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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"
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Concepts:
nature, seras, philosophe, maximes,
opinions, imagination, auras, ensuite, corps, sois, malgré, obstacle, aversions,
dignités, désirs.
Énoncés:
nous, les autres n'en dépendent
pas.
Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos
désirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos
actions.
Celles qui ne dépendent pas de nous sont le corps, les biens, la
réputation, les dignités; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre
de nos actions.
Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur
nature, rien ne peut ni les arrêter, ni leur faire obstacle; celles qui n'en
dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et
à mille inconvénients, et entièrement étrangères.
troublé, et tu te
plaindras de Dieu et des hommes.
Au lieu que si tu crois tien ce qui
t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te
forcera à faire ce que tu ne veux pas, ni ne t'empêchera de faire ce que tu
veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien,
pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu
n'auras pas d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
Aspirant
donc à de si grands biens, souviens-toi que tu ne dois pas travailler
médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses
extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un
autre temps.
Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu
poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être
n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres; mais
certainement tu manqueras d'acquérir les biens qui peuvent seuls faire ta
liberté et ton bonheur.
que tu désires, ce que tu veux; tu ne te
plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la
plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras pas
d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
ne dois pas travailler
médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses
extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un
autre temps.
Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu
poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être
n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres.
La
fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains.
Celui qui n'obtient
pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est
misérable.
Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à
ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu
crains.
Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras
misérable.
Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses
qui ne dépendent pas de nous, sur celles qui en dépendent; et, pour tes désirs,
supprime-les entièrement pour le moment.
Car, si tu désires quelqu'une
des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux;
et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de
connaître celles qu'il est bon de désirer.
En attendant donc que tu le
sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours
avec des réserves, et sans te hâter.
servent à tes besoins, ou que tu
aimes, n'oublie pas de te dire en toi-même ce qu'elle est
véritablement.
Si tu aimes un pot de terre, dis-toi que tu aimes un pot
de terre; et, s'il se casse, tu n'en seras pas troublé.
Si tu aimes ton
fils ou ta femme, dis-toi à toi-même que tu aimes un être mortel; et s'il vient
à mourir, tu n'en seras pas troublé.
Q uand tu es sur le point
d'entreprendre une chose, metstoi bien dans l'esprit ce qu'est la chose que tu
vas faire.
Si tu vas te baigner, représente-toi ce qui se passe
d'ordinaire dans les piscines publiques, qu'on s'y jette à l'eau, qu'on s'y
pousse, qu'on y dit des injures, qu'on y vole.
mais les opinions qu'ils
en ont.
Par exemple, la mort n'est pas un mal, car, si elle en était un,
elle aurait paru telle à Socrate; mais l'opinion qu'on a que la mort est un mal,
voilà le mal.
N'e te glorifie jamais d'aucun avantage
étranger.
Sur tous les accidents qui t'arriveront, dis-toi la même chose;
et tu trouveras que c'est toujours un empêchement pour quelque autre chose, et
non pas pour toi.
d'honneurs, ou élevé à une grande puissance, ou
florissant de quelque autre manière, prends bien garde, dis-je, qu'emporté et
séduit par ton imagination, tu ne le trouves heureux.
Car, si l'essence
du véritable bien consiste dans les choses qui dépendent de nous, ni l'envie, ni
l'émulation, ni la jalousie n'auront plus de lieu, et toi-même, tu ne voudras
être ni grand homme d'affaire, ni homme politique, ni vedette de cinéma, mais
libre ; or, une seule voie y mène : le mépris des choses qui ne dépendent pas de
nous.
ni celui qui le frappe, qui t'outrage; mais c'est l'opinion que tu
as d'eux, et qui le les fait regarder comme des gens dont tu es
outragé.
Quand quelqu'un donc te chagrine et t'irrite, sache que ce n'est
pas cet homme-là qui l'irrite, mais ton opinion.
