"En toi est l'illimité"

Tous les services de base sont Gratuits sur ce site -- pour
voir la vie du bon côté et développer tous vos Potentiels de Succès

Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"

Jetez un coup d'oeil avant de télécharger pour voir, en le feuilletant, s'il y a des choses qui vous intéressent.


Concepts:
volonté, vie, esprit, exercices, habitudes, enfants, conscience, maladies, efforts, contrairement, caractère, physiques, essentiellement, psychologiques, émotions.

Énoncés:
Qu'est-ce que la volonté ?

Le professeur Robert Tocquet a écrit 55 ouvrages scientifiques, psychologiques et parapsychologiques dont la plupart ont été traduits et édités dans les pays suivants: Angleterre, Allemagne, Espagne, Portugal, Italie, Hollande, Pologne, Tchécoslovaquie, Mexique, Brésil, Argentine, Canada, Etats-Unis, Afrique Australe.

Premier prix du Concours idéiste 1979-1980; Ouvrage sélectionné et recommandé par l'Office chrétien du livre; Médaille de vermeil de «Arts, Sciences et Lettres».

La volonté est incontestablement la principale faculté qui oriente la destinée humaine.

Elle est indispensable dans votre édification psychologique, morale et même physique et elle est la clef de votre succès.

A cet égard, les pages de l'histoire sont remplies d'exemples de l'influence dominatrice de certains hommes, qu'il s'agisse d'Alexandre, qui, parti d'une situation inférieure, s'éleva au sommet de la puissance, de Louis XI, de Sully, de Richelieu, d'Olivier Cromwell, de Colbert, de Washington, de Napoléon 1er, de Bismarck, de Churchill, d'Adenauer, du Général de Gaulle et de combien d'autres.

Tous ces grands hommes étaient pourvus d'une forte volonté, innée ou acquise, qui leur a permis de dominer les autres hommes, et, par voie de conséquence, de diriger dans une certaine mesure les événements.

les Charles Richet, les Einstein, qui, par leur travail obstiné, ont mis à jour certains secrets de la nature et qui, pour imposer leurs conceptions, ont généralement dû combattre les opinions régnantes et adverses du moment, étaient des hommes volontaires et souvent courageux.

Enfin, il n'est pas jusqu'à la pensée philosophique qui ne s'oriente vers l'action créatrice.

Les jeunes générations surtout, puisant à même l'intuitionnisme bergsonien et le pragmatisme américain de William James, préfèrent nettement, aux données de la raison pure, celles de la raison pratique.

recèlent et l'on peut admettre que nos perceptions et nos pensées n'existent qu'en vue de l'action.

William James fait d'ailleurs remarquer dans Volonté de croire que l'intelligence est entièrement édifiée sur des intérêts pratiques.

L'activité a pour seul but d'éclairer la conscience cognitive par ses résultats.

Sensations et émotions sont des modes troubles et confus de ce qui, clarifié, s'appelle conscience intelligente.

Bien sûr, lorsque nous disons que la volonté est la clef enchantée qui vous ouvre la voie de la réussite ainsi que celle de la sagesse et du bonheur et qui contribue à vous assurer la santé, nous ne prétendons pas qu'elle soit la seule qualification dont vous ayez besoin pour obtenir ces biens précieux, mais nous voulons dire que, sans la volonté, votre intelligence, votre savoir-faire, les connaissances que vous avez acquises, les occasions qui vous sont offertes, votre résistance physique naturelle, sont beaucoup moins efficaces.

L'occasion de la développer se présentera à tout instant en exécutant chaque jour, ponctuellement et convenablement, ce que vous avez à faire, en vous efforçant de lutter contre vos mauvais penchants, vos mauvaises habitudes, contre votre paresse, et, en général, contre vos défauts.

Et ainsi vous créerez en vous de bonnes et de saines habitudes qui, dans la conduite de la vie, sont beaucoup plus précieuses que les maximes.

Ce sont, en effet, des maximes vivantes devenues chair et instinct.

Modifier et réformer les principes qui dirigent votre comportement est certainement utile et même indispensable, mais c'est tout simplement changer leur titre.

En revanche, prendre de nouvelles habitudes, c'est atteindre la vie dans sa substance.

Vous cultiverez aussi votre volonté en subissant de bon gré les souffrances inévitables telles que certaines douleurs physiques, contre lesquelles la science est impuissante, et les peines morales provoquées, en particulier, par la perte d'êtres chers.

En ce qui concerne ces dernières épreuves, ne vous révoltez pas contre la destinée, car les plaintes et les gémissements n'évitent pas l'inévitable et ne réparent pas l'irréparable.

Sans doute, vous devez pleurer vos parents et vos amis disparus parce que vous les aimez et parce que vous les regrettez, mais il est vain et il serait déraisonnable de vous rebeller contre les lois inéluctables de la nature.

Vos peines, vos afflictions ne sont pas toujours, bien entendu, l'oeuvre de la nature; elles sont souvent aussi celles des hommes.

C'est le fait par exemple de l'industriel ruiné par la concurrence et de l'élève puni par son maître.

Il consiste essentiellement, et c'est là l'objet principal de notre livre, à vous rendre maître de vos muscles, de vos gestes et de vos pensées.

Et aussi à cultiver et à développer vos forces corporelles grâce à une alimentation correcte, à une éducation physique bien dirigée, à des exercices respiratoires appropriés, à l'action de l'air, de l'eau et du soleil.

voulez obtenir des résultats solides et définitifs dans le domaine de la pensée, de la volonté et de l'action.

Il faut toutefois souligner que l'éducation de la volonté ne consiste pas à faire des hommes capables de mettre partout et toujours le calcul à la place de l'impulsion.

Conformément à cette définition, on distingue généralement, dans tout acte volontaire complet, 4 phases successives: la conception du but à atteindre, la délibération, la détermination, l'exécution.

Notons, à propos de cette phase de l'acte volontaire, que les hommes délibèrent plutôt avec leur intelligence et les femmes avec leur sensibilité.

Cette phase de l'acte volontaire implique une intelligence vive et prompte, une force de caractère assez développée et assez sûre d'ellemême pour résister à l'entraînement des passions, des préjugés, de la routine, de l'exemple et de la tradition.

Ces points sont les suivants: les éléments psychologiques de la volonté; la volonté et l'habitude; les défauts, les maladies et les limites de la volonté.

Enfin, le désir représente en nous la nature et ses appétits alors que la volonté exprime la maîtrise de soi qui, suivant les cas et les circonstances, satisfait, amortit ou contrarie les appétits naturels.

Sans intelligence, c'est-à-dire sans l'intervention de la réflexion et de la raison, la volonté ne pourrait s'exercer.

Vouloir, c'est, avant tout, réfléchir, juger, raisonner et délibérer.

Il s'ensuit que l'une des caractéristiques de l'activité volontaire, c'est l'importance de ses éléments représentatifs.

Aussi, certains auteurs, et tout particulièrement les Socratiques et la plupart des Cartésiens, ont-ils tenté de ramener la volonté à l'intelligence.

En fait, comprendre et vouloir, bien qu'inséparablement unis, sont deux opérations distinctes.

L'intelligence c'est la connaissance et la volonté c'est l'action.

L'intelligence obéit à des lois qui sont les mêmes chez tous les esprits sains et normaux; elle est impersonnelle.

En revanche, la volonté est personnelle car elle exprime le tempérament de chacun et chaque tempérament a sa nature propre.

Concevoir et se représenter une série d'actions ce n'est pas nécessairement les accomplir.

Entre l'idée et l'acte, il y a place pour la délibération et la résolution sur lesquelles influent les sentiments, les passions; aussi il arrive bien souvent que l'on «voit» le bien et que l'on «fait» le mal.

Il est indispensable de voir le bien pour le faire.

Mais cela ne suffit pas; il faut aussi l'aimer et avoir la ferme intention de le réaliser.

On peut ajouter à ces considérations que l'intelligence a pour domaine le présent ou le passé et pour objet le vrai alors que la volonté a pour champ d'action le présent ou le futur, et, pour but, le plaisir, l'intérêt ou le bien.

Le devoir lui ordonne de subordonner le plaisir et l'intérêt au bien désintéressé.

Certains auteurs, tels que Wundt et Rignano, ont vu dans la volonté un prolongement et une complication de la vie affective.

De son côté, Rignano affirme que, «au fond, la volonté n'est pas autre chose qu'une tendance affective véritable et propre, inhibitrice des autres en ce qu'elle est à plus longue portée, et qui, à son tour, pousse à l'action comme toute autre tendance affective en général».

En réalité, bien que la volonté soit inséparable de certains états affectifs, il est difficile d'y voir, comme le fait Wundt, un simple prolongement de l'affectivité qui est ce qu'il y a de moins discipliné en nous.

D'autre part, la volonté n'est pas, comme le pense Rignano, dans l'opposition des tendances qui conduit à l'incertitude et à l'indécision, mais elle est dans l'acte qui règle cette opposition.

Comme nous l'avons souligné, les considérations précédentes sont insuffisantes, surtout si on les envisage isolément, pour interpréter l'acte volontaire et des psychologues classiques ne s'en sont pas, à juste titre, contentés.

La volonté n'existerait pas sans eux, mais elle est elle-même autre chose qu'eux.

Ainsi s'est-on trouvé conduit à faire de la volonté une puissance à part parmi les autres fonctions de l'esprit, une entité simple, agissant pour ainsi dire tout d'un bloc et sans que son exercice puisse comporter des degrés.

L'origine de l'activité volontaire est, pour lui, l'acte idéo-moteur.

Mais ce qui caractérise la volonté proprement dite, c'est le fiat* volontaire, et celui-ci consiste essentiellement en un effort par lequel se trouve assurée la prépondérance dans la conscience.

Comme nous le verrons dans le chapitre VII, l'éducation de la volonté est complétée par la création de bonnes habitudes.

Il convient donc de préciser dans ce chapitre ce qu'est l'habitude.

Il s'ensuit que cet acte primordial peut être laborieux à cause de l'effort qu'il provoque et des insuccès auxquels il expose.

A vrai dire, Leibnitz et de nombreux philosophes ont soutenu que l'habitude se forme dès le premier acte.

Ce sont celles de la plupart des animaux, chez lesquels l'habitude se greffe immédiatement sur l'instinct sans que la volonté intervienne, et telles sont aussi quelques habitudes néfastes de certains hommes qui, à cet égard, ne se comportent guère comme des êtres pensants et libres.

Comme on le voit, l'habitude s'applique à toutes nos facultés de sorte que son rôle est des plus importants.

Elle est, en effet, à la fois, la condition de l'éducation et du progrès ainsi que le principe de la passion et de la routine.

En ce qui concerne cette dernière occurrence, lorsque l'habitude se développe sans rencontrer de contrepoids, ni dans l'intelligence ni dans la volonté, elle ne tarde pas à dégénérer en passion ou en routine.

Ainsi, au départ, fidèle servante, utile intermédiaire, l'habitude va devenir cette «étrangère» que flétrit le poète.

La volonté n'est pas toujours une puissance souveraine et l'on doit compter avec ses défauts, ses maladies et ses limites.

Il en est de même pour les capricieux qui, sans qu'on sache exactement pourquoi, abandonnent subitement une position prise et s'installent sur une autre position d'une nature différente ou même opposée.

Elles sont dominées, non par des raisons claires, mais par des tendances affectives générales, fortes et obtuses, aussi échappent-elles complètement à l'influence de la persuasion raisonnée.

Cet aspect particulier de l'aboulie constitue, en quelque sorte, un terme de transition entre les cas précédents et ceux dans lesquels l'affaiblissement de la volonté tient à un excès d'impulsion.

En l'occurrence, celle-ci est trop forte, et, contrairement à ce qui se passe dans l'aboulie, elle s'oppose à la réflexion.

Les sujets qui en souffrent, c'est-à-dire les impulsifs, agissent immédiatement, sans aucun temps d'arrêt.

C'est le cas, par exemple, de quelques criminels et de certains candidats au suicide.

Il y a également affaiblissement de la volonté dans les obsessions dans lesquelles une image, une idée, un mot, un acte s'imposent à l'esprit malgré la volonté et bien que le malade les juge déraisonnables.

Elles sont très fréquentes et prennent tantôt la forme d'une crainte que l'on désigne sous le nom de phobie comme celle de se laver et de relayer les mains.

Parfois l'obsession se rapproche de la folie du doute qui consiste à ne pas se fier aux données des sens les plus évidentes.

Ainsi, une malade de Lévy-Valensi doutait, tous les soirs, d'avoir éteint sa lampe et la rallumait plusieurs fois afin de l'éteindre et de se rassurer ainsi.

Cette lutte se terminait toujours de la même façon: la malade descendait dans la cour, regardait sa fenêtre, n'y voyait pas de lumière et regagnait son lit apaisée.

L'observation suivante, due au docteur Marcel Nathan, montre les rapports étroits qui unissent le scrupule à l'obsession et à la phobie.

Ses scrupules sont surtout d'ordre religieux; elle a fait, dit-elle, une confession incomplète, donc sacrilège; sa communion est nulle, elle demeure donc en état de péché.

tous les cas de ce genre, elle est incapable de spécifier le péché omis; aussi, toujours inquiète, va-t-elle de confesseur en confesseur, les trouvant toujours trop indulgents à son égard.

Plus graves encore sont les idées fixes impulsives qui, le plus souvent, ne font qu'opposer la volonté du malade à une volonté en quelque sorte parasite, mais qui, parfois aussi, aboutissent à des actes répréhensibles ou même criminels comme c'est le cas par exemple pour le kleptomane* qui vole non pour se procurer ce dont il a besoin mais pour voler, et le fait du pyromane qui met le feu à une maison non pour se venger mais pour assister à un bel incendie.

Quelquefois le malade suscite et organise, si l'on peut dire, ses propres tourments.

C'est ce que montre l'exemple suivant rapporté par H. Claude et Lévy-Valensi dans leur ouvrage Les États Anxieux.

Il s'agit d'une jeune fille belge qui décrit l'état dans lequel elle est tombée à la suite de chocs émotionnels provoqués par une mésentente familiale.

Si je vois qu'une pensée ne procure en moi aucune souffrance, je l'abandonne; si je sens qu'elle doit me porter préjudice, m'empêcher d'arriver à un but, de prendre un plaisir, mon esprit s'y cramponne comme pour me torturer, et, quoi que je fasse, je ne puis détacher ma pensée de cette idée torturante.

Mon esprit se complaît ainsi à se torturer malgré ma volonté consciente.

Toutes les fois que ce dernier venait me voir, mon esprit ne pouvait s'abstenir de chercher quelque chose pour m'empêcher d'être normale; la plupart du temps je choisissais l'obsession de bégayer, toujours malgré ma volonté; je cherchais de toutes mes forces à repousser cette idée, rien n'y faisait.

la visite, l'obsession (si je peux appeler cela une obsession) disparaissait d'elle-même sans que je tisse pour cela le moindre effort.

L'affaiblissement de la volonté peut se traduire également par un défaut d'attention comme cela a lieu à un degré élevé chez les idiots et chez les crétins.

Sous la dénomination «le règne des caprices» Théodule Ribot a placé les malades qui agissent sans réfléchir et dont les actions sont par conséquent automatiques et en quelque sorte réflexes.

On assiste alors, chez eux, à une véritable dissolution de la volonté ou à une impuissance de celle-ci à se constituer.

Cette maladie du vouloir se rencontre particulièrement chez les hystériques qui passent avec une incroyable rapidité de la joie à la tristesse ou du rire aux pleurs.

L'exagération de cet état conduit aux phénomènes hypnotiques*, au somnambulisme* et à l'extase dans lesquels il y a, semble-t-il, anéantissement de la volonté.

Mais, comme nous l'avons abondamment montré dans quelques-uns de nos ouvrages, il convient d'être extrêmement prudent dans l'examen et dans l'interprétation de ces phénomènes où se mêlent souvent, et parfois d'une façon inextricable, le trouble névropathique réel, le pithiatisme* et la simulation consciente.

Ce qui n'empêche pas d'ailleurs, loin de là, l'existence d'un hypnotisme «vrai» et de «purs» états somnambuliques et extatiques.

Quoi qu'il en soit, on peut dire, en règle générale, que les maladies de la volonté (qu'elles soient réelles ou plus ou moins simulées) vont de pair avec l'affaiblissement de la synthèse mentale.

Elles sont un stigmate essentiel de la psychasthénie.

Les malades savent vouloir intérieurement, mentalement, selon les exigences de la raison, mais ils sont incapables de passer à l'exécution des actes projetés.

Dans un ordre de faits voisins, les automatismes confusionnels, de l'alcoolique par exemple ou de l'épileptique, malgré l'étrangeté, l'incohérence, la brutalité, et, par conséquent, le caractère évidemment morbide des actes qui les manifestent, démontrent l'extrême complexité des mécanismes de tout ordre que la vie collective avec ses exigences est capable de monter en nous, puisque, livrés à eux-mêmes, alors que la conscience est assoupie ou absente, ils peuvent se dérouler intégralement et même se composer entre eux, pour donner une activité se prolongeant dans le temps et se développant dans l'espace.

En ce qui concerne cette dernière occurrence, il est banal que le rappel des souvenirs peut nous échapper malgré la volonté que nous avons de nous les remémorer.

On conçoit dès lors, dans l'exercice de la volonté, l'importance du raisonnement qui n'est autre que l'intelligence elle-même envisagée dans sa fonction supérieure, et le rôle de la réflexion qui est un retour de l'esprit sur lui-même.

Cette maxime de Juvénal, qui a été détournée par l'usage de son sens primitif et qui, dans son acception courante, signifie que la santé du corps est une condition importante de la santé de l'esprit, trouve ici sa pleine application.

Les facultés intellectuelles ou morales, et en particulier la volonté, sont en effet étroitement solidaires de l'organisme.

A ce point de vue, une mauvaise alimentation ou une hygiène déplorable sont des obstacles que des méthodes purement éducatives ont de grandes difficultés à surmonter.

Sans doute, nous ne voulons pas prétendre qu'il suffit d'être un homme robuste pour avoir, par cela même, de la volonté, du caractère et de l'énergie morale.

En effet, il arrive parfois qu'un corps chétif ou maladif enferme une volonté héroïque.

Mais un homme robuste est certainement dans les meilleures conditions voulues pour avoir une volonté puissante, d'abord parce qu'il peut dépenser sans fatigue une grande somme d'activité physique, ensuite parce que le plaisir est en raison directe de l'énergie emmagasinée ou disponible et il est connu que le plaisir pousse à l'action.

L'être, qui trouve du plaisir à agir parce qu'il a la force d'agir, recherche les occasions d'agir.

Le premier soin de celui qui désire développer sa volonté, et, en général, ses facultés psychiques, est donc de tendre vers un équilibre organique aussi satisfaisant que possible.

En outre, il doit s'assurer un sommeil réparateur, et, s'il y a lieu, consulter le médecin en cas d'asthénie (manque de force) persistante qui constitue un obstacle majeur au développement de la volonté.

Examinons successivement le rôle de ces différents facteurs en commençant par le problème de l'alimentation.

L'étude de la nutrition montre que l'organisme subit deux sortes de pertes, les unes énergétiques, les autres substantielles.

Pour les compenser, il doit recevoir, d'une part, des principes énergétiques qui seront la source de l'énergie nécessaire à l'accomplissement des phénomènes vitaux, et, d'autre part, des éléments matériels bien définis.

Pour un travail moyen, comme celui d'un menuisier, il faut apporter 3 000 calories.

Pour un travail de force, comme le travail d'un forgeron ou d'un bûcheron, il convient de fournir une quantité d'énergie supérieure à 3 000 calories.

Connaissant les besoins énergétiques globaux, il est facile de calculer le poids des aliments capables de les couvrir sachant que 1 g de protéines (albumines) dégage 4,05 calories, 1 g de lipides (graisses), 8,75 calories, et 1 g de glucides (sucres et amidons), 4,1 calories.

évaluation, il faut tenir compte du besoin minimum d'albumine qui est, comme nous l'indiquons plus loin, de 70 g par jour.

Voici, par exemple, une ration équilibrée à 2 500 calories environ.

Bien entendu, les calculs portent sur des produits purs.

Le poids des aliments correspondants est plus élevé.

Ainsi, 1 kg de viande contient en moyenne de 100 à 170 g de protéines et 150 g de graisse; 1 kg de pain renferme de 70 à 80 g de protéines, 520 g de glucides et 2 g de matières grasses; 1 kg de pommes de terre contient 20 g de protéines, 200 g de glucides et 5 g de corps gras.

Notons au passage que, pendant la dernière guerre, la carte d'alimentation donnait à peu près 1 200 calories, ce qui était notoirement insuffisant.

En revanche, actuellement, la ration moyenne dans les grandes villes, qui se situe aux environs de 3 500 calories, constitue une ration de «luxe» susceptible d'entraîner des désordres organiques: les citadins mangent trop.

