"En toi est l'illimité"

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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"

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Concepts:
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Énoncés:
En descendant le Tigre et l'Euphrate il y a de nombreuses années avec un groupe de voyageurs anglais, je me suis retrouvé sous la conduite d'un vieux guide arabe que nous avions engagé à Bagdad.

J'ai souvent songé que ce guide ressemblait à nos coiffeurs dans certaines de ses caractéristiques mentales.

Il estimait que son devoir était non seulement de nous guider le long de ces fleuves et de faire ce pour quoi il était payé, mais aussi de nous divertir en racontant des histoires curieuses et mystérieuses, anciennes et modernes, étranges et familières.

J'en ai oublié beaucoup, et je suis heureux qu'il en soit ainsi, mais il y en a une que je n'oublierai jamais.

Le vieux guide menait mon chameau par le licou sur les rives de ces cours d'eau antiques et me racontait histoire sur histoire, jusqu'à ce que je me lasse de les entendre et que je ne les écoute plus.

Ce guide ne m'a jamais irrité lorsqu'il se mettait en colère du fait que j'arrêtais de l'écouter.

Mais je me souviens qu'il ôtait sa coiffe turque et qu'il la faisait tournoyer pour attirer mon attention.

Je le voyais du coin de l'oeil, mais je ne le regardais pas directement par crainte qu'il me raconte une autre histoire.

Bien que je ne sois pas une femme, je finissais par le regarder, et aussitôt il en commençait une nouvelle.

Je vais maintenant vous raconter une histoire que je réserve à mes amis intimes.

Lorsqu'il a insisté sur les mots "amis intimes", j'ai écouté, et je me félicite de l'avoir fait.

Je lui suis profondément gré de cette histoire, cor j'en ai fait un cours que 1.674 jeunes gens ont entendu au collège, se félicitant également que je l'aie écoutée.

Le vieux guide m'a dit qu'autrefois, un ancien Perse du nom d'Ali Hafed vivait à proximité de l'Indus.

Ali Hafed possédait une vaste exploitation agricole.

Il avait des vergers, des champs de céréales et des jardins.

Il avait de l'argent placé; il était riche et satisfait.

Il était satisfait parce que riche et, riche parce que satisfait.

Un jour, le vieil agriculteur perse reçut la visite d'un vieux prêtre bouddhiste, un sage d'Orient.

Le prêtre s'assit au coin du feu et dit au vieil agriculteur comment notre monde avait été créé.

Il lui dit que ce monde n'était autrefois qu'une nappe de brume.

Le Tout-Puissant mit son doigt dans cette nappe et commença à le tourner lentement, puis de plus en plus vite jusqu'à ce qu'enfin, la nappe de brume tourbillonne pour se transformer en une boule de feu.

Ensuite, cette boule roula dans l'univers, atteignant en passant d'autres nappes de brume, dont elle condensa l'humidité extérieure jusqu'à ce qu'elle tombe dans un déluge de pluie sur sa surface torride et en refroidisse la croûte extérieure.

Alors, le feu intérieur, jaillissant vers l'extérieur en traversant la croûte, forma les montagnes et les collines, les vallées, les plaines et les prairies de notre monde merveilleux.

Si cette masse fondue jaillissait et refroidissait très rapidement, elle devenait du granit; moins rapidement, du cuivre; moins rapidement, de l'argent; moins rapidement encore, de l'or, et, après l'or, les diamants virent le jour.

Un diamant est une goutte congelée de lumière solaire.

Or, cela est littéralement exact sur le plan scientifique: un diamant est un dépôt de carbone provenant du soleil.

Le vieux prêtre dit à Ali Hafed que s'il possédait un diamant de la taille de son pouce, il pourrait acheter le comté, et que s'il possédait une mine de diamants, il pourrait asseoir ses enfants sur des trônes grâce à l'influence que leur donnerait leur grande richesse.