Efforce-toi donc, avant
tout, de ne pas te laisser emporter par ton imagination; car, si une fois tu
gagnes du temps et quelque délai, tu seras plus facilement maître de
toi-même.
paraissent terribles soient tous les jours devant tes yeux,
surtout la mort, et tu n'auras jamais de pensée basse, et tu ne désireras rien
avec trop d'ardeur.
D'où lui vient ce sourcil arrogant?
Pour toi,
n'aie pas ce sourcil superbe; mais attache-toi fortement aux maximes qui t'ont
paru les meilleures et les plus belles.
Et souviens-toi que, si tu y
demeures ferme, ceux même qui se sont d'abord moqués de toi t'admireront
ensuite; au lieu que, si tu cèdes à leurs insultes, tu en seras doublement
moqué.
dehors dans le but de plaire à quelqu'un, sache que tu es déchu de
ton état.
Qu'il te suffise donc, en tout et partout, d'être
philosophe.
Et si de plus tu veux le paraître, contente-toi de le
paraître à tes propres yeux, et cela suffit.
troublent pas : «Je serai
méprisé; je ne serai rien dans le monde».
Car, si le mépris est un mal,
tu ne peux être dans le mal par le moyen d'un autre, non plus que dans le
vice.
Dépend-il de toi d'être nommé à un poste
prestigieux?
aidez-moi plutôt à acquérir ces vertus, et n'exigez pas que
je fasse des choses qui me les feraient perdre.
Il suffit que chacun
remplisse son état et fasse son travail.
Mais si, par ton exemple, tu
donnais à ta ville un autre habitant sage, modeste et fidèle, ne lui rendrais-tu
aucun service?
les choses sur lesquelles nous ne sommes pas en différend
entre nous.
Par exemple, lorsque l'employé de ton voisin a cassé une
assiette ou quelque autre chose, tu ne manques pas de lui dire, pour le
consoler, que c'est un accident très ordinaire.
Si tu n'observes cette
conduite, tu auras d'abord du plaisir dans tout ce que tu feras, parce que tu
n'en auras pas envisagé les suites; mais à la fin, la honte venant à paraître,
tu seras rempli de confusion.
Quand tu auras bien pesé tout cela, va, si
tu veux, va être athlète.
Si tu ne prends pas ces précautions, tu ne
feras que niaiser et que badiner comme les enfants, qui tantôt contrefont les
athlètes, tantôt les joueurs, qui maintenant sont loués par les médias, et un
instant après représentent des tragédies.
Tu veux courir le marathon, ou
être joueur de football?
Il faut veiller, travailler, s'éloigner de ses
parents et de ses amis, être le jouet d'un esclave, avoir le dessous partout,
dans la poursuite des honneurs, des charges, dans les tribunaux, en un mot dans
toutes les affaires.
Il t'est ordonné d'en avoir soin, de lui obéir en
tout, de souffrir ses réprimandes et ses mauvais traitements.
- Mais
c'est un mauvais père.
tu ignores ce qui doit arriver, et que tu vas pour
l'apprendre.
Mais souviens-toi en même temps, si tu es philosophe, qu'en
allant le consulter, tu sais fort bien de quelle nature est ce qui doit
arriver.
Car, si c'est une des choses qui ne dépendent pas de nous, ce ne
peut être assurément ni un bien, ni un mal pour toi.
N'apporte donc
auprès de ton astrologue ni inclination, ni aversion pour chose au monde,
autrement tu trembleras toujours; mais sois persuadé et convaincu que tout ce
qui arrivera est indifférent et ne te regarde pas, et que, de quelque nature que
cela soit, il dépendra de toi d'en faire un bon usage, personne ne pouvant t'en
empêcher.
Va donc avec confiance, comme si tu approchais de Dieu, qu'Il
daigne bien te conseiller.
Au reste, quand on t'aura donné quelques
conseils souviens-toi qui sont les conseillers à qui tu as eu recours, et qui
sont ceux dont tu mépriseras les ordres si tu désobéis.
