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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"
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Concepts:
argent, euros, pauvres, maisons, riches,
ensuite, amis, grandeur, diamants, histoire, rapidement, mère, Massachusetts,
entreprises, magasin.
Énoncés:
En descendant le Tigre et l'Euphrate il y a
de nombreuses années avec un groupe de voyageurs anglais, je me suis retrouvé
sous la conduite d'un vieux guide arabe que nous avions engagé à
Bagdad.
J'ai souvent songé que ce guide ressemblait à nos coiffeurs dans
certaines de ses caractéristiques mentales.
Il estimait que son devoir
était non seulement de nous guider le long de ces fleuves et de faire ce pour
quoi il était payé, mais aussi de nous divertir en racontant des histoires
curieuses et mystérieuses, anciennes et modernes, étranges et
familières.
J'en ai oublié beaucoup, et je suis heureux qu'il en soit
ainsi, mais il y en a une que je n'oublierai jamais.
Le vieux guide
menait mon chameau par le licou sur les rives de ces cours d'eau antiques et me
racontait histoire sur histoire, jusqu'à ce que je me lasse de les entendre et
que je ne les écoute plus.
Ce guide ne m'a jamais irrité lorsqu'il se
mettait en colère du fait que j'arrêtais de l'écouter.
Mais je me
souviens qu'il ôtait sa coiffe turque et qu'il la faisait tournoyer pour attirer
mon attention.
Je le voyais du coin de l'oeil, mais je ne le regardais
pas directement par crainte qu'il me raconte une autre histoire.
Bien que
je ne sois pas une femme, je finissais par le regarder, et aussitôt il en
commençait une nouvelle.
Je vais maintenant vous raconter une histoire
que je réserve à mes amis intimes.
Lorsqu'il a insisté sur les mots "amis
intimes", j'ai écouté, et je me félicite de l'avoir fait.
Je lui suis
profondément gré de cette histoire, cor j'en ai fait un cours que 1.674 jeunes
gens ont entendu au collège, se félicitant également que je l'aie
écoutée.
Le vieux guide m'a dit qu'autrefois, un ancien Perse du nom
d'Ali Hafed vivait à proximité de l'Indus.
Ali Hafed possédait une vaste
exploitation agricole.
Il avait des vergers, des champs de céréales et
des jardins.
Il avait de l'argent placé; il était riche et
satisfait.
Il était satisfait parce que riche et, riche parce que
satisfait.
Un jour, le vieil agriculteur perse reçut la visite d'un vieux
prêtre bouddhiste, un sage d'Orient.
Le prêtre s'assit au coin du feu et
dit au vieil agriculteur comment notre monde avait été créé.
Il lui dit
que ce monde n'était autrefois qu'une nappe de brume.
Le Tout-Puissant
mit son doigt dans cette nappe et commença à le tourner lentement, puis de plus
en plus vite jusqu'à ce qu'enfin, la nappe de brume tourbillonne pour se
transformer en une boule de feu.
Ensuite, cette boule roula dans
l'univers, atteignant en passant d'autres nappes de brume, dont elle condensa
l'humidité extérieure jusqu'à ce qu'elle tombe dans un déluge de pluie sur sa
surface torride et en refroidisse la croûte extérieure.
Alors, le feu
intérieur, jaillissant vers l'extérieur en traversant la croûte, forma les
montagnes et les collines, les vallées, les plaines et les prairies de notre
monde merveilleux.
Si cette masse fondue jaillissait et refroidissait
très rapidement, elle devenait du granit; moins rapidement, du cuivre; moins
rapidement, de l'argent; moins rapidement encore, de l'or, et, après l'or, les
diamants virent le jour.
Un diamant est une goutte congelée de lumière
solaire.
Or, cela est littéralement exact sur le plan scientifique: un
diamant est un dépôt de carbone provenant du soleil.
Le vieux prêtre dit
à Ali Hafed que s'il possédait un diamant de la taille de son pouce, il pourrait
acheter le comté, et que s'il possédait une mine de diamants, il pourrait
asseoir ses enfants sur des trônes grâce à l'influence que leur donnerait leur
grande richesse.