Ali Hafed avait tout entendu sur les diamants et sur leur valeur, et il fut un homme pauvre lorsqu'il alla se coucher ce soirlà.

Ainsi, il vendit son exploitation, rassembla son argent, confia sa famille à un voisin et partit à la recherche de diamants.

L'homme qui avait acheté l'exploitation d'Ali Hafed mena son chameau dans le jardin pour le faire boire.

Lorsque le vieux guide arabe m'eut raconté le deuxième chapitre de son histoire, il enleva sa coiffe turque et la fit tourner en l'air pour attirer mon attention sur la morale.

Si Ali Hafed était resté chez lui et avait fouillé dans son propre cellier, dans ses propres champs de blé ou dans son propre jardin, il aurait possédé des "mines de diamant" au lieu de souffrir d'une pauvreté extrême, de la faim et de mourir en se suicidant dans un pays étranger.

L'ex-propriétaire du ranch voulait de l'or, et il aurait pu en trouver abondamment chez lui.

En fait, depuis cette époque, on en a extrait pour 38 millions d'euros sur à peine quelques hectares.

S'il y a quelque chose que j'aime par-dessus tout lorsque je suis sur une estrade, c'est d'avoir devant moi un auditoire d'Allemands de Pennsylvanie auquel m'adresser.

Il y avait un homme en Pennsylvanie, fort semblable à tant de Pennsylvaniens, qui possédait une exploitation agricole, et qui avait fait de cette exploitation exactement ce que j'en aurais fait si j'en avais possédée une en Pennsylvanie: il l'avait vendue.

Mais avant de la vendre, il avait décidé d'assurer son avenir en recueillant de l'huile lourde de houille pour son cousin, qui travaillait dans ce secteur au Canada, premier endroit où l'on a découvert du pétrole sur le continent nord-américain.

Mais il me faut une autre illustration.

J'ai trouvé celle-ci dans la Massachusetts, et je suis désolé qu'il en soit ainsi, car c'est mon État d'origine.

Ce jeune homme du Massachusetts alimente aussi ma pensée.

Il avait fréquenté le collège de Yale, où il avait étudié les mines et l'exploitation minière.

Il devint un excellent ingénieur des mines, auquel les autorités de l'université confièrent la charge de former les étudiants qui avaient pris du retard dans leurs cours.

Lors de sa dernière année d'études, il gagnait 150 euros par semaine pour ce travail.

Lorsqu'il fut diplômé, son salaire passa de 150 à 450 euros par semaine.

On lui offrit une chaire, et il alla immédiatement chez lui voir sa mère.

Mère, je ne vais pas travailler pour 450 euros par semaine.

Un homme avec un cerveau comme le mien, travailler pour 450 euros par semaine!

Allons en Californie découvrir des mines d'or et d'argent, et nous serons immensément riches.

Écoute, Charlie, c'est tout aussi bien d'être heureux que d'être riche.

Oui, dit Charlie, mais c'est aussi bien d'être riche et heureux.

Comme il était fils unique et qu'elle était veuve, ce fut lui qui l'emporta.

Ils rendirent leurs biens dans le Massachusetts et, au lieu d'aller en Californie, se rendirent dans le Wisconsin, où il trouva du travail pour une société d'exploitation de mines de cuivre, la Superior Copper Mining Company, encore une fois pour 150 euros par semaine, mais une condition de son contrat stipulait qu'il aurait un intérêt dans toutes les mines qu'il découvrirait pour l'entreprise.

Je ne pense pas qu'il découvrit jamais une seule mine, et si je songe à n'importe quel actionnaire de la société, je regrette qu'il n'ait rien découvert.

J'ai des amis qui ne sont pas ici parce qu'ils n'avaient pas les moyens d'acheter un titre de transport.

Ils avaient des parts dans cette société à l'époque où le jeune homme y travaillait.

Ce jeune homme s'était rendu là-bas, et je n'ai jamais plus entendu parler de lui.

