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verbes, expressions, féminin, masculin, Thomas, Adolphe, figuré, genre, grammaire, seulement, règle, ouvrage, orthographe, difficultés de conjugaison, barbarisme.Énoncés:
Elle est sans doute bonne mais peut s'améliorer.
A la fin de cet ouvrage, vous trouverez la fameuse «Dictée de Mérimée», qui vous permettra de faire le point et de «coller» vos amis.
Vous verrez ainsi que la mauvaise orthographe n'est pas un phénomène nouveau.
Le problème, aujourd'hui, c'est que notre orthographe s'affiche de plus en plus : télécopies, courrier électronique, SMS, etc.
En améliorant votre orthographe, vous aurez une plus grande confiance en vous, vous aurez un plus grand respect pour vos correspondants, et vous leur éviterez la distraction que peut représenter un courrier entaché de fautes.
En bref, votre orthographe, c'est une partie de votre expression, et mieux vous vous exprimez, meilleure sera votre vie.
Ce petit ouvrage ne se veut pas exhaustif.
C'est un guide pratique qui vous rendra service.
Même si vous n'appliquez pas tout, cela améliorera votre orthographe.
Néanmoins, enregistrons l'usage qui est devenu une sorte de loi, l'orthographe étant ainsi, de ce fait, «la politesse de la langue».
D'ailleurs, ces difficultés de l'orthographe constituent, à notre avis, l'un des charmes de la langue française et c'est probablement aussi l'opinion de MM. Pierre Gaxotte et Jean Guéhenno, de l'Académie française, qui, dans de nombreux articles, souvent pleins d'humour, se sont élevés vigoureusement et avec raison contre le massacre actuel de la langue française et de l'orthographe, non seulement par des ignares, mais aussi par des personnes dites «cultivées».
Les mots à consonnes doubles Tantôt ces consonnes figurent dans tel ou tel mot, tantôt elles ne figurent pas dans tel autre mot de la même famille.
Ainsi, tout le monde connaît l'exemple classique de chariot et de ses dérivés chariotage et charioter, qui s'écrivent avec un seul r, alors que tous les autres dérivés de char redoublent l r devant une voyelle.
Des remarques analogues peuvent être faites à propos du doublement des consonnes f, l, m, n, p, t, dans les mots suivants : Persifler et persiflage s'écrivent avec un seul f cependant que siffler en prend deux.
Fourmilière et fourmilier (animal qui se nourrit de fourmis) s'écrivent avec l'et i alors que fourmiller (abonder, pulluler ou éprouver des picotements) et fourmillement s'écrivent avec deux l.
Imbécile et imbécilement prennent un seul l'alors que imbécillité en prend deux.
On a aussi bonhomie et bonhomme ; patronat, patronage et patronne, patronner, patronnesse ; détoner, détonation et tonner ; résonner, résonance ; tonnerre ; honorable et honneur ; traditionalisme, traditionaliste et traditionnel.
On rencontre des difficultés analogues dans les verbes en eler et en -eter.
Les plus nombreux doublent la consonne l'ou t devant un e muet ; d'autres ne doublent pas la consonne devant un e muet, mais prennent un accent grave sur l'e qui précède la syllabe muette.
Ainsi, on écrit : je pèle, j'appelle, j'achète, je jette, j'étincelle, j'époussette, je banquette, je râtelle, j'étiquète, je becquette.
Les verbes en -oter se divisent également en deux groupes.
La plupart d'entre eux s'écrivent avec un seul t.
Les verbes en -on(n)er prennent généralement deux n.
C'est le cas, par exemple, de détonner, qui signifie chanter faux, de éperonner, de gueuletonner, de sillonner, de tourbillonner, etc.
Mais on écrit détoner (faire subitement explosion), dissoner, s'époumoner, ramoner et téléphoner.
Les verbes ayant un ô, comme détrôner, prôner, etc., n'ont aussi qu'un seul n.
Beaucoup de mots, renfermant des lettres muettes, continuent de s'écrire avec ces lettres.
Il en est de même pour des mots terminés par des consonnes muettes, tels que broc, coup, cours, fusil, laid, nez, paix, repas, sang, sourd, tabac, thym, trop, trot.
Quand doit-on mettre un accent et faut-il seulement en mettre un?
Ne sachant pas où poser un accent, ne nous sommes-nous pas souvent risqués à dessiner un petit signe au-dessus du mot en chargeant le lecteur de deviner sa nature (aigu, grave, circonflexe ?) et de le placer là où il devrait être et de surtout ne pas le voir s'il était inutile...
On ne le place que sur la lettre e.
Il donne généralement un son fermé au mot, mais pas toujours : la prononciation va parfois à l'encontre de l'accentuation.
On écrit, par exemple, céderai alors que l'on prononce cèderai.
alors que l'on prononce chantè-je bien?
Même remarque pour allégement, allégrement, crémerie, empiétement et événement.
Il n'y a jamais d'accent devant un x (examiner), une consonne double (effarer, errer) ou une consonne qui ne se prononce pas à la fin d'un mot (clef, pied, nez).
Assez souvent, mais pas toujours, les mots latins n'ont pas d'accent : nota bene, a posteriori, requiem...mais critérium, intérim, mémento.
Dans les verbes en -éer, comme créer, agréer, l'é reste toujours fermé.
Certains mots dérivés ont un accent aigu qui n'existe pourtant pas dans le radical.
Bizarrerie dans la famille du verbe régler où tous s'écrivent avec un accent aigu (réglementer, etc.), sauf règle (ce qui est normal, puisque la syllabe qui suit est muette, voir plus bas), mais aussi règlement.
L'accent grave se place sur les lettres a, e, u.
Le plus souvent, si vous prononcez le mot avec un e ouvert, c'est qu'il comporte un accent grave : succès, progrès, très...
mais il n'y a aucun accent sur bonneterie, marqueterie et receleur.
Très fréquemment, une syllabe accentuée avec un accent grave précède une syllabe muette : père, mètre, flèche.
Les verbes comme céder, sécher, rapiécer qui ont un é fermé à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent 1 é fermé en è ouvert devant une syllabe muette.
Précisons qu'au futur et au conditionnel, ils conservent donc cet é fermé.
Il y a un accent grave à tous les verbes du 1er groupe à la 3e personne du pluriel du passé simple : ils aimèrent.
Les verbes ayant un e muet à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, comme lever, mener, changent, par raison d'euphonie, l'e muet en è ouvert devant une syllabe muette.
Dans les adverbes terminés par -ment et dérivés d'adjectifs féminins (autrefois, on écrivait assiduement ou bien éperduement), l'e, qui suit une voyelle, a généralement disparu et est remplacé par un accent circonflexe.
Selon cette règle, on écrit, par exemple, assidûment, dûment, goulûment.
Le tréma concerne les voyelles e, i, et u.
Examinons successivement ces différents points en insistant, comme nous l'avons dit dans la préface du livre, sur les difficultés qui ne sont pas habituellement signalées dans les manuels classiques de grammaire.
En grammaire, le genre est, on le sait, la forme que reçoivent les mots pour indiquer le sexe des êtres animés ou pour différencier les noms des choses.
I1 y a, en français, deux genres, le masculin et le féminin.
D'autre part, quand un pronom ne désigne ni une personne, ni un animal, ni une chose déterminée, on peut dire qu'il est du genre neutre.
Il en est de même de etc. qui est l'abréviation du latin et cætera qui signifie «et les autres choses» ; néanmoins, etc. peut s'appliquer à des noms de personnes.
Examinons successivement ces noms à double genre.
Aigle est masculin, au propre et au figuré quand il désigne l'oiseau mâle (l'aigle est fier et courageux), l'homme de génie (cet homme est un aigle), la décoration, le pupitre d'église, le papier grand format.
Mais il est féminin quand il désigne l'oiseau femelle (l'aigle est furieuse quand on lui ravit ses petits).
