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autosuggestion, suggestions, contrairement, malades, physique, guérisons, volonté, imagination, efforts, enfants, complètement, immédiatement, esprit, confiance, lésions.Énoncés:
La suggestion ou plutôt l'autosuggestion est un sujet tout à fait nouveau, en même temps qu'il est aussi vieux que le monde.
Il est nouveau en ce sens que, jusqu'à présent, il a été mal étudié et, par conséquent, mal connu; il est ancien parce qu'il date de l'apparition de l'homme sur la terre.
En effet, l'autosuggestion est un instrument que nous possédons en naissant, et cet instrument ou, mieux, cette force est douée d'une puissance inouïe, incalculable, qui, suivant les circonstances, produit les meilleurs ou les plus mauvais effets.
La connaissance de cette force est utile à chacun de nous, mais elle est plus particulièrement indispensable aux médecins, aux magistrats, aux avocats, aux éducateurs de la jeunesse.
physique chez les malades, la santé morale chez les névrosés, les dévoyés, victimes inconscientes d'autosuggestions antérieures, et aiguillent dans la bonne voie des esprits qui avaient tendance à s'engager dans la mauvaise.
Pour bien comprendre les phénomènes de la suggestion ou, pour parler plus justement, de l'autosuggestion, il est nécessaire de savoir qu'il existe en nous deux individus absolument distincts l'un de l'autre.
Tous deux sont intelligents : mais, tandis que l'un est conscient, l'autre est inconscient.
C'est la raison pour laquelle son existence passe généralement inaperçue.
Et cependant cette existence est facile à constater, pour peu qu'on se donne la peine d'examiner certains phénomènes et qu'on veuille bien y réfléchir quelques instants.
Tout le monde connaît le somnambulisme, tout le monde sait qu'un somnambule se lève la nuit, sans être éveillé, qu'il sort de sa chambre après s'être habillé ou non, qu'il descend des escaliers, traverse des corridors et que, après avoir exécuté certains actes ou accompli certain travail, il revient à sa chambre, se recouche, et montre le lendemain le plus grand étonnement en trouvant terminé un travail qu'il avait laissé inachevé la veille.
Cependant, c'est lui qui l'a fait, bien qu'il n'en sache rien.
A quelle force son corps a-t-il obéi si ce n'est à une force inconsciente, à son être inconscient?
Considérons maintenant, si vous le voulez bien, le cas trop fréquent, hélas!
d'un alcoolique atteint de delirium tremens.
Comme pris d'un accès de démence, il s'empare d'une arme quelconque, couteau, marteau, hachette, et frappe, frappe furieusement ceux qui ont le malheur d'être dans son voisinage.
Quand, l'accès terminé, l'homme recouvre ses sens, il contemple avec horreur la scène de carnage qui s'offre à sa vue, ignorant que c'est lui-même qui en est l'auteur.
Ici encore, n'est-ce pas l'inconscient qui a conduit ce malheureux?
Si nous comparons l'être conscient à l'être inconscient, nous constatons que, tandis que le conscient est doué souvent d'une mémoire très infidèle, l'inconscient, au contraire, est pourvu d'une mémoire merveilleuse, impeccable, qui enregistre à notre insu les moindres événements, les moindres faits de notre existence.
De plus, il est crédule et accepte, sans raisonner, ce qu'on lui dit.
Et comme c'est lui qui préside au fonctionnement de tous nos organes par l'intermédiaire du cerveau, il se produit ce fait qui vous semblera plutôt paradoxal que, s'il croit que tel ou tel organe fonctionne bien ou mal, que nous ressentons telle ou telle impression, cet organe, en effet, fonctionne bien ou mal, ou bien nous ressentons telle ou telle impression.
C'est lui que nous appelons imagination et qui, contrairement à ce qui est admis, nous fait toujours agir, même et surtout contre notre volonté lorsqu'il y a antagonisme entre ces deux forces.
Vous vous rendez compte alors que ce que je vous dis n'est pas une théorie en l'air, enfantée par un cerveau malade, mais la simple expression de ce qui est. Supposons que nous placions sur le sol une planche de 10 mètres de long sur 0,25 mètre de large: il est évident que tout le monde sera capable d'aller d'un bout à l'autre de cette planche sans mettre le pied à côté.
Vous n'auriez pas fait deux pas que vous vous mettriez à trembler; et que, malgré tous vos efforts de volonté, vous tomberiez infailliblement sur le sol.
Si elle ne fait pas d'efforts pour dormir, elle restera tranquille dans son lit.
Si, au contraire, elle veut dormir, plus elle fait d'efforts, plus elle est agitée.
N'avez-vous pas remarqué que plus vous voulez trouver le nom d'une personne que vous croyez avoir oublié, plus il vous fuit, jusqu'au moment où, substituant dans votre esprit l'idée «ça va venir» à l'idée «j'ai oublié», le nom vous revient tout seul, sans le moindre effort?
Quel était l'esprit de chacun dans ces différentes circonstances?
D'après ce qui précède, nous pouvons assimiler l'imagination à un torrent qui entraîne finalement le malheureux qui s'y est laissé tomber malgré sa volonté de gagner la rive.
Que le cavalier vienne à mettre des rênes à ce cheval, et les rôles sont changés.
Il suffit pour cela, d'abord de savoir que cela est possible (ce que presque tout le monde ignore), et ensuite d'en connaître le moyen.
Tandis que, habituellement, on s'auto suggère inconsciemment, il suffit de s'auto suggérer consciemment, et le procédé consiste en ceci: d'abord, bien penser avec sa raison les choses qui doivent faire l'objet de l'autosuggestion et, selon qu'elle répond oui ou non, se répéter plusieurs fois, sans penser à autre chose «Ceci vient» ou «Ceci se passe», «Ceci sera» ou «ne sera pas», etc., et si l'inconscient accepte cette suggestion, s'il s'auto suggère, on voit la ou les choses se réaliser de point en point.
Ainsi entendue, l'autosuggestion l'hypnotisme tel que je le comprends, et que je définis par ces simples mots: Influence de l'imagination sur l'être moral et l'être physique de l'homme.
au risque de passer pour fou, je dirai que, si nombre de personnes sont malades morale-ment et physiquement, c'est qu'elles s'imaginent être malades, soit au moral, soit au physique; si certaines personnes sont paralytiques, sans qu'il y ait aucune lésion chez elles, c'est qu'elles s'imaginent être paralysées, et c'est parmi ces personnes que se produisent les guérisons les plus extraordinaires.
Si certains sont heureux ou malheureux, c'est qu'ils s'imaginent être heureux, ou malheureux, car deux personnes, placées exactement dans les mêmes conditions, peuvent se trouver, l'une parfaitement heureuse, l'autre absolument malheureuse.
La déprime, le bégaiement, les phobies, la kleptomanie, certaines paralysies, etc., ne sont autre chose que le résultat de l'action de l'inconscient sur l'être physique ou moral.
Mais si notre inconscient est la source de beaucoup de nos maux, il peut aussi amener la guérison de nos affections morales et physiques.
Il peut, non seulement réparer le mal qu'il a fait, mais encore guérir des maladies réelles, si grande est son action sur notre organisme.
Isolez-vous dans une chambre, asseyez-vous dans un fauteuil, fermez les yeux pour éviter toutes distractions, et pensez uniquement pendant quelques instants : «telle chose est en train de disparaître», «telle chose est en train de venir».
Si vous vous êtes fait réellement de l'autosuggestion, c'est-à.dire si votre inconscient a fait sienne l'idée que vous lui avez offerte, vous êtes étonné de voir se produire la chose que vous avez pensée.
(Il est à noter que le propre des idées auto suggérées est d'exister en nous à notre insu et que nous ne pouvons savoir qu'elles y existent que par les effets qu'elles produisent.)
Mais surtout, et cette recommandation est essentielle, que la volonté n'intervienne pas dans la pratique de l'autosuggestion; car, si elle n'est pas d'accord avec l'imagination, si l'on pense : «je veux que telle ou telle chose se produise», et que l'imagination dise: «tu le veux, mais cela ne sera pas», non seulement on n'obtient pas ce que l'on veut, mais encore on obtient exactement le contraire.
Cette observation est capitale, et elle explique pourquoi les résultats sont si peu satisfaisants quand, dans le traitement des affections morales, on s'efforce de faire la rééducation de la volonté.
C'est à l'éducation de l'imagination qu'il faut s'attacher, et c'est grâce à cette nuance que ma méthode a souvent réussi là où d'autres, et non des moindres, avaient échoué.
vingt ans et que j'ai observées avec un soin minutieux, j'ai pu tirer les conclusions qui suivent et que j'ai résumées sous forme de lois: 1° quand la volonté et l'imagination sont en lutte, c'est toujours l'imagination qui l'emporte, sans aucune exception; 2° dans le conflit entre la volonté et l'imagination, la force de l'imagination est en raison directe du carré de la volonté; 3° quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre, mais l'une se multiplie par l'autre; 4° l'imagination peut être conduite.