Ali Hafed avait tout entendu sur les diamants et sur
leur valeur, et il fut un homme pauvre lorsqu'il alla se coucher ce
soirlà.
Ainsi, il vendit son exploitation, rassembla son argent, confia
sa famille à un voisin et partit à la recherche de diamants.
L'homme qui
avait acheté l'exploitation d'Ali Hafed mena son chameau dans le jardin pour le
faire boire.
Lorsque le vieux guide arabe m'eut raconté le deuxième
chapitre de son histoire, il enleva sa coiffe turque et la fit tourner en l'air
pour attirer mon attention sur la morale.
Si Ali Hafed était resté chez
lui et avait fouillé dans son propre cellier, dans ses propres champs de blé ou
dans son propre jardin, il aurait possédé des "mines de diamant" au lieu de
souffrir d'une pauvreté extrême, de la faim et de mourir en se suicidant dans un
pays étranger.
L'ex-propriétaire du ranch voulait de l'or, et il aurait
pu en trouver abondamment chez lui.
En fait, depuis cette époque, on en a
extrait pour 38 millions d'euros sur à peine quelques hectares.
S'il y a
quelque chose que j'aime par-dessus tout lorsque je suis sur une estrade, c'est
d'avoir devant moi un auditoire d'Allemands de Pennsylvanie auquel
m'adresser.
Il y avait un homme en Pennsylvanie, fort semblable à tant de
Pennsylvaniens, qui possédait une exploitation agricole, et qui avait fait de
cette exploitation exactement ce que j'en aurais fait si j'en avais possédée une
en Pennsylvanie: il l'avait vendue.
Mais avant de la vendre, il avait
décidé d'assurer son avenir en recueillant de l'huile lourde de houille pour son
cousin, qui travaillait dans ce secteur au Canada, premier endroit où l'on a
découvert du pétrole sur le continent nord-américain.
Mais il me faut une
autre illustration.
J'ai trouvé celle-ci dans la Massachusetts, et je
suis désolé qu'il en soit ainsi, car c'est mon État d'origine.
Ce jeune
homme du Massachusetts alimente aussi ma pensée.
Il avait fréquenté le
collège de Yale, où il avait étudié les mines et l'exploitation
minière.
Il devint un excellent ingénieur des mines, auquel les autorités
de l'université confièrent la charge de former les étudiants qui avaient pris du
retard dans leurs cours.
Lors de sa dernière année d'études, il gagnait
150 euros par semaine pour ce travail.
Lorsqu'il fut diplômé, son salaire
passa de 150 à 450 euros par semaine.
On lui offrit une chaire, et il
alla immédiatement chez lui voir sa mère.
Mère, je ne vais pas travailler
pour 450 euros par semaine.
Un homme avec un cerveau comme le mien,
travailler pour 450 euros par semaine!
Allons en Californie découvrir des
mines d'or et d'argent, et nous serons immensément riches.
Écoute,
Charlie, c'est tout aussi bien d'être heureux que d'être riche.
Oui, dit
Charlie, mais c'est aussi bien d'être riche et heureux.
Comme il était
fils unique et qu'elle était veuve, ce fut lui qui l'emporta.
Ils
rendirent leurs biens dans le Massachusetts et, au lieu d'aller en Californie,
se rendirent dans le Wisconsin, où il trouva du travail pour une société
d'exploitation de mines de cuivre, la Superior Copper Mining Company, encore une
fois pour 150 euros par semaine, mais une condition de son contrat stipulait
qu'il aurait un intérêt dans toutes les mines qu'il découvrirait pour
l'entreprise.
Je ne pense pas qu'il découvrit jamais une seule mine, et
si je songe à n'importe quel actionnaire de la société, je regrette qu'il n'ait
rien découvert.
J'ai des amis qui ne sont pas ici parce qu'ils n'avaient
pas les moyens d'acheter un titre de transport.
Ils avaient des parts
dans cette société à l'époque où le jeune homme y travaillait.
Ce jeune
homme s'était rendu là-bas, et je n'ai jamais plus entendu parler de
lui.