Dans l'établissement des rations alimentaires, on peut se demander s'il est indifférent de fournir à l'organisme l'une ou l'autre des trois catégories d'aliments pourvu que les besoins calorifiques soient satisfaits.

Autrement dit, peut-on donner soit des protéines (matières albuminoïdes), soit des lipides (corps gras), soit des glucides (sucres et amidons)?

Dans le cas des protéines, il en faudrait 564 g ce qui correspond à 2 ou 3 kg de viande.

Pour les glucides, le chiffre serait le même, et, pour les lipides, il en faudrait 260 g.

D'après la théorie de l'isodynamie, proposée autrefois par Rubner, la substitution serait possible.

Il faut d'abord remarquer que l'isodynamie ne concerne que la valeur énergétique des aliments et non leur valeur plastique.

D'un autre côté, trop de lipides fatigue le foie et provoque de l'acétonurie*, alors qu'un régime trop riche en glucides et pauvre en lipides ne peut être longtemps toléré car il entraîne une carence en vitamines A et D, souvent en vitamines B, et une déficience d'acides gras indispensables tels que les acides linoléique, linolénique et arachidonique.

On ne peut pas trop élever le taux de glucides, car les aliments riches en ces substances sont généralement pauvres en calcium.

On pèse le carbone des déchets (gaz carbonique, urée, acide urique), l'azote (urée, acide urique), le phosphore, le calcium, le fer, etc., et l'on trouve que l'homme rejette en moyenne par 24 heures: 235 g de carbone, 16 g d'azote, 1,5 g de phosphore, de 0,5 à 1 g de calcium, 8 mg de fer, etc.

Il est de 3,5 à 4 g par kilo de poids corporel pour les bébés de 0 à 3 ans, de 2,5 à 3 g par kilo de poids pour les enfants de 3 à 10 ans, et de 1,5 à 2 g par kilo de poids pour les adolescents et les jeunes gens de 10 à 20 ans.

Enfin, le régime des personnes âgées, dont le rein fonctionne normalement, doit comprendre de 1,4 à 1,5 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour sinon on assiste à une fonte musculaire progressive, à une altération de la trame protéique du squelette, à une moindre résistance aux infections de tout genre, cependant que la fatigue physique et la fatigue psychique s'accroissent et que la volonté faiblit.

Pratiquement, une ration en protéines est correcte si les calories qu'elle fournit apporte 13 à 15 p. 100 des calories totales.

Le besoin journalier en calcium chez l'adulte étant d'environ 800 mg et celui en phosphore étant approximativement de 1 140 mg, le rapport calcium/phosphore est à peu près de 0,70.

Durant l'enfance et l'adolescence, la grossesse, l'allaitement (production de lait dont la teneur en calcium est élevée), chez les vieillards, les besoins en calcium sont plus grands et la valeur du rapport oscille entre 1 et 1,5.

Il en résulte qu'il convient d'ajouter un supplément de lait et de fromage (gruyère surtout), qui sont des aliments riches en calcium, aux menus habituels s'ils sont destinés aux enfants, aux adolescents, aux futures mères, aux nourrices et aussi aux vieillards afin d'éviter les fractures spontanées et les décalcifications limitées, partielles ou généralisées.

D'autre part, c'est commettre une erreur fondamentale que de gaver les tuberculeux et les rachitiques de viande et d'oeufs, lesquels sont des aliments très phosphorés mais pauvres en calcium.

A tout excès de phosphore qui, répétons-le, joue un rôle important dans le fonctionnement du système nerveux, et, en particulier, dans l'exercice de la volonté, doit correspondre un appoint calcique.

Signalons ici que l'on peut aujourd'hui, grâce à la thérapeutique calcique et opothérapique, diminuer l'hyperémotivité des uns et augmenter l'émotivité des individus inertes comme les myxoedémateux*, donc agir favorablement sur leur volonté.

Avec le magnésium nous abordons un élément qui peut être déficient dans l'alimentation courante.

Il a prétendu, d'autre part, que les sels halogénéo de magnésium freinaient le phénomène de cancérisation, mais, à vrai dire, cette affirmation a soulevé de nombreuses critiques et des résultats contradictoires ont été publiés de différents côtés.

En tout cas, en ce qui concerne notre propos, il est certain que le magnésium est un revitalisant.

Il accroît la résistance à la fatigue, crée une sensation d'euphorie et de bien-être général.

Si l'on en fournit à une personne âgée, elle accomplit plus facilement des efforts physiques ou intellectuels et son énergie, sa volonté, son optimisme se trouvent considérablement renforcés.

Malheureusement, notre régime alimentaire transformé par la civilisation est carencé en magnésium.

La farine qui est trop blutée, le sel de cuisine qui est raffiné, les eaux captées par la consommation n'en contiennent qu'une quantité insuffisante.

Et les engrais chimiques ne rendant pas au sol cultivé le magnésium absorbé par les végétaux, il en résulte que la teneur en magnésium des légumes, des céréales, des herbages, et, par voie de conséquence, de la chair des herbivores servant à l'alimentation humaine diminue progressivement.

Mais on peut, dans une certaine mesure, remédier à l'insuffisance magnésienne de notre nourriture habituelle en consommant du pain complet, du sel marin non raffiné et des germes de blé.

Les fruits oléagineux, les légumes verts, le cacao et le chocolat contiennent également du magnésium en proportion élevée.

Le chocolat, grâce à sa théobromine*, est, de plus, un excellent tonique du système nerveux et du coeur.

Pris à dose modérée, il est, à cet égard, un adjuvant précieux dans le développement de la volonté et il est particulièrement utile au travailleur intellectuel.

et, par suite, de la décalcification humorale.

Il peut contenir des quantités plus ou moins importantes des téguments de la graine de cacao, de l'ocre rouge pour le colorer et des matières amylacées dans le but de le rendre crémeux à la cuisson.

Ajoutons, toujours en ce qui concerne le magnésium, que, de temps en temps, et tout particulièrement dans les moments de dépression, d'aboulie, de fatigue intellectuelle et physique, on pourra avoir recours au chlorure de magnésium pharmaceutique.

L'iode, qu'il nous reste à examiner ici, se trouve dans tous les tissus et est l'un des éléments essentiels de la thyroxine, hormone de la glande thyroïde.

Cet organe contient de 2 à 6 mg d'iode.

L'absence du métalloïde ou même sa présence en quantité trop faible entraîne des troubles d'insuffisance thyroïdienne, surtout s'il s'agit de sujets jeunes.

Ils sont alors atteints de crétinisme myxoedémateux qui est caractérisé par un arrêt du développement intellectuel et une aboulie pratiquement totale, d'où l'importance de l'iode dans la culture de la volonté.

En certaines contrées granitiques de Suisse, où les eaux très pures ne contiennent pas d'iode, le crétinisme myxoedémateux était autrefois très fréquent.

Il a régressé aujourd'hui grâce à l'administration d'iode aux enfants.

Cependant, pour assurer une alimentation correcte permettant d'obtenir un équilibre physique et psychologique aussi convenable que possible, il ne suffit pas de couvrir les dépenses énergétiques de l'organisme ainsi que son besoin minimum en protéines et en sels minéraux.

La vitamine B1 assure la transmission de l'influx nerveux.

Il s'ensuit que dans l'alimentation courante l'apport vitaminique B sera obtenu par la consommation des aliments précités, contenant les vitamines en question, ainsi que par la consommation de yaourt dont les bactéries produisent des quantités appréciables de vitamines B dans le tube digestif.

Comme la pellagre était surtout fréquente parmi les populations qui se nourrissaient presque exclusivement de farine de mais, on crut d'abord qu'elle était déterminée par une substance toxique existant dans la céréale, avariée ou non, mais l'on découvrit, par la suite, qu'elle était due essentiellement à l'absence dans le maïs de vitamine PP. Effectivement, on a vu des sujets pellagreux confinés à l'asile remis dans la vie normale par l'administration de quelques milligrammes de cette substance, le besoin quotidien normal étant de 16 mg.

Mais, en fait, bien que la pellagre soit une avitaminose, elle est le plus souvent compliquée de troubles secondaires dus à d'autres carences (protides et graisses) qui en rendent l'étude étiologique* particulièrement difficile.

Toutefois, dans le cas de perte de la mémoire, de confusion mentale avec idée de suicide, d'asthénie générale accompagnée de maux de tête, il vaut mieux avoir recours à l'amide nicotinique pharmaceutique.

Ce qui d'ailleurs n'exclut pas l'usage d'aliments riches en vitamine PP.

soigneusement avant la cuisson pour éliminer les nombreux produits chimiques dont elles sont habituellement recouvertes.

Pour une raison analogue on éliminera les pommes de terre qui ont verdi en cave et les pommes de terre germées, reconnaissables, après cuisson, à leur goût sucré.

Les unes et les autres renferment un poison redoutable: la solanine*.

2° La vitamine C'étant détruite par l'oxygène de l'air, il ne faut pas éplucher les légumes ni râper les crudités longtemps à l'avance.

Les métaux oxydables facilitant son oxydation, il convient, dans la préparation des légumes, de se servir de couteaux et de râpes inoxydables.

De même, la cuisson en milieu basique accélérant l'oxydation de la vitamine C, il ne faut jamais ajouter du bicarbonate de soude aux légumes.

En revanche, la vitamine se conservant en milieu acide, l'assaisonnement des salades avec un filet de citron ou avec quelques gouttes d'un bon vinaigre de vin est une pratique recommandable.

3° Les légumes et les fruits perdant une partie importante de leur vitamine C'entre la cueillette et leur utilisation, il faut, autant que possible, consommer des aliments frais.

Les feuilles vertes (épinards, salades, choux, etc.) flétries et jaunies ne renferment presque plus de vitamine C.

La perte est également notable dans les fruits et dans les légumes conservés par dessiccation ou salaison.

De même, au cours de l'hiver, la teneur de la pomme de terre en vitamine C diminue progressivement et s'annule dès le mois de février.

4° La proportion de vitamine détruite par la chaleur étant d'autant plus grande que la cuisson est plus longue, il faut préférer les cuissons rapides aux cuissons longues (mijotage).

A cet égard, les modes culinaires usuels font perdre en moyenne la moitié de la vitamine C des aliments.

En revanche, le froid la conserve, d'où l'intérêt des chambres froides et des frigidaires pour garder les légumes et les fruits.

Notons que certains aliments ne contiennent pas de vitamine C.

Ce sont l'amidon, la fécule, les sucres purs, les farines, les extraits de viande, l'oeuf, les graisses et les huiles végétales ou animales.

Les graines non germées et la levure de bière n'en renferment que de faibles quantités.

La vitamine E, qui est essentiellement la vitamine de la reproduction, ne joue pas un rôle de premier plan dans l'exercice de la volonté.

Toutefois, à cet égard, elle peut être utile dans quelques cas, et, en particulier, dans certains états dépressifs d'origine sexuelle.

Il y a alors intérêt à en prendre une dose suffisante, soit 20 mg environ, ce qui est facile à réaliser car elle est particulièrement abondante dans le germe de blé et de maïs, dans le chou, la laitue, le muscle de boeuf, le foie et le rognon de boeuf ou de veau.

On la trouve aussi, mais en proportion moins grande, dans les huiles d'arachide, d'olive et de noix, dans le beurre et le pain complet.

Les vitamines A et K Signalons enfin les autres vitamines que nous n'avons pas encore examinées, c'est-à-dire les vitamines A et K, qui, bien que moins intéressantes que les précédentes en ce qui concerne notre propos, doivent être néanmoins mentionnées car elles jouent un rôle important dans le maintien de l'équilibre organique, et, de ce fait, peuvent agir indirectement sur notre état psychique et sur notre volonté.

La vitamine A ou antixérophtalmique agit particulièrement sur le système endocrinien et sur un certain nombre d'équilibres métaboliques.

Sa carence entraîne une affection spéciale de l'oeil, la xérophtalmie, caractérisée par une cécité due à la dessiccation et à des lésions de la cornée.

On la trouve dans les légumes verts, les fruits, le foie et le beurre d'été; les huiles de foie de poissons de mer, flétan ou morue par exemple, en renferment des quantités considérables.

D'autre part, le pigment rouge de la carotte, ou carotène, se transforme dans le foie en vitamine A, à condition toutefois que l'organe ne soit pas atteint de lésions graves.

On le terminera par une cuillerée à soupe de levure de bière, une cuillerée à dessert de germes de blé ou une cuillerée à soupe de blé germé que l'on mastiquera soigneusement.

En tout cas, on s'abstiendra de potages dits «instantanés», les viandes en poudre qui les composent n'étant pas toujours de première qualité, leurs farines pouvant être vieilles et leurs arômes étant souvent chimiques.

Les graisses animales, génératrices de cholestérol, les charcuteries, les sucreries en excès seront évitées.

Il est nutritif parce qu'il entraîne des apports plus considérables d'oxygène et de matériaux alimentaires; il est désintoxiquant car il accroît les combustions cellulaires et facilite le fonctionnement de l'intestin, des teins et de la peau; il est dynamogène parce qu'il stimule le système nerveux.

Bien entendu, les deux formules se confondent souvent et il est assez artificiel de les séparer.

Nous effectuerons néanmoins cette distinction et nous n'examinerons ici que les exercices essentiellement destinés à développer l'attention et la volonté.

Chaque mouvement, qui sera toujours effectué lentement, comporte, en général, deux temps, un d'aller et un de retour à la position de départ.

Lorsque le mouvement s'y prêtera, la respiration sera rythmée avec les deux temps: on inspirera l'air pendant le premier temps et on l'expirera au cours du second temps.

Troisième exercice: Extension et flexion des avantbras dans un plan horizontal.

Le corps étant toujours dans la position initiale, on élève les bras à la hauteur des épaules, les coudes bien en arrière, les avant-bras en flexion complète sur les bras, les doigts serrés, la paume de la main tournée en bas.

Dans le premier temps, on étend les avant-bras latéralement sans bouger les bras, et, en même temps, on inspire largement.

place, ce mouvement de flexion étant accompagné d'une expiration complète.

Le corps étant parfaitement droit, on étend les bras en avant et obliquement, les paumes étant appliquées l'une contre l'autre.

Ensuite, les bras étant bien tendus, on les élève en décrivant une circonférence, on les fait passer en arrière du tronc, on les abaisse et on revient à la position de départ.

On recommence l'exercice, mais en sens inverse.

Cinquième exercice: Flexion et extension des genoux.

Les mains étant placées sur les hanches, avec épaules et coudes projetés en arrière, on élève une cuisse le genou plié puis on fait une extension et une flexion de la jambe.

On revient ensuite à la position debout et on pratique le même mouvement avec l'autre jambe.

Sixième exercice: Circumduction des membres inférieurs, mains à la nuque.

Les jambes et le tronc étant dans la position initiale, on porte les bras en extension latérale et on place les mains en haut et derrière la nuque, la paume en avant.

On efface les épaules et on porte les coudes le plus possible en arrière, sans toutefois que la tête cesse d'être bien droite.

Cette simple position exige un effort considérable des muscles de l'épaule.

dehors et en arrière en faisant parcourir au pied une circonférence aussi étendue que possible.

On exécute ensuite ce mouvement avec l'autre pied.

Septième exercice : Extension et flexion des genoux, mains aux hanches.

Au départ, on place les mains sur les hanches et on s'élève sur la pointe des pieds.

Ensuite, on exécute très lentement un mouvement de descente verticale du tronc, les cuisses étant en abduction, c'est-à-dire écartées du plan médian du corps.

Le tronc et la tête doivent conserver la ligne verticale.

Enfin, dès que les talons ont été en contact avec la partie postérieure des cuisses, on se relève lentement sur la pointe des pieds.

On inspire profondément au cours de l'élévation du corps et on expire pendant l'abaissement.

Cet exercice est relativement pénible, l'équilibre et l'attitude droite étant assez difficiles à maintenir.

Il faut veiller, et ceci exige beaucoup d'attention, à bien garder le corps droit, à ne se pencher ni en avant, ni en arrière.

Huitième exercice: Soulèvement et abaissement du corps sur les bras.

On s'étend face au plancher en se soutenant sur la pointe des pieds réunis et sur la paume des mains écartées l'une de l'autre à une distance un peu supérieure à celle des épaules.

On fléchit les bras jusqu'à ce que le visage et l'abdomen viennent presque au contact du sol, puis on se redresse en étendant les bras.

On inspire profondément pendant le soulèvement et on expire pendant la flexion.

En ce qui concerne le premier point de vue, la gymnastique ventrale est souveraine dans les affections des organes abdominaux, spécialement dans les états congestifs et les insuffisances fonctionnelles, dans les inerties de cause musculaire ou nerveuse et dans les vices de position.

Après s'être étendu sur le dos, on place une pile de gros livres ou un petit sac de sable sur l'abdomen.

En relâchant, puis en contractant les muscles abdominaux on anime la charge d'un mouvement de bas en haut et de haut en bas.

Après s'être couché sur le dos, on soulève le tronc et les membres inférieurs en position verticale, les reins étant calés avec les mains, les coudes prenant appui à terre.

Les exercices physiques que nous venons de décrire seront suivis ou même accompagnés d'exercices de respiration profonde.

Lorsque l'expiration normale est achevée, on continue à rentrer le ventre en contractant volontairement les muscles abdominaux et en abaissant les côtes inférieures.

d'échappement des véhicules automobiles et constituer des «ions lourds» particulièrement abondants dans l'atmosphère des villes.

En plus de l'action des rayons ultraviolets solaires et des rayons cosmiques qui constituent les facteurs essentiels de l'ionisation, celle-ci peut être accessoirement produite par la radioactivité du sol, par les effluves et les décharges électriques (éclairs) et par des processus de moindre importance tels que 1 «effet Lenard», qui se manifeste lors de la pulvérisation et la dispersion violente des gouttes d'eau, par exemple pendant les fortes pluies, dans les cascades ou encore à la surface de la mer au cours du flux et du reflux ou lorsque celle-ci est fortement agitée.

Le passage du vent dans les aiguilles de pins est également un facteur d'ionisation.

L'ionisation atmosphérique varie selon les saisons, la pureté de l'air et les conditions météorologiques.

Or, à la suite des travaux d'un grand nombre de chercheurs, et en particulier de physiciens et de biologistes soviétiques tels que Sokolf, Vassiliev, Mink et surtout Tchijewsky, il a été démontré que la salubrité de l'air et par conséquent d'un climat est en grande partie déterminée par la proportion des ions négatifs lesquels exercent une action stimulante sur les différents organes tout en suscitant une certaine euphorie psychique.

En revanche, les ions positifs sont nettement défavorables.

C'est ainsi qu'avant un orage, où la proportion d'ions positifs est élevée, beaucoup de personnes, cependant normales, sont mal à l'aise et se sentent nerveuses.

De leur côté, les malades atteints d'angine de poitrine, les phtisiques, les asthmatiques voient leurs troubles s'accentuer.

Ceux-ci disparaissent après l'orage par suite de l'apparition d'ions négatifs produits par les effluves et les décharges électriques entre la terre et les nuages.

une proportion trop élevée d'ions positifs transportés par le vent.

L'accumulation au-dessus des villes, et a fortiori audessus des vastes agglomérations industrielles, de fumées et de gaz polluants, provoque une diminution d'ions négatifs et une augmentation d'ions positifs.

Les fumées et les poussières sont en effet attirées par les ions négatifs autour desquels elles s'agglomèrent en les neutralisant et, d'autre part, elles forment écran aux rayons ultraviolets qui, ainsi que nous l'avons signalé, sont producteurs d'ions.

De plus, les combustions variées sont destructrices d'ions négatifs.

Enfin, d'après Tchijewski et les Américains Iaglou, Winsor et Beckett, les malaises tels qu'une certaine lassitude et des maux de tête, ressentis au bout de quelque temps par des personnes occupant une salle non constamment aérée, ne résultent pas, comme on pourrait le croire a priori, d'un défaut d'oxygène mais proviennent essentiellement d'une augmentation des ions positifs et, corrélativement, d'une diminution d'ions négatifs.

Ces mêmes auteurs ont également constaté que des animaux (cobayes, lapins, chiens, pigeons) placés dans une atmosphère totalement privée d'ions négatifs, les autres conditions biologiques étant normales, meurent en moins de 8 jours.

Il est à remarquer qu'à l'intérieur d'une voiture automobile le pourcentage d'ions négatifs est très faible.

tient, en partie, à son atmosphère confinée et surtout à sa structure métallique qui, par 1 «effet Faraday», neutralise très rapidement les charges électriques.

D'après beaucoup de physiologistes, cette absence presque totale d'ions négatifs explique le comportement et l'état pathologique de certains conducteurs de voitures automobiles: agressivité importante, donc troubles de la volonté, fatigue nerveuse anormale, baisse de l'acuité visuelle, diminution des réflexes, amoindrissement de la vitalité, sentiment de malaise.

