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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"

Jetez un coup d'oeil avant de télécharger pour voir, en le feuilletant, s'il y a des choses qui vous intéressent.


Concepts:
conscience, suggestionneur, parapsychologie, exercices, phénomènes, esprit, hypnose, alpha, imagination, psychologue, sophrologie, sommeil, corps, volonté, sensations.

Énoncés:
Je commence vraiment à en avoir assez...

Quand on a l'habitude de donner des cours, il est déjà désagréable d'être soi-même sur le banc.

Mais lorsqu'en plus l'animateur est mauvais pédagogue, qu'il ne maîtrise pas parfaitement son sujet, et que l'on est à plusieurs milliers de kilomètres de son domicile, obligé d'écouter et de suivre un «amateur», c'est insupportable.

L'étudiant s'allongera, se mettra dans ses "niveaux" -- il s'agit d'une sorte d'état de relaxation qui nous a été enseigné pendant le cours -- et le directeur lira les instructions.

A ce moment, l'étudiant "verra" mentalement la personne dont il doit signaler la maladie ou le problème.

Le directeur doit prendre des notes et encourager l'étudiant, sans lui donner d'indications, évidemment.

Sceptique, mais ravi de faire enfin quelque chose, je me dirige vers Sylvie Hervet qui assiste, elle aussi, à ce cours.

» «D'accord, qui commence?

Les groupes de deux se forment, çà et là, dans la grande salle confortable de l'hôtel qui nous abrite, un «Hilton».

Je suis le premier «directeur» à réclamer mon «cas» : une feuille de papier dactylographiée, sur laquelle figurent des instructions et le nom, l'âge et le domicile du sujet dont nous devons diagnostiquer les problèmes.

Sylvie s'allonge sur l'épaisse moquette.

Elle ferme les yeux, calme sa respiration.

A trois, tu vas avoir devant toi M. Mario Mantella, qui a cinquante-cinq ans, de Naples.

Tu as maintenant devant toi M. Mario Mantella, cinquante-cinq ans, de Naples.

Fais-lui subir un examen minutieux et complet, et dis-moi dans quel état il se trouve actuellement.

Il va certainement être de la plus haute fantaisie.

Le rythme de sa respiration augmente, ses paupières bougent de plus en plus rapidement, elle halète.

Elle se plaint, gémit, haletant de plus belle.

Et lorsqu'elle commence à se tordre de douleur, mon inquiétude sourde devient de la panique.

Mon premier contact avec la notion du paranormal remonte à 1962.

Son mélange de réalité et de fiction m'avait gêné, mais l'accumulation de faits venant étayer la thèse avait de quoi ébranler.

Heureusement, je faisais partie de «l'Union Rationaliste», qui ne tarda pas à éditer le Crépuscule des magiciens.

Ce dernier livre démontait les mécanismes, les «trucs», les faiblesses, de l'ouvrage de J. Bergier et L. Pauwels, et la Logique pouvait de nouveau briller dans le ciel de la Raison, ne laissant nulle obscurité.

Tout s'expliquait, et ce que la raison ne peut admettre n'existait pas.

C'était une position intellectuelle bien confortable qui me faisait rejeter tout ce qui est vraiment nouveau, donc de prime abord incompréhensible.

Car comprendre, c'est «prendre avec», ajouter une pièce à notre édifice de connaissances.

Si la pièce est trop nouvelle, il y a phénomène de rejet.

Cette peur de la nouveauté peut se manifester de façon violente.

Certains chercheurs, pour échapper aux persécutions dont ils étaient l'objet, ont dû se réfugier dans la folie.

Ce sont les cas célèbres de Wells, qui inventa l'anesthésie à l'éther, de Cantor, mathématicien qui découvrit les nombres transfinis, de Semmelweis, qui trouva l'asepsie au chlorure de chaux, etc.

D'autres ont résisté : Galilée, Pasteur, Einstein, pour ne citer que les plus célèbres.

Une campagne de publicité lancée par I.B.M. en

Mais jamais les compagnies d'aviation ne seront assez folles pour confier la vie d'un équipage, voire celle des passagers, sur des distances aussi grandes à ces machines si peu confortables et si peu sûres.

Elle continue aujourd'hui et ne se limitera pas là.

L'étude du paranormal, la «parapsychologie», souffre de préjugés bien français : 1.

Les «miracles» sont une des preuves avancées pour justifier la religion, et les milieux scientifiques, qui ont tant souffert de l'emprise de la religion, rejettent le «bébé avec l'eau du bain» : les vrais phénomènes paranormaux avec les mystifications et les croyances.

Après tout, pour pouvoir dire que ces phénomènes existent, il faut en avoir la preuve.

Jouons plutôt les saint Thomas : il faut toucher, mieux, «vivre» la preuve.

Ils sont au moins cinq ou six qui nous entourent, curieux.

La respiration de Sylvie est redevenue normale.

Prudemment, je reprends la suite des opérations.

Un visage altier, qui exprime de la noblesse, de l'autorité.

Il a trouvé les lois de la gravitation avant Copernic, la fixité de la lumière des étoiles avant Kepler, il montra les lois de la chute des corps avant Galilée, dessina le plan d'un instrument que l'on réalisa ensuite sur ses indications.

Alors, prenant sa palette et sa toile, il faisait la Cène, Saint Jean-Baptiste ou la Joconde.

La totalité des connaissances ne nous est plus accessible.

Nous sommes donc obligés de nous bâtir une série de «points de repère», d «a priorismes» qui nous permettent de réagir lorsque nous sommes confrontés à des situations qui nous sont étrangères.

Ces «idées toutes faites» ne sont-elles pas d'autres entraves à notre progression?

Nous avons vu que le scepticisme montré à l'égard de la parapsychologie freinait la progression de nos connaissances dans ce domaine.

Très peu de gens aiment à reconnaître qu'ils se sont trompés.

Nous nous forgeons bien souvent une opinion hâtive, nos idées manquent quelquefois de base solide, mais il suffit qu'on veuille nous persuader qu'elles sont fausses pour que nous devenions ardents à les défendre.

Ce ne sont évidemment pas les idées ellesmêmes que nous défendons, mais notre amour-propre.

Il en va de même pour les idées négatives que nous avons sur nous.

J'ai moi-même longtemps souffert de cette habitude de pensée.

C'est en buvant un jour, juste avant un examen, une tasse de café, que j'eus la brusque révélation.

Je ne prenais jamais de drogue, et la caféine eut sur mon esprit un effet extraordinaire : la solution d'un problème de mathématiques m'apparut en quelques secondes, et il me fallut moins du tiers du temps imparti pour rendre une copie brillante qui me valut des félicitations.

A partir de ce jour, je me mis en quête de moyens naturels permettant de retrouver ce même état d'excitation mentale qui me «branchait» directement sur la solution.

Qu'ils s'appellent créativité, intuition, perception extra-sensorielles (P.E.S.), ces états de conscience particuliers m'ont semblé bien proches les uns des autres.

Ils sont à l'opposé de ce que nous sommes ordinairement.

«Dans la civilisation moderne, l'individu se caractérise surtout par une activité assez grande et tournée vers le côté pratique de la vie, par beaucoup d'ignorance, par une certaine ruse, et par un état de faiblesse mentale qui lui fait subir l'influence du milieu où il lui arrive de se trouver», écrivait Alexis Carrel dans l'Homme, cet inconnu.

Nous commençons à prendre conscience de notre «état de faiblesse mentale» qui nous rend le jouet de suggestions économiques, politiques, culturelles.

La plupart d'entre nous sommes chargés de besognes fastidieuses qui font rarement appel à nos facultés d'intelligence et d'imagination.

On voit les jeunes cadres fraîchement sortis de l'école, bouillonnant d'idées, se ternir peu à peu et s'aigrir à l'ombre des grandes sociétés.

Nos facultés psychiques naturelles s'étiolent dans la routine au fil des ans.

Essayer de comprendre comment libérer ces facultés, ou du moins celles qui semblent intéressantes, utiles et positives, voilà le sujet de ce livre.

Je l'ai vainement cherché en librairie.

Des bribes se trouvaient dans certains ouvrages, çà et là.

Quelques-uns, au langage trop universitaire, se perdaient en conjectures stériles.

La plupart mélangeaient une idéologie simpliste, des croyances inutiles à l'explication des phénomènes ; aucun ne me semblait en «équilibre» : soit leurs auteurs doutaient de tout, soit ils croyaient tout.

L'idée m'est alors venue d'écrire le livre que j'aurais aimé lire.

Un livre qui ne rebute pas trop nos structures intellectuelles occidentales, un livre qui fasse le pont entre des domaines si proches et pourtant étrangers.

La description des méthodes de développement personnel psychologiques et parapsychologiques que je pratique depuis plusieurs années est donc une tentative dans ce sens.

En enseignant l'une de ces méthodes, la dynamique mentale, j'ai pu voir combien l'intégration de l'intuition et d'autres facultés paranormales dans notre personnalité pouvait être équilibrante.

Lutter continuellement contre cette partie de nous-mêmes, la refouler, crée des tensions inconscientes.

L'attitude autocritique dépréciative qui nous a été enseignée par l'éducation rationaliste peut être contrebalancée par la révélation de ces pouvoirs.

Ils donnent à notre existence une autre dimension.

Le développement de nos facultés paranormales peut contribuer largement à abolir les conditionnements traditionnels de temps, d'espace, de langage et de pensée, à libérer notre esprit des contraintes, des doutes et de l'angoisse.

C'est un pas de plus vers la liberté.

Venez découvrir ou mieux connaître «l'autre rive sur l'océan de l'être, au coeur de nous-mêmes».

Tout autour de la piste, une trentaine de personnes, des «messieurs» cravatés, des femmes en robe longue savourent un repas exotique.

Les protagonistes (nous tous) se ruent les uns sur les autres, à reculons, les fesses en avant...

Nous avons quitté chaussures, cravates et vestes depuis longtemps.

La belle fille racée vêtue de pourpre -- qui est, je viens de l'apprendre, la Grande Prêtresse -- commence à nous parler du Vaudou.

Vers la fin du XVIIe siècle, les premiers bateaux d'esclaves arrivent à Haïti.

Ces états de conscience particuliers sont étudiés par la sophrologie «étude phénoménologique de tous les états et niveaux de conscience quel que soit l'agent physique, psychologique qui déclenche le phénomène».

Les transes cultuelles, comme celles du Vaudou, de l'Ubanda et des Machis, l'extase des chamans, la transe hypnotique, la méditation ou le nirvâna sont d'autres exemples de son champ d'observation.

Ayant aujourd'hui pris sa place dans la science médicale, la sophrologie étudie des domaines qui sont restés longtemps liés à la magie et au paranormal.

Ce médecin né en 1734 à Weiler, en Allemagne, fit sa thèse de doctorat sur «l'influence des planètes sur le corps humain».

Il essayait de démontrer qu'une énergie, le «magnétisme animal», vient du cosmos pénétrer tous les corps, et peut avoir une influence sur notre santé.

Cette théorie ressemble à la notion d «énergie vitale», de la Chine ancienne, de prâna hindou, et de «munis» chère à Paracelse.

Actuellement, les Soviétiques étudient une force semblable qu'ils appellent 1 «énergie bioplasmique».

Les Tchécoslovaques parlent d «énergie psychotronique».

Sheila Ostrander et Lynn Schroeder rapportent, dans leur livre sur les Fantastiques recherches parapsychiques en U.R.S.S.

qu'un chercheur tchécoslovaque, Robert Pavlita, a mis au point un générateur que l'on peut «charger» mentalement.

Cette énergie émane de l'homme et l'opérateur peut en avoir le contrôle mentalement.

Elle traverse, sans déviation ni perte, le verre, l'eau, le bois, le carton et tous les métaux.

Une équipe de chercheurs étudie ces ondes à Saclay, à titre de violon d'Ingres.

Elle obtient, en collaboration avec un médecin, des résultats intéressants sur le plan de la santé, grâce à un «chargeur d'ondes cosmiques».

Autosuggestion ou confirmation du «magnétisme animal»?

D'après lui, ce «fluide cosmique bienfaisant» peut se transmettre d'un sujet à un autre.

A l'aide de passes et de manipulations, il obtient de nombreuses guérisons qui lui valent l'hostilité de ses confrères.

Un incident servira de prétexte au scandale : une jeune fille atteinte de cécité, Maria Theresa Paradies, pianiste de l'impératrice, soignée par lui, serait devenue sa maîtresse.

Après une légère amélioration, elle redevient complètement aveugle quelques semaines plus tard, et Mesmer est contraint de quitter Vienne.

Il s'installe à Paris, dans un hôtel particulier, place Louis-le-Grand (aujourd'hui 16, place Vendôme).

Des consultations particulières, il passe aux séances collectives.

Comme le fait remarquer le docteur Rager, il est en cela un initiateur des thérapies de groupe.

Il met au point ses célèbres «baquets».

Ce sont des réservoirs remplis de bouteilles d'eau magnétisée, dans lesquelles plongent des tiges de fer dont la partie supérieure se termine en pointe.

On les applique sur les organes malades.

Une corde relie tous les «patients» pour équilibrer le fluide, et une musique «forte» retentit au piano.

Vêtu d'une robe lilas, une baguette de fer à la main, le Maître faisait des impositions sur le dos et le ventre des malades.

D'autres sont agités, tourmentés par des convulsions.

Ces convulsions sont extraordinaires par leur nombre, leur durée, leur force.

On en a vu durer plus de trois heures.

Elles sont caractérisées par des mouvements involontaires et précipités de tous les membres et du corps entier, par le resserrement de la gorge, par des soubresauts des hypocondres et de l'épigastre, par le trouble et l'égarement des yeux, par des cris perçants, des pleurs, des hoquets et des rires immodérés.

Elles sont précédées ou suivies d'un état de langueur et de rêverie, d'une sorte d'abattement et même d'assoupissement.

On a observé que, dans le nombre des malades en crise, il y avait toujours beaucoup de femmes et peu d'hommes ; que ces crises mettaient une ou deux heures à s'établir, et que, dès qu'il y en avait une d'établie, toutes les autres commençaient successivement et en peu de temps.

On voit tout de suite le rapport que peuvent avoir ces crises avec les «transes cultuelles» dont nous avons parlé précédemment.

Il lui fit alors couper la queue, et Athènes fut encore en effervescence pendant un mois.

Avec ses deux ouvrages, Mémoire sur la découverte du magnétisme animal (1779) et Précis historique des faits relatifs au magnétisme animal (1781), Mesmer allume un feu qui ne s'éteignit pas même après sa condamnation par les académies en 1784 (Académie des sciences et Académie de médecine).

Un rapporteur, de Jussieu, rédigea une note personnelle dans laquelle il faisait état de guérisons incontestables et demandait que soit étudiée la médecine que l'on pourrait en tirer.

C'est sur cette voie que vont poursuivre les disciples du Maître.

C'est à un des adeptes de Mesmer, le marquis de Puységur, que revient la mise en évidence du somnambulisme provoqué, qui sera plus tard l'hypnose.

Par la suite, il devait observer que ce sujet témoignait dans son sommeil d'une prescience extraordinaire concernant la marche de sa maladie et de celle des autres.

C'est lui qui, le premier, utilisa le terme de «clairvoyance» après avoir constaté que les malades mis en état de somnambulisme, et touchant d'autres malades, peuvent dé-finir très exactement l'organe atteint.

Il est le précurseur de la «suggestion», le créateur du fameux «dormez»...

En 1859, un médecin des environs de Nancy, le docteur Liébeault, décide, à la suite d'une communication sur une opération réalisée sous hypnose par Broca, de reprendre les travaux de Braid.

Celui qu'on appelait le «César de la Salpêtrière» organisa dans cet hôpital des expériences qui devaient être à la source d'une nouvelle psychologie «renforcée par des études pathologiques».

Une commission avait été nommée six ans plus tôt, et pendant tout ce temps, Husson avait enquêté, expérimenté, afin de tirer les choses au clair.

Charcot, s'il fit des erreurs, n'en travaillait pas moins sur des sujets en transes.

Il ne les réfutait pas pour autant.

L'école de Nancy s'intéressa aussi à ces phénomènes.

On l'invita alors à répéter, devant toutes les personnes présentes, la question qu'elle avait instinctivement perçue.

Elle la redit dans les termes où elle avait été formulée dans l'esprit de l'expérimentateur.

-- Peut-être, fut la réponse du sujet.

Vous m'avez demandé si vous reviendriez la semaine prochaine.

Cette confusion portant sur un mot de la phrase est très significative.

On dirait que la jeune fille a "bronché" en lisant dans le cerveau du magnétiseur.

3° Le docteur Liébeault, afin qu'aucune phrase indicative ne fût prononcée, même à voix basse, écrivit sur un billet : "Mademoiselle, en se réveillant, verra son chapeau noir transformé en chapeau rouge."