D'après ce qui vient d'être dit, il semblerait que personne ne dût jamais être malade.
Toute maladie, presque sans exception, peut céder à l'autosuggestion, si hardie et si invraisemblable que puisse paraître mon affirmation; je ne dis pas cède toujours, mais peut céder, ce qui est différent.
Mais pour amener les gens à pratiquer l'autosuggestion consciente, il faut leur enseigner comment faire, de même qu'on leur apprend k lire ou à écrire, qu'on leur enseigne la musique, etc.
L'autosuggestion est, comme je l'ai dit plus haut, un instrument que nous portons en nous en naissant et avec lequel nous jouons inconsciemment toute notre vie comme un bébé joue avec un hochet.
Mais c'est un instrument dangereux, il peut vous blesser, vous tuer même, si vous le maniez imprudemment et inconsciemment.
Il vous sauve, au contraire, quand vous savez l'employer d'une façon consciente.
Je vais vous expliquer maintenant comment on peut faire pour que tout le monde ressente l'action bienfaisante de l'autosuggestion appliquée d'une façon consciente.
2° Les gens qui ne consentent pas à comprendre.
· On ne peut penser qu'à une chose à la fois, c'est-à-dire que deux idées peuvent se juxtaposer, mais non se superposer dans notre esprit.
Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte.
Donc, si vous arrivez à faire penser à un malade que sa souffrance disparaît, elle disparaîtra; si vous arrivez à faire penser à un kleptomane qu'il ne volera plus, il ne volera plus, etc.
Quelle que puisse être l'affection du sujet, qu'elle soit physique ou morale, il importe de procéder toujours de la même façon et de prononcer les mêmes paroles avec quelques variantes, suivant les cas.
Je ne veux pas essayer de vous endormir, c'est inutile.
Je vous prie de fermer les yeux simplement pour que votre attention ne soit pas distraite par les objets qui frappent votre regard.
Dites-vous bien maintenant que toutes les paroles que je vais prononcer vont se fixer dans votre cerveau, s'y imprimer, s'y graver, s'y incruster, qu'il faut qu'elles y restent toujours fixé.
es, imprimées, incrustées, et que sans que vous le vouliez, sans que vous le sachiez, d'une façon tout à fait inconsciente de votre part, votre organisme et vous-même devrez y obéir.
Si l'un d'entre eux fonctionne actuellement d'une façon anormale, cette anomalie disparaît un peu chaque jour, de telle sorte que, dans un temps peu éloigné, elle aura disparu complètement, et cet organe aura repris sa fonction normale.
Si, jusqu'à présent, vous avez éprouvé vis-à-vis de vous-même une certaine défiance, je vous dis que cette défiance disparaît peu à peu pour faire place, au contraire, à de la confiance en vous-même, basée sur cette force d'une puissance incalculable qui est en chacun de nous.
Et cette confiance est une chose absolument indispensable à tout être humain.
A ces suggestions générales qui sembleront peut-être un peu longues et même enfantines à quelques-uns, mais qui sont nécessaires, il faut ajouter celles qui s'appliquent au cas particulier du sujet que vous avez entre les mains.
En effet, en agissant comme je le conseille, on n'éprouve jamais d'échecs, si ce n'est avec les deux catégories de gens dont j'ai parlé plus haut et qui, heureusement, représentent 3 % à peine de la masse.
Si, au contraire, on essaye d'agir sur le sujet du premier coup, sans explications, on ne peut avoir et on n'a d'action que sur les sujets extrêmement sensibles et ils sont en petit nombre.
Autrefois, me figurant que la suggestion ne pouvait bien agir que pendant le sommeil, j'essayais toujours d'endormir mon sujet; mais, ayant constaté que ce n'était pas indispensable, j'ai cessé de le faire pour lui éviter la crainte qu'il éprouve presque toujours lorsqu'on lui dit qu'on va l'endormir, crainte qui fait souvent qu'il offre malgré lui une résistance involontaire au sommeil.
Si vous lui dites, au contraire, que vous ne voulez pas l'endormir, que cela est absolument inutile, vous gagnez sa confiance, il vous écoute sans aucune frayeur, sans aucune arrière-pensée, et il arrive souvent, sinon la première fois, du moins très rapidement que, se laissant bercer par le son monotone de votre voix, il s'endort d'un sommeil profond dont il se réveille tout étonné d'avoir dormi.
Il ne faut pas croire cependant qu'il soit absolument nécessaire de procéder comme je viens de le dire pour employer la suggestion et déterminer l'autosuggestion.
La suggestion peut être faite aux gens à leur insu et sans aucune préparation.
Que, par exemple, un docteur qui, par son titre seul, exerce déjà sur son malade un effet suggestif, vienne à lui dire qu'il ne peut rien pour lui, que sa maladie est incurable, il provoque dans l'esprit de ce dernier une autosuggestion qui peut avoir les conséquences les plus désastreuses; qu'il lui dise au contraire que sa maladie est grave, il est vrai, mais qu'avec des soins, du temps et de la patience, la guérison viendra, il pourra obtenir quelquefois et souvent même des résultats qui le surprendront.
Autre exemple: qu'un médecin, après avoir examiné son malade, rédige une ordonnance et la lui donne sans aucun commentaire, les médicaments prescrits auront peu de chance de réussir; mais, qu'il explique à son client que tel ou tel médicament devra être pris dans telle ou telle condition et produira tel ou tel effet, presque infailliblement les résultats annoncés seront obtenus.
D'un côté, je voudrais voir inscrire dans le programme des Ecoles de Médecine l'étude théorique et pratique de la suggestion, pour le plus grand bien des malades et des médecins euxmêmes et, d'un autre côté, j'estime que chaque fois qu'un malade va consulter un médecin, celui-ci doit toujours lui ordonner un ou plusieurs médicaments, quand même ceux-ci ne seraient pas nécessaires.
Le malade, en effet, quand il va trouver son docteur, y va pour qu'on lui indique le médicament qui le guérira.
Il ne sait pas que, le plus souvent, c'est l'hygiène, le régime qui agit; il y attache peu d'importance.
C'est un médicament qu'il lui faut.
Si, à mon avis, le médecin prescrit seulement à son malade un régime sans aucune médication, celui-ci sera mécontent, il se dira que c'était bien inutile de se déranger pour qu'on ne lui donne rien à prendre, et souvent il ira trouver un autre docteur.
Il me semble donc que le médecin doit toujours prescrire des médicaments à son malade, et, autant que possible, pas de ces médicaments spécialisés autour desquels on fait tant de réclame et qui ne valent le plus souvent que par la publicité qu'on leur fait.
mais bien des médicaments formulés par lui-même, qui inspirent au malade infiniment plus de confiance que les pilules X ou les poudres Y qu'il peut se procurer facilement dans toute pharmacie, sans qu'il soit besoin d'aucune ordonnance.
Pour bien comprendre le rôle de la suggestion ou plutôt de l'autosuggestion, il suffit de savoir que l'inconscient est le grand directeur de toutes nos fonctions.
Faisons-lui croire, comme je l'ai dit précédemment, que tel organe qui ne fonctionne pas bien doit bien fonctionner, instantanément il lui en transmet l'ordre, et, celui-ci obéissant docilement, sa fonction redevient normale, soit immédiatement, soit peu à peu.
Ceci permet d'expliquer d'une façon aussi simple que claire comment, par la suggestion, on peut arrêter des hémorragies, vaincre la constipation, faire disparaître des fibromes, guérir des paralysies, des lésions tuberculeuses, des plaies variqueuses, etc.
Je prendrai, comme exemple, le cas d'une hémorragie dentaire, cas que j'ai pu observer dans le cabinet de M. Gauthé, dentiste à Troyes.
Une jeune fille, que j'avais aidée à se guérir d'un asthme qui durait depuis huit ans, me dit un jour qu'elle voulait se faire arracher une dent.
Comme je la savais très sensible, je lui offris de la lui faire extraire sans douleur.
Naturellement elle accepta avec plaisir et nous prîmes rendez-vous avec le dentiste.
Au jour dit, nous nous rendîmes chez lui et, me plaçant devant la jeune fille, je lui dis: «Vous ne sentez rien, vous ne sentez rien, vous ne sentez rien, etc.» et, tout en continuant ma suggestion, je fis signe au dentiste.
Un instant après, le dent était enlevée sans que Mlle D...
Comme il arrive assez souvent, une hémorragie se déclara.
Au lieu d'employer un hémostatique quelconque, je dis au dentiste que j'allais essayer de la suggestion, sans savoir à l'avance ce qui se produirait.