Ainsi que nous l'avons indiqué, les ions négatifs exercent une action stimulante sur les différents organes tout en suscitant une certaine euphorie psychique.

En Outre, ils favorisent la défense de l'organisme contre les virus et les bactéries.

Tout d'abord l'ionisation négative produit une augmentation de l'oxygénation du sang.

En effet, et comme nous l'avons précédemment signalé, les atomes d'oxygène s'ionisent beaucoup plus facilement que les autres composants de l'air et, de ce fait, leur pouvoir de pénétration s'en trouve accru.

De plus, le volume d'air inhalé est augmenté par la présence des ions négatifs par suite de leur action sur le système nerveux central qui agit sur les mouvements de la cage thoracique et sur les muscles lisses des bronches.

D'autre part, d'après les travaux des biologistes Benjamin, Brandt, Yaglou, Tchijewski, Vassilief et Choate, la perméabilité des cellules pulmonaires est augmentée.

Il s'ensuit que l'oxygénation générale de l'organisme et en particulier du cerveau s'en trouve accrue, d'où une activité plus grande de cet organe.

En second lieu, l'élimination des toxines est accélérée par cette augmentation de la perméabilité des parois cellulaires pulmonaires que nous venons de signaler.

Les ions négatifs régularisent également le fonctionnement des systèmes nerveux central et végétatif ainsi que du système endOCrinien (surrénales, hypophyse, thyroïde, gonades, etc.) et les conséquences de cette action sont très étendues.

Elles intéressent en effet la plupart des désordres organiques et psychiques au nombre desquels on peut citer, sur le plan général, le sommeil, les maux de tête, la nervosité et, sur le plan médical, l'asthme, les diverses allergies, l'hypertension et certaines névroses.

Enfin, les ions négatifs protègent l'organisme contre les poussières et les bactéries grâce à 3 mécanismes: par l'accroissement de l'activité des cils vibratiles de la trachéeartère et des bronches qui jouent un rôle de filtre naturel; par une action directe sur les virus et les bactéries dont les ions négatifs inhibent leur développement en colonies et rendent difficile leur pénétration à travers les parois des cellules; par une régulation du système immunitaire de défense.

Expérimentant sur des animaux, Tchijewsky a montré que l'air ionisé négativement accélère leur croissance, améliore leur rendement en lait, en oeufs, en laine, stimule leur activité sexuelle, les rend plus aptes à lutter contre les infections et facilite leur guérison dans un assez grand nombre de maladies.

Il a également constaté que chez les végétaux l'air ionisé négativement hâtait la germination des semences et augmentait les récoltes.

Ces faits, ainsi que d'autres de ce genre, ont conduit des thérapeutes à utiliser l'ionisation de l'air, et tout spécialement l'inhalation d'ions négatifs dans le traitement de quelques troubles pathologiques tels que l'hypertension, comme nous l'avons vu, l'asthme, les bronchites chroniques, les sinusites, le rhume des foins et diverses allergies, l'angine de poitrine, l'infarctus du myocarde, et ils ont obtenu des améliorations sensibles de l'état de leurs malades.

Le tabac Ajoutons, en ce qui concerne l'hygiène de la respiration, qu'il convient d'éviter le tabac et, dans la mesure du possible, comme nous le voyons plus loin, l'air pollué des grandes villes.

Trois facteurs principaux sont responsables de la pollution atmosphérique des grandes villes: les microbes, les poussières et les substances chimiques.

vers les hautes couches de l'atmosphère où elles forment une sorte d'écran qui, dans la région parisienne, occupe un cercle de 18 km de rayon.

Mais, malheureusement, cet écran arrête les bienfaisants rayons ultraviolets destructeurs de microbes et diminue la proportion d'ozone qui est un gaz désinfectant.

En janvier par exemple il provoque une diminution de l'ensoleillement de 33 % par rapport à la campagne environnante.

En été, la différence est moins grande.

Mais la pollution la plus importante de l'atmosphère des grandes villes est d'ordre chimique.

Elle est due à des produits gazeux dont les uns sont toxiques et d'autres cancérigènes.

Parmi les premiers on peut citer l'oxyde de carbone, l'anhydride sulfurique, les vapeurs d'aldéhyde, le plomb tétraéthyle et, parmi les seconds, les hydrocarbures, les produits arsenicaux et les goudrons qui se pré-sentent à l'état d'aérosols.

Dans cette pollution, la part de très loin prépondérante revient aux gaz émis par les pots d'échappement des automobiles.

Dans une grande ville où circulent journellement 200.000 voitures et autres véhicules à moteur pendant les heures de pointe, et 20 000 environ dans les moments de moindre circulation, les quantités de gaz toxiques versés en 24 heures atteignent les chiffres surprenants de 36 à 37 millions de mètres cubes pour l'oxyde de carbone et de 525 à 526 millions de mètres cubes pour les gaz divers.

Dans l'agglomération parisienne, le volume d'oxyde de carbone produit en 24 heures par les véhicules à moteur atteint 50 millions de mètres cubes, de sorte que la dose toxique est, dans certaines rues, largement dépassée.

Au reste, des analyses de sang montrent qu'un Parisien sur deux est profondément intoxiqué par l'oxyde de carbone.

Elle produit un certain degré d'anémie ainsi que des troubles cérébraux (maux de tête, tendance à somnoler, affaiblissement de la volonté et de la mémoire) et elle prédispose au cancer pulmonaire.

Il convient donc d'éviter, dans la mesure du possible, l'air empoisonné des grandes villes, ce qui, à vrai dire, n'est pas toujours réalisable.

En tout cas, si l'on doit obligatoirement vivre en ville, il est préférable d'habiter un appartement situé dans les zones périphériques et à un étage élevé ou l'atmosphère est relativement peu polluée.

De même, on habitera aussi loin que possible de certaines usines qui déversent dans l'air des substances toxiques: du chlore ou ses sous-produits (usines de blanchi-ment du papier ou de la cellulose); de l'hydrogène sulfuré (usines de la viscose, forage et raffinage du gaz de Lacq, usines de raffinage du pétrole, etc.); de l'anhydride sulfureux et de l'anhydride sulfurique (usines de grillage des pyrites); des produits arsenicaux, de l'oxyde de carbone, des benzopyrènes, du peroxyde d'azote, de l'ammoniac, du béryllium, du mercure, du plomb et leurs sels, de la silice, des dérivés du phosphore, des bases alcalines et alcalinoterreuses, des fluorures et des fluosilicates (usines diverses telles que les usines d'engrais azotés, du béryllium, les cimenteries, les émailleries, les aciéries, les fours à chaux, etc.).

L'eau, l'air et le soleil Conjointement aux différents facteurs de bon équilibre organique et psychique que nous venons d'examiner, l'eau, l'air et le rayonnement solaire sont de merveilleux agents de santé physique et morale, à condition toutefois qu'ils soient maniés judicieusement, prudemment et méthodiquement.

Sinon ils peuvent être aussi des armes redoutables, d'où la nécessité de préciser leur mode d'utilisation.

En hydrothérapie, l'eau est employée froide ou chaude.

prolongé, auquel cas il produit une hypoesthésie locale, c'est-à-dire une diminution de la sensibilité; le chaud agit dans un sens diamétralement opposé.

L'application froide augmente la capacité énergétique des muscles volontaires et la chaude la diminue : on a par exemple constaté, à l'aide de l'ergographe* de Mosso, que le bain de piscine de 15 secondes à 10 °C accroît de 50 pour 100 la résistance des muscles à la fatigue.

Mais c'est surtout sur l'appareil circulatoire que l'eau agit d'une façon élective.

Dans les conditions normales, l'eau froide produit une vasoconstriction puis une vasodilatation active réactionnelle donnant une teinte rose vif à la peau, et, enfin, si l'action se prolonge, une vasodilatation paralytique se manifestant par une teinte cyanotique des téguments.

L'eau chaude, appliquée avec les intensités habituelles, provoque une vasodilatation primitive.

Froide ou chaude, l'eau suscite des modifications circulatoires vasomotrices réflexes à distance.

Ainsi, le bain froid d'une main abaisse la température de l'autre main; pendant un bain de siège froid, le volume des bras augmente par vasodilatation.

C'est, d'autre part, un fait connu que l'application froide et courte (douche) généralisée ou localisée à la nuque (moelle cervicale) produit un arrêt respiratoire en inspiration forcée, correspondant à un sentiment de choc angoissant, puis une accélération et une augmentation d'amplitude des mouvements thoraciques.

En même temps, la capacité respiratoire augmente notablement et, par conséquent, la ventilation pulmonaire.

Les applications d'eau chaude agissent dans le sens opposé.

Ces phénomènes circulatoires et respiratoires se répercutent sur la nutrition générale: la circulation est activée dans l'intimité des tissus, le sang s'enrichit en oxygène, la température superficielle s'élève, l'hématopoïèse, c'est-à-dire la formation des globules du sang, s'accroît.

Enfin, l'eau agit comme excitant mécanique : elle est cardiotonique et généralement hypertensive, tout particulièrement lorsqu'elle est appliquée sous forte pression.

En même temps, l'eau endurcit le corps, accroît sa résistance aux intempéries et aux infections, aguerrit le caractère et provoque l'éclosion de sentiments euphoriques favorables au développement de la volonté.

Si l'on est vigoureux, les applications quotidiennes d'eau froide seront bienfaisantes.

Elles seront par contre néfastes si l'on est débile, dévitalisé, nerveux.

La cure solaire est également éminemment favorable si elle est conduite avec mesure et opportunité.

L'équilibre du sujet, ses forces, sa résistance aux infections, son état général se trouvent considérablement renforcés.

L'ergostérol cutané est transformé en vitamine D.

De ce fait, l'assimilation du calcium et du phosphore est facilitée et la calcification du squelette assurée.

Même sans exercice très intense, les muscles se développent, prennent des contours plus pleins, moins heurtés.

La peau s'assainit, se colore d'une chaude patine, l'ensemble du corps gagne en force, en beauté et en grâce.

Enfin, et ceci nous intéresse particulièrement, le système nerveux sympathique se trouve stimulé, le tonus intellectuel augmenté; une euphorie, un optimisme, une sensation générale d'allègement, un sentiment de puissance, la joie de vivre s'emparent de l'héliophile.

Le soleil, le grand animateur de toute vie terrestre, est, en ce cas, un puissant facteur de santé et d'accroissement de la volonté.

Un sommeil réparateur quotidien est un élément important dans le maintien et le développement de la volonté.

Les personnes qui dorment mal deviennent en effet très souvent plus ou moins asthéniques, c'est-à-dire perdent progressivement une partie de leurs forces, et, de ce fait, exercent difficilement leur volonté.

Signalons toutefois au passage que l'asthénie, et, en particulier l'asthénie persistante, peut avoir beaucoup d'autres causes que l'insomnie.

Elle peut provenir d'une descente d'estomac, de digestions mauvaises, d'une tension artérielle basse, d'un trouble endocrinien et tout spécialement d'une insuffisance surrénalienne, d'une imprégnation tuberculeuse, d'une infection torpide généralement colibacillaire, d'une déminéralisation, d'urémie (excès d'urée dans le sang), de glycémie, de diabète, d'anémie (diminution du nombre de globules rouges), de leucémie (augmentation du nombre de globules blancs), d'un début de cancer, etc.

souffre provient de l'un ou de l'autre de ces troubles pathologiques, il convient évidemment de suivre un traitement médical approprié.

Le temps consacré au sommeil varie suivant l'âge et le sexe.

Normalement, il doit être de 6 à 8 heures pour un homme adulte, de 7 à 9 heures pour les femmes, de 9 heures pour les jeunes gens au-dessus de 13 ans, de 10 heures environ pour les personnes âgées de plus de 65 ans et pour les enfants au-dessous de 13 ans.

Toutefois, les besoins sont très variables selon les individus.

Si, pour certains, 4 ou 5 heures sont suffisantes, d'autres conservent à l'âge adulte leurs habitudes d'enfance et exigent 9 ou 10 heures de sommeil.

L'important est que l'on se sente frais et dispos au réveil.

Au reste, le même individu n'a pas toujours besoin de la même dose de sommeil; suivant les circonstances, il peut se contenter de 5 heures ou, au contraire, trouver insuffisant un sommeil de 8 heures.

En tout cas, les personnes faibles et anémiques ainsi que certains nerveux ont avantage à prolonger les durées habituelles de sommeil.

phases plus courtes pendant lesquelles il rêve ou au cours desquelles il mémorise les événements survenus au cours de la journée.

Pendant cette forme de sommeil le sujet a souvent certaines apparences de l'éveil: ses yeux bougent, il est parfois animé de petits mouvements des doigts et de la main, mais il y a abolition du tonus musculaire.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire a priori, cette phase de sommeil, que l'on qualifie souvent de «paradoxale», est indispensable pour la santé physique et psychique de l'individu.

ce sommeil, apparaissent très fatigués comme s'ils n'avaient pas dormi.

De même, des chiens, réveillés chaque fois qu'ils se trouvent dans cette phase de sommeil, finissent par mourir d'épuisement bien qu'on les ait laissés dormir pendant les phases de sommeil profond.

On a calculé qu'un homme de 70 ans a passé en moyenne 43 ans à être éveillé, 22 ans à l'état de sommeil profond et 5 ans en sommeil paradoxal.

Alors qu'avant 2 ans, un enfant dort 14 heures environ dont 4 h 30 en phase de sommeil paradoxal, l'homme, après 50 ans, ne connaît qu'une heure de sommeil paradoxal sur 7 heures de sommeil.

D'après le professeur Scherrer de l'hôpital Pitié Salpetrière, il existe une période intermédiaire assez courte entre les 2 formes de sommeil et c'est peut-être à ce moment là que se déroulent les cauchemars des enfants.

Mais quelle que soit la forme de sommeil envisagée, les statistiques révèlent que 50 pour 100 des gens dorment mal.

Une température supérieure donne une sensation d'étouffement qui favorise l'insomnie.

Ils exercent sur le système nerveux une action sédative marquée, calmante et soporifique.

Un excès d'aliments azotés (viandes, oeufs, fromages) ou d'aliments fortement minéralisés (légumes verts cuits à l'étuve ou dans très peu d'eau, soupes aux légumes trop concentrées) prédispose à l'insomnie.

Quelquefois, au contraire, surtout chez les hyper chlorhydriques, le repas du soir trop léger provoque une sensation de vide gastrique ainsi que des tiraillements d'estomac qui empêchent la venue du sommeil.

Au reste, c'est une excellente habitude d'aller à la selle avant de se coucher, l'évacuation de l'intestin augmentant de 250 cm 2 environ la capacité pulmonaire.

Lait et mélasse apportent en effet à l'organisme l'ion calcium Ca++ et la vitamine B6 éminemment sédatifs et apaisants par l'équilibre humoral qu'ils contribuent à établir.

Le sommeil étant en effet un impératif absolu, il vaut mieux le trouver à l'aide de drogues que de courir en vain après lui.

On peut d'ailleurs de soi-même, c'est-à-dire sans nécessairement consulter le médecin, utiliser des sédatifs végétaux qui diminuent l'excitabilité cérébrale tout en étant pratiquement inoffensifs.

Ils produisent un assoupissement rapide et procurent un sommeil proche du sommeil naturel.

Ce sont, par exemple, l'anémone pulsatile, l'aubépine, la ballote, la cynoglosse, le gui, le lotier, la mélisse, la passiflore, le saule blanc (2).

Signalons enfin que la campagne, la forêt, les régions de moyenne altitude et de lacs, la côte méditerranéenne, surtout dans sa partie est, Grasse, Pau, Arcachon et leurs environs sont particulièrement recommandés aux insomniaques.

En revanche, ils éviteront la mer du Nord et la Manche dont les effets sont plutôt excitants.

Quant à la haute montagne, elle leur est tout à fait contre-indiquée.

Une cure thermale à Néris-les-Bains, Évaux-les-Bains ou Divonne-les-Bains exerce une action bénéfique sur le système nerveux, et, de ce fait, favorise le sommeil, surtout chez les insomniaques surmenés par une vie trop active.

La psychologie nous enseigne et l'observation courante permet de le constater facilement que toute émotion est indissolublement liée aux réactions musculaires concomitantes, si étroitement même que si l'on enraye ces réactions, l'émotion s'atténue considérablement ou peut disparaître complètement.

Et même, pour beaucoup de psychologues, ce qui constitue l'émotion, ce n'est pas le fait psychique suivi des effets physiologiques, ce sont, au contraire, les faits physiologiques qui sont considérés comme cause, puis le fait psychique envisagé comme effet.

Ma théorie, au contraire, est que les changements corporels suivent immédiatement la perception du fait excitant et que le sentiment que nous avons de ces changements, à mesure qu'ils se produisent, c'est l'émotion.

impulsives; supprimez dans le chagrin les pleurs, les soupirs, les sanglots, la suffocation, l'angoisse, que restera-t-il?

Un pur état intellectuel, pâle, incolore et froid.

Pour d'autres psychologues, également partisans de la théorie périphérique de l'émotion, les glandes à sécrétion interne ou endocrines* exercent une influence capitale sur les phénomènes affectifs.

Effectivement, toute émotion violente s'accompagne d'une hypersécrétion d'adrénaline; l'hypertrophie de l'hypophyse se traduit par de la dépression mélancolique, etc. Toutefois, s'il faut bien accorder aux théories physiologiques que sentiments et émotions ne seraient rien sans leur support corporel, il convient de remarquer qu'une idée, une contradiction, un chagrin, la menace d'un danger peuvent, en tant qu'états intellectuels ou représentatifs, provoquer tous les faits physiologiques énumérés par Théodule Ribot, ce qui signifie que ce n'est pas toujours le physique ou le physiologique qui influent sur le moral, mais que c'est aussi le moral qui exerce une action sur le physiologique.

Ainsi, lorsqu'on dit que le coeur est «brisé» par la douleur, cela répond à des phénomènes réels.

Le coeur a été temporairement arrêté par une impression soudaine, d'où quelquefois la syncope et des crises nerveuses.

Le «coeur gros» correspond à un prolongement de la diastole qui fait éprouver dans la région précordiale un sentiment de plénitude et de resserrement.

Le coeur qui palpite n'est pas seulement une formule poétique, mais c'est aussi une réalité physiologique: les battements sont rapides.

La locution populaire sur les émotions qui «font tourner le sang» n'est pas aussi ridicule qu'il peut sembler de prime abord.

La colère ou la peur provoquent souvent des altérations du liquide sanguin et des humeurs en général.

La sécrétion urinaire fournit un gros contingent de changements chimico-physiologiques (azoturie, oxalurie, phosphaturie, etc.) qui coïncident avec certaines émotions telles que la crainte, la mélancolie, l'irritabilité.

Chez les diabétiques, les fluctuations de l'état mental, suscitées par des causes extérieures, font varier la quantité de sucre dans les urines.

Enfin, comme nous le verrons dans le chapitre VIII, la suggestion, l'idée de guérison, la représentation mentale de l'état de santé peuvent agir efficacement et puissamment sur l'organisme, susciter des modifications physiologiques importantes, favoriser l'oxydation des réserves organiques, augmenter la thermogénèse, éliminer les toxines, activer les sécrétions gastrique, pancréatique, hépatique et celles des glandes hormonales, exalter la phagocytose, les réactions de défense, le pouvoir antixénique* du terrain, accélérer les processus de cicatrisation.

Cette influence de l'esprit sur l'organisme est telle qu'actuellement, dans les hôpitaux américains, on n'expérimente les produits pharmaceutiques qu'après avoir éliminé au préalable les sujets sensibles à la suggestion.

A cet effet, on utilise des cachets, des tablettes, des suppositoires ne contenant aucune substance active mais qui ont exactement la forme et la couleur des vrais médicaments.

Ces faux médicaments ou «placebos» (de placere qui signifie plaire) agissent dans 35 pour 100 des cas environ.

En France, le contrôle par placebos a été appliqué par le docteur Pierre Soulié à l'hôpital Lariboisière.

En expérimentant sur l'angine de poitrine l'action d'un nouveau médicament, la diachromone, l'éminent cardiologue a constaté que 25 pour 100 des patients étaient améliorés par le seul fait de la suggestion.

De son côté, le phtisiologue Albert Mathieu injecta du sérum physiologique (eau salée) décoré du nom d «Antiphymose» à des tuberculeux hospitalisés en prenant soin auparavant d'annoncer que ce sérum était une grande découverte.

On nota, chaque jour, les résultats acquis, ils dépassèrent toutes les espérances.

l'expectoration, des sueurs nocturnes, et même de certains signes physiques et pulmonaires, le tout accompagné d'une augmentation de poids allant de mille cinq cents grammes à deux ou trois kilos.