Mais ne va voir
un astrologue que pour les choses qu'on ne peut connaître que par l'événement,
ce qu'on ne peut prévoir ni par la raison, ni par les règles d'aucun autre
art.
Ainsi, quand il faudra t'exposer à de grands dangers pour un ami ou
pour ta patrie, ne va pas consulter un astrologue pour savoir si tu dois le
faire.
Car si le devin te déclare que la configuration de ton ciel
astrologique est mauvaise, que ce signe te présage ou la mort, ou des blessures,
ou l'exil; mais la droite raison te dit que, malgré toutes ces choses, on doit
secourir son ami et s'exposer pour sa patrie.
Obéis donc à un devin
encore plus grand que celui que tu consultais, obéis à Apollon Pythien, qui
chassa de son temple un homme qui n'avait pas secouru son ami qu'on
assassinait.
choses nécessaires, et dis-les en peu de mots.
Il
pourra arriver, mais rarement, que tu doives parler, quand l'occasion l'exigera;
mais ne parle jamais de choses triviales et communes : ne parle ni des match de
football, ni du tiercé, ni des stars de cinéma, ni du boire, ni du manger, qui
sont le sujet des conversations ordinaires.
Surtout ne parle jamais des
hommes, ni pour les blâmer, ni pour les louer, ni pour faire des
comparaisons.
conversation de tes amis sur ce qui est décent et
convenable; et si tu te trouves avec des étrangers, garde le silence
opiniâtrement.
N'e ris ni longtemps, ni souvent, ni avec
excès.
avant le mariage, et si tu les goûtes, que ce soit au moins selon
la loi.
Mais ne sois pas sévère à ceux qui en usent, ne les reprends pas
avec aigreur, et ne te vante pas à tout moment de ta continence.
Evite
aussi de faire des acclamations, de grands éclats de rire et de grands
mouvements.
Et quand tu te seras retiré, ne parle pas longuement de tout
ce que tu as vu, puisque cela ne peut servir à réformer tes erreurs, ni à te
rendre plus honnête homme; car ces longs entretiens témoignent que c'est le
spectacle seul qui a attiré ton admiration.
Si, malgré cela, ton devoir
t'y appelle, supporte tout ce qui arrivera, et ne t'avise jamais de dire ou de
penser que «ce n'était pas la peine».
discours obscènes, aux
plaisanteries vulgaires, et, quand tu te trouveras à ces sortes de conversation,
ne manque pas, si l'occasion le permet, de tancer celui qui tient ces discours;
sinon, garde au moins le silence, et témoigne, par la rougeur de ton front et
par la sévérité de ton visage, que ces sortes de conversations ne te plaisent
pas.
Quand donc tu seras prié à un repas, souviens-toi de ne penser pas
tant à la qualité des mets qu'on servira et qui exciteront ton appétit, qu'à la
qualité de celui qui t'a invité, et à conserver les égards et le respect qui lui
sont dus.
Si tu t'en liens à cette règle, tu garderas toujours la juste
mesure; mais si tu n'en tiens pas compte, tu es perdu : il faudra que tu roules
comme dans un précipice où rien ne pourra t'arrêter.
De même pour le
soulier : si tu passes une fois la mesure de ton pied, tu auras d'abord des
souliers ornés, ensuite tu en auras dorés, et enfin tu en voudras avec des
diamants.
Ces femmes donc, voyant par là que leurs maris ne les
considèrent que par le plaisir qu'elles lui donnent, ne songent plus qu'à se
parer pour plaire, et mettent toute leur confiance et toutes leurs espérances
dans leur toilettes.
maximes devant les ignorants; fais plutôt ce que ces
maximes prescrivent.
question devant les ignorants, garde le silence; car
il y a grand danger à rendre aussitôt ce que tu n'as pas digéré.
l'étude
de la sagesse : il ne blâme personne, il ne loue personne, il ne se plaint de
personne, il n'accuse personne, il ne parle pas de lui comme s'il était quelque
chose on qu'il sût quelque chose.