J'ai eu le bonheur de contribuer à la guérison d'un grand nombre de neurasthéniques chez lesquels tous les traitements avaient échoué.
L'un d'eux même avait passé un mois dans un établissement spécial du Luxemburg sans obtenir d'amélioration.
A chaque nouveau coup de marteau, c'est-à-dire à chaque nouvelle suggestion, elle s'enfoncera encore d'un millimètre et l'autre sortira d'un millimètre, de sorte qu'au bout d'un certain nombre de coups, l'ancienne pointe sera complètement sortie et remplacée par la nouvelle.
Je suis absolument certain que, par une suggestion journellement appliquée à des enfants vicieux, on en ramènerait plus de 50 % dans le droit chemin.
Aussi prenait-il en lui une confiance chaque jour grandissante.
Comme il était excellent ouvrier, il chercha, pour gagner davantage, à se procurer un métier de bonnetier afin de travailler chez lui pour le compte d'un patron.
à la suggestion, se trouve maintenant à la tête de six métiers qui lui procurent un très gros gain.
à Troyes, 30 ans environ, atteinte de commencement de tuberculose.
Amaigrissement chaque jour grandissant malgré la suralimentation.
Toux, oppression, crachats; elle semble assez malade.
Dès le lendemain les symptômes morbides commencent à s'atténuer.
L'amélioration devient chaque jour plus sensible, le poids de la malade augmente rapidement bien qu'elle ne se suralimente plus.
Au bout de quelques mois la guérison semble complète.
Cette personne m'écrit huit mois après mon départ de Troyes, pour me remercier.
Elle me fait savoir que, bien qu'elle soit enceinte, elle se porte à merveille.
A ces cas, que j'ai choisis anciens avec intention, pour montrer que la guérison est durable, je veux en ajouter quelques autres un peu plus récents.
employé des postes à Luneville, perd un enfant en janvier.
D'où commotion cérébrale qui se manifeste chez lui par un tremblement nerveux incoercible.
Son oncle me l'amène au mois de juin.
Quatre jours après, le malade revient, il me dit que son tremblement a disparu.
Nouvelle suggestion et invitation à revenir huit jours après.
Huit jours se passent, puis quinze jours, puis trois semaines, puis un mois.
Peu après, son oncle revient et me dit qu'il a reçu une lettre de son neveu.
Il a réintégré son poste de télégraphiste qu'il avait dû abandonner et, la veille, il a passé une dépêche de cent soixante-dix mots sans la moindre difficulté.
de Nancy, neurasthénique depuis plusieurs années, a des phobies, des terreurs, les fonctions de l'estomac et des intestins s'accomplissent mal, le sommeil est mauvais, son humeur est sombre et les idées de suicide l'assiègent; en marchant il titube comme un homme ivre, il pense continuellement à son mal.
Tous les traitements ont été impuissants et son état va toujours empirant; un séjour d'un mois dans une maison spéciale ne produit aucun effet.
J'explique au malade le mécanisme de l'autosuggestion et l'existence en nous de l'être conscient et de l'être inconscient.
Non seulement il n'y a pas eu de rechute, mais encore il est impossible qu'il s'en produise, parce que M.
Attaque de goutte; la cheville du pied droit est enflée et douloureuse, la marche est impossible.
Déprime, dyspepsie, gastralgie, entérite, douleurs dans différentes parties du corps.
L'amélioration est immédiate et augmente progressivement.
professeur à Belfort, ne peut parler pendant plus de dix minutes à un quart d'heure sans devenir complètement aphone.
Une dame que je connais lui conseille de venir me trouver; il refuse d'abord, enfin il y consent malgré son incrédulité absolue dans les effets de la suggestion.
Avant de terminer, je tiens à vous dire encore quelques mots sur un procédé excellent à employer par les parents pour faire l'éducation de leurs enfants et les débarrasser de leurs défauts.
L'un d'eux pénètre avec précaution dans sa chambre, s'arrête à un mètre de son lit et lui répète quinze ou vingt fois en murmurant toutes les choses qu'il désire obtenir de lui, tant au point de vue de la santé, du sommeil, que du travail, de l'application, de la conduite, etc., puis il se retire, comme il est venu, en prenant bien garde d'éveiller l'enfant.
Deux jours après, lorsqu'il revient, l'amélioration s'est continuée, et il en est ainsi à chaque séance.
Les progrès sont même tellement rapides que, trois semaines après la première séance, mon petit malade va se promener à pied avec sa mère au plateau de Villers (3 km)!
complètement guéri et remplissait les fonctions de facteur des postes, après avoir été infirmier dans une ambulance de Nancy où il était resté jusqu'à ce qu'elle fût fermée.
arrière n'est pas complète, ce qui détermine chez la malade une légère claudication.
à Chavigny, métrite datant de dix ans.
-- Vient à la fin de juillet.
L'amélioration est immédiate, les pertes et les douleurs diminuent rapidement.
Le 29 septembre suivant, il n'y a plus ni douleurs ni pertes.
Le flux mensuel, qui durait de huit à dix jours, se termine au bout de quatre jours.
--Est atteinte d'une plaie variqueuse, qu'elle soigne sans succès d'après les conseils de son docteur.
La partie inférieure de la jambe est énorme (la plaie, de la largeur d'une pièce de deux francs et pénétrant jusqu'à l'os, est située au-dessus de la cheville), l'inflammation est très intense, la suppuration abondante et les douleurs sont extrêmement violentes.
La malade vient pour la première fois en avril.
L'amélioration qui commence à se manifester dès la première séance se continue sans interruption.
Le 18 février 1917 la jambe est complètement désenflée, la douleur et la démangeaison ont disparu, la plaie existe encore, mais elle n'est pas plus large qu'un petit pois et n'a plus que deux à trois millimètres de profondeur, elle suppure encore très légèrement.
En 1920 la guérison est complète depuis longtemps.
Ces crises, d'abord peu fréquentes, se sont rapprochés de plus en plus.
Quand elle vient me voir, elle a eu trois crises pendant la quinzaine précédente.
Jusqu'en avril, aucune crise ne s'est manifestée.
Nous pouvons ajouter que cette jeune fille a vu disparaître, dès le début, des maux de tête dont elle souffrait presque constamment.
-- Vient pour de violentes douleurs de tête qu'elle a eues toute sa vie.
Après quelques séances les douleurs ont complètement disparu.
Au bout de deux mois, elle constata la guérison d'une descente de l'utérus, dont elle ne m'avait point parlé et à laquelle elle ne pensait pas lorsqu'elle faisait son auto-suggestion.
(Ce résultat est dû aux mots «à tous points de vue» contenus dans la formule à employer matin et soir.)
-- Une seule suggestion générale de ma part en juillet, autosuggestion de la sienne matin et soir.
Cette dame m'apprend que depuis qu'elle est venue à la maison, elle est guérie des pertes blanches et d'une entérite dont elle souffrait depuis fort longtemps.
Après la première séance, les douleurs ont complètement disparu, et le malade peut non seulement marcher à grands pas, mais encore courir.
-- Venu pour la première fois avec, à la jambe gauche, une plaie variqueuse datant de quinze ans, large comme une pièce de cinq francs.
Elle se continue rapidement et. au commencement de janvier, la métrite a complètement disparu, les règles se reproduisent bien plus régulièrement et sans souffrance.
Nous possédons en nous une force d'une puissance incalculable qui, lorsque nous la manions d'une façon inconsciente, nous est souvent préjudiciable.
Si, au contraire, nous la dirigeons d'une façon consciente et sage, elle nous donne la maîtrise de nous-mêmes et nous permet non seulement d'aider à nous soustraire nous-mêmes et à soustraire les autres à la maladie physique et à la maladie morale, mais encore de vivre relativement heureux, quelles que soient les conditions dans lesquelles nous puissions nous trouver.
Chose qui peut sembler paradoxale au premier abord, l'éducation de l'enfant doit commencer avant sa naissance.
En effet, si une femme qui a conçu depuis quelques semaines se fait dans l'esprit l'idée de l'enfant qu'elle mettra au monde, des qualités physiques et morales qu'elle désire lui voir posséder, et qu'elle continue, pendant le temps de la gestation, à se faire la même image, l'enfant aura vraisemblablement les qualités imaginées.
L'enfant ainsi procréé sera donc apte à accepter facilement les bonnes suggestions qui lui seront faites et à les transformer en autosuggestion qui détermineront plus tard la conduite de sa vie.
Car il faut savoir que toutes nos paroles, tous nos actes ne sont que le résultat d'autosuggestions causées la plupart du temps par la suggestion de l'exemple ou de la parole.
Dès que les enfants peuvent parler, leur faire répéter matin et soir, vingt fois de suite, la phrase: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux», qui leur procurera une excellente santé physique et morale.