Le billet fut passé, d'avance, à tous les témoins ; puis MM. Liébeault et de Guaita posèrent en silence leurs mains sur le front du sujet, en formulant mentalement la phrase convenue.

Alors, la jeune fille, instruite qu'elle verrait dans la pièce quelque chose d'insolite, fut réveillée.

Sans une hésitation, elle fixa aussitôt son chapeau et, avec un grand éclat de rire, se récria.

Ce n'était pas son chapeau ; elle n'en voulait pas.

Il avait bien la même forme ; mais cette plaisanterie avait assez duré ; il fallait lui rendre son bien.

Mais, enfin, qu'y voyez-vous de changé?

-- Vous le savez ; du reste, vous avez des yeux comme moi.

On dut insister très longtemps pour qu'elle consentît à dire en quoi son chapeau était changé ; on voulait se moquer d'elle.

Vous voyez bien qu'il est tout rouge.

Comme elle refusait de le reprendre, force fut de mettre fin à son hallucination, en lui affirmant qu'il allait revenir à sa couleur première.

Le docteur Liébeault souffla sur le chapeau, et redevenu le sien à ses yeux, elle consentit à le reprendre.

Tels sont les résultats que nous certifions avoir obtenu de concert.

En foi de quoi, nous avons rédigé le présent procès-verbal.

L'hypnose semble donc bien être ce qu'elle promet.

Elle permet de recréer les «miracles» des antiques thaumaturges.

Tout particulièrement l'Eglise, qui accuse le magnétiseur La Fontaine d «imitation impie des miracles du Christ».

Il put cependant obtenir une audience particulière de Pie IX et, après une discussion très longue, le pape admit qu'il n'y avait aucune imitation des miracles du Christ.

Mais pendant la fin du XIX e siècle et le début du XX e, le développement de l'hypnose marque le pas.

Plus de Mesmer, de Charcot, de rivalités et de scandales.

Un ancien élève de Charcot, Sigmund Freud, met au point la psychanalyse, abandonnant l'hypnose.

Un pharmacien de l'école de Nancy, Emile Coué, développe une méthode de suggestion, la «méthode Coué», préférant l'état de veille au sommeil hypnotique pour guérir les malades.

Les techniques de l'anesthésie se perfectionnent, et le recours à l'hypnose n'est plus nécessaire.

L'opinion publique brûle ce qu'elle a adoré, et de nombreux détracteurs s'attaquent à l'hypnose.

Un tribunal condamne un hypnotiseur à de lourds dommages et intérêts, parce qu'il a déclenché des troubles chez une jeune femme, lors d'une démonstration théâtrale.

Démonstrations théâtrales qui nuisent à «l'image de marque» de l'hypnose.

Qui voudrait, en effet, se voir tourner en ridicule comme ces spectateurs qui se mettent à marcher à «quatre pattes», aboyer ou commencent à se déshabiller, sur ordre de l'hypnotiseur?

3° Ni le sujet, ni aucun habitant du pavillon situé à près d'un kilomètre de distance, n'a connaissance de l'heure exacte, ni même du genre de l'expérience qui doit avoir lieu.

Je m'enfonce dans un coin pour entendre sans être remarqué.

Mais je n'entends plus rien : la somnambule, après être restée une minute à la porte, s'était retirée dans le jardin.

C'est alors que M. Gibert a eu l'idée de l'attirer mentalement, et, à la suite de cette volonté ou par simple coïncidence, elle revient sur ses pas et l'attrape par les mains.

Janet s'attache plus particulièrement à étudier l'hypnose comme «médecine psychologique».

Le célèbre Hector Durville (c'est lui qui se fit enfermer dans une cage aux lions et réussit à les endormir) parvient à faire reconnaître officiellement son «cours public de magnétisme».

Ces pionniers de l'étude scientifique des phénomènes hypnotiques furent submergés par l'influence des magiciens, des illusionnistes de la scène et du music-hall, par une certaine catégorie d'occultistes ou d'amateurs de science-fiction toujours en quête de merveilleux.

Cela veut-il dire qu'il ne s'agit que d'un changement factice, sans modification de méthode ou de philosophie?

Comme nous l'avons vu précédemment, la sophrologie est une science.

Elle étudie non seulement l'hypnose, mais tous les phénomènes approchants, comme la relaxation, le yoga et le zen, toutes les modifications des états et niveaux de conscience.

Son champ d'observation est donc plus vaste que celui de l'hypnose.

C'est certainement là son aspect le plus intéressant.

Dans l'hypnose classique, l'hypnotiseur avait un rapport dominateur vis-à-vis de son sujet.

Il donnait des ordres, allant quelquefois contre la volonté de son patient.

Même s'il ne le veut pas, il suffit de le forcer, de l'endormir, et de lui suggérer ensuite qu'il est calme et détendu.

Il ne guérit pas le malade malgré lui mais lui permet de se guérir lui-même, dans une «alliance sophrologique» harmonieuse entre le médecin et son patient.

La méthode sophronique, ou sophronisation, regroupe une série de moyens permettant de réaliser un état de déconnexion comparable au pré-assoupissement, dans lequel la conscience pourra prendre le commandement de la vie végétative par l'intermédiaire du verbe, ou «terpnos logos».

Nous verrons plus loin une méthode de sophronisation.

La principale différence entre l'hypnose et la sophronisation réside dans le rapport sophrologue/sujet.

Ce dernier va participer à la réalisation de son état sophronique en se relaxant mentalement et physiquement.

Il aura aussi lui-même un effet sur ses déséquilibres organiques, sans que le sophrologue ne se substitue totalement à sa pensée.

Si l'on compare à l'enseignement ou à la formation, c'est toute la différence qu'il y a entre le classique discours «ex cathedra» et les méthodes modernes de participation et de non-directivité.

La sophrologie va donc plus loin que l'hypnose, tout en englobant ses aspects positifs.

Officiellement, le docteur Caycedo rejette toute parenté entre parapsychologie et sophrologie.

Pour lui, les phénomènes paranormaux ne s'observent pas chez tous les individus et ne sont donc pas du ressort de la sophrologie.

Certains phénomènes paranormaux peuvent être, comme nous le verrons plus tard, déclenchés chez tout individu grâce à des méthodes sophroniques.

Caycedo a voulu séparer les deux écoles, sophrologie et parapsychologie, dans un souci bien compréhensible de respectabilité : nombre de psychiatres, psychologues et médecins sont déjà hostiles à la sophrologie sans la connaître ; la mêler au paranormal serait multiplier les obstacles et les freins.

La parapsychologie, ne l'oublions pas, malgré le cautionnement des gouvernements U.S. et soviétique, reste dans beaucoup de pays européens taxée de charlatanisme et se heurte à un scepticisme aussi vif que myope.

En fait, la plupart des sophrologues rencontrent dans leur pratique des «incidents» surprenants qui ne peuvent s'expliquer que grâce à la P.E.S. Freud considérait télépathie et clairvoyance comme des vestiges de facultés indispensables à l'homme préhistorique pour communiquer (télépathie) et survivre (intuition-clairvoyance).

Le développement de la logique et de la raison ont atrophié ces facultés, qui subsistent dans nos cellules cérébrales et peuvent être développées.

Pour cela, la conscience corticale logique et rationnelle doit céder le pas aux fonctions intellectuelles plus primitives du rhinencéphale -- sorte de cerveau que le cortex serait venu «coiffer» au cours de notre évolution.

L'état «second» qui en découle permet à ces informations intuitives d'accéder au seuil de la conscience.

En développant ses facultés de relaxation et de concentration, Karl Nicolaiev est devenu l'un des plus grands télépathes soviétiques.

Avant de recevoir un message télépathique, «[il] dispose ordinairement d'une demi-heure pour [se] mettre dans un état de relaxation totale».

Mylan Ryzl, biochimiste qui s'est intéressé à la parapsychologie et plus spécialement au développement des facultés paranormales, utilise l'hypnose et la suggestion.

C'est lui qui a fait de Pavel Stépanek l'un des plus grands médiums de notre époque.

Home, le fameux médium anglais, se détendait avant de provoquer ses phénomènes.

L'épouse d'un physicien russe, Alla Vinogradova, a eu recours au training autogène pour développer son pouvoir de psychokinèse.

Marcotte et Mendez, spécialistes de l'entraînement à la télépathie utilisent, eux aussi, le training autogène, qui est une autohypnose.

Nous verrons que les guérisseurs par la pensée comme Cayce, Isaltina, Arigo, Chapman, etc., se mettent en transe.

(Si l'on étudie l'étymologie de transe, on retrouve l'idée d'une transition, d'un passage d'un état de conscience à un autre.)

Fixer une boule de cristal, du marc de café et même un pendule induisent un état hypnoïde.

Les augures respiraient des gaz asphyxiants (la pythie de Delphes), d'autres fixaient leur nombril, se concentraient sur le sang d'un animal sacrifié ou entraient en transes en dansant en rythme.

Caycedo, disciple de Schultz, utilise souvent le training autogène comme inducteur sophronique.

Schultz a alors l'idée de développer une méthode d'autohypnose où le sujet s'autos uggestionnera afin de provoquer les sensations de lourdeur et de chaleur.

"Maintenant vous allez porter votre attention et votre conscience sur votre bras droit...

votre bras droit s'alourdit peu à peu...

Passez maintenant à votre jambe droite...elle va bientôt s'alourdir...

Descendez un peu jusqu'à l'oeil droit...

Eprouvez la forme sphéroïde du globe oculaire...

directement, sans utiliser la pensée ou l'image mentale...

(on fait la même chose avec l'oeil gauche).

Tournez votre attention vers la joue droite...

en étant parfaitement présent à ce que vous faites...

(on fait la même chose avec la joue gauche).

Orientez votre conscience vers le pavillon de l'oreille droite...

Sentez bien la substance de l'oreille...

engagez votre attention dans le canal auditif...

On explore ainsi toutes les parties du corps, en sentant par exemple les vêtements en contact avec la peau, la pulsation du sang dans les organes, la vibration des cellules.

Lorsqu'on s'y abandonne, toute sensation peut créer cet état «second».

Un son, une vision, une odeur même.

En prenant un bain de soleil, un hammam ou un sauna, nous nous laissons aller à nos sensations et une agréable détente physique et psychologique nous envahit.

En sophrologie, le principal outil de suggestion, ou plutôt de «persuasion» puisque le sujet est conscient, est le «terpnos logos».

Le mot a été ressuscité par Caycedo.

Celui-ci avait remarqué qu'un certain timbre de voix, un certain rythme avaient un plus grand pouvoir suggestif sur ses patients.

En relisant les auteurs grecs, Caycedo trouve le premier essai de traitement rationnel par le verbe : le dialogue de charmide.

Platon y explique qu'il faut, pour guérir le corps ou l'esprit, commencer par utiliser le «terpnos logos», parole douce, monotone, sorte d'incantation qui induit l'état «sophrosynen», concentration suprême de l'esprit, tranquillité mentale où l'on peut agir sur l'âme par de belles paroles.

Cette action rejaillira ensuite sur le corps en lui procurant la santé.

Elle est votre propre voix résonnant au fond de vous-même.

Notre propre voix résonnant au fond de nous-mêmes...

Si le sophrologue utilise ce véhicule, nous sommes mieux placés que lui pour nous influencer nous-mêmes.

Les «c'est dur à digérer», «je me fais des cheveux (blancs)», «ça me fait mal au coeur», «j'en ai plein le dos», «je me fais du mauvais sang» sont-ils inoffensifs?

Et si ces expressions prédisposaient vraiment aux ennuis d'estomac, de foie, de dos, de circulation?

Korzibski faisait déjà remarquer que des phrases du genre : «De toute façon, je suis maladroit avec les femmes», «On m'a déjà dit que j'étais incapable d'être un chef», «J'ai une mauvaise mémoire», ont des effets paralysants.

Il dirige les états altérés de la conscience : impression de dédoublement, de «déjà vu», perte de notion du temps, hallucinations et perceptions extrasensorielles.

Grâce au «terpnos logos», langage «persuasif» du sophrologue, ce dernier peut influencer le rhinencéphale, désinhiber ou conditionner certaines fonctions qu'il contrôle, et opérer ainsi des guérisons spectaculaires.

Or, la plupart des recherches tendent à prouver que les facultés paranormales ont pour origine les couches les plus primitives de notre personnalité, dirigées par le rhinencéphale.

Comme nous l'avons vu, on parvient généralement à l'état sophronique dans la détente et dans la relaxation.

Sélectionnant des exercices de yoga, de bouddhisme et de zen, les passant au crible de I E.E.G. (électro-encéphalogramme) et des contrôles divers, il les a organisés en une progression en trois étapes qui fait vivre les exercices essentiels des enseignements orientaux, ô combien plus achevés et plus profonds dans l'exploration de la conscience que ceux que nous connaissons en Occident.

Caycedo, respectant leur ordre d'apparition, nous fait vivre des exercices physiques du yoga avec postures et mouvements du raja-yoga, c'est le premier degré, puis du bouddhisme (second degré), enfin du zen (troisième degré).

La relaxation dynamique est enseignée en groupe, et combine exercices orientaux et procédés de sophronisation occidentaux.

La plupart des sophrologues combinent relaxation dynamique et T.A. et obtiennent ainsi des améliorations psychosomatiques spectaculaires chez leurs patients.

Dans la relaxation dynamique, on stimule d'abord les muscles, les organes, on les active, pour ensuite se concentrer sur les sensations perceptibles pendant la période de récupération.

C'est une démarche un peu parallèle qui a été suivie par les Américains avec le «biofeedback», machine électronique qui remplace les récepteurs cérébraux en «sentant» grâce à des électrodes et en transformant cette «sensation» en signal sonore ou visuel.

Les vomissements sont la traduction d'un refus inconscient du foetus, ressenti comme un corps étranger.

Il s'imagine aussi descendant la pente neigeuse parfaitement.

L'exercice ressemble à une grimace de film d'horreur : la bouche se tire à droite et à gauche, les muscles du cou deviennent saillants et le visage se plisse.

5. Expiration profonde, inspiration totale par la bouche entrouverte, rétention, sauts sur place, expiration brusque par le nez.

Toute parole, toute suggestion faite dans ces états seconds peut être prise pour «argent comptant», leur formulation est extrêmement importante.

Si en sophrologie la suggestion va dans le sens choisi et contrôlé par le sophronìsé, il n'en est pas de même dans la vie courante : la persuasion clandestine utilisée par les publicitaires, les gouvernants, la propagande, l'action commerciale et même l'information nous manipule à notre insu.

Pour mieux comprendre l'apparence magique de la suggestion sophronique, voyons comment procèdent les publicitaires, par exemple, pour modifier notre comportement.

Pressenties par la «réclame» utilisée depuis des siècles, les lois de la psychologie publicitaire ont été découvertes, puis mises en forme au XXe siècle.

Elles ont permis de mieux comprendre la partie irrationnelle de notre comportement.

Le mythe de la raison pourrait donner à penser que lorsqu'on veut vendre un produit, il suffit de demander à une série d'interlocuteurs sincères les raisons pour lesquelles ils achètent, puis de mettre en valeur ces raisons pour réussir son action commerciale.

Un des exemples les plus célèbres est celui rapporté par Ernst Dichter.

L'institut de recherche sur les couleurs s'était livré à une expérience auprès de ménagères.

Elles avaient reçu une boîte bleue, une boîte jaune et une boîte bleue avec des taches jaunes.

On leur demanda de tester ces trois sortes de détergent afin de voir celui qui convenait le mieux pour les lavages délicats.

Or, les trois boîtes contenaient la même lessive!

La majorité déclara que la lessive contenue dans la boîte jaune était «trop forte», allant même jusqu'à dire qu'elle détériorait le linge.

La lessive de la boîte bleue leur semblait au contraire «inefficace», certaines indiquant que la saleté n'était pas complètement éliminée.

La troisième boîte remporta tous les suffrages.

Elle était qualifiée de «merveilleuse», «extraordinaire» pour laver le linge délicat.

Sous hypnose, on peut implanter directement une idée dans le subconscient d'un sujet.

On peut même lui suggérer qu'il ne transforme cette suggestion en acte que plus tard, après la séance d'hypnose.

On peut suggérer à une personne qu'elle éteindra la lumière trente minutes après la séance.

Cinq minutes avant de plonger la pièce dans une obscurité totale, elle se plaindra d'un mal de tête, ou dira que la lumière lui fait mal aux yeux.

Il y a donc eu rationalisation de la pulsion inconsciente provoquée par la suggestion post hypnotique.