Rappelons aussi que, déjà, Ignace de Loyola et Pascal n'ignoraient pas l'effet exercé par l'attitude sur le sentiment et l'émotion lorsqu'ils recommandaient de se mettre à genoux pour augmenter la foi religieuse.

Nous y parviendrons, d'une part, grâce à des exercices d'harmonisation musculaire, et, en particulier, grâce à des exercices d'attitude, à la maîtrise du visage, à la maîtrise du regard, à la maîtrise de la parole, et, d'autre part, à l'aide d'exercices de détente musculaire ou de relaxation.

Ensuite, on s'exercera à lire chez soi un texte à haute voix et en articulant bien, et, enfin, on passera à des improvisations oratoires, devant des chaises vides et une grande glace, qui permettra de remarquer nos défauts de tenue tels que gestes disproportionnés ou, au contraire, attitude trop rigide, tête trop penchée, ce qui fait que le regard ne serait pas vu de l'interlocuteur ou du public.

L'enregistrement de ces improvisations est recommandé: il conduit à déceler nos imperfections concernant la prononciation, le débit et la qualité du discours.

Avant une entrevue redoutée on peut, seul, chez soi, imaginer la scène.

On posera les questions à un partenaire imaginaire, ou on lui répondra.

On articulera énergiquement les mots qui ont le plus d'importance et on se les représentera comme de vrais clous que l'on veut enfoncer dans un crâne très dur.

On accompagnera les phrases de gestes précis mais très sobres pour appuyer nos dires.

On n'apprendra pas ces phrases par coeur, sinon on risque de ne pouvoir les placer dans la conversation; en effet, les arguments qui nous seront opposés au cours de l'entretien ne seront que rarement ceux que l'on aura prévus; alors le trac, qui ne manquerait pas de survenir, pourrait s'achever en désarroi.

Ce qu'il faut préparer c'est, non la phrase, mais c'est l'idée, et il faut laisser à l'improvisation le soin de s'accommoder des hasards de la conversation.

réserves d'énergie et de combativité accumulées par l'entraînement psychique.

D'abord artificielle et forcée, cette attitude mentale finira, grâce à la répétition des efforts, par devenir l'expression véridique et naturelle de la pensée; ce qui n'était que geste sera devenu idée.

Le ton de la voix a aussi une certaine importance, et, dans les exercices de phonétique, on distingue trois tons fondamentaux: le ton normal haut, le ton normal intermédiaire et le ton normal bas.

Un ton très élevé et très fort est celui des gens irritables.

Un ton élevé, un peu au-dessus du ton normal haut, est souvent un ton affectueux.

Un ton intermédiaire indique le calme de l'esprit et du coeur.

Un ton un peu au-dessous de l'intermédiaire ajoute de la chaleur et du sérieux à une voix tendre et aimante.

Un ton bas dans une voix forte indique la force de caractère, la fermeté de l'esprit et du coeur et une disposition dominante.

Un ton bas dans une voix douce est un signe de gravité.

Des tons de chuchoterie indiquent une nature soupçonneuse, sournoise et trompeuse.

D'après ces indications, on cherchera à modifier sa voix si elle n'est pas sympathique et distincte.

On ne parlera pas trop vite car la précipitation dans l'élocution entraîne, pour l'interlocuteur, une certaine difficulté de compréhension, et, d'autre part, en parlant lentement, on a le temps de choisir ses mots et ses phrases.

A un point de vue différent, on fera son possible pour s'exprimer, sinon avec recherche, du moins avec correction.

phrases courtes, sans images grandiloquentes, et, d'un autre côté, l'on rayera de son vocabulaire les expressions triviales et grossières.

Parler «voyou» conduit en effet, infailliblement, à penser «voyou».

Même en présence de gens vulgaires, on gardera sa correction verbale habituelle.

On peut avoir des moments de détente, de gaieté, d'enfantine simplicité, mais sans verser dans la dégradation verbale.

Enfin, on ne sera ni un contempteur ni un dénigreur, comme le sont les esprits médiocres qui trouvent des défauts à tout le monde, et l'on s'abstiendra de blesser, de choquer, de déplaire et de faire rire aux dépens d'autrui.

Au problème de la culture de la parole se rattache étroitement celui du bégaiement.

En règle générale, le bégaiement apparaît dans l'enfance au moment de l'organisation du langage ou dans les années qui suivent.

Il est parfois héréditaire ainsi que le montrent les statistiques et les études des jumeaux univitellins*.

En outre, le sexe joue un rôle important puisque 80 pour 100 des bègues sont du sexe masculin.

Dans un assez grand nombre de cas, ce sont toujours les mêmes consonnes qui provoquent la répétition ou l'arrêt; les voyelles, au contraire, sont émises avec facilité.

La fonction respiratoire en soi est généralement parfaite si le sujet ne parle pas; le trouble fonctionnel n'apparaît que dans la respiration vocale.

En troisième lieu, l'articulation des mots est souvent entravée par des contractions convulsives inopportunes des muscles des lèvres, de la langue, des élévateurs et des abaisseurs de la mâchoire inférieure.

Il résulte de ces considérations qu'il peut exister un bégaiement cérébral lorsque le cerveau éprouve des difficultés à élaborer convenablement une phrase et un bégaiement musculaire quand les appareils pulmonaire et vocal répondent imparfaitement aux ordres qui leur parviennent cependant correctement.

agit, parle, écrit avec son hémisphère cérébral droit, seul essentiellement actif, alors que le droitier agit avec son hémisphère gauche, seul véritablement actif également.

En obligeant un enfant gaucher à utiliser son bras droit, on détermine chez lui des troubles psychiques parmi lesquels le bégaiement est l'un des plus fréquents.

Le bégaiement peut apparaître aussi chez l'enfant qui vit dans un foyer où les parents ne s'entendent pas.

Dans sa volonté de plaire tantôt à son père, tantôt à sa mère, il se sent pénétré d'angoisse et cette situation peut conduire au bégaiement.

Le bégaiement est susceptible aussi de survenir chez l'enfant timide qui vit à l'écart de ses camarades et qui a peur de se confier.

De son désir de s'extérioriser et de la crainte qu'il éprouve à le faire, naît, entre ces deux états, le bégaiement.

Enfin, mais le cas est rare, le jeune bégayeur peut être un simulateur qui désire attirer sur lui l'attention de ses parents et qui finit, par habitude, à ne plus pouvoir parler autrement.

Pour combattre l'infirmité, la médecine classique utilise un certain nombre de médicaments dont quelques-uns sont relativement efficaces.

Si le cerveau est en cause, elle prescrit l'ionisation calcique, l'acide glutamique, la thiamine, l'amphétamine, la caféine, etc.

Contre le bégaiement musculaire, elle emploie des «décontractants».

Enfin, l'adrénaline à petite dose donne parfois de bons résultats.

Mais la rééducation des bègues est certainement aussi utile et probablement même plus importante que le traitement médicamenteux.

Elle peut être accomplie par le malade lui-même.

C'est une question de volonté et de persévérance.

Il est connu que Démosthène s'entraîna, pour vaincre son infirmité, à discourir au bord de la mer, la bouche pleine de cailloux.

Il s'efforçait de parler assez fort pour couvrir le bruit des vagues.

Et il devint ainsi le plus grand orateur de l'antiquité.

Lorsqu'on est bègue, il convient, en premier lieu, de déterminer si l'on est un gaucher contrarié.

A cet effet, il faut chercher à se souvenir si l'on avait tendance, étant enfant, à utiliser la main gauche plutôt que la droite.

Il faut voir également si, dans le cas de réflexes spontanés, la main gauche est plus prompte que la droite.

On peut aussi utiliser le test du docteur Garde.

On prononce une phrase, et, en même temps, on trace avec la main droite une ligne qui comporte autant de boucles qu'il y a de syllabes.

Si le tracé est incorrect, il est vraisemblable que l'on était primitivement gaucher.

En revanche, le tracé fait avec la main gauche est à peu près normal.

Il suffit alors de redevenir franchement gaucher pour voir le trouble s'atténuer progressivement.

Ensuite, et quelle que soit l'origine du bégaiement (gaucher contrarié, choc émotif, complexe d'infériorité devant certaines personnes, etc.), on procédera aux exercices de prononciation que nous avons décrits dans le paragraphe précédent (prononciation de voyelles, de consonnes, improvisations oratoires), on s'efforcera de penser lentement, et on emploiera l'autosuggestion sous une forme passive et sous une forme active selon la méthode que nous exposons en détail dans les chapitres V et VIII.

La méthode d'autosuggestion active, qui complète la précédente, consiste à imaginer aussi objectivement que possible le personnage que l'on désire devenir, c'est-à-dire ne bégayant plus, puis à l'extérioriser à la manière des comédiens.

La seconde méthode, purement éducative, part de la notion qu'un effort mental persistant, exigeant une attention soutenue, empêche le bégayeur de s'écouter, donc de s'auto inhiber par crainte de ses défauts d'élocution.

Avec un tel entraînement, non seulement tous les patients ont réussi à perdre leur fâcheuse habitude, mais des guérisons complètes ont été enregistrées après 2 à 4 semaines de traitement.

Sans nul doute c'était le matin que je m'en tirais le mieux lorsque le corps et l'esprit étaient frais et dispos.

Si le mot est récent et a fait fortune, l'exercice qu'il désigne, connu autrefois sous le nom de détente musculaire ou encore d'isolement, est ancien.

S'exercer à détendre ses muscles à l'instant même où on le désire, c'est s'habituer à prendre le dessus de ses émotions car en faisant cesser l'affolement musculaire on fait automatiquement disparaître le trouble psychique.

La relaxation comporte deux temps, l'un de décontraction musculaire, l'autre de détente mentale, celui-ci généralement négligé et cependant très important.

Alors, au bout de quelques minutes, les bruits du dehors sont faiblement perçus, les membres semblent engourdis, la sensibilité est atténuée.

Je prends goût à tout ce que je fais.

Je me sens courageux, énergique, enthousiaste; mes occupations m'apparaissent faciles.

Le travail me distrait, m'intéresse et m'attire.

Bien entendu, d'autres formules peuvent être employées.

Mais, quelle que soit la formule utilisée, il est nécessaire, avant de la répéter, de se placer, comme nous l'avons indiqué, dans un état de relaxation et de passivité aussi complet que possible pour que l'inconscient s'imprègne uniquement de la notion suggérée et afin que ne viennent pas se mêler à ce concept des éléments psychologiques indésirables, tels que l'analyse et la discussion, qui pourraient introduire des idées parasites ou même antagonistes.

Le soir, immédiatement avant de s'endormir, la pratique de cette forme d'autosuggestion est spécialement recommandée car l'inconscient, bien imprégné de l'idée suggérée, poursuit son oeuvre au cours du sommeil.

Notons que la répétition fait la force d'une suggestion et qu'il vaut mieux s'autosuggestionner deux fois chaque jour, le matin et le soir par exemple, à raison de 10 minutes par séance, plutôt qu'une fois tous les deux jours avec une séance de 40 minutes.

A cette méthode d'autosuggestion, qui compte uniquement sur l'inconscient pour développer une faculté psychique, s'oppose, dans une certaine mesure, la méthode que nous avons qualifiée d «active».

Elle consiste, comme nous l'avons indiqué à propos du bégaiement, à imaginer aussi objectivement que possible le personnage que l'on désire devenir et à le faire vivre en soi à la manière des comédiens.

un rôle, et, ici, à jouer le rôle d'une personne pourvue d'une forte volonté.

A cet effet, il faut d'abord rompre avec le passé, oublier les amoindrissements, les déboires, les échecs qui, en diverses circonstances, ont été causés par une volonté imparfaite.

Ensuite, dans la vie courante, par exemple au cours d'une démarche délicate, d'un examen, se figurer l'attitude, le comportement, la façon de s'exprimer de l'homme pourvu d'une forte volonté.

Enfin, prendre cette attitude, cette manière d'agir, de parler ou d'écrire, cette assurance de l'homme qui, à aucun moment, ne doute de sa volonté.

Autrement dit, avant même d'avoir acquis une volonté ferme, il faut en adopter les signes extérieurs.

Bientôt un pli d'habitude est créé, et, corrélativement, un état psychologique.

En résumé, il faut oublier ses imperfections volitives actuelles, ne penser qu'à sa personnalité nouvelle et l'extérioriser en toutes circonstances.

Semez une habitude et vous récoltez un caractère.

Semez un caractère et vous récoltez une destinée.

Cette méthode sera utilement complétée par des exercices d'autosuggestion faisant appel au conscient et non à l'inconscient comme dans la technique d'Émile Coué.

Ma volonté est très forte et de plus en plus puissante.

Je veux imiter l'exemple de ceux qui parviennent à atteindre le but qu'ils se sont fixé.

Je persévérerai car je sais, avec certitude, que la volonté bien entraînée parvient à ses fins lorsqu'elle est tendue vers un but juste et honorable.

Debout, prêt à l'action, mon regard est plus assuré, ma parole plus chaude, plus vibrante, plus convaincante, ma démarche plus ferme.

Je veux de toutes mes forces, de toutes les puissances qui sommeillent en moi.

Je sais qu'il n'est pas de tâche qu'un homme volontaire ne puisse accomplir lorsqu'il l'a acceptée.

Plein d'une ambition légitime, je veux avancer dans mon travail aussi bien que dans mon perfectionnement intellectuel et moral.

Je ne livrerai rien au hasard et le succès auquel j'espère ne dépend que de moimême.

Ma volonté est de plus en plus puissante.

La méthode d'autosuggestion que nous venons de donner est utilement complétée par l'autosuggestion graphique qui est basée sur les principes de la graphologie.

La graphologie, on le sait, est une science et un art fondés sur l'étude des modifications apportées involontairement à l'écriture par les impulsions inconscientes du scripteur.

-- Écriture inégale dans les dimensions, la forme, la direction des lettres, des mots et des lignes; écriture légère; lettres séparées dans les mots.

-- Écriture sobre, modérément inclinée, sans grands mouvements; lignes peu montantes, pas trop inégales; parfois lignes montantes suivies d'autres qui tendent vers l'horizontale.

A ces indices graphologiques on peut ajouter ceux-ci d'un genre un peu différent: Marge de droite large : activité et énergie psychique médiocres.

Les idées sont absolues mais peu fixes.

Les accents mis à leur place et formés régulièrement indiquent, surtout s'ils sont petits, de l'ordre et de la méthode.

S'ils sont grands et peu appuyés, ils annoncent une imagination vive et même poétique.

S'ils sont contournés et plus ou moins bizarres, ils signalent un désir d'ostentation et de singularité qui n'est pas toujours de bon goût.

Plus encore que les points et les accents, la ponctuation est utile dans les écrits car elle permet de distinguer les phrases ou les membres de phrases.

Tout signe de ponctuation, virgule ou autre signe, marque un repos de l'esprit, un temps d'arrêt plus ou moins long, une idée qui est finie ou suspendue et qu'on sépare par un signe de celle qui suit.

Il y a, entre les idées, des différences, des distances inégales mais réelles et ce sont précisément ces différences, ces distances que les divers signes de ponctuation ont pour objet de marquer.

On peut admettre, avec un haut degré de probabilité, que si la ponctuation manque c'est que le scripteur est inattentif ou que, se comprenant lui-même, il se soucie peu de ceux qui le liront.

En revanche, si les différents signes de ponctuation sont bien à leur place, c'est que le scripteur est ordonné et méthodique.

Ces quelques notions de graphologie étant données, il convient d'ajouter cette particularité, bien mise en lumière par Crépieux-Jamin, qu'un signe pris isolément n'a pas de valeur absolue.

Il ne prend sa signification réelle que s'il se relie à une qualité identique dominante dans le graphisme.

En outre, il peut changer de signification selon les caractéristiques générales rencontrées dans l'écriture.

Ainsi, un enroulement dans une écriture délicate ou supérieure pourra signifier désir de bien faire, et, au contraire, vanité ou prétention, dans une écriture commune ou discordante.

certaine mesure, sa vigueur, sa santé et son tempérament, est relativement peu importante en ce qui concerne le but que nous nous proposons d'atteindre ici.

Il consiste, en effet, à accroître notre volonté, et, en général, à faire naître en nous les facultés qui nous font défaut, en introduisant dans notre écriture les signes des qualités correspondantes.

Nous subirons ainsi une autosuggestion puissante étant donné sa répétition, et, en outre, du fait de notre application pour exécuter l'exercice, notre attention, qui est une faculté primordiale, se développera parallèlement.

Il est certain qu'à la longue nous récolterons les fruits d'une telle rééducation.

Signalons à ce propos que Foch, alors qu'il était lieutenant, découvrit l'influence de la calligraphie et s'imposa une discipline d'expression graphique qui lui permit de maîtriser son caractère.

En ce qui concerne plus spécialement notre dessein, c'est-à-dire l'accroissement de notre volonté, nous nous appliquerons tout d'abord à tracer convenablement la lettre t.

Ensuite, lorsque son écriture correcte se fera automatiquement, nous passerons aux points, aux accents, à la ponctuation, à la hauteur des lettres, et, enfin, à la direction des lignes et à l'ordonnance générale de nos écrits.

Bien entendu, tout en faisant entrer dans notre écriture les signes des qualités à acquérir, nous éliminerons de celleci les indices des défauts à combattre et à faire disparaître.

Comme nous l'avons précisé dans le premier chapitre du livre, la volonté peut être définie comme étant le pouvoir de se déterminer à action.

Vouloir c'est, après avoir conçu un but, délibérer, se décider, agir.

Le point de départ de la délibération est l'idée d'un acte que nous jugeons possible.

Plus il est difficile et important, plus les réflexions qu'il provoque en notre esprit se compliquent et se prolongent.

Celles-ci suscitent, en général, des désirs, des aversions, des émotions diverses.

La décision est l'étape principale de l'acte volontaire.

En effet, bien des personnes délibèrent en quelque sorte indéfiniment sans arriver à se déterminer, c'est-à-dire, en somme, sans parvenir à vouloir.

L'exécution est l'acte proprement dit; il représente l'effet extérieur et final de la volonté.

Il réalise ce qu'il a décidé de faire en dépit de toutes les difficultés et il n'accepte pas la défaite comme si elle était inscrite dans le livre du destin.

En l'occurrence, la culture de la volonté comporte en elle-même sa récompense, en ce sens qu'elle permet d'obtenir un équilibre physique et psychique qui constitue, pour une existence même effacée, un atout incomparable.

Non seulement la réflexion conçoit le but, détermine les moyens de surmonter, de briser ou de tourner les obstacles, mais elle produit aussi en l'âme des élans affectifs précieux quand on sait les utiliser.

Elle est, de plus, la grande libératrice puisqu'elle nous permet de résister au bouillonnement des sentiments, des passions, des idées qui se ruent sans ordre vers la lumière de la conscience.

Sans doute, on rencontre assez souvent de ces «intellectuels» dont l'intelligence trop subtile, trop méditative ou trop raisonneuse condamne à l'irrésolution.

Pour l'homme volontaire, ou pour l'homme qui désire accroître son énergie, les obstacles qui se présentent constituent la matière de son action, l'occasion lui permettant de combattre l'adversité et de développer ainsi sa volonté.

Enfin, les échecs sont pour lui des enseignements.

A la base de toute vie active, il faut placer l'espoir qu'il convient de fortifier sans cesse; c'est de lui que dépend en grande partie la réussite.

L'homme de caractère doit non seulement s'entraîner à surmonter les difficultés extérieures, mais il doit vaincre aussi, s'il y a lieu, ses ennemis intérieurs parmi lesquels on peut citer ses complexes, ses manies, ses sentiments et ses passions indésirables.

Les complexes Hesnard définit le complexe comme étant «un système de pensée, fortement chargé d'émotion, inclus dans la sphère inconsciente de l'esprit à la manière d'un corps étranger à la personnalité et qui aimante, à son insu, certaines activités du sujet dites complexuelles».

Quant à Juliette Favez-Boutonier, elle voit dans le complexe «un mélange d'attitudes affectives contradictoires dont le sujet ne peut se détacher sans compromettre sa personnalité même».

névroses et même, parfois, sous la forme de troubles mentaux plus graves.

Ils sont multiples et il ne saurait être question de les passer tous ici en revue.

Examinons-en seulement quelquesuns à titre d'exemples.

Certaines personnes souffrent parfois d'une façon exagérée d'une légère disgrâce physique telle que obésité, maigreur, petitesse, ou, au contraire, taille trop grande, nez trop fort, verrue mal placée, couperose, etc.

Pour se débarrasser de l'obsession qui résulte de ces complexes d'origine physique on remarquera d'abord qu'une disgrâce corporelle n'a pas empêché quelques grands hommes d'accomplir une brillante destinée et que, par conséquent, il peut, dans une certaine mesure, en être de même pour soi.