1°) Pour le mental: à un enfant paresseux, poltron ou menteur, on ne dira pas: «Tu n'es plus paresseux, tu n'es plus poltron, tu n'es plus menteur», mais : «Tu deviens travailleur, appliqué, brave, de plus en plus franc et sincère.
» 3°) Pour l'incontinence d'urine, n'employer que des paroles que l'enfant peut comprendre suivant son âge.
1°) A un tout petit: «Tu appelles toujours ta maman...
et ton dodo est toujours bien propre.
Si l'enfant se réveille pendant qu'on lui parle, s'arrêter immédiatement ; mieux vaut remettre au lendemain; l'inconscient continuera à travailler d'après les paroles reçues, et les parents seront étonnés des résultats qu'on peut obtenir par ce procédé extrêmement simple.
Il est facile d'en comprendre la raison.
Quand l'enfant dort, son corps et son être conscient se reposent, ils sont pour ainsi dire annihilés, mais son être inconscient veille; c'est donc à ce dernier seul que l'on s'adresse et, comme il est très crédule, il accepte ce qu'on lui dit, sans discussion, et petit à petit l'enfant arrive à faire de lui-même ce que les parents désirent.
Mais surtout procéder avec régularité, patience et persévérance, les résultats étant rarement spontanés.
-- Dans la journée, ne parler ni à l'enfant ni devant lui de ce qu'on fait pendant son sommeil.
Enfin il serait à souhaiter que chaque matin les maîtres tissent de la suggestion à leurs élèves de la façon suivante.
Vous pensiez autrefois que quand on vous faisait une observation, c'était pour vous ennuyer : maintenant vous comprenez très bien que c'est dans votre intérêt seul qu'on vous l'adresse; par conséquent, loin d'en vouloir à la personne qui vous la fait, vous lui en êtes au contraire reconnaissants.
Tels sont les conseils qui, s'ils sont bien suivis, donneront des enfants pourvus des meilleures qualités physiques et morales.
Ma théorie de l'autosuggestion consciente et la pratique de ma méthode ont déjà été exposées dans La Maîtrise de soi-même et certainement mes explications étaient claires, puisque nombre de personnes ont pu, rien que pour avoir lu mon livre, arriver à se guérir de maladies souvent graves qu'aucun traitement n'avait pu améliorer Cependant, afin de me faire mieux comprendre, j'ai voulu présenter mes idées d'une façon encore plus claire.
C'est pourquoi j'ai rassemblé dans cet opuscule tout ce que je dis au cours de mes conférences en donnant les raisons qui m'ont amené à conseiller de pratiquer l'autosuggestion de la façon que j'indique.
De plus, les considérations sur l'inconscient, que je donne pour terminer, permettent de comprendre facilement par quel mécanisme il arrive à ses fins.
De tout temps les hommes ont été amis du mystère et du surnaturel.
Dès qu'il voient un fait auquel ils ne sont pas habitués et qu'ils ne comprennent pas, immédiatement ils l'attribuent à une cause surnaturelle, jusqu'au jour où l'on découvre la loi qui l'a déterminé.
Depuis les âges les plus reculés, il y a eu et il y a encore des guérisseurs ou plutôt des pseudo-guérisseurs qui, par des gestes, l'imposition des mains, des paroles, des cérémonies plus ou moins impressionnantes, déterminent souvent des guérisons instantanées qui plongent les assistants dans une sorte d'étonnement enthousiaste ou craintif; car, pour certaines personnes, de tels faits sont dus à l'intervention de l'Esprit malin.
Dans l'ancienne Grèce, des malades, après s'être fait coudre dans une peau de bête fraîchement tuée, passaient la nuit sur les marches du temple d'Athénée, et le lendemain ils étaient souvent guéris.
Les rois de France guérissaient les écrouelles par simple imposition des mains; le baquet de Mesmer débarrassait de leurs maux ceux qui tenaient l'une des chaînes plongées dans ce baquet; le zouave Jacob obtenait des résultats indéniables par la soi-disant projection de son fluide; de nos jours, de tels résultats sont obtenus par la Christian Science, par la Pensée Nouvelle, par des procédés dits magnétiques, par l'hypnotisme, etc.
sont dues à une puissance particulière dont sont doués ceux qui les déterminent, alors qu'il faut les rapporter à une force toute naturelle qui obéit à des lois et dont nous parle-tons tout à l'heure.
Ne me prenez donc pas, comme on le fait trop souvent, pour un guérisseur, un faiseur de miracles qui tient à sa disposition toutes les puissances occultes et qui peut tout, même et surtout l'impossible.
Pour vous donner un aperçu de l'idée singulière que certaines personnes se font de moi, je vais vous citer quelques-unes des demandes qui me sont faites assez fréquemment.
» Une autre me dit: «Monsieur, mon fils a fait une mauvaise connaissance; ne pourriez-vous pas rompre cette liaison?
Une autre encore me fait savoir qu'une voisine a jeté un sort sur sa maison et me demande de conjurer ce sort.
Je suis un homme, tout simplement, un brave homme, si vous voulez, mais un homme comme les autres, dont le rôle n'est pas de guérir les gens, mais simplement de leur enseigner comment ils peuvent faire pour s'aider eux-mêmes, s'améliorer eux-mêmes et se guérir eux-mêmes, quand la guérison est possible.
Je suis assimilable au professeur qui enseigne à ses élèves les matières nécessaires pour passer l'examen du baccalauréat, mais ne peut pas le passer pour eux.
Cette influence que j'ai sur vous est ce que j'appelle une puissance virtuelle; elle n'existe que dans votre esprit et je n'ai sur chacun de vous que l'influence que vous me prêtez.
Celui-ci fut bien étonné le jour où, ayant dépassé l'âge de cinquante ans, il apprit de son maître de français qu'il faisait déjà de la prose le jour où il commençait à balbutier: «Papa, maman», et qu'il en faisait encore quand il disait: «Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour».
Pour vous montrer que je n'exagère pas, je vais vous donner un exemple auquel quelques-uns d'entre vous ont certainement contribué.
Tout à coup l'on entend de petits cris; immédiatement, l'une des personnes présentes, le père, s'il est là, se précipite vers le berceau et prend l'enfant dans ses bras.
Je ne sais pas si vous êtes de mon avis, mais je crois être dans le vrai en disant que cet enfant cherche à faire de la suggestion à ses parents, autrement dit, cherche à «les faire marcher», pour me servir d'une locution familière.
Mais il faut que vous sachiez que l'autosuggestion est un instrument dangereux, extrêmement dangereux même.
C'est la meilleure chose du monde et la plus mauvaise à la fois, suivant qu'elle est bien ou mal employée.
Bien appliquée, elle donne toujours de bons résultats, et ces résultats sont quelquefois tellement surprenants qu'on les appelle, à tort du reste, des miracles; mal appliquée, elle donne infailliblement de mauvais résultats, qui sont souvent aussi tellement grands qu'ils deviennent de véritables désastres, aussi bien au point de vue physique qu'au point de vue moral.
Or, que nous arrive-t-il lorsque nous nous servons d'un instrument dangereux que nous ne connaissons pas?
Quelquefois, bien rarement, tout à fait par hasard, nous l'employons bien; le plus souvent nous l'employons mal et nous nous blessons plus ou moins sérieusement: c'est ce qui se produit avec l'autosuggestion.
connaître cet instrument dangereux, immédiatement il cesse de l'être.
En quoi réside, en effet, le danger d'une chose?
Dans l'ignorance où nous sommes de ce danger.
Dès que nous le connaissons, il disparaît, parce que nous l'évitons.
mon rôle consiste à vous apprendre à employer consciemment et bien cet instrument dangereux que, jusqu'à présent, vous avez employé inconsciemment, c'est-à-dire très rarement bien, le plus souvent mal.
Avant de vous donner les conseils par lesquels je ter-minerai, je dois vous exposer les principes sur lesquels j'ai basé ma méthode; car, contrairement à ce que disent certaines personnes qui ne la comprennent pas ou qui ne veulent pas la comprendre, cette méthode n'est ni empirique, ni enfantine : elle est, au contraire, scientifique parce qu'elle repose sur des bases scientifiques en même temps que sur l'observation des faits.
Le premier principe peut s'énoncer comme suit: toute idée que nous avons dans l'esprit, bonne ou mauvaise, a, non seulement, comme le disait Bernheim, tendance à se réaliser, mais encore devient une réalité pour nous dans le domaine de la possibilité.
Autrement dit, si l'idée est réalisable, elle se réalise: si elle ne l'est pas, naturellement elle ne se réalisera pas, car nous ne pouvons pas réaliser l'irréalisable.
Mais, d'un autre côté, nous ne devons pas nous permettre d'avoir de semblables idées.
Supposons, par exemple, que nous ayons une jambe coupée et que nous imaginions que cette jambe va repousser; il est à supposer qu'elle ne repoussera pas; nous pouvons même en être sûrs parce que ce n'est pas dans le domaine de la possibilité.