1° Les vraies motivations de notre comportement (suggestion des couleurs pour le choix des lessives, suggestion post-hypnotique) n'ont bien souvent rien à voir avec les «raisons» que nous donnons pour le justifier (performance des lessives, mal de tête ou mal aux yeux).

2° Ces motivations trouvent pour la plupart leur origine dans la partie la plus primitive de notre cerveau.

3° On peut les influencer grâce à des suggestions.

Pour que le nouveau comportement se fraye un chemin dans nos circuits cérébraux, l'idéal serait, pour le publicitaire, de mettre son sujet dans un état d'hypnose, où le néo-cortex ne risque pas de «bloquer» la suggestion.

C'est ce qui est tenté dans les super- et hypermarchés, ou dans les grands magasins.

La musique, la profusion de marchandise, l'entraînement collectif nous font perdre la notion du temps et débourser plus que nous n'en avions généralement l'intention.

La fascination qu'exerce le «petit écran», l'effort de concentration auquel il nous contraint, nous mettent dans un état bien proche de l'hypnose.

Le ronronnement du moteur, l'installation confortable, l'automatisme des gestes nous mettent, en voiture, dans un état second propice à la suggestion.

Panneaux publicitaires, abris d'autobus et publicité radiodiffusée (à laquelle l'autoradio a donné un nouvel essor) peuvent alors faire passer leurs «messages».

La foule entre facilement dans un état de transe collective inconsciente.

Herbalife, une affaire américaine de produits naturels et d'amaigrissement, recruta en France, grâce à ce phénomène, des dizaines de milliers de vendeurs.

Certaines réunions de recrutement regroupaient plus de 1 000 personnes dans une même salle.

Aujourd'hui, la plupart des grandes sociétés utilisent ce phénomène pour convaincre leurs réseaux de vendeurs ou de dépositaires de l'excellence de leurs nouveaux produits.

Ces derniers ne sont d'ailleurs pas dupes, mais savent qu'ils tirent profit de ce «lavage de cerveau», car un vendeur qui n'est pas lui-même convaincu ne peut pas persuader à son tour.

Hitler maîtrisait parfaitement les techniques d'hypnotisme de masse.

Le conditionnement de la foule par la musique et le décor, ainsi que ses discours, restent des modèles du genre.

La publicité, la propagande cherchent à provoquer un état quasi hypnotique où l'image suggérée échappe à la critique de la conscience.

Elle se fait à l'aide d «images».

Nous emploierons ici le terme d'image comme représentation aussi bien visuelle qu'auditive, olfactive, tactile, gustative.

L'image visuelle nous assaille grâce aux média : affiches, revues, films, T.V., emballages, vitrines, dépliants, etc.

L'homme peut ainsi transmettre directement au cerveau d'autrui ses propres images cérébrales par le pouvoir des mots et leur effet sur l'imagination.

Il remarque que la faculté de régénération d'organes est bien connue en biologie.

En montant dans l'échelle animale, on connaît le pouvoir de rédintégration de l'étoile de mer qui, lorsqu'elle a peur, peut se contracter au point de rejeter la plupart de ses organes internes, puis est capable de les reformer par la suite.

La fonction de régénération, inutilisée ou inhibée, ne se manifeste généralement plus, mais il semble que dans certaines conditions, elle puisse être réveillée.

Nous verrons qu'une découverte qui nous vient de Russie, le bioplasma, vient renforcer cette hypothèse.

Le plus souvent, la suggestion suffit à expliquer le déclenchement de la guérison, qu'elle soit compréhensible ou «miraculeuse».

Les rois de France guérissaient, en les touchant, les écrouelles, inflammations des ganglions lymphatiques d'origine tuberculeuse, qui se traduisent par des abcès purulents.

Le jour de leur sacre, et à la veille de fêtes solennelles, ils «touchaient» les écrouelleux et traitaient ainsi plusieurs milliers de «patients».

Ce pouvoir se perdit cependant avec Louis XVI.

Charles X essaya bien de renouveler l'opération.

Le jansénisme a été condamné à plusieurs reprises par l'Eglise depuis près d'un siècle, lorsque le diacre François de Paris, janséniste fervent, saint homme très populaire, meurt, le 1er mai 1727.

Les jansénistes prient Dieu de montrer l'erreur de l'Eglise et l'injustice qui les frappe, en opérant des miracles sur la tombe du diacre, enterré au cimetière de Saint-Médard.

Un dénommé Léro, fripier de son état, décide de prier pendant neuf jours sur la tombe du diacre pour se débarrasser d'ulcères à la jambe gauche qu'aucun médecin ne peut guérir.

Le neuvième jour, ayant achevé sa prière, il se relève, guéri.

La nouvelle, vite répandue, attire bientôt une foule de malades de toutes sortes.

Pendant cinq ans, des milliers de miraculés vont passer par ce cimetière.

Les scènes de guérison ne sont pas sans préfigurer celles que provoquera Mesmer avec son baquet : convulsions, hystérie collective, etc.

A cela s'ajoutent les «secours», tortures effroyables que se font infliger les malades.

Ces derniers, loin d'en être affectés, semblent se porter mieux après.

On les roue de coups, on les brûle, on les écrase ; le récit de ces exploits soulèverait le coeur du plus sensible.

L'Eglise s'en inquiète et demande au roi Louis XV de faire cesser «ce spectacle démoniaque».

Louis XV, lui-même effrayé par l'aspect inquiétant de ces convulsions, par leur caractère endémique et contagieux, fait condamner la porte du cimetière Saint-Médard, le 29 janvier 1732.

La foi, l'exemple, l'état de transe et d'émotion, sa notoriété faisaient de ce cimetière un lieu de prédilection pour opérer les guérisons suggérées par la rumeur publique et l'entourage du malade.

Le décor est souvent le même : une salle sombre, une dizaine de personnes assises sur de vieilles chaises, des images pieuses, des crucifix aux murs, une odeur d'encens et de chandelle.

Il a fallu prendre rendez-vous plusieurs jours à l'avance.

La conversation s'engage, rapportant les exploits de celui que l'on vient voir : le guérisseur des campagnes.

Il ne va pas apparaître muni d'un masque et entonner un chant guttural au son du tam-tam, comme un sorcier africain, mais son antre et ses airs sont tout aussi mystérieux.

Depuis des siècles, lui et ses prédécesseurs utilisent les mêmes procédés magiques : gestes, incantations, prières, formules magiques, potions, onguents ou talismans.

Le bon saint Jean vint à passer.

-- Là, mon Dieu, j'ai trop mal aux yeux.

-- Asseyez-vous là, je vous les guérirai.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Toute hémorragie serait stoppée par la phrase suivante : De latere ejus exivit sanguis et aqua.

Ces formules sont marmonnées pendant que, suivant qu'il s'agit d'un barreur, d'un marcoul ou d'un souffleur, le guérisseur fait un signe de croix, touche ou souffle sur la partie malade.

Les potions, les onguents, les plantes utilisés ont prouvé à l'analyse qu'ils renfermaient quelquefois des principes actifs, mais le plus souvent les guérisseurs modernes utilisent des produits dont l'utilité autre que suggestive est pour le moins douteuse : farine, lactose, craie pilée, talc sont révélés par l'analyse.

Dans d'autres cas, l'eau distillée ou un sirop au goût amer font l'affaire.

Tous ces produits ont néanmoins des effets extraordinaires, testés par de nombreux témoignages.

C'est l'effet «placebo», dont nous reparlerons.

Les talismans, médailles ou images pieuses, pierres précieuses, anneaux ou symboles ont, en thérapeutique occulte, plus un pouvoir préventif que curatif, mais leurs effets n'en sont pas moins spectaculaires.

L'acquéreur d'un talisman est le plus souvent une personne qui souffre de complexes d'infériorité.

Il fit une déclaration au journal local, qui rapporta le miracle, et annonça à qui voulait l'entendre que le colonel Olcott était un guérisseur extraordinaire.

D'où la mise en scène à laquelle ils se livrent.

Car, à mes yeux, il ne s'agit pas d'une fraude, mais simplement d'une mise en scène destinée à aider psychologiquement le patient à guérir.

Une fois l'opération effectuée, elle se transférerait peu à peu au corps physique.

Sa grande renommée allumant les plus vives controverses, une station de télévision décida d'organiser une grande première : un reportage en direct d'une opération effectuée par Isaltina -- ou docteur Scovsck -- sur un patient choisi par les journalistes, sous le contrôle de sept médecins.

Le cas le plus extraordinaire reste sans conteste celui d'Edgar Cayce.

Mrs Eddy, donc, prend la tête des fidèles, et bâtit en un demi-siècle un empire qui est aujourd'hui peuplé de près de deux millions de fidèles, dans le monde entier.

Un empire hiérarchisé, organisé, qui représente une véritable puissance financière occulte.

Pour suivre des cours, assister aux cérémonies, se faire soigner, il faut payer, payer, payer.

Devenu enfin guérisseur, il faut verser une redevance mensuelle.

Quel est le ressort idéologique de ce mouvement qui regroupe plusieurs milliers de Français?

L'homme est une émanation de Dieu.

Rétablissez la vérité dans l'esprit du malade, et il guérira.

Sans épouser l'idéologisme exagéré de cette doctrine, on peut en relever certains bienfaits : Philosophie positive, au lieu d'élever l'enfant dans la crainte de la maladie et de la souffrance, pour en faire un adulte angoissé, la science chrétienne donne des individus remarquablement armés sur le plan psychologique contre la maladie.

Elle enregistre, en s'entourant de tous les garants officiels possibles et imaginables, des milliers de cas «miraculeux» : fractures immédiatement ressoudées, cancers jugulés, tous les maux physiques et mentaux se trouvent guéris, soit par le malade, seul, soit avec l'aide du guérisseur scientiste.

Son esprit «positif» exerce une influence bénéfique sur ses membres.

Santé, bonheur et richesse y sont suggérés à foison, avec d'excellents résultats.

Malheureusement, comme beaucoup de doctrines, son intransigeance et ses aberrations ne tolèrent pas de résistance : il faut croire à ce fatras de phrases tirées de la Bible et de «clefs» dévoilées par Mrs Eddy, et le refus systématique de la médecine officielle peut être dangereux.

Tout cet appareil me rappelle une anecdote rapportée par Montaigne dans ses Essais.

Montaigne, qui connaissait bien le pouvoir de l'imagination, avait, parmi ses amis, un couple, le comte et la comtesse de Gurson.

Le jour des noces, grande inquiétude dans le cercle d'amis et dans la famille : on craignait qu'un rival éconduit ne se venge en «nouant l'aiguillette» : un sort qui rend le mari impuissant au soir de ses noces.

Montaigne rassure tout le monde ; il a «une contrebatterie d'enchantements» qui le protégeront.

Il va chercher une médaille qui était sensée guérir du mal de tête, convainc le comte de suivre l'ordonnance suivante : vêtu de la robe de Montaigne, et sa médaille au cou, «dist trois fois telles oraisons, et fist tels mouvements», à chaque fois enlevant et remettant la médaille, pour finalement la mettre à tel endroit, de telle façon, et surtout ne pas oublier d'étendre la robe sur le lit nuptial.

L'hypnose, et l'explication qu'en donnait Berheim grâce à la suggestion, a apporté un début d'explication à tous ces phénomènes.

Nous l'avons vu, l'école de Nancy, en la personne d'Emile Coué, avait fini par nier l'existence d'un état hypnotique : «Tout n'est que suggestion».

D'où l'idée de développer une méthode de guérison par la suggestion à l'état de veille.

Mal comprise par ses détracteurs, elle est devenue objet de risée.

Elle avait pourtant le mérite d'essayer d'appliquer une démarche rigoureuse là où règne l'irrationnel.

Comme Pasteur, il ne faisait pas partie de l «ordre», et obtenait quand même des résultats, tout pharmacien qu'il fut.

En supposant que l'on place sur le sol une planche de 10 m de long sur 0,25 m de large, tout le monde sera bien sûr capable d'aller d'un bout à l'autre de cette planche sans tomber.

Nous n'aurions pas fait deux pas que nous nous mettrions à trembler, et, malgré tous nos efforts de volonté, il y a de grandes chances pour que nous tombions sur le sol.

Si quelqu'un, souffrant d'insomnies, va se coucher en se disant : «Je vais encore avoir du mal à m'endormir», plus il fera d'efforts de volonté pour dormir, plus il s'agitera.

Ce n'est que lorsqu'il aura renoncé à vouloir qu'il s'endormira.

Lorsqu'on a un mot «sur le bout de la langue», mais qu'il échappe, plus on le cherche volontairement, moins il vient.

C'est lorsque la volonté n'est plus en action, et qu'une suggestion du style «ça va me revenir» a été faite que, quelques minutes plus tard, le mot revient.

Une suggestion formulée de cette manière aura un effet négatif : puisqu'elle est accompagnée d'un doute, c'est le doute qui sera pris par le subconscient comme suggestion «à réaliser».

C'est l'effet «idéo-moteur» de la suggestion : une idée acceptée par le subconscient tend vers sa réalisation ; mais c'est aussi l'idée la plus forte qui prend le pas sur la plus faible.

Dans ce choix continuel qu'est notre comportement, c'est l'effet dominant qui l'emportera et nous fera faire ce qu'il suggère.

On ne peut penser à deux choses à la fois, agir de deux façons différentes.

1° Quand la volonté et l'imagination sont en lutte, c'est toujours l'imagination qui l'emporte, sans aucune exception.

2° Dans le conflit entre la volonté et l'imagination, la force de l'imagination est en raison directe du carré de la volonté.

3° Quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre, mais l'une se multiplie par l'autre.

(Les expressions «en raison directe du carré de la volonté» et «se multiplie» sont uniquement des images destinées à faire comprendre la pensée de Coué.)

Coué employait au départ la suggestion de façon spécifique : il suggérait que tel ou tel symptôme allait disparaître...

Si un homme parle ou agit sous l'impulsion d'une pensée mauvaise, la douleur le suit comme la roue suit le pied du boeuf qui tire le char.

Recueillant des témoignages de personnes qui avaient suivi l'un des séminaires que j'animais, sur le développement des facultés paranormales, un journaliste avait été obligé de récrire complètement leurs témoignages : ils étaient truffés de ça disharmonieux.

Il a de plus été érigé en idole par ses disciples, pour lesquels il n'y a pas d'autre vérité que la méthode Coué.

Nombre de mouvements sont exécutés devant les yeux du public, le «truc» est là, étalé, évident, l'illusionniste tremble.

En 1949, l'industrie pharmaceutique américaine mit au point les antihistaminiques, médicaments qui combattaient les troubles provoqués par l'allergie, l'asthme et, pensait-on, la sinusite et le rhume.

Aussitôt, la machine publicitaire se mit en oeuvre et l'on annonça qu'un médicament miracle supprimait le rhume.

Les consommateurs affluèrent et l'on enregistra, en effet, d'excellents résultats dans la plupart des cas.

L'armée américaine s'intéressa aux antihistaminiques, car nombre de soldats, prenant froid pendant les exercices, souffraient de rhumes qui dégénéraient ensuite en bronchites et autres affections respiratoires.

Elle chargea donc un médecin militaire, le lieutenant-colonel Hoagland, de procéder à des tests de vérification avant de passer commande.

-- au second, il donna régulièrement des pastilles d'anti-histaminique ; -- au troisième, il donna tout aussi régulièrement des pastilles de forme et de couleur exactement semblables aux précédentes, mais contenant en fait du lactose, sucre tiré du lait, sans effet pharmacodynamique.

les malades du second groupe, qui avaient utilisé le médicament, furent guéris dans une proportion de près de 35 % ; -- quant aux malades du troisième groupe, qui n'avaient pris qu'un semblant de médicament, ils furent aussi guéris dans une proportion de 35 %!

Le docteur Hoagland déclara donc que les antihistaminiques n'avaient pas d'autre effet sur le rhume que le pouvoir de la suggestion, et l'armée ne passa pas commande.

L'histoire fit grand bruit, et l'on se livra aussitôt à quantité d'expériences du même genre, utilisant les «placebos».

Le placebo est un produit d'apparence pharmaceutique (comprimé, sirop, ampoule, suppositoire...) mais chimiquement inerte (eau distillée, comprimé de mie de pain ou de lactose, cachet de farine, etc.) qui est présenté au malade comme un véritable médicament.

Placebo vient du latin «je plairai».

L'utilisation de ce mot n'est pas nouvelle : lorsqu'un patient réclamait un médicament alors qu'il n'en avait pas besoin, pour lui «plaire» (en latin «placere»), le médecin pouvait ordonner un médicament inoffensif, en se disant : «Si cela ne lui fait pas de bien, au moins cela ne lui fera pas de mal» : le «placebo».

Il fallut attendre les années 50 pour que le placebo soit sciemment utilisé par les médecins comme thérapeutique.