Tel fut le cas de Napoléon Ier dont la taille était au-dessous de la normale, de Scarron qui était difforme, de Cicéron qui portait une petite protubérance sur le nez, de Danton dont le visage était ravagé par la variole, de Beethoven qui, bien que sourd, composa la musique que l'on sait.

En second lieu, il faut s'efforcer de ne pas paraître tenir compte de sa disgrâce, d'être naturel vis-à-vis des autres.

Et ainsi s'estomperont progressivement puis disparaîtront définitivement ces complexes d'infériorité dus à une imperfection physique.

Un autre complexe d'infériorité, qui est très répandu, est essentiellement d'ordre psychique et son origine est presque toujours éducative et tout particulièrement parentale.

Étant enfant, on n'a cessé d'être comparé soit à un frère, soit à une soeur, soit à un camarade plus doués et réussissant mieux.

A l'école on n'a pas toujours été parmi les premiers.

On est alors devenu progressivement timide et hésitant, on a douté de soi-même et l'on a fini par souffrir d'un complexe d'inhibition qui nous poursuit toute la vie et fait échec à nos projets, à nos résolutions, à notre carrière.

Cet état n'a pas, bien entendu, des limites bien tranchées, car il est des circonstances où les gens les plus normaux doutent d'eux-mêmes, mais c'est là un doute épisodique, tel celui de ces musiciens qui, conscients de la tâche qu'ils assument, ne sauraient interpréter sans quelque émotion et avec un sentiment d'infériorité relative les oeuvres des maîtres.

En outre, le doute de soi-même est parfois justifié, partiellement tout ou moins, par la conscience de certaines lacunes.

C'est la permanence, l'ubiquité du complexe d'infériorité qui impriment au syndrome son caractère quelque peu pathologique.

Cliniquement, si l'on peut s'exprimer ainsi, le complexe d'infériorité parcourt toutes les étapes qui séparent la timidité* simple de l'inhibition absolue, capable de paralyser toute initiative.

Le complexe de supériorité s'oppose, en quelque sorte, au complexe d'infériorité.

La personne qui en est atteinte est persuadée qu'elle est supérieure aux autres et aucun échec, si grave soit-il, n'ébranlera sa conviction.

En l'occurrence, elle accusera les circonstances défavorables, le parti pris ou le destin.

Comme le précédent, il a souvent une origine parentale et éducative.

Le complexe de culpabilité est une sorte d'hyperesthésie* de la conscience morale.

Le sujet qui en souffre est scrupuleux à l'excès et passe au crible chacune de ses pensées, chacun de ses actes avec la crainte d'y trouver une occasion de chute dans le domaine de la moralité.

résulte un sentiment pénible d'accusation intérieure, de remords, de culpabilité, et, cet examen de conscience, à tout moment renouvelé, constitue un obstacle insurmontable lorsqu'il s'agit de prendre une décision importante.

Les complexes sexuels, qu'il ne faut pas confondre avec les déviations sexuelles qui comportent une base organique en relation avec des sécrétions glandulaires perturbées, surviennent chez des êtres normalement constitués au point de vue physiologique; capables, en particulier, de procréer.

Mais leur esprit a eu à subir, à l'aube de leur existence, un choc ayant trait aux relations sexuelles concernant dans la plupart des cas leur père ou leur mère.

Les manies*, qui sont des habitudes quelquefois bizarres, sont généralement moins graves que les complexes.

Ibsen a appelé «revenants» tous les penchants plus ou moins héréditaires, toutes les mauvaises habitudes qui nous poussent au mal.

Nous nous appliquerons aussi à contrôler nos pensées, car une impulsion, une tentation, tin sentiment, soumis à une forte attention, à un examen sévère, à une sérieuse analyse, perdent considérablement de leur force.

Plus on se rend compte de la cause de vains désirs, moins on est porté à les satisfaire.

Habitués à observer nos pensées, nos sentiments, nos émotions, nous les jugerons, les disciplinerons, les dominerons et nous pourrons même les utiliser comme de bons agents de notre perfectionnement moral.

Corrélativement, la répression constante de nos impulsions inutiles, de nos sentiments médiocres ou mauvais, de nos passions indésirables fortifiera au plus haut point notre volonté.

L'éducation de la volonté est complétée par la création d'habitudes qui la fortifient et l'imposent à l'imagination, au jugement et au raisonnement.

Passez trente jours de suite sans lire, à faire tout autre chose, et vous saurez ce qui vous arrivera.

Restez couché dix jours, puis levez-vous et essayez de faire une longue route, et vous verrez comme vos jambes seront fortes.

Une fois pour toutes, si vous voulez prendre l'habitude d'une chose, faites cette chose; si vous n'en voulez pas prendre l'habitude, ne la faites pas et habituez-vous à faire quoi que ce soit plutôt qu'elle.

Il en est de même pour l'âme: lorsque vous vous emportez, sachez que ce n'est pas là le seul mal qui vous arrive, mais que vous augmentez en même temps votre disposition à la colère; c'est du bois que vous mettez dans le feu.

En règle générale, nous exécuterons régulièrement et minutieusement le programme de vie et de travail que nous nous serons établi après mûre réflexion et les retouches indispensables.

travailler, se reposer aux mêmes heures, sans tomber bien entendu dans la manie, débrouiller virement une tâche un peu compliquée, préparer chaque soir les éléments du travail du lendemain, effectuer immédiatement ce qui doit être fait, qu'il s'agisse de répondre au courrier, de découper un article que l'on veut conserver, de prendre des notes, de remettre en place un objet que Fort vient d'utiliser, etc., et, par-dessus tout, suivre scrupuleusement le précepte des Anciens: age quod agis, c'est-à-dire être attentif, bien faire tout ce que l'on fait, sans laisser-aller ni sabotage, en un mot être consciencieux, en évitant toutefois la maladie du scrupule qui anémie la volonté, voilà, dans la vie courante, d'excellentes habitudes qu'il convient de contracter.

Bien que s'exerçant dans le domaine des petites choses elles rendent apte à conduire de grandes entreprises.

Agir, pour l'étudiant en philosophie, par exemple, c'est se lever à sept heures et lire avec une pénétrante attention un chapitre de Leibnitz ou de Descartes; c'est prendre des notes, les repasser, les apprendre de tout coeur; c'est chercher les matériaux d'une dissertation, ordonner son plan général puis le plan de chaque paragraphe; c'est méditer, chercher, raturer...

Agir, c'est accomplir mille menues actions...

C'est l'élève qui, malgré sa répugnance, s'oblige à se lever afin d'aller chercher un mot dans le dictionnaire, qui achève sa tâche malgré le désir de paresser, qui termine la lecture d'une page ennuyeuse...

Nous devons même rechercher les occasions de remporter de ces petites victoires.

mouvement de révolte: aussitôt, levez-vous, contraignezvous à aller vivement et joyeusement où l'on vous appelle.

Après le cours, un ami veut vous entraîner, le temps est très beau: vivement, rentrez travailler!

La devanture de ce libraire vous attire à l'heure où vous rentrez: passez de l'autre côté de la rue et marchez rapidement.

C'est par de tels «crucifiements» que vous vous habituerez à triompher de vos penchants, à être actif partout et toujours.

C'est par ces mille actions, insignifiantes en apparence, que se trempe le vouloir.

On peut aussi, pour cette unique raison qu'on préférerait ne pas les faire, c'est-à-dire à titre d'épreuves, s'imposer d'autres exercices de volonté tels que tendre la main, ainsi que nous l'avons déjà dit, à une personne qui nous est antipathique, exécuter une chose déplaisante, s'abstenir, si l'on est fumeur, de fumer pendant un laps de temps déterminé, etc.

En outre, la plupart de nos actions quotidiennes monotones: soins du ménage, nettoyages, bricolages, corvées de toutes sortes, doivent être repensées en vue de les rendre bénéfiques à la fois pour le corps et pour l'esprit.

Et pourquoi tous ces petits efforts de volonté sont-ils importants?

C'est parce qu'aucun d'eux n'est perdu.

Chacun rend les actes suivants plus faciles; chacun apporte sa quotepart à la formation de bonnes habitudes: l'habitude de faire attention, l'habitude de se mettre vivement au travail, l'habitude de ne pas tenir compte de la sollicitation de certains désirs, etc.

Mais il est un autre résultat extrêmement important de l'action.

Comme nous venons de le dire, «être inactif, se confiner dans un repos stérile ou dans une retraite égoïste, c'est, en quelque sorte, s'arrêter de vivre, c'est aller à l'encontre de la loi naturelle qui exige de tout ce qui vit un effort persévérant et une lutte incessante pour le progrès».

Qu'il s'agisse de besognes ou de travaux matériels, de productions artistiques ou de travaux intellectuels, l'effort conduit avec soin et attention apporte toujours sa récompense dans le progrès individuel.

En face de la douleur, l'homme de caractère ne tombera pas dans l'erreur des pessimistes qui prétendent que la vie n'est qu'une longue et vaine souffrance et ne cherchera pas à atteindre la sérénité inhumaine des yogis qui, pour libérer leur esprit du plan de la matière et de la sensation, s'imposent d'inutiles souffrances et de dures privations.

Il lui reconnaîtra son véritable rôle qui est, en quelque sorte, celui d'un baromètre intérieur.

Elle est, en effet, un avertissement et comme un signal qui retentit dans notre conscience dès que la conservation de notre être est menacée, dès que notre activité est arrêtée ou détournée de sa voie.

Bien plus, elle nous induit souvent en erreur sur le vrai siège du mal et les exemples abondent de fausses localisations : une démangeaison du nez est due à des vers intestinaux, une céphalalgie à un état morbide de l'estomac, une douleur de l'épaule droite à une maladie du foie, etc.

lamenter trop ouvertement, car les cris et les gémissements ne réparent pas l'irréparable.

Enfin, au terme d'une vie bien remplie, tout en considérant la mort «comme une fonction de la nature» (Marc Aurèle), l'homme de caractère l'attendra avec courage, résignation et sérénité.

Ainsi que le fit, par exemple, l'empereur Antonin le Pieux qui, à l'agonie, le front baigné des sueurs de la mort, répondit simplement au chef de ses gardiens qui lui demandait le mot de passe: «égalité d'âme», et il mourut.

» «Parce que j'ai aimé la vie dit Rabindranath Tagore, je sais que j'aimerai tout autant la mort.

Au reste, pour le philosophe, cet ami de tout inconnu, la mort offre encore l'attrait de quelque chose à connaître, car, c'est, après la naissance, la nouveauté la plus mystérieuse de la vie individuelle.

Il ne suffit pas, pour demeurer en bonne santé et pour guérir en cas de maladie, de suivre une hygiène convenable et d'utiliser, à bon escient, une médication adéquate, mais il faut aussi, comme l'a montré d'une façon lumineuse l'école psychanalytique moderne, bien penser et bien agir.

Cette intrusion de l'esprit dans le domaine somatique n'avait d'ailleurs pas échappé depuis longtemps à maints observateurs.

C'est ainsi que vers 1280 Arnaud de Villeneuve avait coutume de dire qu'il faut, pour donner aux malades le sursaut de vitalité qui peut les faire se rattacher à la vie, exciter en eux les passions qui sont les plus fortes de leur caractère: l'amour maternel chez une femme qui va quitter ses enfants, l'ambition chez l'homme en place, la cupidité chez l'avare si cette passion est assez puissante pour lui faire oublier sa douleur.

Au XVIle siècle, Malebranche connaissait parfaitement le rôle de la pensée dans l'apparition de certains troubles physiologiques lorsqu'il raconte l'histoire d'un personnage qui, voyant faire une saignée au pied de sa maîtresse, ressentit subitement à la même partie de son corps une vive douleur qui persista pendant plusieurs jours.

A la fin du XVIIIe siècle, Maine de Biran, de Beauchêne et quelques autres philosophes décrivent également des faits analogues.

A peu près à la même époque, les commissaires de l'Académie, chargés d'examiner les malades de Mesmer que le thaumaturge allemand prétendait guérir par le magnétisme, attribuent à «l'imagination» les phénomènes observés.

Puis, après les expériences et les travaux de Braid et d'un certain nombre d'hypnotiseurs, le docteur Liebault de Nancy montre, vers 1860, que les idées suggérées peuvent non seulement produire des effets inhibiteurs, atténuer ou faire disparaître la sensibilité, mais lutter avec avantage contre les maladies corporelles: fièvres, anémies, tuberculoses, etc. Ensuite, ce sont, à la Salpetrière, les fameuses expériences du professeur Charcot avec les hystériques, expériences plus théâtrales que médicales mais qui ont le mérite d'indiquer la voie dans laquelle devait s'engager plus tard la psychanalyse de Freud et la médecine dite psychosomatique.

Immédiatement après les travaux de Charcot, et, par conséquent, avant les théories psychosomatiques, le professeur Bernheim de la Faculté de Nancy tente d'expliquer le mécanisme des guérisons obtenues par l'action de la pensée.

C'est la restauration fonctionnelle qui amène la restauration organique.

restitue ainsi aux tissus fibro-séreux leur souplesse, à la synovie son onctuosité, à la circulation capillaire son activité et agit efficacement pour améliorer ou guérir l'arthropathie*.

Et, de fait, Bernheim obtint par l'emploi de la suggestion un grand nombre de guérisons.

Les unes s'appliquent à des troubles névropathiques comme les paralysies hystériques et l'anorexie* nerveuse, mais d'autres se rapportent à des maladies nettement organiques: myélites* diverses, troubles digestifs d'origine glandulaire, verrues, etc.

Il utilise également la suggestion dans les accouchements et dans les petites opérations.

Les vues de Bernheim sont alors universellement adoptées et la thérapeutique suggestive remporte d'innombrables succès.

Néanmoins, elle est peu à peu abandonnée et remplacée par la psychothérapie rationnelle et moralisatrice qui atteint les centres supérieurs, la conscience normale, alors que la suggestion s'adresse aux centres inférieurs, à la subconscience.

Mais la méthode ne se développe guère.

Elle apparaît en effet comme un compromis entre la médecine, la psychologie, la morale et la littérature.

Elle répugne à l'esprit dit «scientifique», et, chose plus grave, elle est souvent d'un rendement médiocre : bien des malades n'en retirent aucun profit.

autre chose qu'une suggestion faite par le malade lui-même sur sa propre personne.

Enfin, les conflits affectifs, refoulés dans l'inconscient, peuvent créer des troubles fonctionnels qui, à la longue, sont capables de se fixer en altérations organiques.

Ainsi, l'hypertension artérielle se rencontre souvent chez les individus repliés sur eux-mêmes; ils ont une agressivité constamment refoulée qui, cependant, éclate parfois sous forme d'accès de colère; ils sont rancuniers mais déguisent leurs ressentiments sous des dehors de gentillesse et de soumission.

Le conflit latent qui existe entre leur être véritable et le rôle qu'ils sont obligés de jouer crée un état de tension permanent qui provoque une sécrétion d'adrénaline laquelle entraîne, par l'intermédiaire du système nerveux sympathique, une constriction des muscles lisses des parois artérielles, génératrice de l'hypertension.

L'étude psychologique des malades porteurs d'ulcère a montré en effet, chez quelques-uns d'entre eux, l'existence d'un conflit entre leur amour-propre et le désir inconscient de rester dans une situation infantile de soumission et de passivité.

La tendance aux rhumes ou aux laryngites, et, fait un peu inattendu, la propension à subir des accidents sont aussi, d'après des travaux récents de psychanalystes, des syndromes psychosomatiques.

La psychanalyse de ces sujets indique que les accidents qu'ils semblent subir sont en réalité des actes inconsciemment intentionnels.

métabolisme, de sorte que dans le domaine de la guérison les possibilités de la psychanalyse apparaissent assez vastes.

Avant d'exposer notre méthode permettant de guérir par l'action de la pensée et de la volonté, examinons les troubles pathologiques justifiables de cette thérapeutique, et, pour démontrer sa validité, recherchons les mécanismes psycho-physiologiques probables amenant la guérison.

Elles constituent le terme de transition entre les manifestations que nous venons d'examiner, à peu près dépourvues d'élément somatique solide, et les maladies proprement organiques.

à son propre cas, est basée sur la détermination des facteurs affectifs particuliers agissant dans chaque trouble pathologique, et, aussi, sur la connaissance des mécanismes physiologiques dans le genre de ceux que nous avons donnés à propos de l'hypertension artérielle, de l'ulcère, etc., par lesquels les facteurs affectifs interviennent dans le processus de la maladie.

Le premier soin du psychothérapeute est donc de faire un diagnostic psychosomatique.

Il comprend, d'une part, un diagnostic somatique ordinaire, et, d'autre part, la détermination psychiatrique complète des facteurs de la personnalité, la nature du facteur psychologique causal, et, si possible, la date de son immixtion dans la vie du sujet.

Afin de reconstituer parfaitement l'histoire de la maladie, le psychanalyste accorde généralement une attention toute spéciale, d'un côté, à la succession chronologique de l'évolution des symptômes, et, de l'autre, aux situations extérieures de la vie et aux états affectifs du malade.

Il constate alors très souvent que les premiers symptômes somatiques, parfois fugaces, apparaissent dans l'enfance ou dans l'adolescence lorsqu'un état affectif n'a pu être résolu par le sujet.

Ils peuvent disparaître en surface pendant un temps plus ou moins long pour réapparaître toutes les fois que les mêmes situations affectives, créatrices d'un conflit interne, se renouvellent.

Enfin, le trouble somatique peut s'installer définitivement, passer à l'état chronique, avec paroxysme dans les états conflictuels.

Les soins donnés aux malades consistent d'abord en traitements locaux, allopathiques, homéopathiques ou autres, essentiellement symptomatiques et destinés à soulager plutôt qu'à guérir, et, ensuite, en une action psychothérapeutique profonde qui s'attaque aux facteurs affectifs fondamentaux.

conflictuelle primitive afin de l'en libérer.

Parfois, d'ailleurs, ce rappel, surtout s'il est un peu brusqué, aggrave les symptômes somatiques, et, d'autre part, la disparition des troubles physiologiques est capable de faire surgir des manifestations névrotiques nouvelles, par un phénomène de substitution, sorte de curieuse alternance que les homéopathes connaissent bien et qu'ils désignent sous le nom de métastase, qu'il ne faut pas confondre, bien entendu, avec la métastase cancérigène.

Quoi qu'il en soit, le remède psychanalytique consiste à amener à la conscience les fantômes de l'inconscient toujours avides de réalisations.

A mesure que les mirages et les épouvantails deviennent compréhensibles, les troubles physiologiques, selon les psychanalystes, se feraient progressivement de plus en plus rares.

Sans vouloir critiquer en quelques mots la méthode psychanalytique disons toutefois que ce procédé d'analyse nous paraît sujet à des causes d'erreurs.

La suggestion inconsciente du médecin peut intervenir à tout instant, en particulier par la nature des questions posées, de sorte que celui-ci recevra des malades les réponses qu'il désire in petto obtenir.

Ainsi pourront s'échafauder d'extraordinaires complexes qui seront le reflet des idées préconçues du thérapeute.

Cela est si vrai qu'il arrive fréquemment que deux médecins, étudiant successivement le même malade, découvrent des complexes différents.

D'autre part, si, comme le veulent les psychanalystes, les complexes sexuels jouent vraiment un rôle important dans la genèse des névroses et de certains troubles psychosomatiques, on a souvent l'impression, à la lecture de quelques psychanalyses, que l'obsédé sexuel est, non pas le malade, mais le médecin.

La méthode prête encore plus fortement à discussion lorsqu'elle prétend que le seul fait d'amener à la conscience les complexes pathogènes refoulés produit une décharge affective et la guérison.

Effectivement, comme nous l'avons précédemment signalé, cela peut se produire.

On comprendra, dans ces conditions, que la mise en lumière d'un complexe quelconque, vrai ou fictif, puisse produire la guérison si le médecin a préalablement suggéré, implicitement ou explicitement, qu'il doit en être ainsi.

Quant à la guérison elle-même, elle est le fait de processus qui comportent à la fois des mécanismes psychologiques comme dans le cas des affections purement névropathiques et des mécanismes physiologiques dans le genre de ceux que nous allons maintenant examiner.

Demandons-nous maintenant si des maladies nettement organiques peuvent aussi guérir par la suggestion.

Quelques considérations relatives à la constitution du système nerveux et à son fonctionnement dans le cas particulier qui nous intéresse vont nous permettre de répondre à cette question.

notre moyen d'information par excellence, et il nous permet, d'un autre côté, par l'innervation des muscles striés dits «volontaires», d'agir au-dehors.

Il est donc essentiellement tourné vers le monde extérieur, vers la connaissance et l'action.

Le système nerveux végétatif quant à lui est constitué du système sympathique, comprenant essentiellement deux grandes chaînes nerveuses longeant la colonne vertébrale, et du système parasympathique.