Il est également féminin en termes de blason (les armures de l'Empire français étaient une aigle), quand il se rapporte à une enseigne militaire (les aigles romaines) et lorsqu'il désigne la constellation qui porte ce nom.
Le cas de amour est signalé dans toutes les grammaires.
Il y est dit que amour, pris dans le sens de passion, est masculin au singulier et féminin au pluriel.
Toutefois, il convient d'ajouter qu'en poésie amour est parfois féminin au singulier comme au pluriel.
et qu'il reste au masculin quand il désigne des représentations du dieu Amour ; en ce sens, il prend une majuscule.
Enfin, on tend aujourd'hui à faire toujours amour au masculin.
Le genre de après-midi fut longtemps incertain.
Notons que après midi (sans trait d'union) n'est pas un nom.
Cartouche est féminin lorsqu'il s'agit de la charge d'une arme à feu.
Il est masculin en terme d'art et d'archéologie et désigne alors un ornement destiné à recevoir une inscription ou, chez les anciens Égyptiens, le cadre dans lequel on inscrivait le nom du roi.
Au féminin, la cave est le local situé sous une habitation, mais constitue aussi la mise que chaque joueur met devant lui.
Au masculin, un cave est un naïf qui, par son manque de connaissance du milieu, peut facilement être trompé.
Chose est féminin lorsque le mot désigne tout ce qui est, tout être inanimé, et, en philosophie, une réalité absolue par opposition à l'apparence.
Il est masculin dans le langage familier quand il se rapporte à un objet indéterminé.
Quelque chose est masculin quand il signifie «une chose».
Il est féminin quand il signifie «quelle que soit la chose».
Avec autre chose, grandchose, peu de chose, l'adjectif qui suit se met au masculin.
Un couple de chevaux attelés à la même voiture.
C'est un mot féminin quand il désigne une galette légère de blé ou de sarrasin.
Délice est masculin au singulier et féminin au pluriel.
La lecture de cet ouvrage est un pur délice.
Quel délice cause une bonne action!
Il est du féminin pour désigner un panonceau ou bien une bonne preuve : A telle enseigne...
qu'une enseigne pouvait être un terme militaire, symbole de ralliement pour les troupes : Marcher enseignes déployées.
Espace est du masculin, sauf en termes de typographie, où il est féminin.
En l'occurrence, c'est une petite lame de métal, plus basse que les lettres, pour séparer les mots.
Foudre est généralement féminin, mais il est masculin dans certaines expressions telles que «foudre de guerre», «foudre d'éloquence».
Geste est masculin quand il désigne un mouvement du corps ou une action généralement spontanée.
Mais il est féminin au sens d'action d'éclat, d'exploit.
Il est également féminin dans l'expression «faits et gestes».
Il l'est, en particulier, lorsqu'il désigne le lieu où l'on demeure, où l'on couche ordinairement par hasard, la localité jalonnant les routes à la distance d'une journée de marche, l'endroit que le lièvre aménage pour dormir, se cacher ou se reposer, la masse de minéraux en leur gisement, la pièce de bois autour de laquelle pivote un pont tournant, la solive d'un plancher, la meule fixe d'un moulin.
Il est féminin en terme de marine.
C'est, ou bien la place qu'occupe sur le fond un navire échoué.
(Ex. : Bateau qui fait sa gîte), ou encore un bateau qui donne de la bande.
(Ex. : Bateau qui donne de la gîte par tribord.)
Greffe est du féminin en termes d'arboriculture et de chirurgie.
Il est masculin lorsqu'il désigne le lieu où sont déposés les minutes des jugements, où se font les déclarations, les dépôts concernant la procédure.
Hymne est masculin au sens profane et féminin au sens religieux.
Libelle, employé au masculin, désigne un petit écrit satirique ou diffamatoire.
gazeuse et mobile qui se trouve dans certaines inclusions liquides de cristaux.
Manche est du masculin lorsqu'il désigne la partie par laquelle on tient un instrument.
Il est du féminin dans les cas suivants : partie du vêtement qui couvre le bras ; conduit en toile, en cuir, en métal (Ex. : Manche à vent) ; filet formant une sorte de poche fermée par l'un des bouts ; appendice d'un aérostat ; au jeu, une des parties liées que l'on est convenu de jouer ; bras de mer resserré entre deux terres.
Mémoire est féminin au sens de «faculté de se souvenir», de «souvenir» et de «réputation».
J'ai perdu la mémoire de ce fait.
Le mot est masculin quand il désigne un écrit, un état des sommes dues.
Mode est féminin au sens de manière de faire, coutume, fantaisie, usage passager.
Orgue est toujours du masculin au singulier ou encore quand il désigne plusieurs instruments.
(Ex. : Notre-Seigneur célébra la pâque avec ses disciples.)
Mais Pâques, fête chrétienne, est masculin et singulier (bien que prenant un s).
Pendule est féminin au sens d «horloge», et masculin au sens de «balancier».
Physique est un nom féminin dans les acceptions suivantes : Science qui a pour objet l'étude des propriétés des corps et les lois qui tendent à modifier leur état ou leur mouvement sans modifier leur nature.
Prière d'insérer est la formule par laquelle un éditeur, au moment où il publie un volume, prie les journaux ou les revues d'insérer dans leurs colonnes les indications qu'il leur envoie : nom de l'auteur, titre, prix, résumé de l'ouvrage, etc.
Relâche est du masculin quand on l'emploie pour désigner une interruption dans un travail et particulièrement la suspension momentanée de représentations théâtrales.
Steppe, selon Adolphe V. Thomas, ne s'emploie plus aujourd'hui qu'au féminin.
Ce mot est du féminin quand on parle le la vue générale qu'on peut avoir sur une question.
Il sera du masculin en termes de cinéma, pour désigner le schéma, le résumé d'un scénario.
Voile est du masculin dans les cas suivants : Pièce de linge ou d'étoffe destinée à couvrir ou à protéger.
Pièce de toile, de dentelle, de soie, etc., qui recouvre le visage des femmes.
Pièce d'étoffe que les religieuses et novices portent sur leur tête.
Obscurcissement accidentel d'un cliché par excès de lumière.
Cloison musculo-membraneuse qui fait suite au palais et sépare les fosses nasales du palais (voile du palais).
Grand voile qui, dans le temple des Juifs, séparait le Saint des saints du reste de l'édifice.
Pièce d'étoffe ornée que l'on met sur le calice pendant une partie de la messe.
En géologie, variété d'amiante (voile de montagnes).
En zoologie, chez les larves des mollusques, expansion cutanée bordée de cils placée au-dessus de la bouche.
En oenologie, agglomération de débris de levures mortes.
En musique, pièce d'étoffe que l'on place sur la peau des timbales pour en assourdir le son.
Ce qui nous dérobe la connaissance de quelque chose.
Voile est du féminin lorsqu'il désigne la toile forte attachée aux vergues d'un mât pour faire avancer un navire sous l'action du vent ; c'est aussi le navire lui-même.
Il est également féminin dans les expressions : faire voile (naviguer) ; mettre à la voile (s'embarquer) ; tendre sa voile selon le temps (régler ses projets selon les moyens dont on dispose) ; vol à voile (vol plané) ; mettre les voiles (s'en aller).
Les difficultés relatives au nombre étant généralement indiquées dans les manuels de grammaire, nous ne signalerons ici que les cas intéressants et ceux qui sont douteux ou discutables.
Actuellement, la plupart des mots d'origine latine, terminés en -um, ont un pluriel à la française (alors qu'en latin, ils se terminaient par -a au pluriel).
Ainsi, on écrit des albums, des aquariums, des factums, des factotums, des mémorandums, des médiums, des pensums, des quorums, des référendums, des sérums, des ultimatums.
En revanche, et tout particulièrement dans le langage scientifique, on dit des maxima, des minima, des errata, des addenda.
Mais on peut également écrire, et c'est même préférable, des maximums, des minimums.
