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Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"
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Concepts:
facultés supra-normales, courants,
imagination, conscience, sensations, perceptions, phénomènes, psychiques,
contraire, seulement, scène, ondes, associations, manière, développement.
Énoncés:
La méthode décrite dans ces pages n'est pas,
comme certains critiques de la première édition l'ont prétendu, le produit de
conceptions théoriques plus ou moins réalisables destinées à provoquer la
clairvoyance chez les lecteurs soucieux de l'expérimenter.
Elle est, au
contraire, essentiellement positive, puisqu'elle est la conclusion de quelques
milliers d'expériences entreprises durant une vingtaine d'années sur un nombre
considérable de sujets de toute sorte.
Les moyens indiqués sont la
conséquence de multiples observations, et ceux qui les ont appliqués ont obtenu
des résultats remarquablement concordants avec les miens.
D'autres
personnes ont regretté que la méthode nécessite un instructeur et ne donne pas
les moyens de développer la clairvoyance par soi-même.
Certaines faces
orientales, il est vrai, obtiennent la vision subjective par un entraînement
personnel, mais cela résulte d'une faculté innée, plutôt rare dans les races
occidentales.
occasionner une fatigue ou un état pénible, et de provoquer
chez le sujet des états d'équilibre et de calme de plus en plus
complets.
Non seulement le développement normal ne provoque aucun
trouble, mais au contraire, il perfectionne l'état physique et moral du sujet et
assure même sa guérison ou l'atténuation de son mal lorsqu'il est
souffrant.
Enfin cette méthode ne doit nullement ses succès à mon action
personnelle, comme on l'a également prétendu.
Elle dépend évidemment des
aptitudes du sujet, mais elle est efficace avec tout instructeur, pourvu qu'il
en applique soigneusement les règles.
Elle est comparable à une méthode
de dessin ou de musique, dont l'application dépend de l'élève et du professeur,
mais qui donne toujours des résultats.
Elle s'exerce mal avec les
personnes frustes, mal cultivées ou versatiles.
Par contre, elle produit
des effets remarquables avec les personnes évoluées, surtout avec celles qui
savent garder une sérénité constante ou qui possèdent un désir sincère
d'élévation morale ; en définitive, elle apporte à tous, avec plus ou moins de
puissance, des états subjectifs nouveaux et supérieurs, car elle est une
véritable culture psychomentale.
La connaissance du monde extérieur nous
est donnée par nos sens, mais ceux-ci sont extrêmement bornés.
Nous ne
pouvons entendre ou voir une personne qu'à la condition d'être à proximité
d'elle, et nous ne pouvons échanger nos idées avec elle que par l'intermédiaire
de mots qui varient d'un peuple à l'autre et qui, le plus souvent, trahissent,
volontairement ou non, notre pensée.
Cependant la science a pu, dans une
certaine mesure, étendre nos sens : le microscope et le télescope ont agrandi le
champ de notre vision dans l'infiniment petit comme dans l'infiniment grand ; le
téléphone a supprimé pour l'audition la nécessité de la courte distance et la
télévision transmet les images à distance.
En outre la science nous a
laissé entrevoir l'existence d'innombrables modes vibratoires, dont une
infinitésimale partie seulement est perceptible.
En effet, notre oreille
n'enregistre que les vibrations de 32 à 33 000, notre oeil ne perçoit que celles
comprises entre les 450 trillions de la lumière rouge et les 750 trillions de la
lumière violette ; de sorte qu'en intercalant même les vibrations de
l'électricité et de la chaleur, on se trouve encore en présence de lacunes qui
défient l'imagination.
ne sont-elles que la conséquence d'un néant, d'une
discontinuité absolue dans la succession vibratoire?
Cette dernière
hypothèse n'est compatible, ni avec les lois de la nature, qui ne procède que
par transitions, ni avec les acquisitions de la science qui nous découvre
l'existence de vibrations nouvelles, à mesure qu'elle progresse, et il nous faut
conclure que, selon toute probabilité, il existe d'innombrables centres
vibratoires qui échappent à notre conscience, et dont la perception nous
donnerait la connaissance de mondes insoupçonnables.
Faut-il admettre que
nous ne connaîtrons ces mondes inconnus que par les lents progrès de la
science?
Ne pouvonsnous suffisamment affiner nos perceptions actuelles
pour étendre nos investigations?
Ne pouvons-nous acquérir des sens
nouveaux et accroître indéfiniment le champ de notre conscience?
Cette
question se résout immédiatement par l'affirmative, si l'on admet l'existence
des phénomènes supranormaux qu'on trouve relatés dans les écrits anciens et chez
certains auteurs modernes : comme la double vue, la télépathie, le sommeil
somnambulique.
L'étude des questions psychiques commence à peine ;
jusqu'à ce jour leur solution nous a été donnée par les religions, les
philosophies, les doctrines diverses et chacun de nous s'est rallié au système
le plus conforme à son tempérament.
Si donc on veut s'éclairer sur la
valeur de ces phénomènes, il faut écarter toute forme religieuse ou
philosophique et les examiner d'une manière positive, c'est-à-dire les étudier
par les méthodes scientifiques.
Mais ces méthodes ne consistent nullement
à se perdre en discussions plus ou moins logiques ; procéder ainsi n'est pas
faire oeuvre de science, mais oeuvre littéraire ou philosophique.