Je ne sais pas ce qu'il est advenu de lui, s'il a trouvé des mines ou non, mais je ne pense pas que ce soit le cas.

Cependant, je connais l'autre côté de l'histoire.

Le jeune homme avait à peine quitté sa vieille exploitation que le nouveau propriétaire se mit à ramasser des pommes de terre.

Les pommes de terre poussaient déjà dans le sol lorsqu'il racheta la ferme.

Alors qu'il déplaçait le panier, il remarqua, dans un coin du mur de pierre, à proximité de l'entrée, un bloc d'argent natif formant un carré de 20 centimètres de côté.

Lorsque le professeur d'exploitation minière et de minéralogie, qui connaissait si bien le sujet qu'il ne daignait pas travailler pour 450 euros par semaine, avait vendu cette propriété dans le Massachusetts, il s'était assis carrément sur cet argent pour faire affaire.

Mes amis, ce type d'erreur est vraiment universel, et ce n'est même pas la peine de sourire de l'aventure de ce jeune homme.

J'aimerais que le collège soit rempli ce soir de collégiens, d'élèves du secondaire, auxquels je puisse parler.

J'affirme que vous disposez de "mines de diamants", où vous vivez.

Mais, rétorquerez-vous, vous ne devez pas connaître grand-chose à l'endroit où je vis si vous pensez qu'elle recèle des "mines de diamants".

Ah, mes amis, vous ne pouvez pas affirmer que vous ne vous trouvez pas au-dessus d'un des plus grandes gisements de diamants du monde, car de tels diamants ne proviennent que des mines les plus rentables qu'on trouve sur Terre.

Il n'y a jamais eu d'endroit sur Terre plus adapté pour cela que l'endroit où vous vivez aujourd'hui, et jamais dans l'histoire du monde un homme pauvre dépourvu de capitaux n'a eu une telle occasion de s'enrichir rapidement et honnêtement qu'ici, maintenant, grâce aux technologies nouvelles.

Je tiens à le dire clairement et brièvement, bien que cela pourrait faire l'objet d'une discussion que je n'ai pas le temps d'aborder ici : 98 % des hommes riches de notre pays sont honnêtes.

C'est pour cela qu'ils mènent de grandes entreprises et trouvent beaucoup de gens disposés à travailler pour eux.

Oui, bien sûr, vous en entendez parler, et moi aussi.

Mais ils sont tellement rares, en fait, que les journaux en parlent tout le temps, à tel point qu'on a l'impression que tous les autres riches se sont enrichis malhonnêtement.

Un homme n'est pas un homme véritable tant qu'il ne possède pas sa propre maison, et ceux qui possèdent la leur sont plus honorables, honnêtes et purs, loyaux, économes et prudents, du fait qu'ils possèdent leur maison.

Sinon, je n'aurais pas donné de conférences pendant toutes ces années, d'admets que j'accorde ma sympathie aux pauvres, mais le nombre de pauvres qui méritent la sympathie est très faible.

J'ai horreur de laisser les choses en cet état.

J'ai entendu un homme, qui s'était levé lors d'une réunion de prières dans notre ville, remercier le Seigneur car il était "l'un des pauvres de Dieu".

Eh bien, je me demande ce que sa femme en pense.

C'est elle qui gagne tout l'argent du ménage, et il en fume une partie sur la véranda.

Je ne veux plus voir de pauvres de Dieu de ce type et je ne pense pas que le Seigneur les approuve.

Il existe pourtant des gens convaincus que pour être pieux, il faut être très pauvre et très sale.

Tout en apportant notre sympathie aux pauvres, n'enseignons pas une telle doctrine.

À notre époque, nous sommes prévenus contre le fait de conseiller à un chrétien ou, comme diraient les Juifs, à un homme de Dieu, d'atteindre à la richesse.

Le préjugé est tellement universel et il sévit depuis si longtemps, je pense, que je peux citer à coup sûr le cas d'un jeune homme que j'ai connu il y a de nombreuses années, à l'Université Temple.