A ce propos, le grammairien Dauzat conseille le remplacement de maximum, minimum par les formes françaises maximal, minimal.
D'autre part, erratum et addendum s'emploient rarement au singulier.
Et on dit même un errata pour désigner le relevé collectif de tous les errata d'un texte.
(Ex. : On trouvera l'errata à la fin du livre.)
Quant à sanatoriurn, préventorium, aérium, de création française, et de linoléum emprunté à l'anglais, qui l'a formé des mots latins linum (lin) et oleum (huile), leur pluriel se fait en -ums et non en -a.
Ainsi, écrire des sanatoria est une faute, car ce mot n'a pas existé en latin ; il dérive, en effet, de sanare qui signifie guérir.
D'autre part, bal et pal font bals et pals pour éviter l'homonymie avec baux et peaux.
Double formation du pluriel également pour les noms en -ail.
soupiraux, des travaux, des ventaux, des vitraux d'autres forment leur pluriel en -ails, comme bercail, camail, chandail, détail, éventail, gouvernail, poitrail, portail ; rail et sérail, les deux derniers étant des mots importés.
Le mot ail peut s'écrire des deux façons au pluriel : des ails ou des aulx.
Banal fait au masculin pluriel, et au sens propre, banaux.
Au sens figuré, le masculin pluriel est banals.
Ont le pluriel en -al : bancal, fatal, final, natal et naval (mais on rencontre aussi finaux et nataux).
Sont peu utilisés au pluriel : brumal, causal, glacial.
Pour idéal, les deux pluriels idéals et idéaux sont admis.
D'autres ont un pluriel officiel en -aux, mais sont rares.
On dit des attitudes théâtrales et on dit plus rarement des gestes théâtraux.
Nasal fait bien nasaux, malgré l'homonymie fâcheuse avec naseau.
C'est pourquoi je préférerais dire les os du nez.
De toute façon s'écrit au singulier mais on écrit facultativement de toute sorte ou de toutes sortes.
«Devant un nom singulier, note Adolphe V. Thomas, on emploie toute sorte au singulier : Je vous souhaite toute sorte de bonheur (Lar.
Dans le cas d'un nom pluriel, l'usage est flottant et l'on emploie tantôt le singulier, tantôt le pluriel : il a toute sorte de dons (Acad.).
Je vous souhaite toutes sortes (ou toute sorte) de plaisir (ou de plaisirs).
L'hésitation est possible aussi entre les deux nombres après un nom désignant une classe, une catégorie d'êtres ou de choses, et, à ce propos, René Georgin donne les exemples suivants.
Dans : tant par catégorie, par ayant un sens distributif (comme dans : tant par tête), le singulier est normal.
Parmi les noms inusités au singulier, il en est qui ont un sens collectif ou qui expriment une idée de pluralité.
Ce sont, par exemple, d'après René Georgin : agrès, alentours, archives, confins, décombres, environs, gens, gravats, immondices ; d'autres désignant des sommes d'argent : arrhes, arrérages, dépens, émoluments, honoraires ; quelques-uns désignant des cérémonies : fiançailles, funérailles, obsèques, relevailles, retrouvailles, semailles ou des offices religieux : matines, vêpres.
En règle générale, le verbe ou l'adjectif reste au singulier quand le collectif est précédé de l'article défini ou d'un adjectif démonstratif ou possessif.
Quand le collectif est précédé de un, une, l'accord se fait soit avec le collectif (le verbe se met alors au singulier), soit avec le complément (le verbe se met au pluriel), selon que l'un ou l'autre frappe ou doit frapper l'esprit.
Le barbarisme (de barbare) est une faute de langage qui consiste à employer des mots ou déformés ou même inexistants ou bien aussi dans un sens qu'ils n'ont pas.
Voici les barbarismes et les solécismes les plus répandus, l'expression correcte étant donnée entre parenthèses.
Notons 3 expressions figées qui prennent le à : une bête à bon Dieu, un fils à papa et l'aérienne barbe à papa.
De manière à ce que, de façon à ce que.
Il a eu de nombreux aléas avec sa voiture.
Et le subjonctif est le mode du doute, de l'hésitation.
Cette faute courante s'explique par l'analogie qui est faite avec avant que, qui lui réclame le subjonctif.
Ainsi dira-ton : Après que je suis venue, il est tombé malade.
Si nous prenons la route après que le jour sera tombé, nous aurons moins de monde.
C'est à vous à qui je parle.
La formule à vous à qui est pléonastique.
Pour ne pas faire cette faute, ayez présente à l'esprit l'idée d'air, aérien, d'où aéroport.
Si j'aurais eu un accident, cela n'aurait pas été de ma faute.
(Si j'avais eu un accident, cela n'aurait pas été de ma faute.)
D'une manière générale, si conditionnel régit l'indicatif et non le conditionnel..
Aussi marque une comparaison d'égalité et si l'intensité.
La journée s'est passée sans avatar.
(La journée s'est passée sans aventure, sans accident.)
Avatar a le sens de changement, transformation d'un être ou d'une chose.
C'est en effet un mot qui vient du sanscrit et qui désigne «chacune des incarnations successives du dieu Vishnou».
On emploiera donc ce mot pour parler des métamorphoses, des transformations d'un homme politique par ex., d'un héros ou aussi d'un texte littéraire.
(Cette nouvelle s'est révélée fausse, a été reconnue fausse.)
S'avérer a le sens de se faire reconnaître comme vrai, se vérifier.
Aussi dans cette formule «avérée fausse» sont juxtaposée les deux notions contradictoires : celle du vrai et celle du faux.
Bayer signifie rester la bouche ouverte (voir plus bas dans la liste des paronymes).
Le verbe bénir a deux participes passés : bénit(e) et béni(e).
Bénit ne s'emploie que comme adjectif et qualifie les choses consacrées par une bénédiction (pain bénit, eau bénite).
Il ne s'emploie qu'avec par et jamais avec de.
En revanche, on parle à ou avec quelqu'un.
Chaque est un adjectif, il est donc normal qu'il soit suivi d'un nom : chaque serviette coûte 3 euros.
Le chiffre des naissances a doublé en dix ans.
(Le nombre des naissances a doublé en dix ans.)
Un chiffre, c'est chaque signe qui font un nombre.
Par extension, c'est aussi, la valeur d'une chose : le chiffre d'affaires.
On ne commémore ni un anniversaire, ni le souvenir, ni la mémoire, on les célèbre.
Mais on commémore une naissance, une mort, une victoire.
Compendieusement veut dire brièvement, alors que ce mot est souvent pris pour son contraire.
On peut penser que la lourdeur du mot a joué dans ce sens.
Ces deux verbes sont très proches, d'ailleurs ils ont le même substantif, la compression.
Cependant, compresser s'emploie pour des corps entassés (les voyageurs sont compressés aux heures de pointe), alors que comprimer est destiné aux choses sur lesquelles on exerce une pression pour en réduire le volume (comprimer de l'air, mais aussi un désir ou des larmes).
Y comprises les primes de fin d'année.
(Y compris les primes de fin d'année.)
Se reporter au paragraphe sur le participe passé employé sans auxiliaire.
Confusionné qui aurait pu vouloir dire rempli de confusion, n'existe pas.
On parlera donc d'un discours conséquent, d'une conduite conséquente Ici, une affaire conséquente voudrait dire une affaire conforme à la raison.
mais bien souvent, dans cette expression conséquent est employé à tort dans le sens d'important.
Convenir s'emploie avec l'auxiliaire être et la préposition de dans le sens de admettre, tomber d'accord.
Avec l'auxiliaire avoir, convenir a le sens de plaire : cette maison m'a tout de suite convenu.
Faire des coupes sombres (Quand on coupe beaucoup).
Faire une coupe sombre dans une forêt, c'est faire une coupe au premier degré, donc un éclaircissage léger.
la coupe claire, plus importante et qui correspond donc mieux à cette idée de suppression importante.
Il a davantage de talent que son frère.
