que la marée ne se montre soudain favorable.
Ils
ne connaissaient ni leur coût par client, ni leur vente par client.
Il
pouvait s'écouler beaucoup de temps avant qu'ils ne récupèrent le coût par
client.
Bien souvent, ils ne le récupéraient jamais.
Aujourd'hui,
nous confions à quelques milliers d'individus le soin de décider ce que vont
faire des millions d'autres.
Nous tentons une petite aventure et
observons ses coûts et ses résultats.
Une fois que nous savons combien
nous coûtent un millier de clients, nous connaissons le prix exact d'un million
d'utilisateurs.
Une fois que nous avons appris ce qu'ils sont prêts à
acheter, nous savons ce qu'un million de consommateurs va nous
commander.
Nous établissons des moyennes sur une petite échelle, elles se
vérifient toujours.
Nous connaissons nos coûts, nos ventes, nos pertes et
nos profits.
Nous savons dans quel laps de temps nous allons rentrer dans
nos frais.
Avant de nous lancer, nous détenons la preuve que notre
entreprise est sans danger aucun.
Aussi n'existe-t-il plus aujourd'hui de
désastre publicitaire provoqué par des publicitaires dignes de ce
nom.
Nous faisons un premier essai qui porte sur peut-être quatre ou cinq
villes.
Nous avons recours à une offre d'échantillons ou de paquets
gratuits pour faire consommer rapidement le produit.
Nous apprenons ainsi
ce qu'il en coûte d'amorcer un consommateur.
Les campagnes de tests
acheter l'article.
Et s'ils le font, vont-ils continuer?
Combien
de temps faut-il pour que nous rentrions dans nos coûts de vente?
Dans
d'autres cas, il faut parfois attendre trois mois pour commencer à réaliser un
bénéfice, mais on est au moins sûr qu'il s'agit bien d'un bénéfice et quand on
décide alors de se lancer sur une grande échelle, on est en mesure de calculer
le financement nécessaire.
Si l'article connaît la réussite, c'est la
fortune; en cas d'insuccès, les pertes sont négligeables.
Un grand
annonceur de produits alimentaires sentait que son article gagnerait en
popularité sous une autre présentation.
Dans la majorité des cas il ne
faut pas compter sur une aide active des intermédiaires ou des
commerçants.
Ça peut arriver mais c'est très rare.
Et de toute
façon, ces effortslà n'augmentent pas le total des ventes.
Un étalage en
vitrine joue un rôle de pense-bête, il peut procurer la part du lion au
commerçant, sans pour autant augmenter le total des ventes.
Les
intermédiaires Aujourd'hui, nous faisons tout passer par l'épreuve des
tests.
Nous lui créons la personnalité qui convient le mieux aux gens à
qui il s'adresse.
S'attaquer à un concurrent n'a jamais constitué une
bonne publicité.
Ne dénoncez jamais les torts des autres.
Les
meilleurs journaux ne vous le permettraient pas.
Ce n'est pas une bonne
politique.
L'enjeu en est égoïste de façon trop flagrante.
Si vous
n'aimez pas les coups bas, apparaissez comme quelqu'un de bien.
Montrez
le beau côté des choses, le côté heureux, le côté qui plaît, pas la face sombre
et repoussante.
Montrez la beauté et non la laideur, la santé au lieu de
la maladie.
Ne parlez pas des rides que vous voulez combattre,
représentez un visage tel qu'il deviendra.
Vos clients savent déjà ce que
c'est que des rides.
Pour un dentifrice, que l'on ne voie que des
sourires éclatants jamais de dents cariées.
Parlez de la santé retrouvée
et non des maux actuels.
Pour des vêtements, montrez des gens élégants et
non des mal vêtus; dans une publicité pour une formation commerciale, que l'on
voie celui qui a réussi et non le laissé-pour-compte.
Montrez ce que vos
prospects rêvent de devenir et non pas l'air qu'ils peuvent avoir
aujourd'hui.
C'est le soleil, la beauté, le bonheur, la santé, la
réussite qui nous attirent.
Alors qu'on nous en indique la voie, pas le
chemin contraire.
Représentez les gens que l'on envie et jamais les
envieux.
Dites aux gens ce qu'ils doivent faire et non ce qu'ils doivent
fuir.
Que chaque annonce respire la joie de vivre au lieu de nous
enfoncer dans le malaise.
Dites-vous que les gens font ce que vous leur
demandez.
Ditesleur: «Réclamez votre échantillon dès maintenant.» Ne leur
dites pas: «Pourquoi négligez-vous une telle offre», ce qui suggère qu'ils le
font.
Comparez les résultats de deux annonces, l'une négative, l'autre
positive.
L'une qui présente le mauvais côté des choses, l'autre le
bon.
L'une qui met en garde, l'autre qui invite.
Vous en serez
étonné, vous découvrirez que la positive est quatre fois plus efficace que
l'autre.
Les annonces qui opposaient «avant» et «après» appartiennent aux
dingueries du passé.
Oubliezles et ne présentez jamais la face lugubre
des choses.
C'est une phase publicitaire qui mérite d'être prise en
considération.
Elle devrait faire partie intégrante de toute campagne de
publicité.
Les hommes d'affaires sont submergés de circulaires.
La
plupart va aussitôt au panier, mais certaines les font agir ou sont classées
comme documentation.
Celles qui vous font agir ou que vous conservez
comportent une accroche qui a retenu votre attention.
En l'espace d'une
minute, on peut voir sa corbeille à papiers se remplir de lettres jetées sans
discontinuité.
Tous ses articles s'appuyaient sur
l'information.
Et pourtant la majeure partie du matériel qui lui parvient
ne bénéficie généralement que d'un rapide coup d'oeil.
Jamais ils
n'enverront une lettre à grande échelle avant qu'elle ne se soit avérée plus
efficace que les autres en terme de résultats concrets.
L'expérience a
montré qu'une lettre d'un prix de revient élevé n'attirait pas plus l'attention
qu'une autre à moitié prix; du beau papier, pas davantage que du papier
ordinaire.
L'enjeu principal d'une lettre, comme d'une annonce, est de
provoquer l'action immédiate.
Un annonceur par correspondance offre un
catalogue.
Le prix du cadeau est largement couvert par l'augmentation du
chiffre d'affaires ainsi réalisé.
Un annonceur a fait acheter six paquets
de produit à des centaines de milliers de femmes en leur promettant une offre
exceptionnelle valable pendant une semaine seulement, contre six emballages de
l'article en question.
Il est des noms qui, à eux seuls, valent toute une
publicité: des noms tels que «May Breath» (une haleine de printemps) ou «Cream
of Wheat» (crème de blé).
Ces produits peuvent parvenir à dominer un
marché pourvu qu'ils se vendent à un prix raisonnable et sachent résister à la
concurrence.
Des noms ont constitué le facteur déterminant de la réussite
d'un produit.
Une telle politique appliquée à une entreprise conduirait à
la faillite en un rien de temps.
Elles ne vous attirent pas parce que
vous recherchez quelque chose qui vous fascine ou qui vous divertisse.
Il
est fort probable que l'annonce que vous lisez a été sélectionnée à partir de
milliers d'autres sur son seul critère d'efficacité.
Que vais-je changer
dans ma façon de me «vendre» moi-même?
Que vais-je changer dans la
publicité faite sur notre société?
Que vais-je changer dans la publicité
faite sur nos produits?
Que vais-je changer dans mes lettres de vente et
dans mes lettres d'affaire?
Quelles nouvelles idées de promotions m'a
données ce livre?
Quelles autres mesures concrètes vais-je mettre en
application et quand?
|