Je ne sais pas ce qu'il est advenu de lui, s'il a trouvé des mines
ou non, mais je ne pense pas que ce soit le cas.
Cependant, je connais
l'autre côté de l'histoire.
Le jeune homme avait à peine quitté sa
vieille exploitation que le nouveau propriétaire se mit à ramasser des pommes de
terre.
Les pommes de terre poussaient déjà dans le sol lorsqu'il racheta
la ferme.
Alors qu'il déplaçait le panier, il remarqua, dans un coin du
mur de pierre, à proximité de l'entrée, un bloc d'argent natif formant un carré
de 20 centimètres de côté.
Lorsque le professeur d'exploitation minière
et de minéralogie, qui connaissait si bien le sujet qu'il ne daignait pas
travailler pour 450 euros par semaine, avait vendu cette propriété dans le
Massachusetts, il s'était assis carrément sur cet argent pour faire
affaire.
Mes amis, ce type d'erreur est vraiment universel, et ce n'est
même pas la peine de sourire de l'aventure de ce jeune homme.
J'aimerais
que le collège soit rempli ce soir de collégiens, d'élèves du secondaire,
auxquels je puisse parler.
J'affirme que vous disposez de "mines de
diamants", où vous vivez.
Mais, rétorquerez-vous, vous ne devez pas
connaître grand-chose à l'endroit où je vis si vous pensez qu'elle recèle des
"mines de diamants".
Ah, mes amis, vous ne pouvez pas affirmer que vous
ne vous trouvez pas au-dessus d'un des plus grandes gisements de diamants du
monde, car de tels diamants ne proviennent que des mines les plus rentables
qu'on trouve sur Terre.
Il n'y a jamais eu d'endroit sur Terre plus
adapté pour cela que l'endroit où vous vivez aujourd'hui, et jamais dans
l'histoire du monde un homme pauvre dépourvu de capitaux n'a eu une telle
occasion de s'enrichir rapidement et honnêtement qu'ici, maintenant, grâce aux
technologies nouvelles.
Je tiens à le dire clairement et brièvement, bien
que cela pourrait faire l'objet d'une discussion que je n'ai pas le temps
d'aborder ici : 98 % des hommes riches de notre pays sont honnêtes.
C'est
pour cela qu'ils mènent de grandes entreprises et trouvent beaucoup de gens
disposés à travailler pour eux.
Oui, bien sûr, vous en entendez parler,
et moi aussi.
Mais ils sont tellement rares, en fait, que les journaux en
parlent tout le temps, à tel point qu'on a l'impression que tous les autres
riches se sont enrichis malhonnêtement.
Un homme n'est pas un homme
véritable tant qu'il ne possède pas sa propre maison, et ceux qui possèdent la
leur sont plus honorables, honnêtes et purs, loyaux, économes et prudents, du
fait qu'ils possèdent leur maison.
Sinon, je n'aurais pas donné de
conférences pendant toutes ces années, d'admets que j'accorde ma sympathie aux
pauvres, mais le nombre de pauvres qui méritent la sympathie est très
faible.
J'ai horreur de laisser les choses en cet état.
J'ai
entendu un homme, qui s'était levé lors d'une réunion de prières dans notre
ville, remercier le Seigneur car il était "l'un des pauvres de Dieu".
Eh
bien, je me demande ce que sa femme en pense.
C'est elle qui gagne tout
l'argent du ménage, et il en fume une partie sur la véranda.
Je ne veux
plus voir de pauvres de Dieu de ce type et je ne pense pas que le Seigneur les
approuve.
Il existe pourtant des gens convaincus que pour être pieux, il
faut être très pauvre et très sale.
Tout en apportant notre sympathie aux
pauvres, n'enseignons pas une telle doctrine.
À notre époque, nous sommes
prévenus contre le fait de conseiller à un chrétien ou, comme diraient les
Juifs, à un homme de Dieu, d'atteindre à la richesse.