(Il a plus de talent que son frère.)
Davantage s'emploie sans complément : Je n'en ferai pas davantage.
Les frères Lumière ont découvert le cinématographe.
(Les frères Lumière ont inventé le cinématographe.)
On découvre quelque chose qui existait déjà, mais qui n'était pas portée à notre connaissance, alors qu'on invente une chose si on l'imagine le premier.
En définitif, nous n'irons pas au cinéma.
Cette expression fait allusion au château de Vauvert, près de Paris mais trop éloigné pour certains du centre de la capitale, que l'on disait hanté par le diable.
Dans émotionner, il y a une notion plus physique qui ferait intervenir les nerfs, alors qu'émouvoir provoquerait davantage un attendrissement moral.
Il suffit de relire tranquillement cette phrase pour comprendre qu'elle dit le contraire de ce qu'elle est censée exprimer.
(Je me le rappelle ou je m'en souviens.)
On se rappelle quelque chose (et non de).
En revanche, on se souvient de quelque chose.
(A cause, au sujet de à propos de sa mauvaise santé.)
Si en anglais, to realize signifie prendre conscience de, comprendre, ce verbe n'a pas le même sens en français.
On réalise un espoir, une promesse ou des biens, c'est-à-dire que l'on rend concret un concept.
Dans cet exemple, l'événement a eu lieu, il s'agit seulement d'en mesurer l'importance ou de le comprendre.
Je l'ai vu rentrer dans ce restaurant.
(Je l'ai vu entrer dans ce restaurant.)
On ne rentre dans un endroit que si l'on en est déjà sorti.
Il ne faut donc employer rentrer que lorsqu'il y a idée de répétition ou de retour.
Quand le verbe ressortir a le sens de sortir à nouveau, former relief, il se conjugue comme le verbe sortir et avec l'auxiliaire être (le rouge ressort bien sur le noir).
Mais quand il a le sens de être du ressort de, non seulement il prend la préposition à, mais en plus il se conjugue comme le verbe finir et avec l'auxiliaire avoir (cette affaire ressortit du tribunal de grande instance).
Il a retrouvé la liberté, la vue.
(I1 a recouvré la liberté, la vue.)
Retrouver c'est trouver à nouveau, ravoir ce qui a été égaré, oublié...
Aussi, vous recouvrez un portefeuille qui vous a été volé, mais vous le retrouvez si c'est vous qui l'avez égaré.
Rêver à quelque chose, c'est y songer plus ou moins vaguement.
Rêver de quelque chose, ou de quelqu'un, c'est voir en rêve, alors que l'on dort.
Le verbe risquer ne peut s'employer que si l'issue envisagée est fâcheuse (il risque de tomber).
Je te conseille de soupoudrer les fraises de sucre.
(Je te conseille de saupoudrer les fraises de sucre.)
Ils décidèrent de ne se voir seulement qu'après avoir terminé leurs examens.
(Ils décidèrent de ne se voir qu'après avoir terminé leurs examens.)
Un cadavre ne peut se nommer comme tel.
pourra parler d'un soi-disant docteur, l'individu se disant effectivement docteur.
Soi-disant est toujours invariable et vous remarquez qu'il n'y a pas de t'à soi.
L'emploi de solutionner est critiqué, mais n'est pas à proprement parler un barbarisme.
Il est souvent mis à la place du verbe résoudre dont la conjugaison est compliquée (voir plus haut), mais qu'il faut préférer.
le succès en est douteux ou son succès est douteux.
Subi(e) est le participe passé du verbe subir qu'il ne faut pas confondre avec subit(e), un adjectif qui veut dire de façon soudaine.
Voir plus bas dans la liste des paronymes.
Tout de suite signifie «immédiatement, sur le champ» : Arrête tout de suite ce moteur..
De suite veut dire «sans interruption, l'un après l'autre» : Il a conduit douze heure de suite.
Le choix est laissé pour écrire sur ou dans un registre ou un agenda.
Rayon lumineux susceptible d'impressionner une plaque photographique.
(Rayon lumineux capable d'impressionner une plaque photographique.)
Susceptible s'emploie lorsqu'il y a une possibilité de recevoir certaines qualités et non la capacité de faire une chose.
A l'inverse capable marquera une possibilité active.
Tel quel signifie «tel qu'il est, sans changement».
Tel que est toujours suivi d'un nom ou d'un pronom : les céréales telles que le blé, l'orge, l'avoine...
N'avoir pas le temps matériel pour...
Qu'y a-t-il de plus immatériel que le temps?
On comprend pourquoi ces deux mots ne peuvent pas être associés...
et pourtant il est vrai que c'est une expression bien vivante.
Très ne peut modifier un verbe à la voix active.
L'acclimatation est l'action d'habituer des animaux ou des plantes à un climat autre que celui du pays d'origine.
affectation et affection Affectation a deux sens : ce mot désigne l'attribution précise d'une chose (l'affectation d'une somme), mais aussi un manque de simplicité, une certaine préciosité (ses manières sont pleines d'affectation).
Au sens figuré, il a le sens de accommodement, conciliation : trouver des ajustements dans une affaire.
L'allitération est un terme de rhétorique qui désigne la répétition des consonnes initiales dans une suite de mots.
L'atterrissage est l'action d'atterrir, de toucher terre aussi bien pour un avion que pour un ballon ou un navire ; le mot a été également employé lorsque les astronautes arrivèrent sur la lune.
Signalons ici que, à cet effet, alunir et alunissage sont aussi utilisés, mais ces deux néologismes ont été rejetés par l'Académie qui a recommandé «atterrir et atterrissage sur la lune».
On les trouve néanmoins dans un certain nombre de dictionnaires tels que dans le Grand Larousse encyclopédique, le Grand Larousse de la langue française et dans le Robert.
Bâiller (avec un accent circonflexe sur l'a) c'est respirer en ouvrant largement la bouche.
Quant à bayer, qui a la même origine latine que bâiller, il n'est plus guère employé actuellement que dans l'expression «bayer aux corneilles», c'est-à-dire regarder niaisement en l'air, la bouche ouverte.
Le cerveau est la masse nerveuse contenue dans le crâne.
climatérique et climatique Climatique signifie relatif au climat.
Il se dit des degrés, des époques de la vie difficiles à franchir.
clore et clôturer Clore, c'est fermer.
Clôturer, c'est entourer d'une clôture.
Aussi, on clôt (avec un accent circonflexe) un compte, une fenêtre ou un débat et on clôture un champ.
Mais le substantif correspondant de clore étant clôture, on parlera bien de la clôture d'un compte!
Clouer : fixer avec un ou plusieurs clous (clouer une caisse).
Clouter : garnir de clous (une chaise cloutée).
coasser et croasser Coasser se dit du cri de la grenouille ou du crapaud et croasser de celui du corbeau.
Une collision est un choc de deux corps (Ces deux motos sont entrées en collision.) et une collusion est une entente secrète entre plusieurs personne dans le but de tromper un tiers.
colorer et colorier Colorier, c'est appliquer des couleurs sur une surface quelconque et colorer, c'est donner de la couleur au propre comme au figuré.
Un colosse désigne un homme ou un animal très grand et très fort alors que le terme de molosse est réservé à un gros chien de garde.
Commercer c'est faire du commerce, donc acheter et vendre des produits, alors que commercialiser, c'est répandre un produit dans le commerce.
Est compréhensif celui qui a la capacité de comprendre.
Est compréhensible ce qui peut se comprendre facilement.
Cela est arrivé dans une fâcheuse conjoncture.
Le sens de ces deux verbes a évolué au cours du temps.
Employé sans complément, consommer se dit dans le sens de boire dans un café.
Un consommé, c'est un bouillon de viande concentré.
Ces deux mots ont la même racine grecque : crypto, qui veut dire caché.
Cryptogame est un terme de botanique pour parler des plantes qui ont les spores peu visibles, comme les champignons.
Et le cryptogramme est un message écrit en caractères secrets ou codés.