Celui-ci, qui fréquentait notre école de théologie, se croyait le seul étudiant pieux de la faculté.

Monsieur le président, je pense qu'il est de mon devoir de venir parler avec vous.

Je vous ai entendu dire à l'école, lors de la remise des diplômes, que selon vous, c'est une ambition honorable pour un jeune homme que de désirer avoir des richesses, que cela lui donne de la modération, le rend industrieux et désireux de se faire une bonne réputation.

Vous avez affirmé que l'ambition d'un homme de gagner de l'argent contribue à en faire un homme de bien.

Or, je suis venu vous dire que selon la Sainte Bible, "l'argent est la source de tous les maux ".

Je lui répondit que je n'avais jamais rien vu de tel dans la Bible.

Je lui conseillai d'aller à la chapelle, d'y prendre la Bible et de me montrer la citation.

Il alla donc chercher la Bible, Bientôt, il revint dans mon bureau en tenant la Bible ouverte, avec toute la fierté fanatique du sectaire étroit d'esprit ou de celui qui fonde sa chrétienté sur une interprétation erronée des Écritures.

Voici, monsieur le président, vous pouvez lire vous-même.

Eh bien, jeune homme, vous apprendrez lorsque vous serez un peu plus vieux que vous ne pouvez pas demander à un membre d'une autre confession de lire la Bible pour vous.

Cependant, on vous apprend à l'école de théologie que l'accent mis sur une citation, c'est l'exégèse.

Maintenant, voulez-vous bien prendre cette Bible, la lire vous-même et y mettre l'accent voulu?

L'amour de l'argent est à la source de tous les maux.

À ce moment-là, il avait raison, et lorsqu'on cite à juste titre les Saintes Écritures, on dit la vérité absolue.

Pendant 50 ans, j'ai vécu la plus grande bataille que le Livre Saint ait jamais livrée, et j'ai vécu pour voir son étendard flotter librement, car jamais dans l'histoire du monde les grands esprits de la Terre n'ont si universelle-ment reconnu que la Bible est la vérité, l'entière vérité qu'en ce moment même.

Gagner de l'argent maintenant et ici?

Ainsi, lorsque j'affirme qu'il a cité la Bible à juste titre, il a bien évidemment dit la vérité absolue.

"L'amour de l'argent est à la source de tous les maux".

Celui qui cherche à se l'approprier trop rapidement ou de façon malhonnête tombe dans de nombreux pièges, c'est une certitude.

Qu'est-ce que c'est que cela?

Écritures et par le bon sens de l'Homme.

Celui qui voue un culte à l'argent au lieu de songer à l'usage qu'il faudrait en faire, celui qui idolâtre tout simplement l'argent, l'avare qui amasse l'argent dans son grenier ou le cache dans un bas de laine, qui refuse de l'investir de façon à faire du bien au monde, celui-là a en lui la racine de tous les maux.

Monsieur Conwell, avez-vous vécu à Philadelphie pendant 31 ans sans savoir que le temps est passé où l'on peut faire quoi que ce soit dans cette ville?

Si vous n'avez pas gagné plus de 10.000 euros en 20 ans à Philadelphie, Philadelphie aurait mieux fait de vous expulser il y a 19 ans et 9 mois.

Un homme n'a pas le droit de tenir un magasin à Philadelphie pendant 20 ans sans gagner au moins 500.000 euros ou plus, même s'il ne s'agit que d'une épicerie de quartier au centre ville.

Les prêcheurs ne connaissent jamais rien aux affaires.

Le problème était qu'à l'époque, je n'avais pas appris que le fondement de la dévotion et le principe du succès en affaires sont exactement la même chose.

L'homme qui a affirmé qu'il ne gagnait rien dans un magasin de Philadelphie a géré ses affaires en s'inspirant d'un principe erroné.

Je ne peux pas me lancer dans les affaires.