Si nous n'avions jamais que de telles idées, nous serions certainement mûrs pour une maison d'aliénés.
Mais si nous éprouvons des douleurs dans une partie quelconque de notre individu; si quelques-uns de nos organes fonctionnement d'une façon plus ou moins imparfaite; si nous avons des idées tristes, des idées sombres, des idées obsessives, des craintes, des frayeurs, des phobies, et que nous nous lassions la suggestion que peu à peu les douleurs vont disparaître; que progressivement les organes vont se remettre à fonctionner de mieux en mieux; que, petit à petit également, les idées tristes, les idées sombres, les idées obsessives, les craintes, les frayeurs, les phobies vont aussi s'en aller, cela se produit, parce que c'est dans le domaine de la possibilité.
Ainsi l'idée de sommeil crée le sommeil, de même que l'idée d'insomnie crée l'insomnie.
La personne qui dort la nuit est celle qui sait qu'on est au lit pour dormir.
Et qu'est-ce que la personne qui ne dort pas la nuit, qui souffre d'insomnie habituelle?
L'idée de crise d'asthme détermine la crise d'asthme.
A travers la vitre, il aperçoit un brouillard épais comme ceux de Londres.
Immédiatement sa figure change d'expression, la respiration lui manque et une crise d'asthme se manifeste, terrible.
C'est seulement quand le malade l'a vu que la crise s'est déclenchée, car il faut savoir que tout asthmatique qui se respecte doit avoir sa crise par les temps de brouillard.
La première crise est toujours déterminée par un choc physique ou moral.
Je dirai plus; il est suffisant de penser: «Je suis sourd, je suis aveugle, je suis paralysé», pour être sourd, aveugle ou paralytique.
Je ne veux pas dire, naturellement, que tous les sourds, les aveugles, les paralytiques, le sont parce qu'ils pensent qu'ils le sont, mais il y en a un certain nombre qui sont uniquement sourds, aveugles ou paralytiques parce qu'ils croient l'être.
De tels exemples ne sont pas aussi rares que l'on pourrait se l'imaginer, surtout en matière de surdité.
ces lésions se guérissent en un jour.
Depuis seize ans je n'entendais plus du tout de mon oreille gauche, et hier soir je me suis aperçu que j'entendais bien aussi de cette oreille que de l'autre.
Depuis le jour de sa blessure, il était complètement sourd de l'oreille droite.
Pour moi, je cherchai la clef de ce miracle, je la trouvai et le miracle disparut pour n'être plus qu'un pseudo-miracle.
J'ai observé à Paris un cas de paralysie très remarquable.
On m'apporta, au premier étage d'une maison où je donnais une séance, une femme qui était complètement hémiplégique depuis quinze mois.
Il lui était impossible de faire le moindre mouvement avec les membres du côté malade.
Immédiate-ment après la séance, cette femme se leva de son fauteuil et se mit à marcher normalement, faisant mouvoir son bras paralysé comme si elle n'avait jamais cessé de le faire.
L'explication de cette guérison subite est bien facile.
La suggestion que la paralysie disparaîtrait aussitôt que les lésions auraient disparu amena un résultat instantané puisqu'il n'y avait plus de lésions à guérir.
Voici encore quelques cas de maladies incurables améliorées dans des proportions incroyables.
Le premier est celui de Mrs. X
atteinte de sclérose multiple, mais sans aucun résultat.
J'espère que vous serez plus heureux que nous.
Inutile de dire qu'elle marchait avec la plus grande difficulté.
Sa démarche était cependant encore un peu raide.
Depuis deux ans cet état s'est maintenu.
Le second est celui d'une dame de Haarlem que j'ai vue en présence de son médecin.
Comme précédemment, il s'agissait d'une sclérose multiple.
En entrant dans sa chambre, je trouvai cette dame étendue sur un divan qu'elle ne quittait que le soir pour se coucher et le matin, elle allait de son lit à son divan bien péniblement, avec l'aide de deux personnes qui la soutenaient à droite et à gauche.
encore monter et descendre un escalier en enjambant les marches.
Quelque temps après, je recevais une lettre de sa mère m'informant que, le lendemain de ma visite, la jeune femme était montée seule à l'étage supérieur pour voir la chambre de ses enfants dans laquelle elle n'était pas entrée depuis onze mois et que, le surlendemain, elle était descendue dans la salle à manger pour prendre son repas avec ses parents.
Au bout de deux mois, la malade m'écrivait elle-même pour me dire que le mieux se continuait, qu'elle avait pu sortir et faire des visites.
Je l'ai revue cette année à mon deuxième voyage en Hollande, et c'est à peine si je l'ai reconnue.
Elle s'est levée à mon arrivée pour venir à ma rencontre et j'ai constaté que sa démarche aurait été tout à fait normale si elle n'avait pas conservé dans les jambes une légère raideur.
Le troisième est un cas d'ataxie chez un homme d'une cinquantaine d'années qui eut la plus grande difficulté pour monter, avec l'aide de sa femme, les quelques marches de mon perron.
Les sphincters ne fonctionnaient plus depuis un certain temps.
Dès la première séance, les sphincters se remirent à fonctionner, puis peu à peu il devint capable de marcher d'une façon presque normale, à tel point qu'on pouvait à peine s'apercevoir qu'il était ataxique.
Le dernier est également un cas d'ataxie, observé avant la guerre chez un homme d'environ quarante-cinq ans: démarche habituelle des ataxiques, douleurs violentes de tête qui disparurent assez rapidement.
La démarche du malade s'améliora très vite: au bout d'un mois, il n'avait plus besoin de canne; quelque temps après, il marchait facilement sur la bordure d'un trottoir et il faisait allègrement une promenade d'une dizaine de kilomètres.
Il faut considérer que, dans toute maladie, il y en a deux: la maladie vraie à laquelle nous donnerons le coefficient 1, et la maladie psychique qui vient se greffer sur la première, dont le coefficient pourra varier de 1 à 5, 10, et même davantage.
Si toute idée que nous avons dans l'esprit (je veux dire dans l'Inconscient) devient une réalité pour nous dans le domaine de la possibilité et que, étant malades, nous nous mettions dans l'esprit l'idée de guérison, celle-ci devient une réalité dans le domaine de la possibilité, c'est-à-dire que, si elle est possible, elle se produit; si elle ne l'est pas, naturellement elle ne se produira pas; mais, dans ce dernier cas, on obtiendra toute l'amélioration qu'il est humainement possible d'obtenir, ce qui est déjà fort appréciable quand elle est souvent considérée comme improbable.
Je ne veux pas dire que, en pratiquant l'autosuggestion que je conseille, on doit cesser pour cela de prendre les médicaments ordonnés par le docteur ou de suivre le traitement qu'il a institué.
De sorte que, s'il se produit une panne de moteur et que celle-ci ne se répare pas d'ellemême, la voiture ne peut plus se mouvoir.
Si au contraire, les étudiants savaient aussi soigner l'esprit, autrement dit le moteur, ils la remettraient facilement en marche.
Il réfléchit à ce phénomène, et de ses réflexions est née la découverte des lois de la gravitation universelle.
ne le connaissons pas; et c'est regrettable, car c'est lui qui nous conduit entièrement, au physique comme au moral.
Comme il est toujours bon de prouver ce que l'on avance, je vais vous donner une preuve immédiate.
Tous nous avons dans notre corps un certain nombre d'organes tels que le coeur, l'estomac, le foie, les reins, la rate, etc.
Quel est celui d'entre nous qui est capable de faire fonctionner l'un de ces organes par sa volonté?
Et cependant ces organes fonctionnent d'une façon continue, aussi bien la nuit que le jour, la nuit, lorsque notre conscient dort (car le conscient dort en même temps que le corps).
S'ils fonctionnent, ils le font nécessairement sous l'influence d'une force.
C'est cette force que nous appelons l'Inconscient ou le Subconscient.
de même que l'inconscient préside au fonctionnement de notre être physique, de même il préside au fonctionnement de notre être moral.
La conclusion à tirer de ce deuxième principe est la suivante: si c'est notre inconscient qui nous conduit et que nous apprenions à le conduire, par son intermédiaire nous apprenons à nous conduire nousmêmes.
Pour plus de clarté, je vais vous faire une comparaison.
Chacun de nous peut être considéré comme étant assis dans une voiture attelée d'un cheval; mais, en attelant ce cheval, on a oublié de lui mettre les rênes, ce qui ne nous empêche pas de lui donner un coup de fouet.
Naturellement, il se met en marche, mais quelle direction suivra-t-il?
Evidemment il ira où il voudra, en avant, à droite, à gauche, en arrière, comme il lui plaira.