Chaque chaîne du système sympathique est interrompue par des renflements que l'on appelle les «ganglions sympathiques» et qui sont au nombre de 23, soit 23 x 2 ganglions pour les deux chaînes.

Ces nerfs présentent sur leur trajet des enchevêtrements de filets nerveux ou plexus dans lesquels on trouve des ganglions secondaires enfouis parfois dans l'épaisseur des organes.

Il est intéressant de savoir ici s'il existe des corrélations neuroendocriniennes et tout particulièrement des relations directes ou indirectes entre l'encéphale et les glandes endocrines, celles-ci conditionnant, pour une large part, l'état de santé et celui de maladie.

L'observation et l'expérience montrent en effet que le diabète insipide, la glycosurie émotionnelle, l'hypertension artérielle, les troubles psychiques de la menstruation, certaines formes d'artériosclérose, et, en général, la plupart des maladies dites «psychosomatiques» sont dus, pour une grande partie, à une excitation émotionnelle des endocrines.

A cet égard, dans la pathologie courante, la novocaïne a bouleversé bien des dogmes en nous montrant l'effacement presque immédiat de mouvements pathologiques dont le substratum anatomique ne faisait aucun doute autrefois.

Elle ne présente aucune contre-indication, elle peut être employée seule ou en même temps que n'importe quel traitement médical et elle s'applique indifféremment aux troubles névropathiques, aux affections psychosomatiques et aux maladies nettement organiques.

En outre, avantage appréciable, elle n'exige pas l'intervention d'un tiers comme c'est le cas dans les traitements par la psychanalyse, l'hypnotisme, la sophrologie et par les différentes méthodes de suggestion.

Il convient tout d'abord, à titre préventif, de ne pas penser à la maladie.

Redouter une maladie déterminée conduit à exagérer les sensations douloureuses et à les interpréter dans le sens de cette affection, ce qui peut fausser les diagnostics.

En outre, il est certain que la crainte des maladies, y compris les maladies microbiennes, met l'organisme en un état d'infériorité qui favorise leur apparition.

Dans le même ordre d'idées, le pessimisme, la tristesse, l'inquiétude, la méfiance, la jalousie sont défavorables à la santé.

En revanche, la volonté, le courage, la confiance en soi, l'optimisme raisonné, toutes vertus qu'il est possible de développer, ainsi que nous le montrons dans cet ouvrage, favorisent certainement l'équilibre vital.

Ambroise Paré n'avait-il pas constaté que les soldats victorieux guérissaient plus rapidement de leurs blessures que les soldats des armées vaincues.

Développer ces qualités «euphoriques» et rejeter les pensées déprimantes, c'est donc, sans doute, acquérir plus de virilité morale, mais c'est aussi gagner plus de résistance physique.

Outre ces moyens généraux et indirects, nous vous recommandons, afin d'affermir votre santé, de répéter la formule suivante trois ou quatre fois par semaine, le soir avant de vous endormir et après un exercice de relaxation.

Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.

Je dors chaque nuit parfaitement et je m'éveille bien reposé.

J'ai de l'appétit, je mange posément et ma digestion s'accomplit normalement.

Je suis de plus en plus résistant, de plus en plus fort.

Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.

Supposons maintenant que, brusquement terrassé, vous êtes en proie à de vives souffrances.

Vous attendez le médecin avec une certaine inquiétude.

Des images menaçantes, telles que l'idée d'une aggravation de votre état ou même celle d'une issue fatale, envahissent votre esprit.

Refusez leur audience, chassez-les dès qu'elles apparaissent et dites-vous bien que les symptômes qui vous affectent ne sont que l'expression d'une réaction de défense de l'organisme et qu'en l'occurrence celui-ci mobilise intelligemment ses forces pour rétablir un équilibre momentanément rompu.

Priez, s'il y a lieu, votre entourage de vous laisser en paix, de ne pas s'agiter autour de vous.

Essayez de vous assoupir, car le sommeil laisse au système nerveux végétatif l'entière disposition des énergies organiques.

Vous pouvez d'autre part, en toutes circonstances, et quelle que soit son acuité, atténuer ou même faire disparaître plus ou moins complètement le symptôme douleur.

» Cette sorte de mantra* agit comme un véritable anesthésique à condition toutefois de redire la phrase un grand nombre de fois et de ne pas poser trop tôt cette question: «Est-ce que ma souffrance disparaît vraiment?

Lorsqu'ils ont une origine névropathique ou psychosomatique, leur guérison par la suggestion peut être obtenue rapidement et parfois instantanément.

Quand ils sont nettement organiques, il convient de s'armer de patience car le traitement suggestif doit être poursuivi pendant longtemps.

Néanmoins, mais à condition de l'appliquer avec la plus grande confiance, et, comme nous venons de le dire, avec persévérance, il accomplit parfois de véritables guérisons et réussit là où des traitements médicamenteux ont échoué.

Tout en la répétant, ayez en arrière-plan cette pensée que votre inconscient oeuvrera au cours de la nuit dans le sens de la guérison par le truchement du système nerveux végétatif et des glandes hormonales.

2° Le matin, au lever, utilisez pleinement vos facultés conscientes, votre volonté, et placez-vous en quelque sorte dans une situation de révolte vis-à-vis de votre état pathologique.

Remplacez-les par des sentiments de joie, d'optimisme et de confiance.

Schultz connue généralement sous le nom de «training autogène».

Elle permet au malade de réaliser, selon l'expression du professeur Schultz, un «revirement de lui-même en allant de l'extérieur vers l'intérieur» de telle sorte qu'il soit capable de commander les fonctions et les organes ordinairement indépendants de la volonté.

Les premiers exercices, qui sont analogues aux exercices de relaxation que nous avons précédemment décrits, sont des exercices de décontraction musculaire.

Au bout d'une quinzaine de jours d'entraînement, la sensation de pesanteur, qui se manifeste dans le bras sur lequel s'exerce l'attention, se généralise, par transfert psychologique, à l'ensemble des membres.

La sensation de chaleur se manifeste le plus souvent assez rapidement, et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle n'est pas subjective.

Cette phase du training autogène rappelle le «Tumo» tibétain qui est une discipline combinant la plus sévère concentration avec l'autosuggestion et la gymnastique respiratoire.

soit par nous-même, soit par nos ascendants, à l'encontre des lois de la vie.

Il convient, par conséquent, après toute guérison (quel que soit d'ailleurs le facteur qui l'a provoquée) de tendre vers une vie saine, et, en particulier, comme nous l'avons conseillé dans notre ouvrage, Longue Vie, de supprimer les erreurs diététiques qui sont à l'origine d'un grand nombre de maux.

En tout cas, il ne faut pas tomber dans l'erreur de certains thaumaturges ou de quelques sectes guérisseuses qui prétendent que l'esprit peut tout, que la maladie est une erreur, que le bien et la santé sont les seules réalités et qu'il suffit de nier le mal pour le voir disparaître.

En fait, l'homme est à la fois corps et esprit et s'il est vrai que la pensée et la volonté peuvent agir sur l'organisme, il n'en demeure pas moins que celui-ci est une réalité dont il faut tenir compte.

Admettre le contraire équivaut à prétendre, ce qui est une pure absurdité, que les pires erreurs de régime et d'hygiène peuvent être poursuivies sans risque et qu'une simple disposition d'esprit permet de braver impunément les lois de la physiologie.

Les conseils que nous donnons dans la plupart des chapitres de ce livre sont aussi bien destinés aux étudiants qu'aux autres personnes.

En revanche, les directives que nous proposons dans ce chapitre se rapportent plus spécialement à l'exercice de la volonté dans le travail intellectuel.

Si on les suit rigoureusement, elles sont propres à augmenter les chances de succès dans les examens et dans les concours.

Il faut avant tout que l'élève, l'étudiant ou tout autre travailleur intellectuel sache en toute certitude, et nous l'avons déjà souligné, que nul effort n'est perdu.

Grâce au travail assidu, heure par heure, jour par jour, la mémoire s'organise et se développe, l'attention devient plus prompte et plus aiguë, le jugement s'affine, les bonnes habitudes s'installent et se fortifient.

· habitudes d'ordre rigoureux, de classement, d'expérience, de finesse, de perspicacité pour attaquer les difficultés.

Faculté, lui permettront de devenir un homme compétent, ensuite un homme de talent et peut-être enfin un novateur ou un maître qu'on écoute.

Mais, pour parvenir aisément et rapidement à ce terme, il faut savoir travailler.

Comment travailler Notons d'abord qu'avant d'entreprendre un travail intellectuel quelconque, et ceci est vrai également pour une tâche nouvelle, il est indispensable d'y penser à l'avance, par exemple la veille du jour ou on l'exécutera, et d'en imaginer avec précision les différentes phases, c'est-à-dire la façon dont on le réalisera.

Au point de vue matériel, on rassemblera préalablement les notes, les livres, les documents, les objets nécessaires afin que tout l'effort soit utilisé à réfléchir, à apprendre, à rédiger, à exécuter.

Lorsque le départ est donné, il faut démarrer vigoureusement et oeuvrer «fidèlement, exactement, persévéramment» (Nicole), ne jamais s'énerver, surtout si l'on a beaucoup à faire.

conduire par ordre ses pensées en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître pour monter peu à peu, comme par degrés, jusqu'à la connaissance des plus composés.

Ainsi que nous l'avons indiqué dans le chapitre VII, ne rien laisser dans l'ombre, faire scrupuleusement et à fond tout ce que l'on fait afin de n'y pas revenir, est également un principe qu'il faut appliquer avec la plus grande rigueur dans le travail intellectuel.

De plus, il laisse à l'esprit une impression pénible, éminemment nuisible à la bonne réalisation de ce que l'on entreprend ensuite.

C'est un poids lourd que l'on traîne avec soi.

Il faut aussi, dans les études, et, en général, dans l'accomplissement de toute oeuvre, rechercher constamment les voies les plus simples, les plus directes et les suivre sans précipitation ni nervosité.

En l'occurrence comme le recommande le proverbe, il est bon de se «hâter lentement».

Ce calme de l'esprit est généralement obtenu lorsqu'on s'est libéré de toute ambition de mauvais aloi, lorsqu'on s'est dégagé du désir d'arriver rapidement et à tout prix, lorsqu'on s'est affranchi de la hantise des examens et des concours.

«Tuons l'ambition, mais travaillons comme travaillent ceux qui sont ambitieux» enseigne cet intéressant petit livre: La lumière sur le sentier, inspiré des doctrines hindoues, c'est-à-dire oeuvrons pour l'amour du travail comme le font généralement les grands artistes et les grands savants.

Ce faisant, nous aurons l'esprit en paix et la qualité de notre ouvrage s'en ressentira.

Nous serons d'ailleurs à tout moment récompensé par les joies de la découverte, par ce sentiment de plénitude que l'on éprouve lorsqu'on acquiert de nouvelles connaissances, par une certaine impression de puissance issue de l'action menée à bien.

L'observation courante montre que le cerveau est constamment en activité.

quand nous «ne pensons à rien», des images, des idées se succèdent en notre esprit à la faveur d'associations parfois bizarres.

Ce déroulement continuel ne fatiguant pas, il convient de l'utiliser.

Pour les matières sujettes à des modifications fréquentes, telles que les sciences et certaines techniques, la dernière édition s'impose.

Voici encore quelques conseils qu'il est utile de suivre et que nous avons développés dans notre ouvrage consacré au développement de la mémoire: Avoir toujours sous la main cet instrument indispensable qu'est le dictionnaire.

Ce sont, entre autres, le surmenage, et, corrélativement, l'emploi d'excitants psychiques, l'isolement moral en Faculté, l'influence néfaste de certains camarades, et, dans un ordre de considérations complètement différentes, des précédentes, l'usage exagéré du sport.

Le surmenage est certainement l'un des maux majeurs de notre temps.

En outre, les inquiétudes quand on prépare des examens et surtout des concours, les émotions, les déceptions et parfois l'envie peuvent être également des causes de fatigue intellectuelle.

Elles provoquent une série de chocs psychologiques dont chacun forme ce que l'on appelle un «stress».

Cette sorte d'agression libère, par le truchement des glandes à sécrétion interne et en particulier par la mise en jeu du système surrénalo-hypophysaire, des substances hormonales, perturbatrices de l'équilibre neuromusculaire, lesquelles, à la longue, finissent par créer des troubles psychiques, psychosomatiques et même somatiques.

Sans doute, on peut demander aux neuroleptiques, appelés, dans le langage courant, «tranquillisants» ou «pilules du bonheur», le remède au surmenage, mais, outre que leur emploi prolongé est dangereux, ils ne font que masquer la fatigue sans la combattre vraiment.

De plus, ils créent un véritable état d'inconscience.

Particulièrement dangereuses et capables de provoquer de vrais troubles psychiatriques sont les amines psychotoniques ou amphétamines* dont on a bien fait d'interdire l'usage aux étudiants et qui ont permis le dopage des soldats allemands en 1940.

Les seuls agents «anti-fatigue» recommandables sont ceux qui agissent dans le même sens que les fonctions métaboliques naturelles, et, à cet égard, les vitamines C, B6 et B12, les extraits d'organes, les dérivés protidiques et même certaines hormones peuvent, après avis médical, être absorbés sans crainte.

Avec ces produits, les risques de troubles secondaires et d'accoutumance propres aux substances-dopings n'existent pratiquement pas.

Mais il vaut mieux prévenir que guérir et la sérénité, la quiétude, la puissance de l'esprit doivent être, en règle générale, recherchées ailleurs que dans les produits pharmaceutiques.

Les conditions premières, que l'on peut qualifier de «matérielles» permettant de conserver ou d'acquérir ces qualités précieuses, se trouvent dans une alimentation et une hygiène convenables telles qu'elles ont été précisées dans le chapitre III.

A ce propos nous conseillons de nouveau vivement l'usage du germe de blé et du pollen que l'on peut appeler, à cause de leurs propriétés toniques et vitalisantes des «aliments miracles».

A l'occasion, on pourra utiliser quelques plantes sédatives dont le mode d'emploi est indiqué à «Sédatifs végétaux» du lexique.

D'autre part, on aura recours à ce que l'on peut appeler des «remèdes psychologiques» relativement simples, mais qui demandent quelque patience et un effort de volonté dans leur application.

Nous les avons, pour la plupart, précisés dans les chapitres précédents de sorte que nous ne ferons que les signaler ici: régler notre activité physique et intellectuelle en fonction de nos possibilités et l'organiser rationnellement; maîtriser nos émotions; se reposer.

Deux fois par jour, la première fois avant ou après le repas de midi, la seconde, au lit, avant de s'endormir, on pratiquera systématiquement des exercices de relaxation selon la technique qui a été décrite dans le chapitre IV.

Ces exercices constituent le remède idéal du surmenage, de la nervosité et de la neurasthénie.

Ils seront complétés par le week-end qui doit procurer une diversion reposante (promenades hors des villes à l'atmosphère viciée, excursions, etc.) et par des vacances consacrées au repos et non à des voyages épuisants.

peu de forces qui nous restent si l'on est sérieusement fatigué.

Lorsque l'étudiant entre en Faculté, il éprouve d'abord une sorte d'ivresse semblable à celle du prisonnier qu'on vient de rendre à la liberté.

C'est un état négatif en quelque sorte; c'est le sentiment d'être débarrassé de toute contrainte.

La plupart des étudiants éprouvent alors le besoin de s'affirmer à eux-mêmes cette liberté par le tapage, par des stations prolongées dans les cafés ou dans tout autre endroit.

Une fois que l'habitude de la liberté a dissipé le vertige des premiers temps, l'étudiant se sent cruellement isolé.

Depuis l'école primaire jusqu'aux établissements d'enseignement secondaire compris, il avait eu des maîtres ou plus exactement des éducateurs comme enseignants.

Maintenant, il a des professeurs qui n'ont de compte à rendre qu'à leur enseignement, qu'il soit littéraire, philosophique ou scientifique.

Le professeur de Faculté connaît à peine ses élèves et ne sait rien ou ne sait que peu de choses sur leurs antécédents, sur leurs désirs, sur leurs aspirations et moins encore, si l'on peut dire, sur leurs rêves.

Il n'y a guère que dans le domaine des travaux pratiques que l'étudiant entre en contact avec son professeur, mais, souvent, d'une manière indirecte, par l'intermédiaire du chef de travaux.

Et, cependant, c'est là que l'enseignement est véritablement fécond et que l'étudiant peut en extraire une «substantifique moelle».

Les travaux pratiques lui apprennent en effet à s'élever, par la réflexion, aux idées générales.

A l'occasion, il serait aussi le confident de leurs espoirs, de leurs joies, de leurs contrariétés, de leurs soucis, de leurs ennuis, de leurs peines, des difficultés de toutes sortes qu'ils sont susceptibles de rencontrer dans leurs études ou dans la vie sociale.

Et même, il pourrait être également un conseiller lorsqu'ils ne parviennent pas à résoudre, par leurs propres moyens, des problèmes matériels, psychologiques ou moraux délicats.

Effectivement, les meneurs, que l'éminent recteur de l'Académie de Dijon désigne sous le nom, certainement péjoratif pour beaucoup, de «vauriens», ont presque toujours l'ensemble des qualités qui en imposent & des jeunes dont la volonté est plus ou moins vacillante et dont le mode d'existence est quelque peu marginal vis-à-vis de la société.

Dans le chapitre III nous avons montré que l'exercice physique bien compris, parfaitement dosé, apparaît comme l'un des moyens les plus efficaces dont l'homme dispose pour assurer son équilibre vital.

Si son développement est poussé trop loin par un travail excessif ou des contractions exagérées, il peut arriver que les organes internes (poumon, coeur, appareil digestif) ne soient pas assez puissants pour fournir les matériaux nécessaires à la réparation.

un rôle important dans les fonctions de nutrition et de relation.

De l'examen de ces différents organes et appareils l'on pourrait déduire, dans une certaine mesure, les capacités physiques d'un individu, mais, cet examen, ainsi que nous venons de le souligner, n'est pas ou n'est que très rarement effectué.

Enfin, élèves, étudiants, éducateurs et parents doivent savoir que l'exercice physique n'efface pas la fatigue cérébrale.

Se consacrer à des exercices sportifs violents et épuisants dans un but de détente mentale et sous couleur d'éducation physique, c'est ajouter le surmenage musculaire et organique (affectant le coeur, les reins, les poumons, etc.) au surmenage intellectuel dont nous avons précédemment parlé.

Il résulte de ce qui précède que dans les exercices physiques qu'on peut recommander aux élèves et aux étudiants, le choix est dominé par cette règle absolue: ces exercices ne doivent ni énerver ni aller jusqu'à la fatigue excessive.

L'enfant étant destiné, une fois devenu homme, à se conduire lui-même, il est nécessaire qu'il soit exercé, le plus tôt possible, à agir de son propre mouvement, c'est-à-dire à se déterminer par des motifs personnels.

Il est donc indispensable de lui donner, si l'on peut dire, une volonté.

A cet effet, il convient, d'une part, de le doter d'un ensemble d'automatismes sûrs, et, d'autre part, de créer en lui un pouvoir personnel de contrôle et de décision, un pouvoir de jugement critique et d'initiative rigoureuse.

Autrement dit, la culture de la volonté chez l'enfant doit se faire dans une double intention et se poursuivre sur deux plans: aménager une nature obéissante, et, conjointement, susciter un sujet supérieur à cette nature, c'est-à-dire un sujet capable de la contrôler.

Pour atteindre ce double objectif, il faut d'abord inculquer à l'enfant de bonnes habitudes dès son plus jeune âge.

Tétées, périodes de sommeil et de veille, soins de propreté seront rigoureusement réglés et non pas assujettis à ses caprices.

Ces premières habitudes, bien qu'organiques, constitueront les éléments d'une discipline intérieure dont il ne manquera pas de bénéficier lorsqu'il sera plus grand.

Souvent, en effet, l'enfant capricieux et fantasque est celui à qui les parents ont passé toutes les fantaisies alors qu'il n'était qu'un nourrisson.

Après quoi, d'autres habitudes physiques seront discrètement surveillées, et, si nécessaire, dirigées ou inculquées: satisfaction régulière des besoins organiques, propreté corporelle, bonne attitude à table, régularité et modération dans la satisfaction de l'appétit; les jeux seront contrôlés.

Ensuite, quand l'enfant sera capable d'exercer des efforts conscients, il faudra, dans ses différentes activités, et, en particulier, dans les jeux, dans les luttes, dans les excursions, l'habituer à endurer la fatigue, à ne pas se plaindre, sans motif impérieux, du froid, du chaud, de la faim ou de la soif.

Il importe toutefois qu'il ne devienne pas l'esclave des habitudes qu'il a contractées.

C'est ainsi que des enfants font de véritables colères si l'on avance ou si l'on retarde l'heure des repas, l'heure du coucher ou du lever, si l'on change leur petit lit de place ou ses voisins de table ou simplement la timbale et l'assiette préférées.