Le préjugé est
tellement universel et il sévit depuis si longtemps, je pense, que je peux citer
à coup sûr le cas d'un jeune homme que j'ai connu il y a de nombreuses années, à
l'Université Temple.
Celui-ci, qui fréquentait notre école de théologie,
se croyait le seul étudiant pieux de la faculté.
Monsieur le président,
je pense qu'il est de mon devoir de venir parler avec vous.
Je vous ai
entendu dire à l'école, lors de la remise des diplômes, que selon vous, c'est
une ambition honorable pour un jeune homme que de désirer avoir des richesses,
que cela lui donne de la modération, le rend industrieux et désireux de se faire
une bonne réputation.
Vous avez affirmé que l'ambition d'un homme de
gagner de l'argent contribue à en faire un homme de bien.
Or, je suis
venu vous dire que selon la Sainte Bible, "l'argent est la source de tous les
maux ".
Je lui répondit que je n'avais jamais rien vu de tel dans la
Bible.
Je lui conseillai d'aller à la chapelle, d'y prendre la Bible et
de me montrer la citation.
Il alla donc chercher la Bible, Bientôt, il
revint dans mon bureau en tenant la Bible ouverte, avec toute la fierté
fanatique du sectaire étroit d'esprit ou de celui qui fonde sa chrétienté sur
une interprétation erronée des Écritures.
Voici, monsieur le président,
vous pouvez lire vous-même.
Eh bien, jeune homme, vous apprendrez lorsque
vous serez un peu plus vieux que vous ne pouvez pas demander à un membre d'une
autre confession de lire la Bible pour vous.
Cependant, on vous apprend à
l'école de théologie que l'accent mis sur une citation, c'est
l'exégèse.
Maintenant, voulez-vous bien prendre cette Bible, la lire
vous-même et y mettre l'accent voulu?
L'amour de l'argent est à la source
de tous les maux.
À ce moment-là, il avait raison, et lorsqu'on cite à
juste titre les Saintes Écritures, on dit la vérité absolue.
Pendant 50
ans, j'ai vécu la plus grande bataille que le Livre Saint ait jamais livrée, et
j'ai vécu pour voir son étendard flotter librement, car jamais dans l'histoire
du monde les grands esprits de la Terre n'ont si universelle-ment reconnu que la
Bible est la vérité, l'entière vérité qu'en ce moment même.
Gagner de
l'argent maintenant et ici?
Ainsi, lorsque j'affirme qu'il a cité la
Bible à juste titre, il a bien évidemment dit la vérité absolue.
"L'amour
de l'argent est à la source de tous les maux".
Celui qui cherche à se
l'approprier trop rapidement ou de façon malhonnête tombe dans de nombreux
pièges, c'est une certitude.
Qu'est-ce que c'est que
cela?
Écritures et par le bon sens de l'Homme.
Celui qui voue un
culte à l'argent au lieu de songer à l'usage qu'il faudrait en faire, celui qui
idolâtre tout simplement l'argent, l'avare qui amasse l'argent dans son grenier
ou le cache dans un bas de laine, qui refuse de l'investir de façon à faire du
bien au monde, celui-là a en lui la racine de tous les maux.
Monsieur
Conwell, avez-vous vécu à Philadelphie pendant 31 ans sans savoir que le temps
est passé où l'on peut faire quoi que ce soit dans cette ville?
Si vous
n'avez pas gagné plus de 10.000 euros en 20 ans à Philadelphie, Philadelphie
aurait mieux fait de vous expulser il y a 19 ans et 9 mois.
Un homme n'a
pas le droit de tenir un magasin à Philadelphie pendant 20 ans sans gagner au
moins 500.000 euros ou plus, même s'il ne s'agit que d'une épicerie de quartier
au centre ville.
Les prêcheurs ne connaissent jamais rien aux
affaires.
Le problème était qu'à l'époque, je n'avais pas appris que le
fondement de la dévotion et le principe du succès en affaires sont exactement la
même chose.
L'homme qui a affirmé qu'il ne gagnait rien dans un magasin
de Philadelphie a géré ses affaires en s'inspirant d'un principe
erroné.
Je ne peux pas me lancer dans les affaires.