Je parle ici des affaires, mais le principe s'applique à tous les métiers.

Et pourquoi ne pouvez-vous pas vous lancer dans les affaires?

Parce que je ne dispose pas du moindre capital.

Oh, créature faible et prétentieuse qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez!

Ah, si j'avais plein de capitaux, comme je deviendrais riche.

Jeune homme, pensez-vous que vous allez vous enrichir si vous disposez de capitaux?

Si votre mère a plein d'argent et qu'elle vous installe dans le commerce, c'est vous qui allez lui faire son affaire, avec les capitaux qu'elle vous fournira.

Dès le moment où un jeune homme ou une jeune femme obtient plus d'argent qu'il n'en a eu dans sa jeunesse par une expérience pratique, il est maudit.

Il ne sert à rien à un jeune homme ou à une jeune fille d'hériter de l'argent.

Cela ne sert à rien de laisser de l'argent à vos enfants, mais si vous leur donnez une bonne éducation, si vous leur conférez un esprit chrétien et un noble caractère, si vous leur offrez un vaste cercle d'amis, si vous leur donnez un nom honorable, cela vaut beaucoup mieux que si vous leur laissez de l'argent.

Il serait beaucoup plus mauvais pour eux et pour le pays, de leur laisser quelque argent que ce soit.

Oh, jeune homme, si vous avez hérité de l'argent, ne le considérez pas comme une aide.

Cet argent vous damnera toute votre vie et vous privera des meilleures choses qu'offre l'existence humaine.

Il n'y a pas de classe de gens sur laquelle il faille s'apitoyer davantage que les fils et les filles inexpérimentés des riches de notre génération.

Je m'apitoie sur le fils de l'homme riche.

Il ne pourra jamais connaître les meilleures choses de la vie.

L'une des meilleures choses de la vie, c'est quand un jeune homme gagne sa propre vie, qu'il se fiance à une jeune femme adorable et qu'il décide d'acheter sa propre maison.

Avec cet amour vient aussi l'inspiration divine en vue de meilleures choses, et il commence à économiser son argent.

Il commence à abandonner ses mauvaises habitudes et à mettre de l'argent à la banque.

Lorsqu'il possède quelques milliers d'euros, il se rend en banlieue pour rechercher une maison.

Il se rend à la caisse d'épargne, peutêtre, pour obtenir la moitié du prix, puis il va voir sa femme.

Elle est entièrement à moi, et je la partage avec toi.

C'est là le moment le plus grandiose que puisse connaître le coeur d'un homme.

Évidemment, si le fils d'un homme riche agit ainsi, il acquiert la discipline d'un pauvre, qui vaut davantage pour n'importe quel homme que des études universitaires.

Je revenais d'une conférence à l'hôtel, et en m'approchant de la réception, je vis le fils d'un millionnaire de New York.

Ce criquet humain s'approcha de la réception alors que j'entrais, ajusta son monocle opaque et s'adressa ainsi au réceptionniste.

Le réceptionniste le mesura rapidement du regard, sortit le papier et les enveloppes d'un tiroir, les jeta à travers le comptoir vers le jeune homme et retourna à ses registres.

Il fit fortune en commençant par perdre, ce qui lui apprit une grande leçon: il ne faut s'investir ou investir son argent que dans ce dont les gens ont besoin.

La meilleure illustration que j'aie jamais entendue est celle de John Jacob Astor.

Mes amis, n'avez-vous jamais lu le livre merveilleux de Riis dont nous honorons ici la mémoire à la suite de son décès récent où il présente un exposé statistique du rapport, concernant les 107 millionnaires de New York?

Une fois, il avait pris une hypothèque sur un magasin de mode, et il n'arrivait pas à vendre suffisamment de chapeaux pour payer les intérêts.

Ils ont dû vendre des marchandises pour avoir de l'argent.

Ensuite, il les a laissés seuls dans le magasin, comme ils étaient auparavant, et il est allé s'asseoir sur un banc, dans le parc, à l'ombre.