Une décade est une période de 10 jours alors qu'une décennie comporte 10 années.
Lorsqu'on découvre un secret pourtant bien recelé, on sera content de l'avoir décelé...
Le dénouement est la fin, souvent heureuse, d'une intrigue, mais aussi d'une affaire difficile.
Est dans le dénuement une personne qui n'a pas le nécessaire pour vivre.
La dentition représente tout le processus de formation des dents jusqu'à leur sortie naturelle.
La denture désigne l'ensemble des dents.
La déportation, c'est l'exil dans un lieu déterminé, l'internement dans un camp de concentration ou dans un bagne.
Le déportement, c'est l'embardée, l'écart ; en outre, déportements, employé au pluriel, signifie une conduite débauchée, des moeurs dissolues.
Un dépôt désigne soit l'action de déposer (le dépôt d'une gerbe de fleurs), soit ce qui est déposé (confier un dépôt à un ami), soit le lieu où l'on dépose les choses (un dépôt de pain).
Une déposition est une «déclaration faite sous la foi du serment d'une personne qui témoigne en justice» (le Robert).
Ce sont 3 mots qui ont chacun un sens très négatif.
Déprédation sera employé en cas de vol accompagné de saccages.
Un militaire peut subir une dégradation, c'est-à-dire une destitution infamante de son grade, mais ce terme s'applique aussi au sens figuré pour un monument, un site ou une situation lorsqu'on veut parler de leur détérioration.
La dépravation est l'état d'une personne dénuée de tout sens moral.
La désaffection, c'est le fait de ne plus éprouver l'attachement ou l'affection que l'on éprouvait pourtant auparavant.
Mais on dira par exemple qu'une église est en état de désaffectation si l'on n'y célèbre plus aucune cérémonie et qu'elle ne fait que prêter ses murs pour des expositions.
désert et disert Disert veut dire «qui parle avec facilité et élégance» (le Robert).
La dessiccation est l'action de dessécher.
La dissection est celle de disséquer, c'est-à-dire de diviser méthodiquement.
détendre et distendre Détendre : relâcher ce qui était tendu au sens propre (un ressort) comme au sens figuré (une situation).
Distendre, c'est tout le contraire, c'est soumettre à une forte tension, afin d'augmenter la longueur ou le volume (distendre un câble, un estomac).
Le diagnostic est l'identification d'une maladie d'après ses symptômes et le pronostic est la prévision, l'annonce de ce qui doit arriver.
différend et différent Différend (qui est un nom et qui s'écrit avec un d final) désigne un débat, un désaccord, une contestation, une dispute.
Différent (qui est un adjectif verbal) signifie qui n'est pas le même.
différer et déférer Différer, c'est retarder, remettre à plus tard.
Notons que ce verbe se construit avec la préposition de devant un infinitif: nous avons différé de partir.
Mais, il signifie aussi se différencier, diverger : nos opinions diffèrent sensiblement.
Déférer est un terme juridique employé lorsqu'on porte une affaire devant la justice.
Ce qui est digestible est aisément digéré et ce qui est digestif facilite la digestion.
Notons ici que digeste, employé dans te sens de «qui se digère facilement», n'est pas accepté par l'Académie, mais se trouve dans quelques dictionnaires.
directrice et directive Directrice est le féminin du mot directeur.
Un exploiteur est exploitant, mais tous les exploitants ne sont pas des exploiteurs...
Fantastique a le sens d'imaginaire (un roman avec des personnages fantastiques), puis d'extraordinaire (la fantastique beauté du grand canyon) et aussi étonnant par son importance (un luxe fantastique).
Fleurer, c'est répandre une odeur agréable.
«Mmm, cela fleure bon», pourrez-vous dire en flairant une branche de lilas.
fracasser et fricasser Fracasser, c'est briser, mettre en morceau.
Fricasser, c'est faire cuire des morceaux de viande dans une sauce.
Un goulet est un passage étroit dans les montagnes.
Le goulot est le col étroit d'une bouteille.
Cependant notons que l'on peut dire aussi bien un goulot qu'un goulet d'étranglement, c'est-à-dire un passage difficile qui retarde les opérations.
Un grabat est un mauvais lit ou par extension un lit de malade (un grabataire est un malade qui ne quitte plus son lit).
Les gravats (qui ne s'emploie qu'au pluriel) sont les divers matériaux qui proviennent d'une démolition.
C'est aussi une figure de rhétorique qui consiste, d'après Adolphe V. Thomas, «à disposer plusieurs mots ou pensées suivant une progression ascendante ou descendante».
La graduation est l'action de graduer (c'est-à-dire de diviser en degrés) ou le résultat de cette action.
C'est aussi l'opération qui consiste à faire subir un commencement de concentration à l'eau des marais salants.
Grenu se dit de ce qui a beaucoup de grains ou qui est couvert de saillies arrondies comme des grains (un cuir grenu).
C'est pourquoi il est fautif de dire : aller au spectacle gratuitement (ou gratis).
En effet, lorsqu'on va au spectacle, on n'attend pas en retour une rétribution.
Gratuit qualifie quelque chose qui se fait ou se donne pour rien (enseignement gratuit).
Au sens figuré, quelque chose de gratuit sera sans fondement (une accusation gratuite).
Le grêlon est le grain de glace qui tombe lors d'une averse de grêle.
Le grelot est une petite sonnette, souvent accrochée au collier d'un animal.
Ce dernier terme est peu employé si ce n'est en terme de droit : habilité à succéder, habilité à la couronne.
L'habitat désigne le «milieu géographique réunissant les conditions nécessaires à l'existence d'une espèce animale ou végétale».
L'habitation, c'est la maison, l'immeuble où l'on loge.
hiberner et hiverner Hiverner, c'est passer à l'abri la mauvaise saison.
(Ex. : Les troupeaux hivernent au pied des montagnes.)
Ou, encore, dans un sens voisin, c'est passer l'hiver dans une région.
C'est aussi, dans un sens très différent, donner aux terres un premier labour.
Hiberner, c'est passer l'hiver dans un état d'engourdissement.
Sans majuscule, un hindou est un adepte de l'hindouisme.
Indien se dit des habitants de l'Inde, mais s'applique aussi aux Indiens d'Amérique (les Amérindiens).
Comme on le comprend, un Indien n'est pas obligatoirement hindou, il peut être musulman...
Une houppe est une touffe de cheveux, de polis, de plumes...
Une huppe désigne la touffe de plumes que certains oiseaux portent sur la tête.
humaniste et humanitaire illuminer et enluminer Illuminer, c'est éclairer d'une lumière vive.
Enluminer, c'est illustrer un ancien manuscrit ou un livre religieux avec des dessins en couleurs.
Un immigrant est celui qui quitte son pays pour aller se fixer dans un autre.
L'immigré a déjà quitté son pays et est déjà fixé dans un autre.
Immoral est le contraire de moral, donc non moral.
Ainsi est immoral celui qui agit contrairement aux bonnes moeurs en toute connaissance de cause.
Amoral, c'est sans morale, qui en ignore totalement l'existence et qui donc n'en tient pas compte.
imposer et en imposer Impose celui qui «inspire à juste titre le respect, l'admiration, la crainte».
: cet homme m'impose par sa présence.
En imposer est employé pour «tromper, abuser, faire illusion, en faire accroire, inspirer du respect, mais par subterfuge» (Adolphe V. Thomas) : cet homme en impose par sa faconde, son éloquence.
Un impudique a une attitude qui va contre la pudeur.
L'inanité, c'est l'état de ce qui est vide et donc souvent inutile : l'inanité de certains efforts.
L'inanition, c'est l'état de jeûne.
L'inclinaison désigne l'état de ce qui est incliné (l'inclinaison d'un toit).
Un incroyant est une personne qui n'a pas la foi religieuse ; un incrédule ne croit que difficilement et avec répugnance certaines propositions que l'on soumet à son examen ; ce peut être aussi une personne qui ne croit pas aux dogmes religieux.