Je parle ici
des affaires, mais le principe s'applique à tous les métiers.
Et pourquoi
ne pouvez-vous pas vous lancer dans les affaires?
Parce que je ne dispose
pas du moindre capital.
Oh, créature faible et prétentieuse qui ne voit
pas plus loin que le bout de son nez!
Ah, si j'avais plein de capitaux,
comme je deviendrais riche.
Jeune homme, pensez-vous que vous allez vous
enrichir si vous disposez de capitaux?
Si votre mère a plein d'argent et
qu'elle vous installe dans le commerce, c'est vous qui allez lui faire son
affaire, avec les capitaux qu'elle vous fournira.
Dès le moment où un
jeune homme ou une jeune femme obtient plus d'argent qu'il n'en a eu dans sa
jeunesse par une expérience pratique, il est maudit.
Il ne sert à rien à
un jeune homme ou à une jeune fille d'hériter de l'argent.
Cela ne sert à
rien de laisser de l'argent à vos enfants, mais si vous leur donnez une bonne
éducation, si vous leur conférez un esprit chrétien et un noble caractère, si
vous leur offrez un vaste cercle d'amis, si vous leur donnez un nom honorable,
cela vaut beaucoup mieux que si vous leur laissez de l'argent.
Il serait
beaucoup plus mauvais pour eux et pour le pays, de leur laisser quelque argent
que ce soit.
Oh, jeune homme, si vous avez hérité de l'argent, ne le
considérez pas comme une aide.
Cet argent vous damnera toute votre vie et
vous privera des meilleures choses qu'offre l'existence humaine.
Il n'y a
pas de classe de gens sur laquelle il faille s'apitoyer davantage que les fils
et les filles inexpérimentés des riches de notre génération.
Je m'apitoie
sur le fils de l'homme riche.
Il ne pourra jamais connaître les
meilleures choses de la vie.
L'une des meilleures choses de la vie, c'est
quand un jeune homme gagne sa propre vie, qu'il se fiance à une jeune femme
adorable et qu'il décide d'acheter sa propre maison.
Avec cet amour vient
aussi l'inspiration divine en vue de meilleures choses, et il commence à
économiser son argent.
Il commence à abandonner ses mauvaises habitudes
et à mettre de l'argent à la banque.
Lorsqu'il possède quelques milliers
d'euros, il se rend en banlieue pour rechercher une maison.
Il se rend à
la caisse d'épargne, peutêtre, pour obtenir la moitié du prix, puis il va voir
sa femme.
Elle est entièrement à moi, et je la partage avec
toi.
C'est là le moment le plus grandiose que puisse connaître le coeur
d'un homme.
Évidemment, si le fils d'un homme riche agit ainsi, il
acquiert la discipline d'un pauvre, qui vaut davantage pour n'importe quel homme
que des études universitaires.
Je revenais d'une conférence à l'hôtel, et
en m'approchant de la réception, je vis le fils d'un millionnaire de New
York.
Ce criquet humain s'approcha de la réception alors que j'entrais,
ajusta son monocle opaque et s'adressa ainsi au réceptionniste.
Le
réceptionniste le mesura rapidement du regard, sortit le papier et les
enveloppes d'un tiroir, les jeta à travers le comptoir vers le jeune homme et
retourna à ses registres.
Il fit fortune en commençant par perdre, ce qui
lui apprit une grande leçon: il ne faut s'investir ou investir son argent que
dans ce dont les gens ont besoin.
La meilleure illustration que j'aie
jamais entendue est celle de John Jacob Astor.
Mes amis, n'avez-vous
jamais lu le livre merveilleux de Riis dont nous honorons ici la mémoire à la
suite de son décès récent où il présente un exposé statistique du rapport,
concernant les 107 millionnaires de New York?
Une fois, il avait pris une
hypothèque sur un magasin de mode, et il n'arrivait pas à vendre suffisamment de
chapeaux pour payer les intérêts.
Ils ont dû vendre des marchandises pour
avoir de l'argent.