Il restait assis sur ce banc et si une dame passait, les épaules rejetées en arrière et la tête bien droite, en regardant droit devant elle, comme si elle se fichait que le monde entier la regarde, il étudiait son chapeau.

Mettez en vitrine le type de chapeau que je vais vous décrire, car j'ai vu une dame qui les aime.

Il ne remplissait pas sa vitrine du centre ville de chapeaux propres à faire fuir les gens pour ensuite se plaindre parce que les dames allaient les acheter chez Wanamaker.

Oh oui, me répond un jeune homme, il reste des possibilités ici si vous travaillez avec confiance et que vous disposez de deux ou trois millions d'euros de capitaux pour commencer.

Jeune homme, l'histoire de la façon dont les trusts ont été cassés par les attaques contre les grosses entreprises ne fait qu'illustrer les possibilités désormais ouvertes aux petits.

Jamais dans l'histoire du monde le moment n'a été aussi propice que maintenant pour s'enrichir rapidement sans posséder de capitaux.

Mais, me répondrez-vous, on ne peut rien .faire de la sorte.

On ne peut pas démarrer sans capitaux.

C'est mon devoir envers tout jeune homme ou jeune fille, car nous allons tous nous lancer très bientôt en affaires dans les mêmes termes.

Jeune homme, sachez que si vous savez ce dont ont besoin les gens, vous disposez de davantage de connaissances en vue de faire fortune que ce que vous apporteront des capitaux, quelle qu'en soit la somme.

Il y avait un pauvre homme sans travail qui vivait à Hingham, dans le Massachusetts.

Il restait à flâner autour de la maison jus-qu'à ce qu'un jour sa femme lui dise de partir travailler et, comme il vivait dans le Massachusetts, il obéit à sa femme.

Il partit, s'assit au bord de la baie et tailla un morceau de bois au couteau pour en faire une chaîne.

Ce soir-là, ses enfants se battirent pour avoir la chaîne, et il en tailla une deuxième pour faire la paix.

Pourquoi ne tailles-tu pas des jouets au couteau pour les vendre?

Tu pourrais gagner de l'argent ainsi.

Oh, répondit-il, mais je ne saurais pas quoi faire.

Pourquoi ne demandes-tu pas à tes enfants, dans ta propre maison, ce que tu peux faire?

A quoi cela servirait-il d'essayer?

Mes enfants sont différents de ceux des autres.

(J'ai rencontré des personnes comme celle-ci à l'époque où j'enseignais.)

Mais il suivit le conseil qu'on lui avait donné.

Elle commença à lui dire qu'elle aimerait avoir un lit de poupée, une console de toilette pour poupée, un petit parapluie de poupée, et continua d'égrener une liste d'objets qu'il lui faudrait une vie entière pour construire.

Ainsi, ayant consulté ses propres enfants dans sa propre maison, il prit le bois pour le feu, car il n'avait pas d'argent pour acheter du bois d'oeuvre, et tailla au couteau les jouets de Hingham, robustes et non peints, qui furent célèbres dans le monde entier pendant de nombreuses années.

Cet homme commença par faire ces jouets pour ses propres enfants, puis il en exécuta des copies qu'il vendit par l'intermédiaire d'un magasin de chaussures voisin.

Il commença à gagner un peu d'argent, puis un peu plus.

M. Lawson, dans Frenzied Finance, affirme qu'il est maintenant l'homme le plus riche du Massachusetts, et je pense que c'est vrai.

Cet homme, qui vaut aujourd'hui 100 millions d'euros, a oeuvré pendant 34 ans, seulement en se fondant sur le principe selon lequel ce que ses enfants aiment chez lui, les enfants d'autres gens l'aimeront aussi chez eux.

Juger du coeur humain par soi-même, par sa femme ou par ses enfants est la voie royale du succès en matière de fabrication.

Mais, me direz-vous, n'avait-il aucun capital?