Quand il trouve quelque obstacle ou
quelque empêchement à ce qu'il veut, il ne s'en prend qu'à lui-même.
Si
quelqu'un le loue, il se moque en secret de ce louangeur, et, si on le reprend,
il ne cherche pas à se justifier; mais, comme les convalescents, il se tâte et
s'observe, de peur de troubler et de déranger quelque chose dans ce commencement
de guérison, avant que sa santé soit entièrement fortifiée.
Il a supprimé
en lui tout désir, et il a transporté toutes ses aversions sur les seules choses
qui sont contre la nature de ce qui dépend de nous.
Il n'a pour toutes
choses que des mouvements peu empressés et soumis.
Si on le traite de
simple et d'ignorant, il ne s'en met pas en peine.
En un mot, il est
toujours en garde contre lui-même comme contre un homme qui lui tend
continuellement des pièges et qui est son plus dangereux
ennemi.
expliquer les écrits de Chrysippe, dis en toi-même : Si Chrysippe
n'avait écrit obscurément, cet homme n'aurait donc rien dont il pût se
glorifier.
Pour moi, qu'est-ce que je veux?
Je cherche donc qui
est celui qui l'a le mieux expliquée; on me dit que c'est Chrysippe.
Je
prends Chrysippe, mais je ne le comprends pas; je cherche donc quelqu'un qui me
l'explique.
Jusque-là il n'y a rien de bien extraordinaire.
trouvé
un bon interprète, il ne reste plus qu'à me servir des préceptes qu'il m'a
expliqués et qu'à les mettre en pratique; et voilà la seule chose qui mérite de
l'estime.
Car, si je me contente d'expliquer ce philosophe et d'admirer
ce qu'il dit, que suis-je?
Un pur grammairien et non un philosophe, avec
cette différence que, au lieu d'Homère, j'explique Chrysippe.
Quand quel
qu'un me dira donc : «Explique-moi Chrysippe», j'aurai bien plus de honte et de
confusion, si je ne puis montrer des actions conformes à ses
préceptes.
maximes, et obéis-leur comme à des lois que tu ne peux violer
sans impiété.
Et ne te mets nullement en peine de ce qu'on dira de toi;
car cela n'est pas du nombre des choses qui sont en ton pouvoir.
grandes
choses et de te mettre en état de ne jamais blesser la droite raison?
Tu
as reçu les préceptes auxquels tu devais donner ton consentement, et tu l'as
donné.
Quel maître attends-tu donc encore pour remettre ton amendement
jusqu'à son arrivée?
Tu n'es plus un enfant, mais un homme
fait.
Si tu te négliges, si tu t'amuses, si tu fais résolution sur
résolution, si tous les jours tu marques un nouveau jour où tu auras soin de
toimême, il arrivera que, sans que tu y aies pris garde, tu n'auras fait aucun
progrès, et que tu persévéreras dans ton ignorance, et pendant fa vie et après
ta mort.
Commence donc dès aujourd'hui à te juger digne de vivre comme un
homme, et comme un homme qui a déjà fait quelque progrès dans la sagesse, et que
tout ce qui te paraîtra très beau et très bon soit pour toi une loi
inviolable.
S'il se présente quelque chose de pénible ou d'agréable, de
glorieux ou de honteux, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que les
jeux olympiques sont ouverts, qu'il n'est plus temps de différer, et que, d'un
moment et d'une seule action de courage ou de lâcheté, dépendent ton avancement
ou ta perte.
C'est ainsi que Socrate est parvenu à la perfection, en
faisant servir toutes choses à son avancement, et en ne suivant jamais que la
raison.
La seconde, est celle qui en fait les démonstrations : pourquoi
il ne faut pas mentir.
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