Inculper, c'est ouvrir une procédure d'instruction contre une personne présumée coupable.
Insculper, c'est marquer d'un poinçon.
On parlera d'une ville industrielle, mais d'une personne industrieuse si on veut souligner son habileté.
infecter et infester Infecter, c'est gâter, corrompre, contaminer, ou, encore, remplir d'émanations puantes et malsaines.
Le mot peut être aussi employé au figuré.
Par extension, infester signifie abonder dans un lieu, envahir, en parlant d'animaux ou de plantes nuisibles.
(Ex. : Les rats infestent les greniers ; certaines mauvaises herbes infestent les champs.)
Est intègre la personne qui est d'une honnêteté absolue et qui n'accepte aucune compromission.
La piété est la ferveur avec laquelle on pratique une religion.
C'est aussi l'attachement tendre et respectueux que l'on peut avoir pour une personne ou pour une cause (la piété filiale par exemple).
La pitié peut donner naissance soit à la compassion, soit au mépris comme lorsqu'on a un sourire de pitié.
Le plastic, c'est un explosif qui est utilisé au moment d'un plasticage (ou plastiquage).
Plastique est employé pour désigner la matière plastique et en tant qu'adjectif, ce mot désigne ce qui est relatif à la forme (la beauté plastique d'une oeuvre).
Plier se dit surtout de ce qui fait un pli quand on rabat un objet sur lui-même.
Ployer est plutôt réservé à ce qui évoque l'idée d'une simple courbure sans que soient jointes les extrémités.
La prééminence est la supériorité absolue de quelque chose placée au premier plan.
Lorsqu'on donne la prééminence à un dossier, c'est qu'on le place au-dessus des autres pour qu'il soit traité en priorité.
dépasse en relief ce qui l'entoure (la proéminence du nez, d'une montagne...).
prescrire et proscrire Prescrire, c'est recommander expressément et proscrire, c'est interdire formellement.
présomptif et présomptueux Présomptif : qualifie «la personne qui du vivant de quelqu'un a vocation de lui succéder» (le Robert).
L'individu présomptueux a une opinion trop avantageuse de lui-même et montre une certaine arrogance.
A ne pas confondre avec la priorité qui est le droit de passer le premier, de faire une chose avant un autre dans l'ordre du temps : passer en priorité.
Privauté, qui s'emploie d'ailleurs surtout au pluriel, signifie familiarité, liberté.
On parlera de privautés de langage, ou bien des privautés que tel individu se permet avec une femme.
La prolongation est l'action de prolonger dans le temps.
Le prolongement est une extension, un accroissement de longueur.
(Ex. : Le prolongement d'une autoroute, d'une voie de chemin de fer.)
Au figuré, c'est la continuation d'une action.
Quant à la prolonge, c'est un véhicule d'artillerie ou de génie, et, dans le langage ferroviaire, c'est une longue corde dont sont munis les wagons plats.
Il peut signifier rabaisser ce qui s'élève, aplatir, retrancher du prix d'une chose, rassembler le gibier à un endroit fixé à l'avance, couper un arbre jusqu'à la naissance des branches, faire tourner un plan autour de son intersection avec un autre plan pour l'appliquer sur celui-ci.
Il signifie battre de nouveau, et, au figuré, répéter inutilement et d'une manière ennuyeuse.
rapetasser et rapetisser Rapetasser est du langage familier et signifie rapiécer grossièrement.
Rapetisser, c'est rendre ou devenir plus petit.
rechaper et réchapper Rechaper s'applique à un pneu que l'on répare en remplaçant sa bande de roulement en caoutchouc.
Réchapper, c'est échapper par chance à un danger.
recouvrer et recouvrir Recouvrer, c'est rentrer en possession.
(nous avons déjà vu ce verbe dans la partie réservée aux barbarismes, voir plus haut afin de ne pas le confondre avec retrouver).
Recouvrir, c'est couvrir de nouveau ou entièrement et par là, dissimuler, cacher.
repartir et répartir Repartir : partir à nouveau, mais aussi répondre vivement.
résigner et résilier Résigner dans un sens transitif, c'est abandonner, quitter en faveur de quelqu'un (résigner son emploi).
Verbe pronominal (se résigner), il signifie accepter sans résistance quelque chose de pénible.
Résilier est un terme juridique pour dissoudre (un contrat, un bail).
Ces deux mots viennent du même verbe (se) rétracter.
La rétraction, c'est le retrait ou le rétrécissement de façon à occuper le moins de place possible (la rétraction des cornes de l'escargot).
La rétractation, c'est le fait de revenir sur ce qu'on a dit ou fait.
Rien moins que est une expression négative et rien de moins que est une expression positive.
La première signifie, en effet, aucunement, et, la seconde, a le sens de tout à fait.
(Ex. : Un enfant rien moins que sage est un enfant qui n'est pas sage du tout et un enfant rien de moins que sage est un enfant tout à fait sage.)
scarifier et scorifier Scarifier, c'est inciser superficiellement.
Scorifier, c'est produire des scories, c'est-à-dire des résidus solides provenant de la combustion de la houille par exemple.
La servilité reflète deux idées : tout d'abord un comportement servile et avilissant, mais aussi une absence totale d'originalité (imiter avec servilité).
La servitude est un état de dépendance totale, qu'il s'agisse d'une nation ou d'un individu.
signaler et signaliser Signaler, c'est attirer l'attention de quelqu'un sur une chose ou sur une personne.
(Ex. : Il est utile que le tournant de cette rue soit signalisé.)
(Ex. : Les lois somptuaires ont pour objet de réduire les dépenses.)
Notons ici, avec Adolphe V. Thomas, que l'expression «dépenses somptuaires» est un pléonasme.
Somptueux s'emploie essentiellement pour désigner ce qui est magnifique, éclatant, pompeux, splendide.
La stalactite est une colonne calcaire qui descend de la voûte d'une grotte et la stalagmite est une colonne qui monte du sol vers cette voûte.
Au point de vue mnémonique, noter que le t de tite rappelle l'action de tomber et le m de mite celle de monter.
Remarquez également le féminin de ces deux mots, le c de stalactite et le g de stalagmite.
La tératologie est «la science qui a pour objet l'étude des anomalies et des monstruosités des êtres vivants».
La verdeur, c'est la vigueur de la jeunesse qui peut faire qu'un fruit ou qu'un vin sera trop acide ou encore que le langage prendra quelque liberté savoureuse pouvant aller jusqu'à la crudité (le Robert).
K.O. est l'abréviation du mot anglais knock-out que l'on emploie pour parler de la mise hors de combat d'un boxeur resté à terre plus de 10 secondes, et par extension pour donner l'idée d'épuisement.
envi et envie Envi s'emploie dans l'expression à l'envi, c'est-à-dire à qui mieux mieux, dans un esprit de compétition.
L'envie est un vilain défaut, mais c'est aussi le fait de ressentir un besoin, sans aucune notion de convoitise.
Exhausser un édifice, c'est en augmenter la hauteur.
Exaucer une prière, un voeu, c'est l'accueillir favorablement et la ou le satisfaire.
Un filtre est un appareil qui sert à filtrer mais un philtre est un breuvage propre à inspirer l'amour ou tout autre passion, nous dit Adolphe V. Thomas.
La miction est l'action d'uriner alors que la mixtion est l'action de mélanger plusieurs substances.
pause et pose Faire une petite pause est bien agréable lorsqu'on est fatigué d'avoir beaucoup marché.
La pose de cette moquette n'a pas été une chose facile.
La plainte exprime la douleur par des paroles, des cris ou des gémissements.
La plinthe est la baguette de bois qui coure en bas d'un mur et qui souvent cache les fils électriques.
Le repaire est le gîte des anomaux sauvages.
Une satire est un écrit où l'auteur se moque de ses contemporains.