Mais comme il nous traîne dans la petite voiture qu'il a derrière lui, il nous conduit là où il lui semble bon d'aller et la plupart du temps il nous mène dans un chemin d'ornières, de fondrières, avec à droite et à gauche un fossé plus ou moins large, profond et boueux, où il trouve moyen de nous verser.
Si nous arrivons à mettre des rênes à ce cheval les rôles se trouvent immédiatement changés: grâce aux rênes, nous pouvons le conduire là où nous désirons qu'il aille, et, comme il nous traîne dans la petite voiture qu'il a derrière lui, par son intermédiaire nous nous conduisons là où nous désirons aller, et si cette fois nous sommes dans un mauvais chemin, ne nous en prenons qu'à nous-mêmes, puisque la direction du cheval ne dépendait que de nous.
Mon rôle consiste donc tout simplement à vous montrer comment on peut mettre des rênes à ce cheval qui n'en avait pas et comment, grâce à lui, nous pouvons nous conduire comme nous le désirons.
Remarquez bien que, dans ces expériences, ce n'est pas ce que je dis qui se produit, mais ce que la personne a dans l'esprit.
Si elle pense bien comme je la prie de penser, c'est cela qui se produit, mais si elle pensait le contraire, ce serait le contraire qui se produirait.
En somme, vous devez vous considérer comme des élèves, moi comme un professeur qui vous enseigne à pratiquer consciemment l'autosuggestion que vous passez toute votre vie à faire inconsciemment.
Vous démontrer tout simplement que l'idée que nous avons dans l'esprit devient pour nous une réalité dans le domaine de la possibilité et que, lorsqu'il y a conflit entre la volonté et l'imagination, c'est l'imagination qui l'emporte toujours.
Profitez tous de ce conseil: vous ne sauriez croire quel levier puissant se trouve contenu dans ces deux simples petits mots «je peux».
Et puisque je suis en train de vous donner des conseils, je veux vous en donner un autre qui vous permettra de faire beaucoup de choses sans fatigue et sans surmenage.
A ce propos, je vais vous citer une comparaison que j'ai donnée dans «La Maîtrise de soi-même».
Si on ouvre les deux robinets le réservoir arrive peu à peu à se vider complètement.
Mais si on a soin de maintenir fermé le robinet inférieur, petit à petit le réservoir s'emplit, et, lorsqu'il est plein, il déborde exactement de la quantité qui entre par le robinet supérieur.
Le secret pour ne pas se fatiguer consiste à maintenir le robinet inférieur fermé et à n'employer que la quantité de force qui déborde.
Et cette quantité nous suffit si nous savons la ménager, si nous ne la gaspillons pas, c'est-à-dire si nous ne faisons pas d'efforts.
Ces ouvriers font beaucoup de travail, ce travail est bien fait, et à la fin de la journée ils ne sont pas fatigués.
Parce qu'il sait que s'il négligeait cette précaution, quelques-unes seulement des graines germeraient, tandis que s'il a labouré la terre, presque toutes germeront.
Je ne veux pas dire par là que vous aurez la fringale, cette faim maladive et douloureuse qui fait que l'on se sent obligé de se précipiter sur la nourriture comme un chien ou un chat le fait sur de la viande.
Dans ces conditions, la digestion s'effectuera de mieux en mieux, vous éprouverez moins dans l'estomac et l'intestin la sensation de gêne, de malaise, de douleur même que vous avez pu quelquefois ressentir.
De même, si vous souffrez d'entérite, vous constaterez que cette entérite diminue : l'inflammation intestinale va disparaître progressivement et les glaires et les membranes que vous rendiez, vont devenir de moins en moins abondantes, jusqu'au jour où elles auront complètement disparu et où la guérison sera venue.
Naturellement, la digestion s'étant bien faite, l'assimilation se fera bien également; votre organisme profitera de tous les aliments que vous lui donnerez et s'en servira pour vous faire du sang, du muscle, de la force, de l'énergie, de la vie en un mot, et, par conséquent, vous deviendrez chaque jour de plus en plus forts et de plus en plus vigoureux.
La sensation de fatigue et de faiblesse que vous pouviez éprouver va disparaître peu à peu pour faire place à une sensation de force et de vigueur qui, chaque jour, deviendra de plus en plus grande.
Si donc vous avez de l'anémie, vous en constaterez la diminution chaque jour.
Votre sang devient de plus en plus riche, de plus en plus rouge, de plus en plus généreux, il reprend de plus en plus les qualités du sang d'une personne qui se porte bien.
Ainsi, votre anémie disparaîtra lentement, emportant avec elle le cortège d'ennuis qu'elle traîne toujours à sa suite.
Dans ces conditions, la fonction d'excrétion s'accomplira aussi de mieux en mieux; j'insiste même particulièrement sur l'accomplissement de cette fonction qui est la condition sine qua non de la bonne santé.
Donc tous les matins, en vous levant ou bien exactement vingt minutes après votre petit déjeuner, vous obtiendrez le résultat voulu, sans avoir besoin de prendre de médicaments quels qu'ils soient, ou d'avoir recours à un artifice quelconque.
Je dis encore (ceci pour les dames) que la fonction mensuelle devra se reproduire uniformément tous les vingt-huit jours et non tous les trente jours comme on se figure souvent que cela doit être.
Elle durera quatre jours, pas plus, pas moins, tout en n'étant ni trop abondante, ni trop faible, et ni avant, ni pendant, vous ne devez souffrir ni dans les reins, ni dans le bas-ventre, ni dans la tête, ni ailleurs, en somme cette fonction est une fonction naturelle qui doit donc s'effectuer naturellement, c'est-à-dire sans que vous ayez à en souffrir de quelque manière que ce soit.
De plus, s'il y a chez vous une certaine nervosité, vous constaterez que celle-ci disparaît peu à peu et que, au fur et à mesure qu'elle disparaît, elle se trouve remplacée par une sensation de calme, de très grand calme qui fait que vous devenez de plus en plus maîtres de vous-mêmes, aussi bien au point de vue physique qu'au point de vue moral, et que vous ne vous permettez plus de ressentir aussi fréquemment ni avec autant d'intensité, les symptômes morbides que vous pouviez éprouver autrefois.
Enfin et surtout, et cela est essentiel pour tout le monde, à jusqu'à présent, vous avez éprouvé vis-à-vis de vous-même une certaine défiance, à partir de ce moment, cette défiance commence à disparaître et, au fur et à mesure qu'elle disparaîtra, elle se trouve remplacée par de la confiance en vous-mêmes.
Vous prenez confiance en vous, vous m'entendez, vous prenez confiance en vous, je vous le répète, et cette confiance que vous prenez en vous-mêmes vous donne la certitude que vous êtes capables de faire non seulement bien, mais encore très bien, toutes les choses que vous désirez faire, à la condition qu'elles soient raisonnables, toutes les choses qu'il est de votre devoir de faire.
Donc, lorsque vous désirez faire une chose raisonnable, obtenir une chose raisonnable, lorsque vous aurez à faire une chose qu'il est de votre devoir de faire, partez toujours de ce principe que la chose est facile du moment qu'elle est possible et que, par conséquent, les mots «difficile, impossible, je ne peux pas, c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de, etc., etc.» disparaissent complètement de votre vocabulaire.
Ces mots-là ne sont pas français, vous m'entendez bien, ces mots-là ne sont pas français; ce qui est français, c'est: «c'est facile et je peux» et, avec cela, on fait des prodiges.
Donc vous considérerez comme facile la chose à faire du moment qu'elle est possible.
Dans ces conditions, elle vous devient facile à vous, alors même qu'elle pourrait sembler difficile ou impossible aux autres, et cette chose, vous la faites vite, vous la faites bien, vous la faites aussi sans fatigue, parce que vous l'aurez faite sans efforts; tandis qu'elle vous aurait été difficile ou impossible si vous l'aviez considérée comme telle.
Aux personnes qui souffrent de douleurs, je dis: A partir de ce moment, sous l'influence de l'autosuggestion que je vais vous apprendre à pratiquer, votre inconscient va faire en sorte que la cause qui détermine ces douleurs, peu importe le nom qu'on lui donne, disparaisse peu à peu, dans le domaine de la possibilité.
reproduiront plus et la guérison sera venue.
Mais si cette cause est d'origine organique, elle ne peut disparaître que progressivement.
Dans ces conditions, les douleurs se reproduiront de temps en temps.
chaque fois qu'elles se manifesteront, j'entends que vous les fassiez disparaître immédiatement en employant le procédé que je vais vous indiquer, procédé qui s'applique du reste aussi bien aux peines morales qu'aux souffrances physiques.
C'est donc à tout le monde que je m'adresse en ce moment et je vous dis à tous: Lorsqu'il vous arrivera aux uns et aux autres d'éprouver au physique ou au moral une chose dont vous avez à souffrir, au lieu de constater simplement la chose, d'en souffrir et de vous plaindre, affirmez-vous à vous-mêmes que vous allez la faire disparaître, affirmez-vous-le d'une façon très simple, mais très catégorique, dites-vous: Je vais faire disparaître cela.