Les expériences réalisées à l'aide de placebos mettent aussi en relief l'attitude du médecin vis-à-vis du placebo (et de son patient) ; suivant qu'il suggère : «ce médicament est excellent» ou «ses effets sont douteux», les différences sont considérables.

Les docteurs Kissel et Barrucand rapportent une expérience intéressante, faite par Voelgyesi.

Un même placebo avait été administré à deux groupes de malades d'ulcères ayant saigné.

Au premier groupe, le médecin lui-même expliquait qu'il s'agissait d'un nouveau médicament «sensationnel».

L'infirmière, elle, disait au second groupe que l'on «expérimentait» sur eux un produit aux effets plus ou moins connus.

Après un an, l'examen des deux groupes montra 70 % d'excellents résultats dans le premier groupe et 25 % seulement de «bons» résultats dans le second groupe.

Cette influence de l'attitude du médecin a amené les expérimentateurs à pratiquer l'opération en «double aveugle» : ni le médecin, ni le patient ne savent s'il s'agit ou non d'un vrai médicament.

Les résultats sont quelquefois curieux : les placebos se montrent dans certains cas plus actifs que les drogues réelles.

Les amphétamines, excitants du système nerveux central, augmentent l'endurance physique de 88 %, alors que les placebos l'augmentent de 132 %.

Cela donne une idée du rôle que joue la suggestion dans les performances sportives...

Suivant les cas, le placebo se montre efficace pour 30 à 40 % des malades.

On dit ces derniers «placeboréacteurs».

Les 60 à 70 % qui restent sont moins sensibles au placebo, voire, dans certains cas névrotiques, réagissent négativement.

L'effet placebo peut même jouer en chirurgie : des opérations «placebo» (simple incision sans opération véritable) ont déclenché le même nombre de guérisons que certaines opérations «à la mode».

L'attitude optimiste ou pessimiste du chirurgien détermine grandement les résultats.

Le placebo a mis en évidence deux phénomènes : 1.

2. La suggestion opérée par l'attitude du praticien.

On doit ajouter que l'attitude du patient compte, elle aussi, beaucoup.

L'effet placebo est d'autant plus puissant chez le sujet que son «attente» est plus grande.

Le gros titre d'une annonce du Herald Tribune attire mon attention.

J'ai l'impression de lire un texte décrivant mon activité.

Depuis plusieurs années en effet, j'anime des séminaires de développement personnel, et le dernier-né, la synthèse de toutes les méthodes, le «séminaire alpha», correspond à cette définition.

Lorsqu'on est conscient du monde physique, du temps qui s'écoule, lorsque les cinq sens sont en action, il s'agit des ondes bêta, niveaux de conscience extérieurs.

Le monde spirituel, où l'on perd conscience du temps, le siège des perceptions extra-sensorielles, est caractérisé par les ondes alpha et thêta, niveaux de conscience intérieurs.

Le tout est appuyé d'exemples médicaux, de références scientifiques convaincantes et de cette touche de sentimentalité si nécessaire aux discours «made in U.S.A.».

Dans ce cours, nous pourrons apprendre à contrôler notre esprit grâce à cette science nouvelle, la «psychorientologie», et à son Fondateur José Silva.

J'ai peu à peu reconstitué l'histoire -- ou la légende -- de ce José Silva, père de dix enfants, travailleur acharné qui dévorait le soir des livres sur la psychologie, l'hypnose, les phénomènes occultes, jusqu'à en tomber de sommeil.

La grande naïveté qui se dégage du tout froisse un peu notre esprit rationnel.

Cependant cela convient tout à fait à l'Américain du Nord qui aime la simplicité et l'efficacité de la méthode et les témoignages émouvants d'hommes et de femmes qui viennent confirmer la présence divine au-delà des pouvoirs de l'esprit.

Qu'est-ce tout d'abord qu'un feed-back?

Le mot «feed-back», traduit avec plus ou moins de bonheur par «rétroaction», est un terme utilisé par les psychologues dans la théorie de l'apprentissage pour désigner l'information reçue en réponse à un comportement.

Un bon exemple est celui du tir ; l'action initiale, la visée et le tir, est suivie d'un «feed-back», la vision du trou dans la cible.

Si ce feed-back est trop à gauche, cette information nous permettra de rectifier notre comportement initial en visant plus à droite.

· et en recherchant ce qui est plaisant.

La «douleur» et le «plaisir» sont des feed-back.

Un enfant qui se brûle apprend grâce au feed-back «douleur» que jouer avec des allumettes peut être dangereux.

Son comportement est modifié par les «renforcements positifs» que constituent les feed-back agréables et les «renforcements négatifs» que sont la douleur, l'échec, la peine.

Notre société, de la fessée à la Légion d'honneur, en passant par la prison et l'augmentation de fin d'année, est fondée sur ce système.

Le biofeedback est l'utilisation d'un mécanisme de feed-back biologique.

Certains mouvements physiologiques qui échappent au contrôle volontaire de notre conscience peuvent être maîtrisés progressivement dès qu'on les transforme en signal sonore ou visuel (biofeedback).

Notre respiration, elle, n'a pas besoin de biofeedback puisque nous pouvons en prendre le contrôle consciemment.

Mais les ondes de notre cerveau, le degré exact de relâchement de nos muscles par exemple, sont normalement imperceptibles.

Joe Kamya, psychiatre de l'Université de Chicago, décida, en 1958, de demander à ses sujets de reconnaître un rythme cérébral particulièrement fascinant, le rythme alpha.

A sa grande surprise, non seulement ses sujets parvinrent à repérer les différentes ondes, mais encore ils pouvaient passer à volonté de l'une à l'autre.

L'appareillage se compléta vite avec la transformation de l'activité cérébrale en «bip-bip» et en clignotements lumineux.

Il fut appliqué avec succès dans de nombreux cas, bouleversant les concepts de mouvements «volontaires» et «involontaires» de l'organisme.

Son champ d'application est tellement vaste que nous ne sommes qu'au tout début des expériences : guérir certains tics nerveux, éviter des crises d'épilepsies, contrôler la tension sanguine ou l'activité de l'estomac, deviennent possible.

Mais depuis 1968, date de la parution du résultat des recherches de Joe Kamya dans la revue Psychology Today, c'est le biofeedback appliqué aux ondes cérébrales, notamment les ondes alpha, qui suscite les plus vives controverses.

Les ondes cérébrales : la télépathie à l'origine de l'E.E.G.

Vers 1924, le psychiatre allemand Hans Berger, auteur d'un livre sur les phénomènes télépathiques, Psyché, décide de mettre en évidence ces ondes de la pensée auxquelles il croit fermement, pour avoir vécu lui-même plusieurs phénomènes paranormaux.

Il mesure donc l'activité électrique du cerveau d'une accidentée à laquelle il manque une partie de la boîte crânienne.

Son travail démontre que l'activité des cellules cérébrales, loin d'être anarchique, s'organise en ondes ou rythmes cérébraux.

Le premier phénomène mis en valeur est l'onde alpha.

Cette onde, d'une fréquence de 8 à 14 cycles par seconde (hertz) en moyenne, a une amplitude de l'ordre de 100 microvolts.

Berger est étonné par la régularité de ce rythme et le baptise «alpha».

Sa découverte resta pratiquement ignorée pendant cinq ans.

En 1934, deux scientifiques anglais, Lord Edgar Adrian et B.C.H. Matthews, constatèrent à leur grande surprise que Berger avait raison : une activité aussi uniforme pouvait se produire chez un sujet conscient.

Ils baptisèrent ce rythme du nom de Berger (celui-ci refusa) et vérifièrent qu'il correspondait à un état situé «entre la veille et le sommeil», de repos sensoriel et mental généralement total, les neurones étant en parfaite synchronisation.

Elles correspondent à un état de vigilance, d'attention et de concentration tourné vers l'extérieur, alors que l'alpha correspond plutôt à une intériorisation de la conscience.

Les progrès de l'électro-encéphalographie (E.E.G.) permirent de mettre en valeur par la suite d'autres rythmes : -- les ondes thêta (de 4 à 7 hertz, 200 microvolts) qui correspondent à certaines phases du sommeil ou à des états émotifs, -- les ondes delta (3 hertz ou moins, amplitude de 200 microvolts à 1 millivolt).

sommeil ou un état grave, tel que tumeur ou approche de la mort.

L'E.E.G. ne donne qu'une idée grossière de l'activité mentale.

W. Grey Walter, qui dirige des recherches depuis plusieurs dizaines d'années sur I E.E.G., compare notre situation face à un graphique d'ondes cérébrales à celle d'un Martien sourd-muet qui essaierait de comprendre notre langage en examinant le sillon d'un disque.

Cependant, depuis quelques années, un rythme cérébral retient tout particulièrement l'attention : le rythme alpha.

Plus de 30 types d'appareils miniaturisés de biofeedback «alpha» sont commercialisés aux Etats-Unis.

Rien de plus simple : regardez dans le vague, asseyez-vous tranquillement en ne pensant à rien, et vous augmenterez votre alpha.

Vous pouvez aussi apprendre la relaxation ou vous mettre au niveau «sophroliminal».

Comme l'alcool, ces drogues sont alphagènes.

La méditation transcendantale, commercialisation intensive du mantra yoga, yoga dans lequel la méditation est produite par la répétition d'un mot, comme «om», a gagné ses lettres de noblesse en combattant la drogue.

Le docteur Green, et sa femme Alyce, qui est psychologue, ont entraîné des étudiants à rester dans cet état de «transe créative» une heure chaque jour, avec d'excellents résultats.

Il est curieux de noter que les enfants ont une activité cérébrale de veille plus particulièrement productrice d'ondes thêta de quatre à sept ans et d'ondes alpha jusqu'à l'adolescence ; le rythme bêta devient ensuite prépondérant, et le demeure pendant l'âge adulte.

Il y a, dans le domaine du développement personnel, un grand classique.

Edité dans les années 60, il connaît depuis un succès sans relâche.

Bien avant l'heure, il décrit l'alpha, la sophrologie et leurs applications psychologiques.

Traduit, édité et connu dans le monde entier, il est pratiquement ignoré dans notre pays.

Maxwell Maltz, brillant chirurgien esthétique américain pratiquant en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie et en Amérique latine, se pencha sur la psychologie après avoir remarqué l'incidence extraordinaire d'une opération de chirurgie de la face sur la personnalité de ses patients.

Il avait l'impression, en taillant la chair, d'entamer aussi la psyché.

Dans son premier livre, New faces, New futures, il expliqua comment, en modifiant l'image extérieure d'une personne, on la change intérieurement.

Sa personnalité, son comportement et ses capacités se trouvent transformés d'une façon extraordinaire, sans rapport avec l'intervention.

Le manque de confiance en soi, les complexes disparaissent dans les trois semaines, pour laisser place à une nouvelle personnalité épanouie.

Pourtant, dans certains cas, il n'y avait aucun changement après l'intervention.

La disparition du défaut, de la malformation ou de la cicatrice qui désespérait le patient ne changeait rien.

Le patient continuait à vivre comme auparavant ; en d'autres termes, il continuait à se sentir, à vivre et à agir comme si rien n'était changé.

Cet échec troublait Maltz qui chercha à comprendre.

Il en vint à penser qu'il y avait quelque chose habituellement influencé par l'opération de chirurgie esthétique, et que lorsque ce quelque chose était modifié, la personnalité se transformait elle-même parallèlement.

Inversement, lorsque ce quelque chose n'était pas remodelé, la personne continuait à être ce qu'elle était auparavant, même si son apparence avait radicalement changé.

Un peu comme si la personnalité avait elle-même un «visage».

Pour être un bon chirurgien esthétique, Maxwell Maltz se devait d'opérer ce «visage» immatériel, tout comme le visage physique.

Après bien des tâtonnements, il devint convaincu que tout homme porte en lui un concept ou une image mentale, spirituelle de son moi.

En agissant sur cette «image de soi», il devenait possible de transformer la personnalité de ses patients.

Se tournant vers les psychologues, il les interrogea sur cette image de soi : comment se formait-elle, par quels processus nerveux et cérébraux exerçait-elle son influence, pourquoi, comment?

Les réponses furent vagues, ampoulées et décevantes.

C'est curieusement une nouvelle science aux frontières de la physique et des mathématiques, la cybernétique, qui lui apporta la réponse.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de savants avait l'habitude d'organiser régulièrement des débats interdisciplinaires.

C'est le rapprochement de deux participants : A. Rosenblüth, spécialiste de physiologie nerveuse, et Norbert Wiener, mathématicien concepteur de systèmes électroniques, qui donna naissance à la cybernétique.

Ils s'aperçurent que le système de communication d'un animal et le système nerveux humain étaient comparables à ceux d'une machine électronique.

En essayant de créer des servomécanismes, de faire une synthèse de l'acte gouverné, les spécialistes avaient redécouvert des lois qui s'appliquaient à l'acte réflexe de l'homme.

Des études approfondies montrèrent qu'un comportement humain ou un système automatique correspondent au même schéma.

Il est actuellement impossible de reproduire toutes les fonctions biologiques, même celles qui sont connues.

Cette réserve faite, le grand avantage de la cybernétique est de donner de la pensée une représentation claire.

La cybernétique explique le comment et le pourquoi du comportement d'une machine...

C'est le moyen de réconcilier toutes les théories psychologiques dans un seul système.

Maltz prédit une révolution dans la psychologie grâce à la cybernétique, expliquant qu'il ne faut pas s'étonner que la «réponse» aux questions que se posent les experts de la psyché humaine vienne d'ailleurs, des physiciens et des mathématiciens : le spécialiste croit tout savoir, et il éprouve souvent de grandes difficultés à sortir des limites du conformisme pour innover.

Le mot «cybernétique» a été inventé par les Grecs et se retrouve dans plusieurs dialogues de Platon.

C'est l'art de diriger, de gouverner (de kuberman : gouverner).

Or diriger, tenir le gouvernail d'un bateau ou d'un gouvernement, nécessite le choix d'un objectif, d'un but.

Dans la psychocybernétique, loin de dire que l'homme est une machine, un ordinateur évolué, Maxwell Maltz nous montre que l'homme utilise une machine : son cerveau et son système nerveux.

Le choix de l'objectif est notre privilège et notre grandeur, encore faut-il savoir comment «programmer» notre cerveau, une fois notre choix fait, afin d'obtenir ce que nous désirons.

Cette programmation bien faite, nos fonctions cérébrales et nerveuses travailleront comme un véritable «mécanisme de réussite» à notre avantage.

Dans le cas contraire, nous déclencherons un «mécanisme d'échec», qui jouera contre nous.

Lorsqu'elle nous représente comme indigne, inférieur, sans mérite ou incapable, notre comportement s'aligne sur cette image.

Les réflexions encourageantes de ses professeurs, de son entourage lui ont insufflé une nouvelle confiance en lui, une nouvelle «image de soi» à laquelle son comportement et ses résultats se sont conformés.

«L'homme ne peut découvrir dans le réel que ce qu'il a au préalable imaginé, inventé», écrit Jean Fourastié lorsqu'il étudie lui aussi les mécanismes cérébraux à la lumière de la cybernétique.

Vous n'êtes pas "comme" quelqu'un d'autre et ne pourrez jamais devenir "comme" qui que ce soit d'autre.

Vous n'êtes pas "supposé" être comme qui que ce soit et personne n'est "supposé" être comme VOUS.

Comment se libérer de ses complexes, comment être soi?

En se représentant tel que l'on est potentiellement, tel que l'on peut devenir, débarrassé de ces inhibitions qui nous entravent.

Il ne s'agit pas bien sûr de créer un moi outré, gonflé, qui n'ait plus aucun rapport avec notre potentiel.

Il faut simplement se voir tel que l'on peut devenir, et laisser cette image imprégner notre esprit pendant vingt et un jours, le temps généralement nécessaire pour «s'habituer», s'habituer à porter un plâtre, s'habituer à une nouvelle maison, à une voiture, etc.

Si l'on ne doit pas penser aux erreurs et aux échecs pour ne pas altérer son «image de soi», que faut-il faire lorsqu'ils surviennent néanmoins?

Un servomécanisme atteint son objectif en essayant et en échouant.

Les échecs sont examinés, analysés et permettent la correction.

Lorsqu'elles restent en mémoire, ces expériences passées négatives n'inhibent pas le comportement du servomécanisme, mais contribuent tout au contraire aux processus d'apprentissage.

Les erreurs sont prises comme des étapes sur la voie du succès.

Une fois analysées, nos erreurs doivent nous aider, puis être oubliées.

Le psychologue F.M.H. Myers donne une explication aux discours convaincants et enthousiastes que peuvent faire en état hypnotique certains timides incapables de parler en public, en disant que les patients sont «purgés des échecs passés» sous hypnose.