Dans l'antiquité, une satyre était un petit poème pastoral qui mettaient en scène des satyres, demidieux avec des jambes et des pieds de bouc.
Au masculin, un satyre est un homme obscène.
Le volatile est un animal qui vole ou un oiseau domestique (le mot est quelquefois employé au féminin).
Il peut être voulu pour donner plus de force à la pensée.
mais, le plus souvent, il est involontaire et il constitue une lourde faute.
Toutefois, l'expression est d'un usage courant et est parfois employée par de bons écrivains.
A ce propos, l'Académie conseille d'employer les expressions : phénomène sismique, secousse tellurique, séisme, tremblement de terre se réunir ensemble il suffit simplement suivre derrière la topographie des lieux tous sont unanimes voler dans l'air.
Voici quelques réponses aux questions que vous vous êtes sûrement posées un jour ou l'autre, mais pour lesquelles vous êtes resté(e) dans l'incertitude, car rien que l'idée de vous plonger dans une grammaire vous a déjà épuisé(e).
Nous avons essayé de vous donner quelques règles simples et qui nous l'espérons, seront faciles à retenir.
Quand faut-il mettre ceci ou cela?
Ceci sert à désigner ce qui va suivre et aussi quelque chose de proche.
Cela à l'inverse s'emploiera pour rappeler ce qui précède ou pour parler d'une chose lointaine.
Imaginons cet exemple : Cette histoire est affreuse, cela s'est passé il y a plus d'un an maintenant.
Mais écoute ceci : le temps permet d'oublier bien des choses, même les pires.
Cette règle s'applique de la même façon pour ci et là, celuici, celui-là ou voici, voilà.
Quand mettons un s'à cent?
Lorsqu'un nombre se termine par cent et qu'il y a plusieurs centaines, cent prend la marque du pluriel, mais dès qu'il est suivi par un autre chiffre, il devient invariable.
Trois cents francs, mais trois cent trois francs.
-- Des fois pour parfois, quelquefois, par hasard, est du langage populaire.
Aussi est-il préférable de ne pas employer cette formule à l'écrit.
Comment forme-t-on le présent de l'impératif?
faut mettre un s'ou pas à la fin dans la mesure où l'on associe par ex. «aime» à «tu aimes».
Il n'y a jamais de s pour les verbe en -er (lève-toi, aime-moi), ni pour les verbes en -ir suivants et leurs composés : assaillir, couvrir, cueillir, défaillir, offrir, ouvrir, souffrir et tressaillir (cueille, offre, etc.).
L'impératif présent est formé à partir de l'indicatif présent.
L'impératif des verbes être, avoir, savoir et vouloir est formé à partir du présent du subjonctif.
Sauf pour le verbe être (sois), il n'y a pas de s (aie, sache et veuille).
Tous les autres verbes prennent un s (Finis ton assiette).
Par contre et en revanche peuvent-ils être employés l'un pour l'autre?
La nuance est subtile, à l'image de cette langue française...
Par contre a un sens négatif, alors que en revanche aura un sens positif.
Ainsi, on écrira : La médecine a fait de grands progrès, par contre il y a encore beaucoup trop de personnes qui meurent du cancer.
Mais : Il y a encore beaucoup trop de gens qui meurent du cancer, en revanche la médecine a fait de grands progrès.
Comment savoir s'il faut accorder le participe présent?
Le participe présent est toujours terminé en -ant.
Mais tantôt il est verbe et tantôt il est adjectif.
Quand il a un sens actif et qu'il est employé pour indiquer que l'on agit en même temps qu'on fait autre chose, il est alors invariable et on peut le remplacer par un autre temps du verbe, précédé de qui, comme, lorsque, etc.
Ainsi, on écrit : Les élèves sortant (qui sortent) de l'école ; marchant (comme il marchait) à grands pas, il se dirigea vers maison.
Deux astuces qui vous permettent de savoir si le participe présent est employé comme adjectif et doit donc être accordé : essayez de le mettre au féminin.
Tout d'abord, il faut déterminer à quel groupe de verbe il appartient : si c'est au 1er groupe (infinitif en -er), la terminaison sera é ; du 2e groupe (infinitif en -ir), la terminaison sera i.
Dernière précision : Lorsqu'un participe passé se rapporte à des noms de genre différent, il se met au masculin pluriel.
Le participe passé ne s'occupe plus du sujet, mais du complément d'objet direct (c.o.d.) et il n'y aura accord que si le complément d'objet direct est placé avant lui.
J'ai coupé les fleurs ce matin.
Les fleurs sont représentées ici par le pronom relatif que qui a valeur de c.o.d.
Mais l'auxiliaire être jouant le même rôle que l'auxiliaire avoir, le participe passé suit les règles du participe passé conjugué avec avoir, c'est-à-dire qu'il s'accorde avec son c.o.d.
Elles ont accordé un répit à qui?
à elles, elles est complément d'objet indirect puisqu'il y a la préposition à, donc pas d'accord.
Il résulte de cette règle que les verbes comme se complaire ; se convenir ; se déplaire ; s'entrenuire ; se mentir ; se nuire ; se parler ; se plaire ; se ressembler ; se rire ; se sourire ; se succéder ; se suffire ; se survivre, qui n'ont pas de c.o.d., ont leur participe passé toujours invariable.
On écrit par exemple : Bien des rois se sont succédé sur le trône (c'est-à-dire ont succédé à eux).
Elles se sont nui (c'est-à-dire ont nui à elles).
Accord du participe passé d'un verbe pronominal suivi d'un verbe à l'infinitif : il faut garder à l'esprit la règle du c.o.d.
Le participe passé de se rendre compte est toujours invariable : Elle s'est rendu compte que...
Cas particuliers (à ne lire que lorsque vous aurez bien assimilé ce qui précède...)
Le participe passé précédé de en reste toujours invariable quand en fait fonction de c.o.d., car on considère que en n'a ni genre ni nombre.
(Ex. : Des services, personne ne m'en a rendu.)
si en peut être supprimé sans altérer le sens de la phrase, il n'influe pas sur l'accord du participe.
(Ex. : J'ai écrit à Paris, voici les nouvelles que nous en avons reçues.)
Le participe passé est précédé de «le (l)».
Si le pronom le (l) représente un nom, le participe passé s'accorde selon la règle générale.
Ainsi, dans «Cette femme est quelconque, je l'avais crue plus belle», l, mis pour femme, est placé avant le participe passé donc accord.
En revanche, quand le (l) équivaut à cela et représente une préposition, le participe passé qui suit est toujours invariable.
C'est le cas dans la phrase : La machination est plus sérieuse que nous ne l'avions pensé en premier lieu (que nous n'avions pensé cela).
Le participe passé est précédé de «le peu».
Lorsque le peu signifie une quantité petite mais suffisante, le participe passé s'accorde avec le nom qui suit peu.
(Ex. : Le peu de nourriture qu'il a prise l'a sauvé.)
Mais quand le peu signifie l'insuffisance, le manque, le participe passé reste invariable.
Ainsi on écrit : C'est le peu de nourriture qu'il a pris qui a été la cause de sa mort (c'est-à-dire la trop petite quantité de nourriture, etc.).
Le participe passé est précédé d'un nom collectif, tel que amas, foule, multitude, troupe, qui, bien qu'au singulier, présente à l'esprit l'idée d'une collection.
L'accord se fait, selon le sens, soit avec le nom collectif, soit avec le complément de celui-ci.
Ainsi, dans la phrase : «La multitude de manifestants qu'il avait entraînée», l'accord a lieu avec multitude.
En revanche, dans la phrase : «Le grand nombre de manifestants que j'ai vus dans la rue», l'idée porte surtout sur manifestants et l'accord se fait avec ce mot.
Le participe passé des verbes impersonnels ou des verbes employés impersonnellement est toujours invariable.
Quand met-on une majuscule aux points cardinaux?
Il faut mettre une majuscule : lorsqu'il s'agit d'une région géographique précise : Il est né dans le Sud.