Ensuite, il les a laissés seuls dans le magasin, comme
ils étaient auparavant, et il est allé s'asseoir sur un banc, dans le parc, à
l'ombre.
Il restait assis sur ce banc et si une dame passait, les épaules
rejetées en arrière et la tête bien droite, en regardant droit devant elle,
comme si elle se fichait que le monde entier la regarde, il étudiait son
chapeau.
Mettez en vitrine le type de chapeau que je vais vous décrire,
car j'ai vu une dame qui les aime.
Il ne remplissait pas sa vitrine du
centre ville de chapeaux propres à faire fuir les gens pour ensuite se plaindre
parce que les dames allaient les acheter chez Wanamaker.
Oh oui, me
répond un jeune homme, il reste des possibilités ici si vous travaillez avec
confiance et que vous disposez de deux ou trois millions d'euros de capitaux
pour commencer.
Jeune homme, l'histoire de la façon dont les trusts ont
été cassés par les attaques contre les grosses entreprises ne fait qu'illustrer
les possibilités désormais ouvertes aux petits.
Jamais dans l'histoire du
monde le moment n'a été aussi propice que maintenant pour s'enrichir rapidement
sans posséder de capitaux.
Mais, me répondrez-vous, on ne peut rien
.faire de la sorte.
On ne peut pas démarrer sans capitaux.
C'est
mon devoir envers tout jeune homme ou jeune fille, car nous allons tous nous
lancer très bientôt en affaires dans les mêmes termes.
Jeune homme,
sachez que si vous savez ce dont ont besoin les gens, vous disposez de davantage
de connaissances en vue de faire fortune que ce que vous apporteront des
capitaux, quelle qu'en soit la somme.
Il y avait un pauvre homme sans
travail qui vivait à Hingham, dans le Massachusetts.
Il restait à flâner
autour de la maison jus-qu'à ce qu'un jour sa femme lui dise de partir
travailler et, comme il vivait dans le Massachusetts, il obéit à sa
femme.
Il partit, s'assit au bord de la baie et tailla un morceau de bois
au couteau pour en faire une chaîne.
Ce soir-là, ses enfants se battirent
pour avoir la chaîne, et il en tailla une deuxième pour faire la
paix.
Pourquoi ne tailles-tu pas des jouets au couteau pour les
vendre?
Tu pourrais gagner de l'argent ainsi.
Oh, répondit-il,
mais je ne saurais pas quoi faire.
Pourquoi ne demandes-tu pas à tes
enfants, dans ta propre maison, ce que tu peux faire?
A quoi cela
servirait-il d'essayer?
Mes enfants sont différents de ceux des
autres.
(J'ai rencontré des personnes comme celle-ci à l'époque où
j'enseignais.)
Mais il suivit le conseil qu'on lui avait
donné.
Elle commença à lui dire qu'elle aimerait avoir un lit de poupée,
une console de toilette pour poupée, un petit parapluie de poupée, et continua
d'égrener une liste d'objets qu'il lui faudrait une vie entière pour
construire.
Ainsi, ayant consulté ses propres enfants dans sa propre
maison, il prit le bois pour le feu, car il n'avait pas d'argent pour acheter du
bois d'oeuvre, et tailla au couteau les jouets de Hingham, robustes et non
peints, qui furent célèbres dans le monde entier pendant de nombreuses
années.
Cet homme commença par faire ces jouets pour ses propres enfants,
puis il en exécuta des copies qu'il vendit par l'intermédiaire d'un magasin de
chaussures voisin.
Il commença à gagner un peu d'argent, puis un peu
plus.
M. Lawson, dans Frenzied Finance, affirme qu'il est maintenant
l'homme le plus riche du Massachusetts, et je pense que c'est vrai.
Cet
homme, qui vaut aujourd'hui 100 millions d'euros, a oeuvré pendant 34 ans,
seulement en se fondant sur le principe selon lequel ce que ses enfants aiment
chez lui, les enfants d'autres gens l'aimeront aussi chez eux.
Juger du
coeur humain par soi-même, par sa femme ou par ses enfants est la voie royale du
succès en matière de fabrication.