Le docteur Alfred Adler, ami de Maltz, lorsqu'il était jeune, eut un mauvais départ en arithmétique et son professeur eut bientôt la certitude qu'il n'était «pas doué pour les mathématiques».

Il en informa les parents, qui s'en convainquirent d'autant plus facilement que «dans la famille, nous sommes plutôt littéraires».

Adler se fit à l'idée et ses notes confirmaient ces prévisions.

Un jour, le professeur posa un problème au tableau, promettant une bonne note au premier qui trouverait la solution.

La classe tout entière pouffa de rire.

Ce qu'il fit brillamment, au grand dam de la classe et du professeur.

Dans un éclair d'inspiration, il avait vu la solution.

Cette anecdote marqua Adler, lui montrant qu'il s'était laissé convaincre par son entourage de sa «nullité en maths».

Il devint par la suite «doué pour les mathématiques».

Lorsqu'on utilise l'imagination pour modifier son «image de soi», il faut l'accompagner de sentiments et d'émotions.

L'événement marquant vécu par Adler l'a été parce qu'il représentait un choc émotif.

Le docteur Wilder Penfield, neurochirurgien à l'université McGill à Montréal, a montré que la stimulation électrique de certaines cellules cérébrales peut faire revivre aux opérés leur passé.

Ils revivent ces scènes comme si elles se déroulaient vraiment.

Ainsi, le souvenir évoqué n'est pas la reproduction photographique ou phonographique exacte des scènes ou des événements passés.

C'est une reproduction de ce que le patient a vu, entendu, senti et compris.

C'est de cette façon que l'on doit représenter notre «Image de soi» : en imaginant les détails, les couleurs, les odeurs, les sensations et les émotions avec une telle acuité que cette nouvelle image, progressivement, vienne se substituer à l'ancienne.

En analysant la façon dont fonctionnent nos soucis, nos préoccupations, nous avons une bonne idée de la manière dont il faut procéder, pour changer d'objectifs.

Lorsqu'on est soucieux, on commence par penser à quelque chose de désagréable qui risque de survenir dans quelque temps.

Cela peut être un événement, une lettre, une entrevue, etc.

A force de manier cette idée, cette possibilité, elle finit par prendre corps dans notre esprit et les sentiments qui en découlent --découragement, tensions, angoisse -- apparaissent.

Maltz fait remarquer qu'il n'y a pas là à proprement parler d'effort ni de volonté -- un simple jeu de l'imagination.

Une étude attentive de la dernière partie de sa vie montre que son servomécanisme était branché sur l'échec.

Le mythe de la raison, de la logique qui peut tout, nous entraîne à douter de ces facultés intuitives et automatiques de créativité.

Lorsque cette solution apparaît au niveau de votre conscience -- souvent à un moment d'inattention, lorsque vous pensez à autre chose -- ou peut-être sous forme de rêve, lorsque votre conscience est au repos -- quelque chose se "déclenche" et vous réalisez immédiatement qu'il s'agit de la réponse que vous cherchiez.

Il y a beaucoup plus à dire sur la psychocybernétique que ces quelques pages ne peuvent le faire.

Il m'est arrivé plus d'une fois d'être perplexe lorsque j'analysais la suite d'événements fortuits (la chance) qui m'amenaient là où je voulais aller, à cette image mentale que j'avais conçue des mois auparavant.

Cette méthode était utilisée par une organisation de vente pour aider ses cadres à développer leur personnalité.

Persuadé que les mêmes exercices, dans un état de conscience différent, verraient leur efficacité décuplée, je m'intéressais à l'autohypnose, au biofeedback, à la sophrologie.

Le résultat fut un séminaire d'enseignement de la «Dynamique Mentale» : le Séminaire Alpha.

Le signe-signal est un claquement de doigt, un geste, un signal quelconque qui est associé mentalement à un état ou une action.

De cette façon, tout comme un uniforme, par exemple, déclenche une association réflexe : le respect et la crainte, ou un feu rouge le pied sur le frein, ce geste ou ce signal pourront être associés au niveau alpha.

L'inconvénient des méthodes réflexes est généralement leur rapidité.

Si le corps passe brusquement au claquement de doigt d'un état de stress à un état de détente nerveuse et musculaire profonde, le manque de transition peut provoquer des troubles.

De plus, un bon signe-signal doit pouvoir être progressivement réalisé par le sujet lui-même.

On utilise fréquemment un décompte de 1 à 3 ou de 10 à 1 à cet effet, avec d'excellents résultats.

Le patient s'imagine descendant à l'intérieur de lui-même en visualisant, par exemple, un ascenseur ou un escalator, pendant que l'on décompte en suggérant qu'il se relaxe de plus en plus.

Au début, on prend le temps de l'aider à se relaxer doucement, muscle par muscle, membre par membre puis dans les séances qui suivent, on raccourcit l'induction en la remplaçant progressivement par le signe-signal.

Imaginez que quelqu'un ait perdu complètement la mémoire, qu'il sache seulement parler.

Lui décrire oralement, sans lui montrer, la façon d'allumer une cigarette, par exemple, sera presque un exploit.

Il faut commencer par lui expliquer comment se présente une boîte d'allumettes, lui dire comment sortir le tiroir, prendre l'allumette, la serrer ni trop, ni pas assez fort, la gratter, ne pas se brûler, la mettre devant la cigarette, aspirer...

Par la suite, il lui suffira de vouloir allumer une cigarette pour que la série de gestes s'enchaîne automatiquement.

Pour la relaxation, c'est le même processus qui entre en jeu.

Au bout de quelques exercices, il suffit de compter soi-même de 10 à 1 pour approfondir sa détente et se mettre en alpha.

Dans cette phase, le signe-signal est important.

Il doit être si possible progressif et relaxant en lui-même.

Un participant à l'un de nos séminaires fut incapable de se détendre à l'aide d'un décompte, car il était pilote dans l'aéronavale, et les 10...

étaient associés dans son esprit à l'état de qui-vive, de stress.

Il attendait le zéro, top de départ...

qui n'arrivait jamais, puisque l'on s'arrête à 1.

C'est la raison pour laquelle nous avons choisi comme signe-signal principal un ensemble de symboles quasi universel : la visualisation des couleurs de l'arc-en-ciel.

Comme nous l'avons vu dans l'expérience des paquets de lessive, les couleurs suggèrent des associations psychologiques.

La publicité, le marketing, se sont livrés à des études sur la symbolique des couleurs.

Il y a des couleurs plus chaudes ou plus froides, excitantes ou reposantes, lourdes ou légères.

Max Luscher, psychologue allemand, a mis au point un test de personnalité fondé uniquement sur le choix de couleurs.

C'est un test d'autant plus intéressant que l'on peut l'utiliser pour soi et voir ses goûts changer, parallèlement à sa situation psychophysiologique.

Lorsque l'objet reflète la gamme complète de la lumière, il apparaît blanc, lorsque au contraire il absorbe toutes les ondes lumineuses, il semble noir.

Le rouge : Symbole du feu, du sang, de la conquête, de la virilité : il excite.

Le jaune : Lumineux, il évoque la lumière, la richesse.

Richesse matérielle comme celle de l'esprit.

Le calme et la détente physique apparaissent et facilitent la concentration, voire la méditation.

Le bleu : Couleur froide par excellence, il exprime le calme, le repos, la relaxation.

L'indigo, le violet : Si la part du bleu prévaut, le violet est le symbole de l'union de l'homme et du sacré.

L'ambiguïté du violet, fait de bleu (calme) et de rouge (excitant), crée un état de conscience quasi hypnotique qui privilégie son utilisation spirituelle.

On voit que les couleurs de l'arc-en-ciel du rouge au violet sont relaxantes, détendantes.

Les enfants, dont les facultés de visualisation sont neuves et non occultées par le maniement unique de mots, sont d'excellents sujets.

Cet exercice est très bon pour le physique car il repose beaucoup.

Le vert représentait une forêt, des feuilles descendant des arbres et tombant à mes pieds.

Nous sommes dans un système d'enseignement traditionnel où attention et mémoire sont sans cesse sollicitées, sans que l'on enseigne aux enfants comment être plus attentif, comment mémoriser.

Par la visualisation des couleurs, les participants s'initient dans un premier temps à la relaxation physique et mentale.

Ensuite, ils apprennent à se modifier en utilisant le niveau alpha.

Déroulement d'un séminaire Pratiquement, comment cela se passe-t-il?

-- apprentissage de l'alpha dans des conditions difficiles : bruit, lumière...

; -- constitution d'un «écran mental», support de la visualisation.

-- comment développer son contrôle de soi et sa mémoire (ne plus fumer, maigrir, accélérer un processus de guérison) ; -- comment développer sa créativité personnelle, comment se souvenir de ses rêves et décider de leur sujet, comment se réveiller à volonté à une heure désirée ; -- comment se recharger d'énergie.

Dans ces différents exercices, la synthèse de ce que nous avons vu jusqu'à présent a été réalisée, de façon que toute personne qui désire se développer, se transformer, sans se lancer dans une psychothérapie ingérante et quelquefois destructrice, puisse le faire elle-même avec succès.

Les applications purement médicales ont été délibérément écartées, puisqu'il s'agit d'un domaine réservé à la sophrologie.

Au fil des mois, notre expérience nous a conduit à rendre le plus efficace et le plus pratique possible l'apprentissage de l'alpha.

A quoi servirait de maîtriser la relaxation, allongé, dans la pénombre et le silence, si l'on ne peut pas retrouver ces circonstances dans la vie quotidienne?

Nous enseignons comment utiliser le bruit, la lumière et la position pour mieux se relaxer, même si ces conditions sont défavorables.

Nous verrons la suite des exercices de concentration et d'intuition (le troisième jour), dans la dernière partie de cet ouvrage.

L'enseignement de la dynamique mentale est toujours collectif.

Il est bien plus facile de pratiquer en groupe que d'essayer seul à l'aide d'un manuel, aussi parfait soit-il.

Ayant utilisé la lecture et tous les moyens de communication existants, je ne puis que constater leur pauvreté par rapport au groupe.

J'ai, par exemple, travaillé pour le premier producteur mondial de programmes de formation.

Ces cours, fort bien faits, sont enregistrés sur cassettes et constituent des ensembles à usage individuel.

Il m'a fallu renoncer à cette expérience : aussi motivés soient-ils, les acquéreurs de ces programmes ne les utilisent pas vraiment.

On assiste au même phénomène que celui, bien classique, de la vente d'encyclopédies : dans la plupart des cas, l'ouvrage ne sert jamais, mais il donne un sentiment de sécurité à son possesseur.

Peutêtre avez-vous aussi dans votre bibliothèque des livres que vous n'avez jamais lus.

Et même si vous les avez lus, en avez-vous appliqué les conseils?

Pour beaucoup de scientifiques, l'application rapide des découvertes est un phénomène nouveau.

Il a fallu jusqu'à présent une moyenne de vingt ans entre une découverte et sa propagation.

En conjuguant leurs efforts, tous ceux qui connaissaient la dynamique mentale nous aident à la faire connaître et à l'enseigner.

La tâche est vaste : il faut intégrer la dynamique mentale dans le système d'éducation, former des animateurs et multiplier les séminaires alpha.

J'ai créé un programme de formation à l'enseignement de la Dynamique Mentale à cet effet (godefroy@ecrivain.com).

Cet effort contribuera certainement à l'équilibre de notre société tout entière, minée par la routine et le stress, en quête d'un bonheur qui existe déjà en soi.

Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."

Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

L'homme est un dieu, mais il ne le sait pas.

Toutes les idoles qu'il crée ne sont que des relais, car il a perdu cette connaissance, et pour développer ses facultés divines, doit avoir foi en un miroir qui lui renvoie sa propre image.

Guérisseurs, pendules, amulettes, tables tournantes ne sont que des supports, le secret est en soi.

Faire connaître cela, donner au plus grand nombre possible de personnes les moyens d'en avoir la preuve, tel est l'objectif de la dynamique mentale.

Une question qui préoccupe l'homme depuis des temps immémoriaux.

Elle prend un relief nouveau dans la lente prise de conscience à laquelle on assiste depuis quelques années.

La plupart des études et des recherches ont commencé par PROUVER que les facultés paranormales EXISTAIENT.

La plupart des recherches tombent dans une impasse dès qu'il s'agit de trouver un support matériel à cette transmission.

Les mots : ce sont les véhicules les plus difficiles à maîtriser, sans doute parce qu'ils siègent dans une partie du cerveau qui doit être court-circuitée pour mieux permettre la communication (second système de signalisation).

Tout d'abord, pourquoi appeler ces facultés supranormales et non paranormales?

Le mot «paranormal», du grec para : «à côté de», sous-entend la rareté de phénomènes qui sont sensés échapper à la norme.

Comme cette définition ressemble à celle de l'anormal, nombreux sont ceux qui associent la parapsychologie à la psychopathologie, considérant que celui qui sombre dans l'étude du paranormal, ou le vit, est un cas pathologique -- du ressort du psychiatre.

En réalité, de nombreux malades mentaux sont sujets à des expériences de transmission de pensée ou de clairvoyance.

La maladie sert de catalyseur, de révélateur, et de nouvelles facultés voient le jour à la faveur d'un dérèglement cérébral.

Inversement l'homme normal qui vit une situation paranormale a tendance à la minimiser, à l'ignorer ou à la taire, de peur de passer pour un «fou».

En fait, l'expérience et la pratique m'ont prouvé d'une manière irréfutable que tout individu possède ces facultés à l'état latent.

Elles ne sont donc pas, à proprement parler, paranormales ni anormales, mais plutôt normales.

Caslant parle de supranormales parce qu'il pense qu'il existe, en plus de notre subconscient, un super- ou supra-conscient régisseur de ces pouvoirs.

Ce dernier peut nous donner des informations supranormales par l'intermédiaire de l'Imagination, «phénomène subjectif auquel nous sommes tous soumis, mais dont nous ne soupçonnons généralement pas la portée».

Le processus est le suivant : certains excitants, comme les particules ou certaines fréquences d'ondes électromagnétiques, provoquent en nous une sensation.

Cette sensation, une fois enregistrée par nos cellules cérébrales, ne s'efface jamais complètement.

Elle peut même réapparaître, quoique souvent affaiblie, sans excitant.

Un ensemble de sensations constitue l'image, le subconscient est une sorte de magasin d'images qui s'associent par affinité.

Formant une sorte de «pont» entre deux subconscients, l'image nous permettra, occasionnellement et dans certaines conditions de «puiser» des informations dans le subconscient d'autrui.

Considérant que le cerveau fonctionne comme émetteur ou comme récepteur, il y a donc deux sortes d'images : les images émises et les images reçues.

La base de la méthode sera l'activation de l'imagination passive, puis l'élimination progressive de toute imagination active.

Qu'il s'agisse d'imagination active ou d'imagination passive, l'image qui surgit est toujours liée à la précédente.

C'est le phénomène de l'association, étudié par Jung.

Caslant préconise donc, pour faire apparaître une image passive sans lien avec la précédente, l'utilisation d'un instructeur qui suggère cette image.

Le développement des facultés supranormales est effectué à deux : un sujet et un instructeur.

Il est regrettable que Caslant n'ait pas connu la sophrologie : les images qu'il essaie de produire chez son sujet «rappellent celles du rêve, ou mieux celles qu'on perçoit le soir ou le matin avant de dormir ou dans l'instant qui précède le réveil, le cerveau étant à demi entre la veille et le sommeil».

Le sujet mis dans cet état de conscience particulier, l'instructeur prononce un mot, en lui demandant de décrire les sensations, les images qui surviennent alors.

· en l'invitant à faire travailler son imagination créatrice.

Dans le deuxième cas, il faut continuer à suggérer d'autres mots jusqu'à ce qu'apparaisse une image inconnue.

Si elle ne vient pas d'elle-même, Caslant suggère la technique de l'accrochage : ayant suscité, par exemple, l'image d'une voiture, l'instructeur suggère au sujet qu'il monte dedans, prend le volant et se promène.

Ces actions entraînent des images nécessairement nouvelles, ce qui est le but recherché.

1. Le sujet revient à des images actives, à des projections de problèmes personnels.

Dans ce cas, il s'agit d'une introspection critique qui fait douter de la réalité des impressions subjectives ; il élabore des hypothèses rationnelles qui court-circuitent son imagination passive.

C'est la raison pour laquelle l'attitude de l'instructeur est primordiale.

Elle doit être rassurante, donner confiance en lui au sujet.

Une forte empathie et une imagination fertile sont nécessaires.

2. Il n'arrive pas à se concentrer sur l'image, qui apparaît comme un flash et s'évanouit, ne laissant qu'une impression fugitive.

» sont préférables à «qu'en penses-tu?

L'imagination passive, l'intuition se manifestent par des impressions, des sentiments, des sensations.