Il ne faut pas de majuscule : quand le cardinal exprime une direction : le soleil se couche à l'ouest.
quand le cardinal est suivi d'un déterminatif et pourrait être remplacé par au-dessus, à droite, etc. : Il habite au nord de Paris.
Quand vous pouvez remplacer pourquoi par pour quelle raison, il faut mettre l'adverbe pourquoi.
Si vous pouvez inverser la question en disant pour faire quoi, alors, il faut écrire pour quoi.
pour quelle raison estu de mauvaise humeur?
pour quoi faire, il ne sait pas conduire.
Presque ne s'élide que dans le mot presqu île : il a mangé une pomme presque entière.
Il est facile de distinguer l'un de l'autre dès que l'on sait que quant est toujours suivi de à ou au : quant à moi...
dans l'exemple qui suit, il faut mettre quand bien qu'il soit suivi de à : Quand à l'intelligence s'ajoute l'humour, on peut quasiment parler de perfection!
En effet, il s'agit bien là de l'adverbe de temps quand, qui pourrait très bien être remplacé par lorsque.
Quelque adjectif est variable : quelques semaines plus tard...
les quelques rares rescapés ont réussi à retrouver leur chemin.
Il signifie soit environ (quelque trois cents couverts ont été servis ce soir-là) ou bien a le sens de si (Quelque intelligemment qu'il s'y prenne, je ne suis pas sûre du résultat).
Notons que quelque ne s'élide que devant un ou une
que est placé juste avant un verbe (en général le verbe être) ou un pronom personnel sujet.
Le verbe est toujours au subjonctif et quel s'accorde avec le sujet du verbe : quelle que soit votre formation...
cet individu, quel qu'il soit, ne me paraît pas à la hauteur...
Si le titre de l'ouvrage est une phrase (avec au moins un sujet et un verbe), on mettra une majuscule seulement à l'article défini qui la commence : La guerre de Troie n'aura pas lieu.
Dans le même domaine, vous vous êtes peut-être aussi déjà demandé quelle était la règle pour mettre un titre en italiques ou entre guillemets.
Après cent, il n'y a plus de trait d'union sauf à partir de cent vingt-deux, où l'on retrouve bien sûr le trait d'union obligatoire entre vingt et deux.
Les années quatre-vingt ne prennent pas la marque du pluriel, exactement comme «l'an trois cent», parce qu'il ne s'agit pas de quatre-vingts ans (ou de trois cents ans) entassés les uns sur les autres, mais de la quatre-vingtième (ou de la trois-centième) année, prise séparément.
Quand les termes sont coordonnées par et, ou, ni, il est inutile de mettre une virgule, d'autant plus quand la phrase est courte.
Il faut mettre une virgule : devant toutes les autres conjonctions de coordination : car, donc, mais, puis, etc. devant une proposition circonstancielle qui a valeur d'explication.
pour isoler une proposition relative explicative qui ajoute un détail, une explication non indispensable Ex. : Son fils, qui est paraît-il très brillant, a raté tous ses examens.
Ce mot tire son origine de Etienne de Silhouette, contrôleur des finances en 1759.
Elles sont assez nombreuses, mais les plus typiques portent sur les verbes examinés ci-dessous.
Coudre et moudre gardent leur d'au singulier du présent de l'indicatif : je couds, il coud.
Mais absoudre et résoudre le perdent : j'absous, il absout.
Cela précisé, voyons en détail les difficultés de conjugaison de ces verbes.
Coudre est un verbe irrégulier dont les principales formes de conjugaison sont les suivantes : INDIC.
: Je couds, tu couds, il coud, nous cousons, vous cousez, ils cousent.
PASSÉ SIMPLE (peu usité) : Je cousis, tu cousis, il cousit, nous cousîmes, vous cousîtes, ils cousirent.
: Que je couse, que nous cousions.
: Que je cousisse, que tu cousisses, qu'il cousît, que nous cousissions.
Moudre étant tiré du latin molere (de mola, meule), il n'est pas surprenant de trouver des formes en moul- dans la conjugaison.
: Je mouds, tu mouds, il moud, nous moulons, vous moulez, ils moulent.
PASSÉ SIMPLE : Je moulus, nous moulûmes.
: Que je moule, que nous moulions.
Que je moulusse, que tu moulusses, qu'il moulût, que nous moulussions.
Avec absoudre, on a : : INDIC.
: J'absous, tu absous, il absout, nous absolvons, vous absolvez, ils absolvent.
: Que j'absolve, que nous absolvions.
(Il n'y a pas d'imparfait du subjonctif.)
Résoudre offre certaines difficultés de conjugaison que, écrit Adolphe V. Thomas avec quelque humour, «ne résolvent pas toujours les auteurs».
Quoi qu'il en soit, voici les principales formes de conjugaison du verbe : INDIC.
: Je résous, tu résous, il résout (avec un t'et non un d), nous résolvons, vous résolvez, ils résolvent.
PASSÉ SIMPLE : Je résolus, nous résolûmes.
: Que je résolve, que nous résolvions.
: Que je résolusse, qu'il résolût, que nous résolussions.
(remarquons que ce verbe ne garde son d qu'au futur et au conditionnel.)
A noter les deux formes du participe passé : résolu (e) forme ordinaire de la conjugaison (il a résolu de partir) et résous qui se dit d'une résolution chimique, de choses consenties en d'autres choses : Le brouillard s'est finalement résous en pluie.
Mais on écrira : Le brouillard se résout en eau.
Ce problème se résout en cinq minutes.
Le feu résout le bois en cendres.
Il ne s'agit pas ici, en effet, comme le souligne Adolphe V. Thomas, de participes passés.
Un féminin résoute a été préconisé par Littré : vapeur résoute en petites gouttes d'eau.
Indiquons que résoudre quelqu'un...et se résoudre se construisent avec à.
On dit, d'autre part, se résoudre à ce que.
(Ex. : Il faut se résoudre à ce qu'il vienne chez nous ce soir.)
Parmi d'autres verbes, signalons encore les verbes terminés par -ndre et ceux terminés par -indre.
Les premiers, tels que prendre, répandre, répondre, gardent leur d'au présent de l'indicatif, et, les seconds, comme craindre, éteindre, joindre, perdent cette lettre.
: Je prends, tu prends, il prend, nous prenons, vous prenez, ils prennent.
PASSÉ SIMPLE : Je pris, nous prîmes, vous prîtes.
: Que je prenne, que nous prenions.
: Que je prisse, qu'il prît, que nous prissions.
: Je crains, tu crains, il craint, nous craignons, vous craignez, ils craignent.
: Que je craigne, que nous craignions.
: Que je craignisse, qu'il craignît, que nous craignissions.
Il est à craindre que cette entreprise n'échoue.
Ne n'a pas, dans ce cas-là, à proprement parler de valeur négative : il est une sorte d'écho de la négation implicitement contenue dans la phrase.
Ne pas craindre que veut également le subjonctif, mais sans la particule ne.
Je ne crains pas qu'il fasse cette faute (Littré).
Je ne crains pas qu'il sorte.
Dans les phrases interrogatives avec ne pas craindre que, la particule ne est facultative, mais son emploi crée une certaine ambiguïté : Ne craignez-vous pas qu'il ne vienne?
Mêmes règles pour les verbes de sens analogue comme appréhender, trembler, redouter, avoir peur, etc.
L'empereur napoléon III y fit 60 fautes et l'impératrice 90...
Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l'amphitryon, fut un vrai guêpier.
Quelles que soient, quelque exiguës qu'aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu'étaient sensés avoir données à maint et maint fusilier subtil la douairière et le marguillier, il était infâme d'en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors qu'ils songeaient qu'à prendre des rafraîchissements avec leur coreligionnaires.
Quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau, et qu'elle s'est crue obligée do frapper l'exigeant marguillier sur son omoplate vieillie.
L'orthographe est un art, et vous y parfaire contribuera à votre développement personnel.