Mais, me direz-vous, n'avait-il aucun
capital?
Si, il avait un canif, et il l'avait peut-être
emprunté!
Allez, invente un bouton de col et enrichis-toi.
Qui
sont les plus grands inventeurs du monde?
Le véritable grand homme est un
homme ordinaire, simple, franc, direct, un homme de bon sens.
Vous
prétendez qu'il n'y a rien de formidable chez vos voisins.
La grandeur
est toujours loin, autre part.
Je me suis rendu à la Maison-Blanche, à
Washington c'est la première fois de ma vie que je m'y rendais, pour voir le
Président.
Après avoir vu tout le monde, le secrétaire entra chez le
Président, puis revint à la porte et me fit signe.
Personne ne devrait
envier la place de Président des États-Unis, et je serai heureux quand j'en
aurai fini.
Lincoln, pour lesquels il n'était que "ce bon vieux
Abe".
Bien entendu, il n'était que cela à leurs yeux.
Avez-vous
jamais vu un homme qui se pavane tellement qu'il ne remarque même pas un
mécanisme ordinaire?
Pensezvous qu'il ait de la grandeur?
Il n'est
qu'un ballon gonflé, retenu au sol par ses grands pieds.
Il n'y a aucune
grandeur en lui.
Qui sont les grands hommes et les grandes
femmes?
Mon attention a été attirée l'autre jour par une toute petite
chose qui a fait la fortune d'un homme très pauvre.
C'était une chose
terrible, et pourtant, en raison de cette expérience, lui qui n'était pas un
grand inventeur ou un génie a inventé l'épingle qu'on appelle maintenant épingle
de sûreté.
Grâce à celle-ci, il a fait la fortune de l'une des grandes
familles aristocratiques de ce pays.
Un pauvre homme du Massachusetts qui
travaillait dans une clouterie avait été blessé à l'âge de 38 ans et ne pouvait
gagner que peu d'argent.
Il était employé dans un bureau à effacer les
marques laissées sur les factures par des notes écrites au crayon.
Il
maniait la gomme jusqu'à ce que sa main se fatigue.
Il eut alors l'idée
de fixer un morceau de caoutchouc au bout d'un bâton et de s'en servir comme
d'un rabot.
Montrez-moi les grands hommes et les grandes femmes qui
vivent dans votre ville.
Il n'y a qu'une seule réponse : c'est parce que
nos concitoyens disent du mal de leur propre ville.
Je déclare qu'il est
temps que nous nous bougions dans notre ville, que nous commencions à dire du
bien de ce qui se trouve dans cette ville et que nous commencions à l'affirmer
avant que le reste du monde ne le fasse, comme les habitants de Chicago, de New
York, de Saint-Louis et de San Francisco.
Cette nation, où c'est le
peuple qui fait la loi, est gouvernée par le peuple et pour le peuple et, tant
qu'il en sera ainsi, l'élu ne sera que le serviteur du peuple.
Il se peut
que je brigue un poste pour moi-même, mais si l'ambition d'un poste influence
les femmes dans leur désir de voter, je tiens à préciser ici ce que j'affirme
aux jeunes femmes: que si l'on n'obtient que le privilège de voter, on n'obtient
rien qui en vaille la peine.
Vous avez rassemblé dans cette maison vos
sujets les plus brillants et cependant, il n'y a sans doute pas l'un d'entre eux
qui puisse nommer les sept autres hommes.
Je vois la compagnie de soldats
qui se sont réengagés et qui marchent en cadence sur le terrain du concours
agricole.
Une aiguille m'aurait fait éclater en morceaux.
J'ai
ensuite pensé que cet événement était le plus important qu'un homme ait connu
sur Terre.
Je marchai au pas sur le terrain communal, fier comme Artaban,
à la tête de mes troupes, puis nous nous dirigeâmes vers la mairie.
Là,
on assit mes soldats à proximité de l'allée centrale et je m'assis au premier
rang.
Une grande assemblée de cent ou deux cents personnes vint remplir
la mairie.