Si, il avait un canif, et il l'avait peut-être emprunté!

Allez, invente un bouton de col et enrichis-toi.

Qui sont les plus grands inventeurs du monde?

Le véritable grand homme est un homme ordinaire, simple, franc, direct, un homme de bon sens.

Vous prétendez qu'il n'y a rien de formidable chez vos voisins.

La grandeur est toujours loin, autre part.

Je me suis rendu à la Maison-Blanche, à Washington c'est la première fois de ma vie que je m'y rendais, pour voir le Président.

Après avoir vu tout le monde, le secrétaire entra chez le Président, puis revint à la porte et me fit signe.

Personne ne devrait envier la place de Président des États-Unis, et je serai heureux quand j'en aurai fini.

Lincoln, pour lesquels il n'était que "ce bon vieux Abe".

Bien entendu, il n'était que cela à leurs yeux.

Avez-vous jamais vu un homme qui se pavane tellement qu'il ne remarque même pas un mécanisme ordinaire?

Pensezvous qu'il ait de la grandeur?

Il n'est qu'un ballon gonflé, retenu au sol par ses grands pieds.

Il n'y a aucune grandeur en lui.

Qui sont les grands hommes et les grandes femmes?

Mon attention a été attirée l'autre jour par une toute petite chose qui a fait la fortune d'un homme très pauvre.

C'était une chose terrible, et pourtant, en raison de cette expérience, lui qui n'était pas un grand inventeur ou un génie a inventé l'épingle qu'on appelle maintenant épingle de sûreté.

Grâce à celle-ci, il a fait la fortune de l'une des grandes familles aristocratiques de ce pays.

Un pauvre homme du Massachusetts qui travaillait dans une clouterie avait été blessé à l'âge de 38 ans et ne pouvait gagner que peu d'argent.

Il était employé dans un bureau à effacer les marques laissées sur les factures par des notes écrites au crayon.

Il maniait la gomme jusqu'à ce que sa main se fatigue.

Il eut alors l'idée de fixer un morceau de caoutchouc au bout d'un bâton et de s'en servir comme d'un rabot.

Montrez-moi les grands hommes et les grandes femmes qui vivent dans votre ville.

Il n'y a qu'une seule réponse : c'est parce que nos concitoyens disent du mal de leur propre ville.

Je déclare qu'il est temps que nous nous bougions dans notre ville, que nous commencions à dire du bien de ce qui se trouve dans cette ville et que nous commencions à l'affirmer avant que le reste du monde ne le fasse, comme les habitants de Chicago, de New York, de Saint-Louis et de San Francisco.

Cette nation, où c'est le peuple qui fait la loi, est gouvernée par le peuple et pour le peuple et, tant qu'il en sera ainsi, l'élu ne sera que le serviteur du peuple.

Il se peut que je brigue un poste pour moi-même, mais si l'ambition d'un poste influence les femmes dans leur désir de voter, je tiens à préciser ici ce que j'affirme aux jeunes femmes: que si l'on n'obtient que le privilège de voter, on n'obtient rien qui en vaille la peine.

Vous avez rassemblé dans cette maison vos sujets les plus brillants et cependant, il n'y a sans doute pas l'un d'entre eux qui puisse nommer les sept autres hommes.

Je vois la compagnie de soldats qui se sont réengagés et qui marchent en cadence sur le terrain du concours agricole.

Une aiguille m'aurait fait éclater en morceaux.

J'ai ensuite pensé que cet événement était le plus important qu'un homme ait connu sur Terre.

Je marchai au pas sur le terrain communal, fier comme Artaban, à la tête de mes troupes, puis nous nous dirigeâmes vers la mairie.

Là, on assit mes soldats à proximité de l'allée centrale et je m'assis au premier rang.

Une grande assemblée de cent ou deux cents personnes vint remplir la mairie.

C'était un homme qui n'avait jamais occupé cette charge auparavant, mais c'était un homme bon, et ses amis m'ont affirmé que je pouvais le dire sans les offenser.