La pensée, le raisonnement ramènent le sujet au stock d'images de son subconscient.

Il faut donc éviter de le laisser se perdre dans ses pensées, stimuler constamment son imagination passive par des questions, en évitant d'induire la réponse.

Pour l'instructeur, une bonne formation aux techniques de nondirectivité rogériennes est utile.

Il doit savoir reprendre l'induction en main lorsqu'il sent que l'imagination active reprend le dessus, mais garder ensuite une démarche maïeutique.

La maladie, la douleur sont à un moindre degré des images mentales très vives, faciles à «capter», puisqu'elles s'expriment fortement par les sensations.

La vision rétrospective ou prémonitoire S'il est une faculté qui semble heurter le bon sens, c'est bien la prémonition.

Tout d'abord parce que le temps conditionne notre vie et notre être.

Imaginez-vous dans une petite pièce sombre, face à une femme qui vous tient les mains.

Elle vient de vous donner des renseignements sur vous qui vous bouleversent.

Habile psychologue, elle a su compenser l'irrégularité de ses facultés par une observation minutieuse de vos traits, de vos mains, de vos habits.

Après ce que nous avons vu sur la psychocybernétique, quoi de très étonnant y aurait-il à ce que cette image se réalise?

La jeune fille à qui l'on prédit qu'elle épousera un homme blond ne verra plus que les hommes blonds, tout comme on ne voit plus que des «Uno» dès que l'on est au volant de sa nouvelle voiture, une «Uno».

Au volant d'une Rolls, on ne verrait plus que des Rolls.

Le cerveau sélectionne l'information reçue et privilégie celle qui entre en «résonance» avec les circuits cérébraux préexistants.

La mythologie est pleine de ces prophéties qui se réalisent malgré soi.

Il aurait précipité du haut de sa tour le mage qui lui avait prédit qu'il tuerait son propre père.

La prédiction se révéla exacte : le mage était son vrai père.

Il n'est pas impossible qu'elle soit en partie vraie.

Le programme «tuer son père» devait se réaliser malgré sa volonté, en lutte avec son imagination marquée par cette prédiction.

Croire que c'est le fait du Destin, c'est mélanger cause et effet.

Je préfère programmer le futur, plutôt que le deviner, de peur que cette vision ne m'influence.

Je n'ai pas besoin de connaître mon futur, puisque grâce aux outils mentaux que nous avons vus jusqu'à présent, j'en ai quasiment la maîtrise.

Toutefois, l'intuition, le «conseil en cours de route» peut être utile.

Ce que l'on appelle quelquefois «instinct» peut se révéler extrêmement précieux dans certains cas.

C'est la raison pour laquelle les exercices préconisés par Caslant sont utiles.

Le début de la méthode est le même.

On commence par poser une série de questions sur un objet, pour aller à la limite du souvenir.

Puis, en insistant encore et en suggérant la passivité du sujet, on suscite des images passives et des impressions liées au passé de l'objet.

Cette faculté fait certainement partie de celles qui permettent à un antiquaire de «sentir» une pièce ancienne ou du «toc».

L'expérience joue un rôle, certes, mais l'information supranormale aussi.

» «On aide le sujet en l'exerçant à grouper les images, en dirigeant son attention sur les à-côtés de la question, et en le ramenant sur celle-ci par des points de vue différents, de manière à lui faire trouver des contrôles par lui-même.

La manière de guider le sujet joue un rôle prépondérant dans la valeur de la prémonition.

Comme dans la double vue, les images sont souvent floues, inconsistantes, et le sujet peut être tenté d'essayer d'analyser ses sensations.

«On change l'image dès qu'on sent l'effort», nous conseille Caslant.

Dès que la volonté entre en jeu, il y a inhibition des facultés supranormales.

L'impression que j'ai à chaque fois que je pratique moi-même ces exercices est très comparable à celle d'une séance cinématographique : je ne suis pas maître des images qui surgissent.

Je les décris, j'essaie de mieux les regarder, mais j'ai souvent l'impression que l'instructeur a plus de pouvoir que moi sur elles.

Une des grandes difficultés réside dans l'impression que l'on a d'être le jouet de son imagination.

Il m'arrive, encore aujourd'hui, de m'excuser de ce que je dis, de ne pas oser décrire certaines images qui me viennent à l'esprit, puis, surmontant mes hésitations, j'en parle.

Ces indications sont souvent les plus précises de toutes.

Connaissant les règles de la post-cognition, je fais finalement part de ce détail, à regret.

Exploration de la symbolique du rêve avec l'aide d'un guide, le R.E.D. ou onirothérapie donne d'excellents résultats.

Une étude statistique des phénomènes parapsychologiques spontanés a montré que près des deux tiers d'entre eux survenaient sous forme de rêves, le dernier tiers se produisant à l'état de veille.

En effet, les circonstances propices : ondes alpha, déconnexion du néo-cortex, stimulation de l'imagerie mentale, sont toutes réunies pendant certaines phases du sommeil.

De là à penser que les rêves ne se déroulent que pendant la phase paradoxale, il n'y avait qu'un pas.

Ces dernières s'accompagnent d'une activité physiologique profonde, ce qui les rend peut-être plus faciles à mémoriser, mais elles ne sont pas pour autant nos seules périodes de rêve.

Lorsque l'histoire est complète, on peut bouger, ouvrir les yeux, et retranscrire le rêve sur un papier.

Peu à peu, on change les «formules positives» pour les mettre au pluriel : ce sont plusieurs rêves qui reviennent en mémoire.

Pourquoi ai-je écrit «formules positives» et non «autosuggestion»?

En psychanalyse, l'étude de l'inconscient part de l'analyse des rêves, mécanisme de compensation psychologique, où les comportements refoulés s'expriment par la voie du symbole.

Nier cette explication de l'activité onirique serait vain.

Mais limiter le rêve à cela, comme beaucoup le font, est une erreur.

Freud luimême, dans son essai sur la Psychanalyse et la télépathie, met en relief les relations télépathiques entre le patient et le psychanalyste, surtout pendant leurs rêves.

La situation psychanalytique d'étude des images mentales est particulièrement propice aux communications télépathiques et nombre de psychanalystes en témoignent.

Montague Ullman qui anime, avec Stanley Krippner, le laboratoire du rêve du Maimonides Hospital, fut intrigué par ce genre de phénomènes.

Un jour, par exemple, l'un de ses patients lui rapporta un rêve où il était question d'un chat, d'alcool et de crème fraîche.

Quelle ne fut pas la surprise de Montague Ullman qui avait assisté justement la veille à la projection d'un film de psychologie expérimentale où un chat avait été rendu alcoolique et où on le présentait préférant de l'alcool à de la crème fraîche!

Afin de vérifier expérimentalement l'hypothèse d'une amélioration des transmissions télépathiques pendant la phase paradoxale, on organisa une série d'expériences qui se révélèrent probantes.

L'une d'entre elles, par exemple, fut la transmission de scènes picturales choisies parmi les tableaux du musée de New York.

Soixantedouze oeuvres furent choisies en raison de leurs couleurs vives et de leur contenu émotionnel.

Chaque reproduction fut glissée dans une enveloppe opaque.

Le percipient choisissait l'agent, celui qui allait se concentrer sur le tableau désigné au hasard, isolé du monde extérieur.

Puis le percipient se couchait et s'endormait.

A chaque phase paradoxale, l'agent prévenu se concentrait sur l'image.

Le percipient racontait ensuite ses rêves, et un juge extérieur évaluait les correspondances, si, dans certains cas, des déformations ou des transferts survenaient.

La majeure partie des expériences furent positives, quelquefois même parfaites.

Pour un tableau de Dali, par exemple, le Sacrement de l'Eucharistie, l'agent rêva d'un groupe de gens, de bateau de pêche, de nourrir des foules et d'un verre de vin.

Ces éléments correspondaient aux décompositions et aux associations auxquelles s'était livré l'agent en regardant cette oeuvre.

Dans une autre expérience, près de deux mille personnes assistant à un concert pop se concentrèrent sur une image projetée au-dessus de l'orchestre : un yogi méditant dans la position du lotus.

Le percipient fit un rêve sur «un saint homme qui méditait en recueillant l'énergie du soleil».

Des expériences encore plus étonnantes furent menées avec un Anglais qui avait souvent des rêves prémonitoires, Malcom Bessent.

Ce dernier fut réveillé après chaque phase R.E.M. et raconta ses rêves.

Le lendemain, un chercheur déterminait de façon aléatoire un mot pris dans un livre, puis l'associait à une gravure ou à un tableau.

Par exemple, pour le mot «corridor», il choisit Corridor à l'hôpital Saint-Paul, reproduction d'un tableau de Van Gogh, qui représente, on le sait, un personnage, seul au milieu du couloir en béton d'un asile d'aliénés.

Or Bessent avait rêvé deux fois au cours de la nuit précédente d'une bâtisse en ciment où se trouvait un malade malheureux.

Trois fois il avait parlé de personnel médical.

Le rêve comme voyage dans l'inconscient permet de résoudre la «cause par l'effet», l'inhibition ou la difficulté psychologique par la voie du symbole.

C'est la démarche du R.E.D., rêve éveillé dirigé.

Le rêve comme voyage dans l'inconscient collectif permet de ramasser çà et là les éléments extérieurs nécessaires à la résolution d'un problème.

Le rêve comme support créatif coordonne, organise, associe et résout l'équation proposée à notre subconscient.

«La nuit porte conseil», dit le dicton.

Tartini écrivit la Sonate du diable pendant un rêve.

Mendeleiev aurait trouvé ses fameuses «Tables» en dormant.

Banting a eu en rêve l'idée de l'insuline, qui maintient en vie des milliers de diabétiques.

Edison, Einstein, Franklin avaient pour habitude, lorsqu'ils voulaient trouver la solution d'un problème, de faire «un petit somme».

Betcherev, Coleridge, Voltaire se réveillèrent quelquefois avec à l'esprit un nouveau poème entièrement créé.

Peut-être vous-même vous êtes-vous couché un jour avec un problème en tête, trouvant la solution au réveil.

S'il existait un moyen de renouveler cet exploit à volonté, cela vous intéresserait-il?

Comment résoudre un problème en dormant Edison avait pour habitude de faire chaque soir la liste des problèmes qu'il voulait résoudre pendant la nuit.

Nous pouvons tous mettre en branle les mécanismes paranormaux et créatifs qui agissent pendant nos rêves.

Il correspond un peu à l'idée du cabinet de Montaigne.

Un autre exemple : Il m'est habituellement très difficile de me concentrer en imagination sur le visage d'une personne qui m'est chère.

Plus je tends ma volonté, plus le visage échappe.

Depuis que j'utilise le laboratoire, j'ai la surprise de voir apparaître sur la télévision les personnages que je désire.

Je peux même voir la couleur de leurs yeux.

Donner un support imaginaire à nos fonctions mentales, utiliser les symboles de notre siècle : communication, savoir, action, permettent, semble-t-il, de court-circuiter les voies cérébrales inhibées et d'en créer de nouvelles plus performantes.

Le laboratoire, bien entendu, trouve une utilisation évidente pour la télépathie, la double vue, la prémonition ou la post-cognition.

Je n'ai jamais vu deux laboratoires mentaux se ressembler.

Certains terrent le leur dans un abri souterrain.

D'autres le construisent sur une autre planète.

Les matériaux utilisés sont souvent révélateurs : acier, pierre, glace ou bois, moquette, cuir ; luxueux ou ascétiques ; moyenâgeux ou futuristes.

Ils correspondent toujours aux aspirations les plus profondes de leur créateur.

Ce dernier peut trouver alors un état de paix et d'harmonie que lui interdisent son bureau et sa secrétaire bruyante, la circulation, les enfants, la radio ou la télévision.

Il est dans un endroit de rêve, contemple le paysage qui lui plaît et se sent en sécurité.

La confiance en soi est très importante pour éviter tout réflexe inhibiteur.

L'élève doit se démunir à son entrée de tous ses effets personnels, et devenir ce qu'il a toujours voulu être.

Il change de nom et s'imagine, pour les quelques mois de son apprentissage, être une nouvelle personne.

L'enseignement est prodigué pendant que les élèves, en groupes, sont en alpha.

En anglais, par exemple, le niveau de la licence est obtenu en trois mois.

Mais on ne peut pas rentrer dans un «centre de suggestopédie» chaque fois que l'on veut libérer ses facultés mentales, et le laboratoire est aussi un excellent moyen, toujours disponible.

Deux assistants prennent place sur les deux chaises, aux côtés du fauteuil : un homme et une femme.

L'idée d'utiliser des assistants pour développer l'intuition est assez ancienne : en 1937, Napoleon Hill expliquait, dans un chapitre sur le «sixième sens», qu'il avait eu l'idée de créer dans son imagination un cabinet d'hommes illustres dont il voulait acquérir certaines qualités.

Ce qui n'était, au début, qu'un exercice d'autosuggestion prit une curieuse tournure.

Tous ces gens se mirent à prendre leurs petites habitudes.

Lincoln, par exemple, était toujours en retard.

Napoleon Hill avait souvent quelques difficultés à éviter des altercations entre de telles personnalités.

Je vais voir maintenant mes conseillers imaginaires avec chaque problème difficile auquel je dois faire face.

John C. Lilly, le célèbre neurologue, après s'être penché sur les dauphins, a étudié la conscience humaine par la méditation, le L.S.D., l'hypnose, la Gestalt-therapie, le rêve, la privation de stimuli extérieurs.

Il a aussi fait l'expérience de la mort, dans divers accidents.

Maintenant, chaque fois que je dois faire quelque chose, ces personnages apparaissent et me disent en quoi cela consiste.

» Lorsqu'on lui a demandé : «S'agit-il de projection poétique de votre propre imagination?

» il a répondu : «Les deux guides sont peut-être des aspects de mon activité mentale au niveau du surmoi (...).

Carlos Castaneda, initié à la magie indienne, a, lui, des «alliés».

L'Eglise catholique nous dote d'anges gardiens.

L'idée de José Silva -- deux assistants, un homme et une femme -- est intéressante parce qu'elle correspond au concept d'animus et d'anima développé par Jung.

L'inverse est vrai pour la femme.

La neurophysiologie est venue récemment amener une nouvelle pierre à cet édifice : il semble que les deux hémisphères cérébraux aient des activités distinctes.

L'imagination, le rêve, l'intuition propres à l'hémisphère droit doivent être pris en considération et non mis en sommeil comme le cartésianisme mal compris a tendance à le faire.

Ce sont des bandes dessinées, au tracé sûr, aux couleurs vives.

L'une d'entre elles, rapportée par Lobsang Rampa, serait une séparation du corps et de l'esprit survenant pendant le sommeil, corps et esprit restant attachés par une «mince corde d'argent».

Hervey de Saint-Denis eut, à ce propos, une expérience curieuse : il rêva qu'il se promenait dans Bruxelles, où il n'était jamais allé.

3. Ces idées-images contribuant dès lors à former les tableaux de nos rêves, employer la volonté (qui ne fera jamais défaut quand on saura bien que l'on rêve), pour en guider le développement selon l'application du principe que penser à une chose, c'est y rêver.

J'ai eu des difficultés à le maîtriser (quoique grâce à la dynamique mentale j'y sois parvenu en quinze jours, au lieu des deux cent sept jours qu'il fallut à Hervey de Saint-Denis).

Son travail dans la fonction publique lui laissant des loisirs, Henri Marcotte se passionne pour la rééducation visuelle.

Il étudie notamment la méthode du «Flash».

Un myope, les yeux fermés, imagine l'objet qu'il va voir.

Il ouvre et referme rapidement les yeux et obtient un éclair de vision nette.

Cet éclair est ensuite prolongé et lié au clignement en association réflexe.

Une autre partie de sa méthode : la prise de conscience des sensations organiques qui accompagnent l'accommodation, cette dernière passant ainsi peu à peu sous contrôle volontaire.

(Nous sommes proches du biofeedback et de la relaxation dynamique.)

En cours de rééducation, il enregistre souvent des déformations caractéristiques de l'image chez ses élèves.

Or, un jour, lisant un ouvrage de Warcollier (René Warcollier est un digne représentant de cette lignée de chercheurs français dont Robert Desoille a fait partie, qui ont accumulé, avec patience et minutie, expériences et observations sur la télépathie), sur les transmissions télépathiques, il note avec étonnement les mêmes déformations de l'image perçue télépathiquement que celles qu'il connaissait, par exemple, avec un myope retraçant le dessin qu'il voit, lorsque ce dernier est à la limite de sa vision correcte!

Si donc la transmission télépathique se heurte aux mêmes difficultés qu'une mauvaise vision, pourquoi ne pas essayer d'appliquer la même méthode de rééducation visuelle?