C'était un homme qui n'avait jamais occupé cette charge
auparavant, mais c'était un homme bon, et ses amis m'ont affirmé que je pouvais
le dire sans les offenser.
Il vint directement à moi sur l'estrade et
m'invita à prendre place parmi les représentants de la ville.
Nous
pensions tous qu'il allait présenter le ministre congrégationiste, qui était le
seul orateur de la ville, et que celui-ci allait prononcer un discours solennel
en l'honneur des soldats revenus de la guerre.
Il semble étrange qu'un
homme ne sache pas qu'il doit apprendre à parler lorsqu'il est jeune s'il a
l'intention de devenir orateur quand il sera vieux, mais il semblait à celui-ci
qu'il lui suffisait d'occuper une charge pour être un grand orateur.
Il
s'avança donc, prenant avec lui le texte d'un discours qu'il avait appris par
coeur en faisant des allers et retours dans le pâturage, où il avait effrayé le
bétail.
Il s'appuya lourdement sur le talon gauche, rejeta les épaules en
arrière, avança légèrement le pied droit, ouvrir l'organe de la parole et mit le
pied droit à un angle de 45 degrés.
Il s'étrangla, avala sa salive et fit
le tour de la table pour jeter un oeil au texte.
Nous sommes très heureux
d'accueillir dans leur ville natale ces soldats qui ont combattu et perdu leur
sang.., et qui sont revenus dans leur ville natale.
Nous nous félicitons
particulièrement d'avoir avec nous aujourd'hui ce jeune héros (c'était moi), ce
jeune héros que dans notre imagination (mes amis, souvenez-vous qu'il a dit cela
: s'il n'avait pas dit "dans notre imagination ", je ne serais pas suffisamment
imbu de moi-même pour en parler), ce jeune héros que dans notre imagination,
nous avons vu commander.., nous avons vu commander...
Avec son épée
étincelante brillant au soleil, il criait à ses troupes: "En
avant!".
Certains d'entre eux s'étaient rendus très loin pour trouver un
cochon ou un poulet.
Certains avaient trouvé la mort sous les pins
arrosés par les obus, dans les montagnes du Tennessee, et pourtant, ils étaient
pratiquement méconnus dans le discours du brave homme.
Il avait fait
allusion à eux, mais de manière secondaire.
Le héros du jour était ce
garçon.
La nation lui devait-elle quelque chose?
Non, ni à
l'époque ni maintenant.
Simplement parce que cet homme avait commis
l'erreur humaine courante de penser que ce garçon avait de la grandeur du fait
qu'il était officier et que les autres n'étaient que de simples
soldats.
Oh, j'ai alors appris une leçon que je n'oublierai jamais tant
que le battant de la cloche du temps continuera de battre pour moi.
La
grandeur consiste non pas à occuper une charge quelconque à l'avenir, mais à
réaliser de grandes actions avec peu de moyens et à accomplir de vastes choses
en toute simplicité.
Pour atteindre à la grandeur, il faut être éminent
ici, maintenant, chez vous.
Celui qui peut donner à cette ville de
meilleures rues, de meilleurs trottoirs, de meilleures écoles et davantage de
lycées, davantage de bonheur, davantage de civilisation, davantage de Dieu,
celui-là sera grand n'importe où.
Au cas où vous ne me reverriez plus,
vous tous qui êtes présents ici, rappelez-vous ceci : si vous souhaitez
atteindre à une quelconque grandeur, vous devez commencer là où vous êtes et
avec ce que vous avez, maintenant.
Celui qui peut faire don à sa ville
d'un bienfait, celui qui peut être un bon citoyen en vivant ici, celui qui peut
construire de meilleures maisons, celui qui peut être une bénédiction, qu'il
travaille à l'atelier, derrière un comptoir ou à la maison, quelle que soit sa
vie, celui qui peut atteindre à la grandeur où qu'il soit doit, d'abord y
parvenir dans sa propre ville.
Il est fortement conseillé de le passer
gratuitement à vos amis intéressés.
Si vous voulez le mettre sur votre
site, le vendre ou l'offrir avec un de vos produits, vous devez obtenir notre
OK.
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