C'est simple, mais en même temps catégorique.
Alors isolez-vous si possible (ceci n'est pas indispensable, car on peut s'isoler au moral en n'importe quel lieu); donc, si vous êtes seuls, asseyez-vous, fermez les yeux et, vous passant légèrement la main sur la partie douloureuse s'il s'agit de quelque chose de physique ou sur le front, s'il s'agit de quelque chose de moral, répétez très rapidement avec les lèvres, assez haut pour que vous vous entendiez, la formule: «ça passe, ça passe, etc.» L'essentiel est de prononcer les mots «ça passe, ça passe, etc.» assez vite pour que, entre deux fois que vous les prononcez, il n'y ait pas la moindre fissure par laquelle l'idée contraire puisse pénétrer.
Vous vous forcez ainsi à penser que cela passe et, comme toute idée que nous avons dans l'esprit devient une réalité pour nous, cela passe.
Si le mal revient, chassez-le de nouveau et recommencez aussi souvent que c'est nécessaire.
Dussiez-vous employer ce procédé 50, 100, 200 fois ou plus par jour, faites-le.
Traitez le mal comme vous traitez une mouche qui a l'impertinence de venir se promener sur votre visage.
Si elle revient encore, vous la chasserez de nouveau et ainsi de suite à chacune de ses attaques.
Voilà donc ce que vous aurez à faire aussi longtemps que vous vivrez, aussi longtemps que vous vivrez, je le répète, car la suggestion que je vous conseille de pratiquer ne doit pas être faite seulement pendant un jour, une semaine, un mois ou une année, il faudra que vous l'employiez pendant toute votre vie, en suivant très exactement les instructions que je vais vous donner, mais auparavant je dois ouvrir une parenthèse pour vous les faire mieux comprendre.
elle renferme, du reste, cinq mots d'une importance énorme.
les mots «à tous points de vue».
Cela veut dire tout, absolument tout, toutes les choses physiques, toutes les choses morales, toutes les choses auxquelles on pense, même celles auxquelles on ne pense pas, car si nous n'y pensons pas consciemment, notre Inconscient se charge d'y penser pour nous.
C'est donc une formule générale, puisqu'elle s'adresse à tout, et, étant générale, elle renferme en elle-même toutes les formules particulières que chacun croit nécessaires pour lui-même; car chacun se dit dans son égoïsme : «Moi, je suis un cas spécial et, pour un cas spécial, il me faut une formule spéciale».
Comme toute formule particulière se trouve contenue par définition dans la formule générale: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux», celle-ci est suffisante dans tous les cas, quels qu'ils soient.
Je ne veux pas dire que vous guérirez tout avec elle, non; mais vous pouvez guérir tout ce qui est guérissable, et le champ en est très vaste.
Vous vous rappelez que je vous ai dit en commençant que l'autosuggestion est un instrument.
Or, vous devez savoir que les résultats que l'on obtient avec un instrument dépendent moins de l'instrument lui-même que de la façon dont on l'emploie.
Mettez, par exemple, un fusil entre les mains d'une personne novice et faites-la tirer sur une cible placée à deux cents mètres: il est probable qu'aucune balle n'atteindra le but.
Donnez le même fusil à une autre personne, et toutes les balles, ou presque toutes, porteront.
Parce que la première ne savait pas se servir de l'arme, et que l'autre le savait.
Il en est de même de l'autosuggestion : si elle est bien appliquée, elle donne de bons résultats; sinon, non.
En un mot, cette formule doit être répétée sur le ton lent et monotone employé pour réciter des litanies.
Par la répétition vous arrivez à faire pénétrer d'une façon mécanique dans votre Inconscient, par l'oreille, la phrase qui est une idée: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux».
Vous avez vu, par les explications que je vous ai données et les expériences que j'ai faites, que, quand nous nous mettons une idée dans l'esprit, cette idée devient une réalité pour nous; donc, si vous vous mettiez bien dans l'esprit (l'Inconscient) l'idée: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux», nécessairement tous les jours.
Si certaines personnes continuent néanmoins à faire un autre genre de suggestion, celle-ci par exemple: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de plus en plus mal, etc.» (il y a des personnes qui passent leur vie à se faire cette suggestion), nécessairement elles iront chaque jour de plus en plus mal, c'est fatal.
Pour terminer, je vais me permettre de donner un conseil aux parents qui désirent améliorer leurs enfants, c'est-à-dire à tous les parents, celui de leur faire de la suggestion pendant leur sommeil.
Tous les matins, au réveil, et tous les soirs, aussitôt au lit, fermer les yeux et, sans chercher à fixer son attention sur ce que l'on dit, prononcer avec les lèvres, assez haut pour entendre ses propres paroles et en comptant sur une ficelle munie de vingt noeuds, la phrase suivante: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux».
Faire cette autosuggestion d'une façon aussi simple, aussi enfantine, aussi machinale que possible, par conséquent sans le moindre effort.
Suivre toute sa vie cette méthode qui est aussi bien préventive que curative.
De plus chaque fois que, dans le courant de la journée ou de la nuit, l'on ressent une souffrance physique ou morale, s'affirmer immédiatement à soi-même qu'on n'y contribuera pas consciemment et qu'on va la faire disparaître, puis s'isoler autant que possible, fermer les yeux et, se passant la main sur le front, s'il s'agit de quelque chose de moral, ou sur la partie douloureuse, s'il s'agit de quelque chose de physique, répéter extrêmement vite, avec les lèvres, les mots : «Ça passe, ça passe etc., etc.» aussi longtemps que cela est nécessaire.
Dans ce cas, vous pouvez compter sur lui et il réparera dans votre organisme physique ou moral tout ce qu'il est possible de réparer, alors que vousmêmes ignorez la plupart du temps de quel organe ou de quels organes il s'agit.
Quand un chauffeur d'automobile a une panne, il examine les différents organes de sa machine, fait marcher de nouveau celui qui ne fonctionnait plus, et la voiture se remet en route sans que le propriétaire sache quelle pièce a été réparée.
Si, au contraire, nous disons au chauffeur de s'arranger de façon à remédier à la panne, celui-ci examinera soigneuse-ment la machine, réparera la ou les pièces défectueuses, et aussitôt la panne cessera.
Il faut donc toujours donner à l'Inconscient un ordre général et non pas un ordre particulier, de crainte de commettre une erreur.
Supposez, par exemple, que éprouvant des douleurs dans le ventre, vous alliez trouver le médecin et que celui-ci vous dise que vous avez des coliques hépatiques; si, tout en suivant ses conseils, vous pratiquez l'autosuggestion consciente, et que vous donniez à votre Inconscient l'ordre de veiller au fonctionnement de votre foie, il s'occupera de cet organe et le réparera s'il y a lieu et possibilité.
Mais s'il y a eu erreur de diagnostic et que les douleurs que vous éprouvez soient des coliques néphrétiques, autrement dit des coliques occasionnées par une affection des reins, votre Inconscient ne s'occupera pas d'eux, puisque vous ne l'en avez pas chargé.
Tout simplement par la répétition de la formule: «Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux», prononcée dans les conditions indiquées à la fin de ma conférence.
C'est parce que nous la faisons machinalement, sans aucun effort, sans chercher à nous concentrer.
Comment l'Inconscient procède-t-il pour exécuter la suggestion qu'il a reçue et acceptée?
Comme c'est lui qui préside au fonctionnement de notre être physique aussi bien qu'à celui de notre être moral, il fait en sorte que toutes les fonctions se régularisent progressivement et, dans ces conditions, les affections qui résultent du fonctionnement anormal de certains organes disparaissent peu à peu.
En même temps que ce processus s'accomplit, les rebords de la plaie se rapprochent peu à peu, de sorte qu'au bout d'un temps plus ou moins long, ils arrivent à se toucher, ne formant plus qu'un point ou une ligne; ce point ou cette ligne se cicatrise et, à ce moment, la plaie est guérie.
Quand il s'agit d'un fibrome, il fait en sorte que les artérioles qui le nourrissent se contractent à leur entrée dans ce parasite, comme si on les serrait avec un fil de soie, et celui-ci, privé de sa nourriture, meurt, se dessèche et finit par se résorber.
Lorsqu'il y a des coliques hépatiques, il s'arrange pour que le foie se mette à fabriquer une bile de plus en plus normale, c'est-à-dire que celle-ci perd son acidité pour devenir alcaline.
Quand elle est arrivée à cet état, elle maintient en solution la cholestérine qui, auparavant, se déposait sous forme de boue dans la vésicule biliaire; cette boue, en s'agglomérant, déterminait la formation de calculs qui, à leur tour, devenaient la cause des coliques, en s'introduisant dans le canal cholédoque.