Il propose, en 1964, à l'Institut métapsychique international, de faire des recherches dans ce sens.

L'ancienne équipe de René Warcollier se joint à lui.

Après quelques tâtonnements, il fait une première découverte : la méthode des «tops».

Essayant de transmettre le nombre de lignes dessinées sur un papier, l'équipe de Marcotte a l'idée suivante : l'agent parcourt la feuille de papier avec un crayon, s'arrêtant à chaque ligne.

Le percipient doit dire «top», lorsque l'agent s'arrête.

Les scores de réussite montent brusquement, à une allure vertigineuse.

Marcotte comprend alors que le mouvement, les sensations qu'il provoque, sont mieux perçus que la vision.

Il perfectionne l'exercice et baptise ce nouveau «phénomène» la Télesthésie, télépathie sensorielle.

Le percipient et l'agent sont installés l'un en face de l'autre, un écran large et épais les isole complètement.

L'agent va effectuer un mouvement régulier comme s'il traçait une droite sur la table en se servant de son doigt comme crayon.

En partant, il dit «top» et pense à l'endroit où il va arrêter son geste en même temps qu'il avance.

Il essaye de faire sentir ce qu'il fait à son percipient.

Ce dernier doit dire «top» au moment où le geste est terminé.

Il faut un meneur de jeu, qui est mis au courant par l'agent du geste projeté.

L'exercice peut être réalisé avec plusieurs agents.

Dans ce cas, le percipient «sent» plus facilement la réponse.

Curieusement, chaque individu a une force émettrice qui lui est propre et qui se développe avec l'expérience.

Le percipient, pour sa part, essaie de sentir le mouvement et l'arrêt, et de voir en imagination le mouvement.

Il dit «top» lorsqu'il sent l'arrêt.

Il arrive fréquemment que lorsqu'on fixe la nuque d'une personne, celle-ci se retourne brusquement, ayant senti «le poids de notre regard».

Kuni essaya de transmettre l'image et la sensation d'une tasse de thé chaud qu'il tenait dans sa main droite à 17 personnes hypnotisées.

Ils éprouvèrent tous, peu ou prou, le sentiment de chaleur.

Il se piqua ensuite à l'aide d'une aiguille : 17 cris de douleur vinrent en écho.

On voit donc que le test qui consiste à demander au percipient de deviner une carte à jouer, test qui est à la base de toute la recherche occidentale, est l'un des plus mauvais moyens d'obtenir une communication paranormale.

L'autre découverte de Marcotte est issue d'une comparaison du «top» et du «flash».

La parapsychologie a conçu pour expliquer cela la notion de «champ affectif».

Tout expérimentateur connaît bien l'importance du champ affectif dans les transmissions télépathiques.

William James considérait les phénomènes paranormaux comme une preuve de spiritualité.

Nous sommes à la frontière qui sépare la mystique de la parapsychologie, les relations humaines de la mystique, et pourtant, l'un éclaire l'autre.

L'aura, pour les occultistes, les médiums, serait une sorte de halo enveloppant le corps, visible aux seuls initiés.

Pourtant un homme, Semyon Davidovitch Kirlian, avec l'aide de sa femme Valentina, a réussi à convaincre la très rationnelle et très matérielle science soviétique de l'existence de ce qu'il appelle un «corps-énergie» fait de «bioplasma».

Il essaie de photographier ce phénomène, redécouvrant ainsi une variante de l'effet corona, bien connu en électricité.

Ebranlé pendant la guerre de Corée par les prémonitions qu'il avait de la mort de ses amis soldats, un Américain de quarante-trois ans, Kendall L. Johnson, décida de s'inscrire au cours de parapsychologie du docteur Thelma Moss, à l'université de Californie de Los Angeles.

Son professeur parla un jour de l'appareil Kirlian, dont il avait rapporté les plans d'un voyage en U.R.S.S.

Aucun professionnel n'avait pu en tirer «d'effet Kirlian».

Johnson releva le défi, quoique sa carrière dans les assurances et les affaires ne le prédisposât pas à ce genre de réalisation.

Il parvint à des résultats suffisamment satisfaisants pour que l'université prête des locaux, que la C.I.A. et la N.A.S.A.

envoient des experts examiner les développements possibles de cette technique.

Moss et Johnson, tout en copiant l'appareil de Kirlian, pourtant protégé par quatorze brevets internationaux, orientèrent leurs recherches vers le paranormal.

Le fameux magnétisme et les magnétiseurs furent un de leurs champs d'expérience.

Ils découvrirent qu'avant l'imposition et les passes magnétiques, l'aura d'un guérisseur est très forte, plus forte que celle d'un homme ordinaire, et qu'après ce travail, elle devient faible, alors que celle du malade s'agrandit et s'éclaire.

Serait-ce l'explication de ce picotement accompagné de chaleur ressenti généralement par le patient?

Ils essayèrent ensuite l'expérience de la «feuille fantôme», en vain.

Peut-être était-ce dû à leur équipement moins perfectionné que celui des Kirlian.

Le professeur E. Douglas Dean, qui utilise un appareil Kirlian construit en Tchécoslovaquie, dit avoir obtenu en tous points les mêmes résultats que ceux de Kirlian.

Par contre, Richard F. Szumski, directeur du laboratoire de photographie de l'université de l'état de San Joué, après avoir essayé des centaines de fois, sans succès, a renoncé.

Quant à deux autres chercheurs, William Tiller et David Boyers, ils estiment les résultats trop faibles pour donner lieu à des applications.

L'aura d'un être humain semble être autant liée à l'activité psychique qu'à l'activité physique de celui-ci.

Une personne déséquilibrée, nerveuse, a une aura irrégulière, étroite.

Au contraire, une personne équilibrée a une aura régulière, brillante et large.

La couleur de l'aura indique l'état émotif du sujet.

Le bleu correspond au calme, à la relaxation, à la concentration.

Au contraire, le rouge est le signe d'états émotionnels, violents.

Rouge et bleu sont les deux composants de base d'une aura.

La distraction, les soucis, survenant après une période de calme, se traduisent par des taches rouges qui se mélangent au bleu.

La colère détermine une aura rouge et large (on ne peut s'empêcher de penser à l'expression «voir rouge»).

Le rouge est aussi la couleur qui signale un désordre dans l'organisme, ou une blessure.

Il est intéressant de constater que dans la clairvoyance, les troubles physiques sont souvent signalés par une lueur rouge.

L'aura est liée aux phénomènes parapsychologiques.

Il semble que les ordres télépathiques commencent par être perçus par le corps-énergie.

Les expériences menées en Union soviétique montrent que l'aura réagit avant la conscience.

En modifiant le corps-énergie grâce à l'acupuncture, on peut même stimuler le siège des facultés paranormales.

L'effet d'étreinte K. Johnson et le docteur Mors ont donné le nom «d'effet d'étreinte» au contact de deux auras.

Lorsque l'on caresse un visage, lorsque l'on tient une main, des interactions d'auras se produisent.

Johnson confie que ce qu'il préfère dans ses recherches «c'est qu'elles montrent qu'il y a une extension de notre être au-delà de notre peau, que nous avons un autre corps fait d'énergie, qui agit réciproquement avec notre environnement».

Bien que ses applications aient tardé pendant plus de trente ans à voir le jour, l'intérêt qu'elle rencontre aujourd'hui s'accroît de plus en plus.

La substance vibrante et plastique que manie à son gré le souffle de l'Esprit Créateur (...) subtilisée dans le système nerveux de l'animal, elle transmet sa volonté aux membres, ses sensations au cerveau.

Les fantômes ne sont plus à la mode.

Au début du XXe siècle, les grands médiums produisaient des «ectoplasmes» de la plus belle espèce, en laboratoire, avec pour témoins des esprits aussi distingués que Pierre et Marie Curie ou Bergson.

A l'état de conscience ordinaire, ils sont effrayés par les pouvoirs qu'ils possèdent et étonnés des propos qu'ils ont tenus.

Souvent, il s'agit d'un dédoublement provoqué par l'anesthésie, avant une opération chirurgicale.

On a l'impression que l'extériorisation de la sensibilité ne se produit que lorsque l'acheminement des sensations ne peut plus se faire par la voie normale.

Ce phénomène peut être interprété comme une illusion engendrant l'impression fausse que l'information est trop éloignée pour parvenir normalement au sujet, et que c'est donc le sujet qui se déplace vers l'objet en recourant à des moyens paranormaux ; il n'y aurait en fait aucune escapade hors du corps, mais plutôt un grossissement, une exaltation des facultés sensorielles.

Quelle que soit l'explication du phénomène, que ce soit 1, 2 ou 3 ou les trois ensemble, on peut essayer de développer cette faculté de projection de la conscience hors du corps.

Dans le séminaire alpha, nous faisons un essai d'extériorisation complète.

Beaucoup de participants ne «décollent» pas.

Certains réussissent des dédoublements parfaits, d'autres n'y parviennent qu'à moitié.

Plusieurs conclusions peuvent être dégagées de ces expériences.

1. L'aspect réel de l'expérience.

Les détails notés pendant le voyage se sont fréquemment révélés exacts.

Contrairement à ce que vécut Hervey de Saint-Denis, les informations enregistrées ici ne sont pas le fait d'un circuit subconscient «fermé», mais bien «ouvert».

Je citerai, par exemple, le cas de M. T., qui pendant son voyage, faisant une incursion chez ses beaux-parents, où était gardée sa fille, voit cette dernière tomber durement sur le sol et pleurer.

A sa reprise de conscience (ordinaire), il ne cesse d'importuner sa femme : il faut qu'elle aille téléphoner à ses parents pour aller «aux nouvelles».

A la seconde précise où il avait vu l'accident, sa fille s'était bien blessée, sans gravité heureusement.

Il arrive, bien sûr, fréquemment que l'imagination vienne aussi se mêler à ces informations, montrant l'aspect cérébral du dédoublement.

2. Les sensations vécues s'expriment physiquement.

Très souvent, comme dans l'expérience de Cayce, les sensations vécues s'expriment physiquement.

Certains participants sourient pour exprimer leur joie, d'autres traduisent par de légères contractions musculaires leurs mouvements et leurs sensations.

On a l'impression que la P.ES.

est une «tête chercheuse» qui vient stimuler directement les centres cérébraux des sensations, la traduction physique se faisant corrélativement.

Dans nos expériences, jamais, à ce jour, le «voyageur mental» n'a été vu pendant son dédoublement.

Tout au plus est-il ressenti quelquefois et reçoit-il un appel téléphonique le lendemain.

On parle alors de «bilocation».

Un des plus fameux cas fut celui du major Tudor Pole, industriel, archéologue et écrivain.

Pendant la dernière guerre, il fut, un jour, pris brusquement par la fièvre alors qu'il était dans sa maison, un bateau voguant sur le Nil.

Il était si faible qu'il ne put prévenir ses serviteurs, afin qu'ils regagnent un village et préviennent le médecin.

Brusquement, il entend frapper à sa porte.

C'est un homme, un médecin sans doute, bizarrement vêtu : au lieu de porter des vêtements tropicaux, il est en redingote.

Il le salue avec affabilité et s'assoit sur son lit.

Le major se dit qu'il a été envoyé par la Résistance pour lui porter secours.

Il le remercie mais le médecin lui répond qu'il arrive un peu trop tard.

Il lui conseille d'envoyer un de ses serviteurs chercher un remède spécial chez tel herboriste, puis lui délivre une ordonnance.

A ce moment, le major réalise qu'il peut voir au travers du chapeau que le médecin a posé sur son guéridon.

Se reprenant, avec un flegme tout britannique, il lui demande qui il est et d'où il vient.

Le visiteur lui répond qu'il est médecin et que depuis quelque temps, il a pris l'habitude de fermer un peu plus tôt son cabinet tous les soirs, de se concentrer en priant et en demandant d'être envoyé où il serait le plus utile.

Après avoir assuré au major qu'il guérirait rapidement, et lui avoir souhaité une bonne convalescence, il s'en alla le plus naturellement du monde.

Rapidement guéri, dès son retour en Angleterre, le major essaya par tous les moyens de retrouver son fameux médecin.

Il parvint même à persuader la B.B.C. de diffuser cette histoire sur son antenne et de demander à son sauveur de se faire connaître.

Quelque temps plus tard, il prit contact avec le major Pole, qui le reconnut.

Il s'agissait d'un médecin écossais qui se livrait régulièrement à ce genre d'expérience.

Un an après avoir décidé de créer le séminaire alpha, à la suite de tentatives, de perfectionnements, nous organisions notre premier séminaire, en janvier 1974.

Lorsqu'on connaît quelqu'un aussi bien -- sa mère --, qu'on la voit soudain transformée en «médium», et que l'intensité émotionnelle du discours vous fait bien sentir la gravité de la situation, cela crée un choc.

En repensant aux centaines d'expériences dont j'ai été le témoin depuis, je revois ce chef d'entreprise entraîné par sa femme, incrédule, qui donne le cas de son père, dont la maladie est mal définie.

Janet, Richet ont démontré l'existence de la «suggestion à distance».

Pourquoi donc ne serait-il pas possible d'aider un malade à distance en se concentrant mentalement sur l'image de sa guérison?

A mon avis, les limites de ces possibilités sont celles de l'expérimentation, de l'agent, et du pouvoir de la suggestion sur le percipient.

L'objectif de ces exercices n'est pas de faire de chaque participant un médium.

Il est de montrer que chacun porte en lui un minimum de facultés qu'il peut développer s'il le désire.

J'avais fait part de mon projet à des amis ; aussi bien à ceux qui, sensibilisés par la parapsychologie, pouvaient me prêter une oreille attentive qu'à ceux qui, d'emblée, risquaient de se gausser.

Je pense en particulier à cet ami d'enfance, psychiatre de profession, qui maîtrisant sa hargne, ne cacha pas son aversion pour le monde dit paranormal.

Ce psychiatre m'avait donc, certes très patiemment, expliqué que ce genre d'attirance ressortissait d'une structure de personnalité de type schizoïde.

Il tenta de me dissuader en me disant que les personnes -- parmi lesquelles il rangeait les "bonnes femmes" qui consultaient pour un oui ou pour un non leur cartomancienne, les imbéciles qui croyaient à l'existence d'extraterrestre, les fanatiques avides de faire tourner les tables, d'interroger des verres ou des soucoupes (et j'en passe!) -- étaient toutes plus ou moins hystériques et que ces pratiques correspondaient tout bonnement à un besoin.

Par conséquent, vu leur besoin latent, elles y trouvaient leur compte.

En tout cas, pas du tout convaincue par ces arguments, je laissais cet ami avec son sourire condescendant et décidais de tenter à mon tour l'aventure.

Ce qui fut chose faite deux semaines plus tard.

L'auteur de la lettre racontait ensuite son expérience de diagnostic-guérison mentale, insistant sur le fait qu'il ne pouvait s'agir d'une transmission de pensée directe, car certains détails inconnus des personnes présentes s'étaient révélés exacts par la suite.

L'aspect que je voudrais aborder est sans aucun doute plus délicat à exposer puisqu'il s'agit de faire part d'une expérience personnelle, de tenter d'expliquer ce que le séminaire m'a apporté par rapport au développement de ma personnalité.

Appelez ça comme vous voulez : suggestion, méthode Coué ou autre chose, peu importe.

Toujours est-il que j'ai la conviction d'avoir désormais à ma disposition un outil qui me permet de mieux me réaliser et de modifier notamment ce qui me paraît être des imperfections.

Je peux donc, à ma guise, recourir à cet ami fidèle pour l'objectif que je m'assigne et j'obtiens des résultats, sans effort particulier.

Je n'irai pas jusqu'à dire que ma vie est transformée, mais disons que ma vie professionnelle et privée, mes relations avec autrui et même ma façon de me voir se présentent sous un jour différent qui est, je crois, positif.

Il demeure néanmoins un point sur lequel il convient, je pense, de mettre en garde.

Il ne s'agit pas de tomber dans le piège qui consiste à s'imaginer que l'on peut obtenir, par ce biais, des pouvoirs extraordinaires ou mystérieux.

A partir de quoi toutes les excentricités et les aberrations peuvent se donner libre cours.

Est-il besoin de préciser qu'il ne s'agit pas d'éveiller chez les participants les vieux rêves et les convoitises de puissance de l'humanité?

Le principal objectif est simplement d'accéder à un plus grand contrôle de soi-même et de développer son potentiel.

Cette mise en garde n'est pas superflue.

Le développement des facultés paranormales attire comme des aimants certains déséquilibrés qui espèrent y trouver une justification de leur comportement.

Le docteur Hubert Larcher, un des responsables de l'Institut Métapsychique International, me déclara un jour être submergé de demandes de certificats médicaux qui justifieraient le dérèglement mental de leurs auteurs, au nom de la parapsychologie.