Il est indispensable de lutter, dès le plus jeune âge, contre cet exclusivisme et cette tyrannie des habitudes qui ne manqueraient pas plus tard de se changer en manies et de rendre l'enfant malheureux, insupportable aux autres et incapable d'initiative.

Car là est l'écueil de cette première éducation: il faut donner des habitudes à l'enfant mais n'en pas faire un maniaque.

Le plus sûr moyen d'y parvenir, c'est de l'accoutumer à changer d'habitudes en évitant, bien entendu, de tomber dans l'incohérence et l'agitation.

Sans vouloir engager l'enfant dans la voie de l'ascétisme, il est bon de lui apprendre à résister au plaisir actuel soit pour l'ajourner, soit pour y renoncer définitivement.

De même, il est utile de l'habituer à supporter vaillamment les petites douleurs telles que maux de dents, contusions, égratignures ou coupures sans gravité, etc.

Il faut aussi l'aguerrir contre la peur et lui apprendre à maîtriser ses cris et ses gestes.

essentielles permettant d'obtenir ce résultat est que les parents, et toutes les personnes qui gravitent autour de l'enfant, n'emploient pas la peur comme moyen d'éducation ou de coercition, même sous la forme de contes merveilleux où entrent en jeu des êtres mythiques.

D'autre part, quand un enfant vient nous confier ses craintes, il faut l'écouter avec douceur et avec bonté tout en recherchant les causes réelles de ses angoisses.

Ensuite, lui montrer, par des explications adéquates et à la portée de son intelligence, que sa peur est sans fondement réel.

Parmi les habitudes relatives à l'intelligence, que l'enfant doit contracter de bonne heure, on peut signaler celle de la régularité dans le travail et l'habitude de l'effort pour apprendre et comprendre.

C'est dans l'étude que se forge la volonté à coups d'efforts.

Non seulement ils sont favorables à l'organisme, mais ils constituent aussi une école de volonté, de solidarité et même de moralité.

On peut d'autre part remarquer que les enfants qui se font du mal en jouant pleurent rarement; ils ont peur d'être raillés par leurs camarades, ils montrent du courage.

Les jeux sont, en même temps, une école de solidarité, parce qu'en jouant les enfants s'initient aux difficultés de la vie sociale, leur volonté étant sans cesse en lutte avec d'autres volontés, leurs caprices avec d'autres caprices.

Comme dans la société, il y a des lois que tous s'engagent tacitement à suivre: toute infraction à ces lois librement consenties est rigoureusement condamnée.

Mais cette pensée serait impuissante si notre volonté n'était assujettie à l'obéissance.

d'enseignant qui ne sache que la discipline d'une classe est essentiellement une affaire d'habitudes et non de contraintes et que, réciproquement, l'affaiblissement d'une seule habitude peut suffire à introduire le désordre et même l'anarchie parmi les élèves malgré les punitions.

Toute la différence entre le professeur réputé bon disciplinaire et celui qui ne sait pas se faire obéir vient de ce que le premier sait établir ou conserver des habitudes dont l'autre ignore le prix.

L'indiscipline est rarement imputable aux élèves, mais est généralement due aux maîtres.

La preuve en est dans ce fait que le même groupe d'enfants se montre rebelle à l'autorité d'un maître et très docile à celle d'un autre.

Au surplus, la régularité dans le travail, l'exactitude, la discipline sont des biens hautement appréciés des élèves et il est à remarquer que la faiblesse dans l'exercice de l'autorité, sage et régulière, n'est nullement un moyen d'obtenir leur affection ou leur estime.

Cela tient sans doute à ce que la nature humaine sent spontanément la nécessité de l'ordre dans lequel elle trouve un soutien et une protection.

En principe, les parents agiront toujours avec bienveillance et avec douceur et ce n'est que dans les cas extrêmes qu'ils feront appel à la contrainte.

S'ils sont obligés de punir, ils séviront comme s'ils intervenaient malgré eux, à la manière d'un juge qui applique un article du code auquel luimême est soumis.

Lorsque l'enfant sera suffisamment âgé, ils s'efforceront de lui faire comprendre la raison ainsi que la nécessité de la règle imposée, et, en même temps, à mesure que son entendement et sa volonté se fortifieront, ils lui laisseront de plus en plus l'initiative de ses actes.

L'idéal serait que l'enfant saisisse assez tôt le rôle bienfaisant et tutélaire de la règle à laquelle on lui demande de se soumettre afin qu'il accepte de plein gré les exigences pénibles qui l'accompagnent.

Et, ainsi, il sera initié progressivement à l'accomplissement volontaire de ses devoirs, à l'exercice raisonné de ses droits, c'est-à-dire, en définitive, à l'usage intelligent de la liberté.

Il est indispensable, en effet, que l'éducation familiale prépare l'enfant à comprendre et à accepter les rapports sociaux de subordination en ce qu'ils ont de permanent et d'essentiel sinon ce serait lui ménager les pires déceptions et le rendre à l'avance incapable, alors qu'il sera devenu adulte, de mettre son activité en harmonie avec la société au milieu de laquelle il doit vivre.

La formation du caractère d'un sujet n'est complète que s'il est parvenu à comprimer toutes les dispositions égoïstes ou anarchiques qui le rendent impropre à vivre correctement dans une société organisée, et, à cet effet, c'est, dès l'enfance, qu'il doit s'habituer à subordonner la poursuite de ses fins propres à celles des fins sociales et humaines.

L'obéissance aux règles et aux constitutions intérieures des petites sociétés, telles que la famille et l'école où il est protégé et élevé, c'est, pour l'enfant, la condition impérieuse de la formation de la volonté et du caractère, et c'est, en même temps, une excellente préparation à la vie sociale.

A condition, toutefois, que la discipline domestique et scolaire apparaisse comme une véritable loi naturelle, indépendante, en quelque sorte, de la volonté des parents et des maîtres.

En ce qui concerne toujours l'activité sociale d'un individu, mais à un point de vue très différent du précédent, lorsqu'un adolescent manifeste un penchant justifié pour telle ou telle profession, il ne faut pas le contrecarrer et chercher à lui imposer ses propres désirs.

L'obliger, par exemple, et ceci uniquement par vanité, à préparer des examens ou des concours pour lesquels il n'est pas qualifié.

un bon technicien sont supérieurs à un raté de la médecine, des sciences, des lettres, du droit ou des arts.

Bien entendu, l'écueil est que l'adolescent prenne ses goûts pour des aptitudes, car, si les uns et les autres sont fréquemment associés, ils sont parfois divergents et même opposes.

Autre chose est de se plaire à un travail, autre chose est d'y être qualifié.

Le fait est particulièrement net dans le domaine de l'art et de la littérature.

De plus, ce qui, chez les jeunes, est appelé vocation n'est, assez souvent, qu'une motivation psychologique et non l'expression vectorialisée du Moi.

Ainsi, vouloir être médecin ou vétérinaire, c'est avoir parfois besoin d'une compensation affective; être pilote d'avion, c'est s'évader; être officier, c'est s'affirmer, etc.

Auquel cas les parents interviendront comme il se doit.

Dans le même ordre d'idées, combien de gens, se méprenant sur leurs facultés ou leurs mérites, passent leur temps à envier les situations d'autrui.

Mais, pour beaucoup, s'il leur était accordé d'échanger leur état contre celui qu'ils convoitent, ils auraient bien de la peine à l'assurer.

Enfin, de tous les moyens dont disposent les parents pour développer la volonté de leurs enfants, l'un des plus efficaces est l'exemple.

L'enfant est par-dessus tout un imitateur.

Il est donc indispensable qu'il vive dans une atmosphère morale favorable et qu'il ait de bonne heure sous les yeux l'exemple d'une activité régulière, constante, maîtresse et sûre d'elle-même.

Le monde est ainsi fait que les personnes timides, modestes, effacées, par nature ou par l'effet de divers complexes, sont mal armées pour faire carrière, quelles que soient leurs qualités foncières de coeur et d'esprit.

Ne cherchons pas une définition de la volonté, il n'en est qu'une qui soit valable: La volonté, c'est le moi.

Une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer.

Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.

L'humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu'elle a faits.

Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d'elle.

A elle de voir si elle veut continuer à vivre.

A elle de se demander ensuite si elle veut vivre seulement ou fournir, en outre, l'effort nécessaire pour que s'accomplisse, jusque sur notre planète réfractaire, la fonction essentielle de l'univers, qui est une machine à faire des dieux.

Si le déterminisme parait si communément contraire à la liberté c'est parce que, consciemment ou non, on ne l'envisage que sous sa forme mécanique.

Et, en effet, dans l'ordre mécanique, il l'exclut évidemment.

D'abord parce que soumis à l'espace il revêt la forme d'une contrainte: une bille de billard en frappe une autre, cette dernière apparaît purement passive, et il en est ainsi dans tous les termes de la série, parce qu'ils restent toujours extérieurs les uns aux autres.

Mais, quand une idée en appelle une autre, elles font toutes deux parties d'une unité consciente, et c'est par rapport à cette unité qu'il y a liberté, car elle inclut à la fois le déterminant et le déterminé...

D'autre part, le déterminisme mécanique se déroule dans le temps, suivant la forme d'une pure succession où le passé n'est plus rien, où l'avenir n'est rien encore; par là encore les termes de la série mécanique sont en dehors les uns des autres, et la liberté en est exclue.

La conscience, au contraire, se souvient et prévoit, et, dans cette mesure même, échappe au temps et possède comme un rudiment d'éternité; et ainsi nous sommes libres, non parce que les moments de notre existence ne se tiendraient pas entre eux, mais au contraire parce qu'ils se tiennent et que nous le voyons.

Il n'est pas de grandes actions suivies qui soient l'oeuvre du hasard et de la fortune; elles dérivent toujours de la combinaison et du génie.

Rarement on voit échouer les grands hommes dans leurs entreprises les plus périlleuses.

Regardez Alexandre, César, Hannibal, le grand Gustave et autres; ils réussissent toujours.

bonheur qu'ils deviennent ainsi de grands hommes?

Non; mais parce qu'étant de grands hommes, ils ont su maîtriser le bonheur.

Quand on veut étudier les ressorts de leurs succès, on est tout étonné de voir qu'ils avaient tout fait pour l'obtenir.

On ne devrait pouvoir dire qu'il n'arrive aux hommes que ce qu'ils veulent qu'il leur arrive.

Nous n'avons, il est vrai, qu'une influence affaiblie sur un certain nombre d'événements extérieurs; mais nous avons une action toute puissante sur ce que ces événements deviennent en nousmême...

Toute aventure qui se présente, se présente à notre âme sous la forme de nos pensées habituelles et aucune occasion héroïque ne s'est jamais offerte à celui qui n'était pas un héros silencieux et obscur depuis un grand nombre d'années.

Il n'y a de fatalité véritable qu'en certains malheurs extérieurs, tels que les maladies, les accidents, la mort inopinée de personnes aimées, etc., mais il n'existe pas de fatalité intérieure.

La volonté de la sagesse à le pouvoir de rectifier tout ce qui n'atteint pas mortellement notre corps.

Souvent même elle parvient à s'introduire dans le domaine des îatalités extérieures.

Rien ne se perd, aussi bien dans le domaine des forces spirituelles qu'en physique et en chimie.

On ne pense pas à quel point les anciens avaient raison quand ils énonçaient leur fameuse maxime: mens sana in corpore sano.

Soyons donc bien portants pour fournir à notre volonté les provisions d'énergie physique sans lesquelles tout effort, de quelque ordre qu'il soit, demeure caduc et infécond.

L'homme est le résultat d'une synthèse merveilleuse, mais merveilleuse à condition que tout demeure constamment bien réglé, que tous les rouages fonctionnent bien, que toutes les parties constituantes restent bien solidaires l'une de l'autre, qu'elles se portent secours le cas échéant pour le bien général de l'organisme tout entier.

La force de notre conscience, la rectitude de notre jugement, notre humeur, notre caractère, l'état de santé de notre esprit et aussi ses troubles, ses défaillances sont dans un état de sujetion étroite avec l'état de notre corps et plus précisément avec l'état de notre cerveau.

Il faut veiller à la bonne santé du corps.

Prends avec mesure les aliments, les boissons et les exercices qui te sont nécessaires.

L'activité est la loi de la vie.

Garde le silence le plus souvent, ou ne dis que les choses nécessaires et dis-les en peu de mots.

Les abeilles ne travaillent que dans l'obscurité, la pensée ne travaille que dans le silence et la vertu dans le secret.

Signes certains qu'un homme fait du progrès dans l'étude de la sagesse: il ne blâme personne; il ne loue personne; il ne se plaint de personne; il n'accuse personne; il ne parle point de lui comme s'il était quelque chose.

Pour chacune de tes décisions, prévois bien ses conséquences les plus lointaines de façon à n'avoir jamais à t'en repentir.

La faculté de ramasser toute son intelligence, toute sa volonté, tout son entendement sur une pensée ou sur une action déterminées est un des plus précieux pouvoir que l'homme puisse posséder.

Rien de grand n'a jamais été fait sur cette terre sans enthousiasme.

Toute passion est en somme une incitation cérébrale vers une voie élevée ou inférieure.

L'entraînement de la volonté a pour but de faire frein à ce mouvement impulsif.

Sache bien que tu dois apprendre à dominer tes passions, à être sobre, actif, chaste.

La colère est à la fois le plus aveugle, le plus violent et le plus vil des conseillers.

Mettrais-tu à la voile dans une tempête?

plus cette conduite se rapproche de l'insensibilité, plus elle ressemble à la force.

De même que la tristesse, la colère aussi dénote faiblesse.

Les véritables jours de fêtes pour toi sont ceux où tu as surmonté une tentation et où tu as chassé loin de toi, ou au moins affaibli, l'orgueil, la témérité, la malignité, la médisance, l'envie, l'obscénité des paroles ou quelques-uns de tous les autres vices qui te tyrannisent.

Le remède le plus naturel des passions, c'est de détourner l'esprit autant qu'on peut des objets qu'elles lui présentent; il n'y a rien pour cela de plus efficace que de s'attacher à d'autres objets...

Et de là vient qu'une passion violente a souvent servi de frein ou de remède aux autres...

Et il est quelquefois utile de s'abandonner à des passions innocentes, pour détourner, ou pour empêcher des passions criminelles.

Si le monde est malheureux, c'est qu'il pense à ses malheurs; si la vie se trouve remplie de difficultés, c'est parce que l'homme pense toujours aux difficultés qui se présentent.

Le beau livre qu'il y aurait à écrire sur l'art d'être malheureux!

· notre plus cruel ennemi ne pourrait faire contre nous plus que nous ne faisons contre nous-mêmes.

Il exagérerait nos maux et diminuerait nos biens; il nous rendrait insensibles aux biens naturels dont nous sommes maîtres, et nous forcerait de courir après des biens factices qui ne dépendent pas de nous, de mettre notre bonheur à faire figure devant le public, de l'attacher au caprice des hommes et de la fortune; il nous enflammerait de l'ambition de paraître, d'une ambition que rien ne rassasie et à qui il manque toujours quelque chose tant qu'elle n'a pas tout; il nous rendrait jaloux des autres, irrités de leurs succès qui nous étaient dus et qu'ils nous enlèvent; enfin, il nous créerait une existence déplorable sans contentement et sans repos.

Portez vos ennuis comme vos vêtements, négligemment.

Comme le soleil n'attend point les prières et les flatteries pour se lever, mais soudain resplendit, et par tous est salué, toi aussi, n'attends point les applaudissements, les murmures et les louanges pour bien faire, mais, de ta propre volonté, répands les bienfaits, et, à l'égal du soleil, tu seras aimé.

Forcez-vous à regarder vos ressentiments en face.

Si l'on vous manque d'égards apparemment ou qu'on vous rabroue, c'est peut-être par inadvertance, par distraction ou tout simplement par maladresse.

Ne laissez pas vos rancoeurs s'enfoncer dans votre inconscient sans les avoir auparavant passées au crible.

Elles s'y développeraient comme les bacilles toxiques dans un sang vicié.

A supposer qu'elles soient justifiées, ne les mettez pas sous globe.

Délivré de ce fardeau, vous voyagerez d'un coeur plus léger et d'un pied plus sûr.

Si vous ne pouvez vous montrer sincère, ne dites rien.

Ils sont méchants malgré eux comme les autres sont boiteux et aveugles.

Tu peux choisir une vie incohérente, soumise aux circonstances extérieures, subordonnée aux protections puissantes, aux amitiés fructueuses, aux relations, aux intrigues...

Mais si tu choisis de trouver en toimême ton appui, si tu cherches le bonheur où il est, dans une activité réglée et précise, dans l'effort conforme à des tendances profondes; si tu cherches à développer ce qu'il y a de plus noble en toi, à élargir et à faire plus intense ta puissance de sympathie pour la nature et pour les hommes, choisis cette destinée qui est la plus belle...

Tout être humain est à l'origine de son propre état de santé.

Par contre, le bon exemple et les saines paroles des sages élèvent l'âme, sèment l'optimisme et fortifient la volonté.

L'amitié l'emporte sur les liens du sang en ce qu'il peut y avoir parenté sans bienveillance et non point amitié.

L'organisme est comparable à un moteur qui développe habituellement telle puissance et atteint exceptionnellement tel maximum.

L'ignorance de la puissance du moteur humain a pour conséquence son utilisation défectueuse au point de vue du rendement en travail.

détériore rapidement; dans d'autres cas, au contraire, on ne lui fait produire que des efforts trop faibles, c'est-à-dire on l'utilise incomplètement.

La fortune et l'infortune arrivent par la persévérance.

Le cie1 et la terre deviennent visibles par la persévérance.

La lune et le soleil prennent leur éclat par la persévérance.

Tous les mouvements sous le firmament deviennent uniformes par la persévérance.

On parle de persévérance dans d'obstination dans les mauvais.

La différence entre persévérance et obstination, c'est que 1 une émane souvent d'une volonté tenace et l'autre d'une habitude tenace.

L'endurance est 1 une des disciplines les plus difficiles, mais c'est à celui qui endure qu'appartient en dernier lieu la victoire.

Dans la vie, les plus grands résultats s'obtiennent habituellement par des moyens simples et l'exercice de qualités ordinaires, qu'on peut résumer à deux pour l'essentiel : le bon sens et la persévérance.

Le courage et la persévérance sont des talismans devant lesquels les difficultés disparaissent et les obstacles s'aplanissent.

L'enfant est «volontaire», mais il n'y a pas encore la «volonté»; il agit sous l'impulsion du besoin et du désir ou sous l'attrait du plaisir.

Toute éducation est une éducation de la volonté ou n'est rien.

On forme la volonté en apprenant à penser, à sentir, à agir normalement.

Si la volonté est la force unificatrice qui assujettit les passions à la raison, les caprices de l'imagination aux lois de la pensée et qui ramène ces lois elles-mêmes à la loi suprême du bien, l'éducateur aura fait quelque chose pour la volonté chaque fois qu'il aura provoqué une idée juste, un sentiment noble, un acte d'énergie, chaque fois qu'il aura contribué à fortifier un bon penchant ou à en affaiblir un mauvais, à rectifier une pensée inexacte, à faire voir un peu plus clair au fond de n'importe quelle parcelle de la réalité externe ou interne.

Bien loin d'être synonyme d'indiscipline, la liberté trouve dans la discipline l'apprentissage qui lui convient.

L'ordre dans la vie suppose un ordre préalable, l'ordre dans l'éducation.

Tout doit y être soumis, le sommeil comme le travail; et l'ordre, dans ces choses, est plus important que ces choses elles-mêmes...

Il faut montrer aux enfants des lois inflexibles pour leur donner l'idée de loi, et l'éducateur doit s'imposer à lui-même l'esprit de méthode plus important dès lors dans ses commandements et dans ses défenses que ce qu'il commande et ce qu'il défend.

Il serait désirable que l'enfant sût faire de très bonne heure la distinction entre deux formes d'obéissance, l'obéissance à la règle posée par la raison et l'expérience des adultes, et la soumission à la puissance supérieure des adultes.

Sans doute, il faut bien que l'enfant éprouve à l'occasion la puissance de l'éducateur quand, par caprice, il résiste à la règle; toutefois, il serait souhaitable qu'il n'eût jamais la conscience de céder par faiblesse, mais qu'il sentit, dans l'autorité qui redresse, l'assistance d'une volonté raisonnable venant compléter la sienne.

La discipline la plus sûre et la meilleure est celle qui compte le moins sur les punitions; c'est surtout celle qui punit sans colère, sans accabler la volonté rebelle et qui laisse toujours un délai s'écouler entre l'avertissement et la sanction.

Prouvons à l'enfant timide qu'il peut plus qu'il ne pense.

Par les encouragements, les promesses, les menaces mêmes, forçons-le à parler, à jouer avec les camarades.