Dans la descente de l'utérus et le rein flottant, il redonne aux ligaments qui soutiennent ces organes la force et l'élasticité primitives.
Au fur et à mesure que ce phénomène se produit, ceux-ci se raccourcissent et quand ils ont repris toute leur force et leur élasticité, ils sont revenus à leur longueur normale et les organes se trouvent ramenés à la place qu'ils doivent occuper.
Lorsqu'il y a hémorragie, il détermine naturellement la constriction des vaisseaux, que l'on provoque artificiellement par l'emploi des hémostatiques, et le sang peut quelquefois s'arrêter presque instantanément.
J'ai eu l'occasion de constater ce fait plusieurs fois.
Dans le diabète, il fait que les organes qui fabriquent une trop grande quantité de glucose en fabriquent de moins en moins, jusqu'au jour où ils n'en fabriquent plus que la quantité normale.
A ce moment, le diabète a disparu.
Les affections cutanées qui ne sont pas d'origine microbienne ou parasitaire sont toujours causées par un défaut de la nutrition; certains organes qui, à l'état normal, fabriquent une petite quantité de toxines qui s'éliminent au fur et à mesure qu'elles se produisent, se mettent à en fabriquer davantage; les toxines en excès, ne pouvant s'éliminer, se répandent dans la circulation et déterminent certaines affections de la peau.
La quantité de toxines fabriquées diminuant, les affections qu'elles déterminent diminuent dans la même proportion et quand le fonctionnement des organes est redevenu tout à fait normal, la cause du mal ayant disparu, celui-ci disparaît également.
Dans la dilatation de l'estomac, il amène la guérison par le processus qu'il emploie pour la guérison du rein flottant et de la descente de l'utérus.
En somme, l'Inconscient répare ce qui est réparable, et quelquefois, si la réparation de certaines lésions n'est pas possible, il détermine dans l'organisme une compensation telle que le malade, tout en conservant ses lésions, vit comme s'il n'en avait pas.
Le cas suivant en est un exemple remarquable.
Un jeune garçon de Nancy, âgé d'environ quatorze ans, m'avait été amené à sa sortie de l'hôpital.
Deux mois auparavant, il y était entré pour une endocardite aiguë que le médecin traitant avait considéré comme devant déterminer la mort, avis qui, du reste, avait été confirmé par le chef de service de l'Hôpital.
Heureusement, ce pronostic ne se réalisa pas et le jeune garçon quitta l'hôpital dans le même état qu'à son entrée.
Quand je le vis pour la première fois, j'eus pitié de lui; il entra dans mon bureau à pas lents, le haut du corps penché en avant et respirant d'une façon haletante, comme un chien en train d'exhaler son dernier souffle.
Certes, moi aussi, je le considérai comme perdu.
Néanmoins, je le ris assister à la séance et je remarquai qu'il était très suggestible.
Je lui dis de revenir le surlendemain.
A ma grande surprise, quand il se présenta de nouveau, je constatai chez lui un changement énorme.
Dans la pratique de l'autosuggestion consciente, la volonté doit intervenir, non pas comme un maître qui ordonne impérativement, mais comme un guide qui conduit l'Inconscient et le prie amicalement de faire telle ou telle chose.
De son côté, l'Inconscient accepte cette prière, cet ordre mitigé et trouve de lui-même les moyens de le remplir, dans le domaine de la possibilité.
Si, au contraire, on fait agir la volonté comme un maître despotique, l'Inconscient se regimbe.
L'homme est assimilable à un réservoir muni à la partie supérieure d'un robinet destiné à l'emplir et à la partie inférieure d'un autre robinet d'un diamètre un peu supérieur à celui du premier et destiné à le maintenir plein ou à le vider, selon qu'il est ouvert ou fermé.
Je n'impose rien à personne, j'aide simplement les gens à faire ce qu'ils désireraient faire, mais qu'ils se croient incapables de faire.
Lorsque vous vous faites consciemment de l'autosuggestion, faites-la tout naturellement, tout simplement, avec conviction et surtout sans aucun effort.
Si une seule occasion passe près de lui, cette occasion n'eût-elle qu'un cheveu, il la saisit par le seul cheveu qu'elle a.
De plus, il fait souvent naître, inconsciemment ou non, les événements propices.
entre des mains inexpérimentées ne donne que de piètres résultats, mais plus ces mêmes mains deviennent habiles, plus facilement elles placent les balles dans la cible.
L'autosuggestion consciente, faite avec confiance, avec foi, avec persévérance, se réalise mathématiquement dans le domaine des choses raisonnables.
Si certaines personnes n'obtiennent pas de résultats satisfaisants avec l'autosuggestion, c'est, ou bien qu'elles manquent de confiance, ou bien parce qu'elles font des efforts, ce qui est le cas le plus fréquent.
Pour se faire de la bonne suggestion, il est absolument nécessaire de ne faire aucun effort.
L'effort implique l'emploi de la volonté tandis que la volonté doit être nécessairement laissée de côté.
C'est exclusivement à l'imagination qu'il faut avoir recours.
Nombre de personnes qui se sont soignées en vain pendant toute leur vie s'imaginent qu'elles se trouveront immédiatement guéries par la suggestion.
C'est une erreur, il n'est pas raisonnable de penser ainsi.
Il ne faut demander à la suggestion que ce qu'elle doit produire normalement, c'est-à-dire une amélioration progressive, qui peu à peu se transforme en une guérison complète lorsque c'est possible.
Les procédés employés par les guérisseurs se ramènent tous à l'autosuggestion, c'est-à-dire que ces procédés, quels qu'ils soient: paroles, incantations, gestes, mise en scène, ont pour effet de provoquer chez les malades l'autosuggestion de guérison.
Toute maladie n'est pas simple, mais double...
(à moins qu'elle ne soit exclusivement morale).
En effet, sur toute maladie physique vient se greffer une maladie morale.
Dans beaucoup de cas, celle-ci peut disparaître instantanément, et si son coefficient est très élevé, 100, par exemple, celui de l'affection physique étant 1, il ne reste plus que cette dernière, c'est-à-dire un cent unième de l'affection totale: c'est ce qu'on appelle un miracle, et cependant cela n'a rien de miraculeux.
Contrairement à ce que l'on pense, les affections physiques sont généralement bien plus faciles à guérir que les maladies morales...
L'homme est ce qu'il pense.
La conviction est aussi nécessaire au suggestionneur qu'au suggestionné.
d'obtenir des résultats là où tous les moyens ont échoué.
Ce n'est pas la personne qui agit, c'est la «méthode».
Nous pouvons nous donner à nous-mêmes des suggestions plus fortes que qui que ce soit.
Contrairement à l'opinion généralement admise, la suggestion ou l'autosuggestion peut amener la guérison des lésions organiques.
Les conseils à suivre pour déterminer de bonnes auto-suggestions chez les malades sont courts mais suffisants quand ils sont bien suivis: Etre sûr de soi et le montrer par le ton de sa voix, être très simple dans ses manières et dans la façon de s'exprimer, être cependant très affirmatif et sembler commander au malade.
Ma suggestion générale, dite d'une voix monotone, détermine chez les malades une légère somnolence qui permet à mes paroles de mieux pénétrer dans leur inconscient.
Faites que vos paroles encouragent chez le malade un sentiment de rapport amical et de confiance entière; il vous donnera toute l'attention dont vous aurez besoin.
Après que vous aurez fait naître en lui une condition mentale telle qu'il se sente satisfait et en bonnes dispositions, et que vous lui aurez montré que vous êtes son ami, vous réussirez facilement.
Quelle que soit la personne que vous ayez entre les mains, vous devez en faire quelque chose et avoir la conviction absolue que vous en ferez quelque chose.
Lorsqu'on vous jettera un regard froid ou mécontent, ou que vous ne vous sentirez pas sympathique, cela ne vous troublera pas, ne vous enlèvera pas vos moyens habituels: cela les doublera, au contraire, les triplera, vous exaltera, et vous vous direz: «Cette personne à qui je ne suis pas sympathique va être attirée par moi, je lui deviendrai sympathique», et, d'autre part, toute manifestation hostile glissera sur vous et vous sera indifférente.
Ayant devant les yeux de leur imagination la couronne qui les attendait au ciel, ils éprouvaient à l'avance les joies célestes qui allaient être leur lot et ils ne sentaient rien.
Mettez-vous dans l'esprit que vous devez obtenir tel résultat, vous trouverez les moyens nécessaires pour y arriver et sans chercher, ce qu'il y a de plus curieux.
la lui fait ouvrir instantanément en mettant en elle la pensée: je peux.
Le sujet veut faire telle chose, mais s'imaginant qu'il n'en est pas capable, il fait exactement le contraire de ce qu'il veut.