Lorsqu'un déséquilibré est attiré par la parapsychologie, il n'y a pas à rendre cette science responsable de ses troubles, si ces derniers existaient déjà antérieurement.

Mais il pourrait en être autrement dans le cas d'une personne prédisposée.

Pendant la grande époque du spiritisme, nombre de ses fanatiques, crédules excessifs, sombraient dans un chaos intellectuel où le bric-à-brac des notions mal assimilées les menait à la folie.

Le fait qu'il y ait une vie après la mort ou non n'est en rien cause de ce déséquilibre.

C'est la pensée magique, l'appel à des forces surhumaines qui déroute la raison.

La croyance aux «esprits» développe des hallucinations quelquefois dramatiques.

Ce sont les «possédés», victimes de leurs propres fantasmes.

Les «prédisposés», les esprits faibles cherchent un terrain propice à l'épanouissement de leur déséquilibre.

Ce dernier peut être canalisé pendant un certain temps (dans une organisation extrémiste, une secte mystique ou magique, un mouvement comme la scientologie, par exemple) mais quelquefois, il y a rupture et perte de la raison.

C'est un des arguments avancés par l'occultisme pour cacher sous des termes ésotériques, inaccessibles au commun des mortels, son savoir.

La lente initiation, avec ses innombrables étapes, permet d'éliminer en chemin l'adepte qui n'est pas prêt.

La parapsychologie, parce qu'elle ne fait que déplacer la frontière entre réel et imaginaire, sans les mélanger, est moins dangereuse.

Dans le séminaire alpha, un questionnaire préalable permet d'éliminer les cas pathologiques.

L'objectif n'est pas de privilégier une partie intuitive, voire irrationnelle de notre être, mais, tout en conservant nos qualités de logique et de «doute cartésien», de ressusciter une sensibilité aux êtres et aux choses dont la froide raison peut nous priver.

La fiabilité de ces facultés n'oblige pas encore, comme dans «la machine à lire les pensées», à répéter inlassablement des chapelets mentaux qui assureraient l'inviolabilité de la conscience.

Tout d'abord, se pose la question du mal.

Les hypnotiseurs entretiennent pieusement la légende qui veut qu'on ne puisse pas faire faire à un sujet sous hypnose ce que sa morale réprouve.

Jules Liégeois, professeur de droit à la faculté de Nancy, ami de Bernheim, suggéra à ce dernier une série d'expériences.

Je lui ai montré contre une porte un personnage imaginaire, en lui disant que cette personne l'avait insulté ; je lui donne un pseudo-poignard (coupe-papier en métal) et lui ordonne d'aller la tuer.

Aux Etats-Unis, la plupart des recherches importantes sont «Top secret» militaire.

Mao Tsé-Toung a demandé à ses chercheurs de faire «un bond en avant» dans la recherche paranormale.

On peut se demander si la prochaine guerre mondiale ne sera pas psychologique et parapsychologique.

Déjà les conditions de la vie moderne portent de plus en plus atteinte à notre paix intérieure, à notre équilibre, à notre liberté.

Connaître les mécanismes de l'esprit humain, apprendre à se retrouver soi-même, développer d'une manière harmonieuse ses facultés paranormales, voilà ce qui me parait être le gage d'une vraie liberté.

Certains peuvent être effrayés par les possibilités qui s'offrent à l'homme.

Les ignorer ne les supprime pas pour autant.

Si nous ne les développons pas pour nous-mêmes, d'autres le feront et prendront l'avantage.

Les moyens de communication moderne ont été utilisés pendant la dernière guerre comme des armes.

Ils sont aujourd'hui des instruments de paix rapprochant des milliers d'êtres humains.

Les facultés paranormales, super-communications de demain, sont peut-être déjà des armes de la guerre secrète.

Souhaitons qu'elles deviennent source de rapprochement entre les individus, genèse d'une prise de conscience universelle.

L'interdépendance des êtres vivants sur la terre -- et dans le cosmos --, la preuve vécue de leur essence commune mènera peut-être -- qui sait -- sinon à l'amour, du moins à une meilleure compréhension de l'humanité tout entière et à la Paix.

Décrivons le T.A., et plus particulièrement son cycle inférieur.

(le cycle supérieur est une technique de psychothérapie profonde qui n'a pas sa place ici.)

Pour un premier exercice, il est préférable de s'allonger.

On prendra soin de mettre un coussin sous la nuque.

Les bras resteront en légère flexion le long du corps, paumes vers le bas.

Les pieds seront tournés vers l'extérieur.

On peut aussi s'installer dans un fauteuil confortable.

L'idéal est de pouvoir fléchir les avant-bras d'un angle de 135° qui correspond exactement à l'équilibre entre fléchisseurs et extenseurs.

Toute la surface plantaire doit être en contact avec le sol, et la nuque, la tête doivent être bien soutenues par des coussins si besoin est.

Enfin, les genoux seront écartés de façon à relâcher les muscles des cuisses (fig. 2).

Si l'on ne dispose ni d'un fauteuil, ni de coussins, on peut s'installer sur une chaise ou un tabouret.

C'est la position en «cocher de fiacre».

Le corps s'affale, se tasse verticalement sur lui-même, tête relâchée vers l'avant, dos rond.

Comme précédemment, les cuisses sont relâchées et les avant-bras reposent sur elles (fig. 3).

L'image mentale évoquée peut être une scène paisible, au milieu de la nature : bord de mer, campagne, montagne.

Puisque vous aurez bien digéré, la fonction intestinale s'accomplira normalement et tous les matins, en vous levant, vous éprouverez le besoin d'évacuer et, sans avoir jamais besoin d'employer aucun médicament, de recourir à un artifice quel qu'il soit, vous obtiendrez un résultat normal et satisfaisant.

De plus, toutes les nuits, à partir du moment où vous désirerez vous endormir jusqu'au moment où vous désirerez vous éveiller le lendemain matin, vous dormirez d'un sommeil profond, calme, tranquille, pendant lequel vous n'aurez pas de cauchemars, et au sortir duquel vous serez tout à fait bien portant, tout à fait dispos.

D'un autre côté, s'il vous arrive quelquefois d'être triste, d'être sombre, de vous faire de l'ennui, de broyer du noir, à partir de maintenant il n'en sera plus ainsi, et au lieu d'être triste, sombre, au lieu de vous faire du chagrin, de broyer du noir, vous serez gai, bien gai, gai sans raison, c'est possible, mais gai tout de même, comme il pouvait vous arriver d'être triste sans raison.

S'il vous arrive parfois d'avoir des mouvements d'impatience ou de colère, ces mouvements, vous ne les aurez plus ; vous serez, au contraire, toujours patient, toujours maître de vous-même, et les choses qui vous ennuyaient, vous agaçaient, vous irritaient, vous laisseront dorénavant absolument indifférent et calme, très calme.

J'ajoute encore ceci, et c'est une chose extrêmement importante : si, jusqu'à présent, vous avez éprouvé vis-à-vis de vous-même une certaine défiance, je vous dis que cette défiance disparaît peu à peu pour faire place, au contraire, à de la confiance en vous-même, fondée sur cette force d'une puissance incalculable qui est en chacun de nous.

Et cette confiance est une chose absolument indispensable à tout être humain.

Sans confiance en soi, on n'arrive jamais à rien, avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu).

(Ici Coué suggérait que le suggestionneur introduise les suggestions spécifiques du cas qu'il a à traiter.)

En somme, j'entends qu'à tous points de vue, tant au point de vue physique qu'au point de vue moral, vous jouissiez d'une excellente santé, d'une santé meilleure que celle dont vous avez pu jouir jusqu'à présent.

Le professeur Gastaut, éminent électroencéphalographiste, aujourd'hui décédé, s'était lancé depuis quelques mois dans une campagne de dénigrement systématique de l'apprentissage du rythme alpha.

Le professeur Gastaut n'est pas sans connaître les méfaits du «stress», des réactions d'alarme et de défense qui provoquent une réaction d'hyperactivation du système nerveux sympathique.

On comprend qu'un électroencéphalographiste s'inquiète de voir «son emblème, le rythme alpha» (sic) lui échapper et frayer avec cette science nouvelle, la psychologie.

Aurait-il mieux valu, comme d'habitude, attendre cinq ou dix ans pour bénéficier de l'avance considérable que prennent les U.S.A. dans le domaine du développement personnel?

En faire une fin en soi est certainement une exploitation commerciale abusive, mais sous-entendre qu'il ne sert à rien, qu'il ne facilite pas l'exploration de couches de notre conscience et de facultés mentales inconnues jusqu'alors est de la mauvaise foi -- ou de l'ignorance.

Vous allez tout d'abord développer vos facultés de visualisation et de concentration en vous constituant un écran mental (Exercices tirés de l'Esprit de la lettre, Suryakanta).

Installez-vous confortablement, mettez le rectangle noir ci-dessous à 70 cm de vous, au niveau du coeur.

Posez-le sur une table si vous êtes assis sur un siège, ou sur une chaise si vous êtes assis «en tailleur».

Commencez par vous détendre (vous pouvez enregistrer le texte du chapitre sur la sophrologie, ou vous procurer un texte plus élaboré, enregistré sur MP3, auprès de l'auteur - godefroy@ecrivain.com).

Détendez plus spécialement les petits muscles autour des yeux, les muscles de votre mâchoire et de votre langue.

Lorsque vous êtes détendu, concentrez votre regard sur le rectangle pendant dix respirations.

Si vous ressentez de la fatigue ou des picotements dans les yeux, fermez-les jusqu'à la fin du cycle de dix respirations.

NE LAISSEZ PAS VOTRE REGARD DEVENIR FLOU.

Répétez ce cycle de dix respirations quatre fois.

Faites cet exercice une fois par jour.

Au bout de quelques jours, lorsque vous maîtrisez votre attention visuelle, passez à l'étape suivante.

Installez-vous confortablement comme dans l'exercice précédent.

Respirez lentement et profondément, d'une respiration diaphragmatique.

Détendez les petits muscles autour des yeux, les muscles de vos paupières, de votre mâchoire et de votre langue.

(Si vous avez tendance à être tendu, essayez pendant les jours prochains de décoller votre langue du palais.)

Concentrez ensuite votre regard sur le rectangle, pendant dix respirations.

ESSAYEZ DE NE PAS CII.LER, c'est-à-dire de ne pas cligner des paupières.

Si vous ressentez de la fatigue ou des picotements dans les yeux, fermez-les jusqu'à la fin du cycle de dix respirations.

REGARDEZ bien le rectangle, aiguisez votre regard.

Répétez ce cycle de dix respirations cinq fois.

Faites cet exercice une fois par jour.

Lorsque vous le maîtrisez bien, passez au suivant.

Attention : ne laissez pas échapper votre esprit dans une association rectangle -- géométrie -- école -- enfants -- vacances -- soleil, etc. Gardez votre esprit dans l'attente d'une idée supplémentaire.

Visualiser, c'est faire surgir ou resurgir par la pensée, l'imagination, une image mentale.

C'est l'idée du «troisième oeil», de l'oeil du mental.

Il suffit de penser à un objet de couleur et de le garder le temps de deux respirations sur votre écran mental.

Cela peut être, par exemple, une scène de vacances au bord de la mer.

Cet exercice bâtit de nouveaux programmes d'expérience positive qui se substitueront peu à peu aux anciens.

Au début, vous pouvez utiliser une technique de sophrologie, la sophro-acceptation progressive (voir lexique) pour faciliter l'acceptation de ce nouveau comportement.

Grâce à la visualisation, vous allez pouvoir organiser différemment vos associations cérébrales.

Si, par exemple, la vue d'une souris, à la suite d'un choc émotif remontant à votre enfance, vous donne une allergie quelconque, il vous suffira d'associer une sensation de bien-être avec l'image mentale de cette souris.

La première étape consiste à imaginer une sensation de froid à votre main droite, de retrouver l'image mentale de l'engourdissement, puis de transférer cet engourdissement à la partie que l'on veut insensibiliser.

Tous ces exercices de psychocybernétique ne vous seront utiles que dans la mesure où vous répondrez à la question suivante.

ABREZOL (docteur Raymond), la Sophrologie dans notre civilisation, éd.

Préfacé par Rémi Chauvin, parfaitement accessible à tous, ce livre est une excellente introduction à l'étude de la parapsychologie.

Un grand classique, un auteur qui n'était pas effrayé par une vision globale de l'homme, même sous son aspect parapsychologique.

Un ouvrage curieux, utile, presque introuvable (sauf auprès de l'auteur à godefroy@ecrivain.com) CAYCEDO (docteur Alfonso), Progrès en sophrologie, éd.

GEISSMANN (docteur Pierre) et DURAND DE BOUSINGEN (docteur Robert), les Méthodes de relaxation, éd.

Panorama des phénomènes parapsychologiques, suivi d'un dossier sur la télépathie.

Folklore du Vaudou haïtien, entrecoupé de récits vécus.

Résumé des travaux et réflexions de Rhine.

Un panorama des phénomènes paranormaux qui ne manque pas d'humour.

N'ont été repris dans ce lexique que les mots qui n'étaient pas expliqués dans le texte.

En parapsychologie, celui qui, dans une transmission télépathique, émet l'information.

Il fournit des impressions au «percipient».

La bilocation est dite subjective lorsque le "double" apparaît à distance du corps à un percipient.

Elle est dite objective si le "double" manifeste sa réalité matérielle en un endroit différent de celui qu'occupe le corps du sujet.

Bioplasma : Plasma biologique fait de particules ionisées, organisées en constellations.

Plasma : ici gaz ou vapeur totalement ionisé, source d'énergie, contenu dans le champ magnétique du corps.

Catalepsie : Suspension complète du mouvement volontaire des muscles, souvent accompagnée d'une tension musculaire générale.

Censure : Refoulement dans l'inconscient des éléments de la vie psychique que la société, les parents (ou leur image) ne tolèrent pas (doctrine de Robert Freud).

La censure déforme certains processus mentaux en leur interdisant d'entrer tels quels dans le conscient.

Clairvoyance : Perception extra-sensorielle d'objets, d'êtres ou d'événements, sans le secours télépathique d'un agent susceptible de la communiquer.

Coenesthétique : Qui est senti en même temps.

Cette conscience permet aux êtres humains de pouvoir se comprendre et de communiquer.

Déconnexion : Moment où la conscience passe de l'extériorisation à l'intériorisation, de la veille au sommeil.

Elle peut être auto-dirigée ou dirigée par une autre personne.

Directivité : En pédagogie, méthode de transmission de l'information imposée, maintenant les «élèves» dans la dépendance du «maître» et de son savoir.

Dissociation : Désintégration de la psyché ou d'une partie de celle-ci, fonctionnant plus ou moins indépendamment, voire opposée à l'ensemble initial.

Double vue : Perception extra-sensorielle des objets, par extension : clairvoyance dans le temps présent.

Hypnagogique : Qui précède ou suit immédiatement le sommeil.

Idéoplastique : Action par laquelle toute représentation mentale d'un objet ou d'un corps tend à produire cet objet ou ce corps.

Inhibition : Action d'un fait psychique qui empêche ou modère une faculté mentale ou physique.

Maïeutique : Du grec «art de faire accoucher».

Méthode suscitant l'idéation ou la réflexion.

Médium : En spiritisme : intermédiaire qui peut communiquer avec les esprits ; par extension : toute personne à l'origine de faits paranormaux.

Misonéisme : Résistance à la nouveauté, au changement.

Non directif : Qui a un caractère de non-directivité.

Non-directivité : En pédagogie, méthode qui laisse libre cours à l'expression d'autrui, à son autodéveloppement.

Onirothérapie : Méthode de thérapie par le rêve éveillé.

En parapsychologie, celui qui, dans une transmission télépathique, reçoit l'information.

Il reçoit les impressions de l «agent».

Perception paranormale qui ne doit rien aux perceptions normales.

Terme qui englobe la télépathie, la clairvoyance, la double vue, la pré et la post-cognition (en anglais, E.S.P., extra-sensory perception).

Post-cognition ou post-monition : Connaissance paranormale du passé.

Prémonition ou pré-cognition : Connaissance paranormale du futur.

Psyché : Du grec «âme».

L'ensemble des phénomènes psychiques formant l'unité personnelle.

Rédintégration : Phénomène mental par lequel un état de conscience passé se reproduit lorsque son élément central est rappelé.

Rogérienne : De Rogers, père des méthodes pédagogiques non directives.

Schizoïde : Etat prédisposé à la schizophrénie ou qui en est caractéristique.

Schizomaniaque : Qui est atteint de schizophrénie.

Schéma corporel : Représentation mentale, conceptualisation des parties du corps.

Schéma existentiel : Représentation mentale, conceptualisation de l'existence en tant que réalité vécue ou à vivre.