Il se décidera à agir du jour où il aura constaté que l'action est possible.

plus petit que soi: où d'autres réussissent et surtout un plus faible, ne puis-je au moins tenter l'épreuve?

On pourrait définir le défi en disant que c'est le plus puissant générateur connu d'énergie morale et de volonté.

En outre, des jeunes et des étudiants les utilisent avec d'autres drogues pour obtenir une plus grande concentration psychique, pour terminer rapidement un travail intellectuel urgent, et, aussi, pour se procurer une ivresse agréable.

Malheureusement, l'usage immodéré des amphétamines peut aboutir à un comportement analogue à celui du schizophrène paranoïaque.

On réserve alors à celles-ci le nom d'anorexie nerveuse ou d'anorexie mentale dont le signe principal est le refus d'alimentation, qui est primitif, et dont la conséquence est l'anorexie proprement dite; l'amaigrissement est parfois considérable.

En pareil cas, le symptôme subjectif a la valeur de la première prise de conscience d'une menace pesant sur l'organisme.

Mais, dans bien des cas aussi, l'anxiété et l'angoisse fonctionnent en quelque sorte à vide et elles traduisent alors simplement un état d'hyperexcitabilité nerveux et d'hyperémotivité démesurée, relevant soit d'une constitution spéciale (constitution émotive de Dupré), soit de facteurs acquis comme des secousses morales ou des causes d'épuisement.

L'arthropathie hystérique est l'immobilisation nerveuse des articulations; elle est accompagnée de douleurs vives, de contracture, de déformations par attitude vicieuse des membres, mais les lésions des parties constituantes de l'articulation sont nulles ou peu profondes.

Ce trouble existe dans le tabes dorsaIis ou ataxie locomotrice progressive et dans la maladie de Friedreich ou ataxie héréditaire.

La chorée de Sydenham, ou danse de Saint-Guy, est la forme la plus courante de la chorée; elle atteint surtout l'enfant de 6 à 12 ans et est prédominante chez les filles.

Parmi les autres choses, on peut citer la chorée de Huntington qui est héréditaire et qui apparaît vers 30 à 40 ans, parfois plus tard chez les vieillards; elle est accompagnée d'un affaiblissement intellectuel progressif et peut conduire à la démence.

La chorée fibrillaire de Morvan consiste en des contractions fasciculaires brusques, anarchiques et incessantes qui se produisent au sein des muscles sans aboutir à un déplacement.

Elle affecte particulièrement les enfants et les adolescents.

Il existe, en outre, une coxalgie hystérique qui résulte de la contracture hystérique des muscles de la cuisse et qui simule ainsi l'attitude du membre atteint de véritable coxalgie.

L'âge peut conduire à cet état par suite d'un défaut de nutrition cérébrale et la démence est alors d'origine sénile.

Du point de vue psychique, elle affecte d'abord la mémoire, puis l'affectivité, et, enfin, la volonté.

Les endocrines occupent dans le corps les endroits les plus différents.

Dans le crâne sont situées l'hypophyse et l'épiphyse, annexées toutes deux au cerveau.

Dans la région du cou, on rencontre la thyroïde, les glandes parathyroïdes et le thymus.

Dans la cavité abdominale on trouve les glandes surrénales qui coiffent le rein, les glandes reproductrices, le foie, le pancréas et l'épithélium intestinal.

Ces trois dernières glandes sont des glandes mixtes; elles sont à la fois à sécrétion externe et à sécrétion interne.

Soulignons ici l'importance, au point de vue psychique surtout, de certaines perturbations hormonales qu'il conviendra, s'il y a lieu, de corriger à l'aide d'une thérapeutique appropriée.

Ainsi, fatigue, torpeur, aboulie s'observent dans l'hyperthyroïdisme; en revanche, l'hyper thyroïdisme provoque agitation et instabilité d'humeur.

De leur côté, les glandes parathyroïdes, qui sont situées à la face postérieure de la thyroïde, régularisent le fonctionnement de la cellule nerveuse et agissent à la façon de la thyroïde.

Il en est de même des capsules surrénales ou plus exactement de leur zone corticale ou corticosurrénale dont l'hypofonctionnement se traduit par des états asthéniques musculaires, nerveux et mentaux.

Sa lésion (généralement d'origine tuberculeuse) est la cause de la maladie bronzée d'Addison qui est caractérisée par une forte pigmentation de la peau ou mélanodermie et par une très grande faiblesse musculaire et nerveuse.

D'une manière générale, les corticoïdes surrénaux sont indispensables à la continuité de l'effort intellectuel et à l'expression de la volonté.

Lors de toute agression physique ou psychique l'organisme réagit toujours par une décharge de corticoïdes surrénaux et, si la réponse surrénalienne est insuffisante ou au contraire exagérée, des troubles plus ou moins morbides peuvent survenir.

Le pancréas, en tant que glande à sécrétion interne par ses îlots cellulaires appelés ilôts de Langerhans, produit notamment l'insuline qui préside au métabolisme des sucres et, de ce fait, intervient plus ou moins directement dans les régulations psychologiques.

Effectivement, l'hyperinsulinisme léger est accompagné de fatigue; s'il est moyen, il y a dépression avec somnolence, mélancolie, impulsivité, manie; s'il est grave, il peut conduire au coma insulinique.

Les hormones génitales jouent un rôle important dans les impulsions sexuelles et sur certains aspects de la morphologie humaine.

D'autre part, durant le cycle menstruel, les sécrétions ovariennes retentissent sur le comportement psychique de la femme, et, de leur côté, les modifications survenues au cours de la ménopause ont une incidence psychologique: l'hyperfolliculisme a pour conséquence une certaine excitation et l'oligofolliculisme s'accompagne souvent d'anxiété, d'irritabilité et même de psychasthénie.

Ajoutons que la plupart des hormones agissent à des taux extrêmement faibles, de l'ordre du millième de milligramme.

Mais, si minime que puisse être la dose capable de déterminer une action physiologique et un effet psychologique appréciables, on a montré qu'au-dessous d'une certaine limite, c'est-à-dire d'un «seuil», l'hormone ne provoque plus de réaction spécifique.

Certains sujets donnent une courbe qui s'abaisse progressivement, d'autres, au contraire, résistent pendant longtemps à la fatigue jusqu'à l'instant où celle-ci apparaît brusquement.

En théologie, c'est un état mystique privilégié, et, en psychiatrie, c'est une affection nerveuse caractérisée par une certaine exaltation mentale et par une diminution ou même par l'abolition de la sensibilité.

L'hypnotisme désigne l'ensemble des phénomènes qui constituent l'hypnose ou encore la science qui traite de ces phénomènes.

Notons qu'actuellement, et principalement en U.R.S.S., aux États-Unis, au Canada, en Bulgarie, en Angleterre, et, pour ce dernier pays, à la suite de la publication en avril 1955, du rapport de la British Medical Association qui conclut à l'efficacité et à l'utilité de l'hypnotisme et de la suggestion comme moyen thérapeutique et qui demande que cette méthode soit pratiquée dans les hôpitaux et enseignée aux étudiants dans les Facultés au même titre que les autres disciplines, l'hypnotisme ou des techniques analogues telles que la sophrologie (voir ce mot au lexique) et le training autogène sont largement utilisés par un assez grand nombre de médecins dans le traitement de troubles psychiques et de maladies psychosomatiques ou même nettement organiques ainsi que nous l'avons indiqué dans le chapitre VIII, et, en particulier, à propos du training autogène.

D'autre part, beaucoup de dentistes anglais et quelques chirurgiens emploient également ces méthodes chez les cardiaques et les allergiques qui supportent mal les anesthésiques.

Il a affirmé n'avoir ressenti aucune douleur.

-- L'hypophyse, qui est située à la base du cerveau et logée dans une cavité de l'os sphénoide, est la plus importante des glandes à sécrétion interne, car elle règle, dans une large mesure, l'activité des autres glandes endocrines de sorte qu'elle a été appelée «le chef d'orchestre du concert endocrinien».

Mais, depuis peu, elle a été détrônée de ses fonctions car on a découvert qu'elle avait au-dessus d'elle un chef autrement puissant: l'hypotalamus qui appartient à cette partie du cerveau appelée le diencéphale.

Anatomiquement, l'hypophyse comprend trois lobes: le lobe antérieur ou lobe glandulaire (adénohypophyse), qui est le plus volumineux; le lobe postérieur ou lobe nerveux (neurohypophyse); et le lobe intermédiaire, placé entre les deux précédents.

L'hypophyse et l'hypotalamus sont reliés par la tige pituitaire dans laquelle passent à la fois des connexions nerveuses et un réseau capillaire très particulier.

Les connexions nerveuses sont destinées au lobe postérieur de l'hypophyse.

Elles véhiculent, à cette partie de l'hypophyse où elles sont stockées, deux hormones, la vasopressine et l'ocytocine dent la synthèse est effectuée dans les neurones de deux noyaux de l'hypotalamus antérieur.

On sait, en effet, depuis quelques années, que les cellules cérébraies sont capables d'élaborer et d'excréter des hormones à la manière des glandes à sécrétion interne.

Le produit élaboré, lié à des protéines de transport (les neurophysines), émigre le long des fibres nerveuses, et, finalement, s'accumule dans la neurohypophyse.

De son côté, l'adénohypophyse, qui, ainsi que nous l'avons signalé, est glandulaire, sécrète au moins 7 hormones.

Et voici le fait important: le contrôle de ces hormones adénohypophysaires est réalisé par les hormones hypothalamiques.

En premier lieu, l'hypothalamus sécrète des hormones cérébrales; celles-ci stimulent la sécrétion d'hormones hypophysaires qui agissent à leur tour sur diverses glandes endocrines de l'organisme.

En fait, des arguments cliniques et expérimentaux montrent que les hormones hypothalamiques sont ellesmêmes sous la dépendance des amines biogènes (noradrénaline, dopamine, sérotonine) sécrétées par les cellules cérébrales qui constituent ainsi un quatrième niveau fonctionnel.

Actuellement, la constitution chimique des hormones hypothalamiques est encore l'objet de nombreuses recherches.

Il s'agit généralement de polypeptides dont la plus simple est la TRH (thyrophin releasing hormone) qui ne contient que trois acides aminés bien connus: l'histidine, l'acide glutamique et la proline.

Elle est maintenant synthétisée dans de nombreux laboratoires et commence à entrer dans l'arsenal thérapeutique.

Mais il n'aura pas fallu moins de 5 millions de cerveaux de moutons, soit 500 tonnes de substance cérébrale, pour en obtenir 1 milligramme à l'état pur, ce qui a permis de l'analyser.

Elle stimule la sécrétion thyroïdienne par l'intermédiaire de l'hypophyse.

Elle se révèle composée de dix acides aminés et elle est aujourd'hui facilement synthétisée.

Elle stimule la sécrétion de deux hormones hypophysaires à action génitale.

Enfin, une troisième hormone hypothalamique a été mise en évidence.

C'est la GIH (growth inhibiting hormone), mais cette hormone, loin d'être stimulante, inhibe au contraire la sécrétion de l'hormone hypophysaire de croissance.

traitement de l'acromégalie (hypertrophie des extrémités et souvent gigantisme) et de certaines formes de diabète.

On estime à une demi-douzaine au moins le nombre d'hormones hypothalamiques.

Pour compléter ces quelques notions relatives à ces hormones signalons que leur production est soumise à un mécanisme de rétro-contrôle ou «feed-back».

Ce qui signifie que leur sécrétion dépend du taux d'hormones libres circulant dans le sang.

Ainsi, pour la thyroïde, la sécrétion de TRH s'arrête lorsque le taux d'hormone thyroïdienne dans le sang atteint un certain seuil.

En soulignant et en précisant ici les relations existant entre le cerveau, l'hypophyse et les autres glandes à sécrétion interne, lesquelles contrôlent le fonctionnement d'un grand nombre d'organes, nous avons voulu montrer que, selon des mécanismes endocriniens, le cerveau et par conséquent la pensée sont, d'une part, susceptibles de jouer un rôle dans l'apparition et le développement d'un certain nombre de troubles névropathiques, psychosomatiques et même somatiques, et, d'autre part, grâce à ces mêmes mécanismes, sont capables d'intervenir dans la guérison de ces troubles.

Ces notions complètent ainsi et corroborent celles que nous avons développées dans le chapitre VIII du livre.

-- Mark Twain a dit d'Helen Keller que sa prodigieuse volonté devrait la faire classer parmi les héros de l'histoire.

-- Nous avons, dans notre ouvrage, pris le mot manie dans son sens courant, c'est-à-dire comme désignant une habitude bizarre et ridicule se rapprochant des obsessions.

Des greffes de thyroïde d'enfants mort-nés ont également permis de transformer très favorablement des enfants crétins, condamnés à une vie lamentable.

Parmi ces sels on peut citer ceux de zinc, de cuivre, de manganèse, de cobalt.

Le zinc, en particulier, est actuellement considéré comme un élément essentiel au développement de l'homme et des animaux.

L'ostéomyélite aiguë atteint les enfants et les adolescents et elle est due le plus souvent au staphylocoque doré (microbe du groupe des coques dont les individus sont réunis en grappe) transmis par voie sanguine à partir d'une lésion cutanée, un furoncle généralement.

C'est une psychose de l'âge mûr qui résulte de la désagrégation des cellules de l'écorce cérébrale par le tréponème pâle de la syphilis.

C'est, en somme, une méningo-encéphalite syphilitique.

Elle est caractérisée par l'association de troubles psychiques et de troubles neurologiques parmi lesquels on peut citer l'affaiblissement des facultés intellectuelles, des troubles de l'humeur, des troubles dans la prononciation des mots, le tremblement et l'abolition du réflexe pupillaire à la lumière avec conservation du réflexe pupillaire d'accommodation à la distance (signe d'Argyll Robertson).

Elle comprend quatre traits essentiels: 1) une hypertrophie morbide du sentiment du «moi» avec surestimation démesurée: le paranoïaque est essentiellement un orgueilleux, d'où ses délires de grandeur, et habituellement un égoïste; 2) la méfiance avec susceptibilité exagérée favorisant l'installation d'idées de persécution; 3) la fausseté du jugement d'où découlent certains délires tels que le délire d'interprétation; 4) l'inadaptabilité sociale.

Tous ceux qui s'opposent ou même paraissent ne pas être totalement inféodés à leurs entreprises arbitraires sont rapidement considérés par eux comme des ennemis, et c'est pourquoi ils se disent persécutés, mais, en réalité, ils ne se rendent pas compte que ce sont eux les persécuteurs.

Ce type clinique a naturellement un retentissement social considérable : il est à l'origine d'un grand nombre de haines, de conflits et de guerres.

-- Le phosphagène est un composé qui existe dans le muscle et qui résulte de la combinaison d'une molécule d'acide phosphorique et de créatine qui est un constituant important de l'extrait de viande.

Pendant la contraction, le phosphagène se dédouble en libérant l'acide phosphorique et la créatine.

Cette réaction est exothermique et elle peut, à elle seule, apporter l'énergie nécessaire à la contraction.

-- Le psychodrame, qui a été imaginé et mis en pratique par le psychologue et psychiatre américain Jacob Lévy Moreno, est un procédé psychologique de recherche, de diagnostic et de traitement de certains troubles psychiques.

Il consiste essentiellement à faire jouer par les malades une scène dramatique qui avoisine leurs préoccupations probables afin de favoriser l'expression, la libération, et, enfin, la «liquidation» de leurs complexes.

Étant joué en groupe, le psychodrame est moins angoissant que la séance psychanalytique; le malade, en effet, n'est pas obligé de se mettre en cause immédiatement et il lui est plus facile de sortir du psychodrame que de l'analyse.

En outre, il s'y trouve dans une situation d'affrontement au lieu d'être livré à lui-même et désarmé devant son analyste.

Sous le nom de mimodrame, le psychodrame est également utilisé en psychologie commerciale.

En l'occurrence, un ensemble de personnes en contact mutuel, vendeurs et acheteurs par exemple, jouent une sorte de pantomime en s'adaptant à la situation imaginée pour s'exercer à appliquer les règles de leur action et développer leur imagination.

Au cours de la scène, le «vendeur» présumé peut devenir «acheteur» et vice versa, ce qui révèle les points faibles de leur comportement.

D'autre part, le sociodrame, qui est une variété de mimodrame, est une scène dramatique jouée également par des personnes se côtoyant.

Il a pour but d'extérioriser les traumatismes refoulés et est spécialement utilisé en technique industrielle pour augmenter l'efficacité d'un groupe de travail.

Enfin, signalons que la reconstitution d'un crime, sur les lieux où il a été accompli, n'est pas autre chose qu'un psychodrame destiné à remettre un accusé présumé dans les circonstances matérielles et psychologiques du forfait, et, s'il y a lieu, à le lui faire avouer, alors qu'il le niait au cours des interrogatoires.

contrôler longtemps son jeu dans telle ou telle scène qui reproduit une scène passée restée vivante dans sa mémoire.

-- La psychonarcose ou narcoanalyse est un procédé d'analyse du subconscient grâce à l'emploi d'un narcotique (penthiobarbital ou amobarbital) qui plonge le sujet dans un demi-sommeil et atténue ainsi son contrôle conscient.

--- La psychose perverse est un trouble psychiatrique dans lequel le sujet choisit le mal de préférence au bien.

11 y a en somme, ici, inversion des penchants moraux.

-- Le purpura (mot latin signifiant pourpre) est une hémorragie capillaire dans l'épaisseur de la peau, des muqueuses ou des parenchymes (tissus spongieux du poumon ou du rein).

Sur la peau, le purpura se traduit par une éruption de taches rougeâtres qui ne s'effacent pas sous la pression.

RACHITISME.- Le rachitisme (de rachis, colonne vertébrale) est une maladie du squelette qui se manifeste dans l'enfance.

provoqué par un apport alimentaire défectueux de calcium et de phosphore ainsi que de vitamine D.

Ajoutons que l'on trouve en pharmacie des tisanes sédatives neuro-équilibrantes composées d'un mélange judicieux de plantes calmantes telles que la laitue, l'oranger, le tilleul, la passiflore, la valériane.

Le sociopathe étant fermé à tout remords et étant incapable de prévoir les conséquences de ses actes est extrêmement dangereux.

C'est ainsi que des sociopathes ont tué des camarades de jeux alors qu'ils étaient encore enfants.

-- La théobromine (de theobroma, nom scientifique du cacaoyer) est le principe actif de la fève de cacao.

-- La timidité, qui est beaucoup plus un trait de caractère qu'une émotion, est une véritable aboulie sociale caractérisée par l'impuissance du sujet à affirmer publiquement sa personnalité pour laquelle il redoute un anéantissement moral sous l'effet de l'hostilité, du mépris ou même de l'ironie.

trouvera, ou des moqueries dont il pourrait être l'objet; il lui faut également maîtriser son imagination et abandonner l'idée fallacieuse qu'autrui s'occupe de lui, le regarde avec malice, et est près de le mal juger.

D'autre part, dans son ouvrage Les Aboulies sociales, Dupuis indique, mais ici nous abandonnons le domaine de la culture psychique individuelle, que si l'on veut prendre la direction morale de timides, il faut avant tout leur fournir des raisons d'estime de soi, tout en infériorisant à leurs yeux ceux dont ils semblent craindre la supériorité.

-- Le syndrome de Tourette, ainsi appelé parce qu'il a été décrit pour la première fois par Gilles de La Tourette sur sept patients français dont la marquise de Dampierre, est un dérangement psychique, que l'on a cru d'abord relativement rare, dans lequel ses victimes jurent constamment, déversent, malgré eux, des flots d'obscénités et se trouvent dans l'impossibilité de réprimer des mouvements convulsifs ou des tics.

Ceux qui en sont atteints se font chasser des théâtres, des églises et des divers lieux publics.

Selon Faruk Abuzzahab, psychiatre de l'université du Minnesota, «cette affection n'est pas aussi rare qu'on l'a pensé car beaucoup de pédiatres, de psychologues et de neurologues ne savent pas la diagnostiquer».

-- Les jumeaux univitellins ou «vrais jumeaux» proviennent d'un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde.

fécondé, se scinde en deux parties égales et chaque moitié évolue pour son propre compte comme si elle était seule.

Ces jumeaux ont le même patrimoine héréditaire et sont, en quelque sorte, le même individu reproduit en deux exemplaires.

Dans beaucoup de cas, si l'un des jumeaux est bègue, l'autre l'est également.

La transmission de cet état semble dû à un facteur dominant, c'est-à-dire à un facteur agissant généralement à coup sûr.

Il est fortement conseillé de le passer gratuitement à vos amis intéressés.

Si vous voulez le vendre, le mettre sur votre site ou le donner en cadeau avec un de vos produits, écrivez-vous pour obtenir une autorisation.


Home