Il vint directement à moi sur l'estrade et m'invita à prendre place parmi les représentants de la ville.

Nous pensions tous qu'il allait présenter le ministre congrégationiste, qui était le seul orateur de la ville, et que celui-ci allait prononcer un discours solennel en l'honneur des soldats revenus de la guerre.

Il semble étrange qu'un homme ne sache pas qu'il doit apprendre à parler lorsqu'il est jeune s'il a l'intention de devenir orateur quand il sera vieux, mais il semblait à celui-ci qu'il lui suffisait d'occuper une charge pour être un grand orateur.

Il s'avança donc, prenant avec lui le texte d'un discours qu'il avait appris par coeur en faisant des allers et retours dans le pâturage, où il avait effrayé le bétail.

Il s'appuya lourdement sur le talon gauche, rejeta les épaules en arrière, avança légèrement le pied droit, ouvrir l'organe de la parole et mit le pied droit à un angle de 45 degrés.

Il s'étrangla, avala sa salive et fit le tour de la table pour jeter un oeil au texte.

Nous sommes très heureux d'accueillir dans leur ville natale ces soldats qui ont combattu et perdu leur sang.., et qui sont revenus dans leur ville natale.

Nous nous félicitons particulièrement d'avoir avec nous aujourd'hui ce jeune héros (c'était moi), ce jeune héros que dans notre imagination (mes amis, souvenez-vous qu'il a dit cela : s'il n'avait pas dit "dans notre imagination ", je ne serais pas suffisamment imbu de moi-même pour en parler), ce jeune héros que dans notre imagination, nous avons vu commander.., nous avons vu commander...

Avec son épée étincelante brillant au soleil, il criait à ses troupes: "En avant!".

Certains d'entre eux s'étaient rendus très loin pour trouver un cochon ou un poulet.

Certains avaient trouvé la mort sous les pins arrosés par les obus, dans les montagnes du Tennessee, et pourtant, ils étaient pratiquement méconnus dans le discours du brave homme.

Il avait fait allusion à eux, mais de manière secondaire.

Le héros du jour était ce garçon.

La nation lui devait-elle quelque chose?

Non, ni à l'époque ni maintenant.

Simplement parce que cet homme avait commis l'erreur humaine courante de penser que ce garçon avait de la grandeur du fait qu'il était officier et que les autres n'étaient que de simples soldats.

Oh, j'ai alors appris une leçon que je n'oublierai jamais tant que le battant de la cloche du temps continuera de battre pour moi.

La grandeur consiste non pas à occuper une charge quelconque à l'avenir, mais à réaliser de grandes actions avec peu de moyens et à accomplir de vastes choses en toute simplicité.

Pour atteindre à la grandeur, il faut être éminent ici, maintenant, chez vous.

Celui qui peut donner à cette ville de meilleures rues, de meilleurs trottoirs, de meilleures écoles et davantage de lycées, davantage de bonheur, davantage de civilisation, davantage de Dieu, celui-là sera grand n'importe où.

Au cas où vous ne me reverriez plus, vous tous qui êtes présents ici, rappelez-vous ceci : si vous souhaitez atteindre à une quelconque grandeur, vous devez commencer là où vous êtes et avec ce que vous avez, maintenant.

Celui qui peut faire don à sa ville d'un bienfait, celui qui peut être un bon citoyen en vivant ici, celui qui peut construire de meilleures maisons, celui qui peut être une bénédiction, qu'il travaille à l'atelier, derrière un comptoir ou à la maison, quelle que soit sa vie, celui qui peut atteindre à la grandeur où qu'il soit doit, d'abord y parvenir dans sa propre ville.

Il est fortement conseillé de le passer gratuitement à vos amis intéressés.

Si vous voulez le mettre sur votre site, le vendre ou l'offrir avec un de vos produits, vous devez obtenir notre OK.


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