Pour
remplir ces diverses conditions, il faut entreprendre l'étude des phénomènes
psychiques par le commencement, c'est-à-dire par la sensation élémentaire, telle
que celle qui résulte d'une faible lumière ou d'un son à peine
perceptible.
Il m'a suffi effectivement de m'appuyer sur quelques-uns de
ses principes pour établir une méthode susceptible de faire apparaître chez
toute personne, même d'évolution moyenne, le sens de la double vue, la vision du
passé et la prémonition, la perception de sensations nouvelles et la
connaissance progressive des mondes invisibles ; toutes ces facultés étant
obtenues, sans action magnétique ni fluidique, sans disparition de la conscience
normale et dans un temps très rapide, puisque leurs premières manifestations
apparaissent en moins d'une demi-heure et sont suivies d'un progrès
continu.
C'est dire, en d'autres termes, que toute vision interne est
accompagnée d'une émission d'énergie et se traduit finalement, par un mode
vibratoire c'est-à-dire par une propagation indéfinie.
Les travaux qui
viennent d'être énumérés, conduisent à la même conclusion, à savoir que toute
image perçue est finalement projetée hors de nous, ou, ce qui revient au même,
provoque un courant qui la transmet dans un sens indéfini.
Le savant
remarque l'existence d'ondes de propagation aussitôt après la formation de
l'image ; le sensitif perçoit l'émission d'un amas de substance lumineuse ou
l'apparition d'un courant fluidique ; l'observateur constate que, dans certaines
circonstances, il s'établit une corrélation entre le créateur d'une forme pensée
et une personne étrangère plus ou moins lointaine.
On en déduit cette
conclusion remarquable que les images étant causes ou effets de courants,
permettent par leur combinaison convenablement faite, de manier ces courants et
de provoquer des phénomènes psychiques anormaux.
En réalité, le cerveau
fonctionne comme un appareil de télégraphie sans fil, tantôt comme émetteur,
tantôt comme récepteur.
Ce point de vue est contraire à l'opinion des
anciens psychologues, comme Taine, par exemple, qui, dans son ouvrage sur
l'Intelligence, professe que les images spontanées ne peuvent provenir que de la
mémoire, c'est-à-dire des matériaux accumulés pendant le cours de
l'existence.
formées la plupart du temps, il est vrai, avec nos
souvenirs, mais elles peuvent aussi bien résulter d'impressions provoquées par
le dehors et provenant de causes visibles ou non, connues ou inconnues, opérant
dans des conditions plus ou moins occultes.
En termes d'électricité, nous
dirons que le cerveau fonctionne, généralement, en circuit fermé, mais peut
encore fonctionner en circuit ouvert.
Ce point est très important, car il
fait comprendre la possibilité des facultés supra-normales.
En résumé,
nous savons que certains excitants ou modes d'énergie, comme la lumière, le son,
les odeurs, agissant dans des conditions convenables d'intensité et de
contraste, provoquent sur nous-même un état de conscience appelé
sensation.
Cette sensation, une fois perçue, ne s'efface jamais
entièrement, elle peut reparaître, dans certains cas, sans que l'excitant
intervienne, mais alors elle renaît affaiblie ; c'est le phénomène du
souvenir.
De même, un objet, un être, une scène déterminent un agglomérat
de sensations, soumis au même processus de renaissance ; la réapparition de
l'agglomérat constitue précisément une image.
La totalité de nos
sensations se fixe donc en nous-même et constitue ainsi une sorte de magasin,
qu'on appelle le subconscient.
Mais comme nos impressions sont, dans une
certaine mesure, communes à d'autres personnes, il en résulte que le
subconscient renferme, parmi nos souvenirs, des images qui se retrouvent dans le
subconscient d'une autre individualité.
Par affinité, ces images
s'associent entre elles et constituent des fils conducteurs qui permettent,
occasionnellement, de puiser dans le subconscient d'autrui.
ces magasins
d'images ne sont pas hermétiquement clos, et que si nous accédons plus
facilement dans celui qui nous est propre, nous pouvons néanmoins, dans certains
cas, ouvrir la porte de communication et pénétrer dans celui du voisin, puis,
gagnant de proche en proche, parvenir à visiter tel subconscient qui nous
attire.
Puisque le cerveau fonctionne comme émetteur et comme récepteur
d'ondes, il y a lieu de distinguer deux catégories d'images : les images émises
et les images reçues.
L'imagination étant le phénomène psychique
déterminé par la combinaison des images, il y a, par conséquent, deux sortes
d'imagination : l'imagination active et l'imagination
passive.
L'imagination active est la faculté de faire apparaître par la
volonté les représentations internes, de les associer suivant une finalité ;
c'est par elle que le littérateur construit ses romans, l'artiste établit sa
composition musicale ou son sujet de peinture, le savant prépare ses travaux de
laboratoire et combine ses opérations mathématiques.
Elle est la source
de la compréhension des phénomènes, de la création, de l'évolution du Moi ; elle
est la base du jugement, de la formation des idées et d'un grand nombre de
phénomènes mentaux.
L'imagination active embrasse tout un
monde.
Si nous connaissions ses lois, et si nous savions les appliquer,
nous pourrions guérir nos maladies sans médecin et sans médicament, transformer
notre être et réaliser des miracles.
C'est elle qui, par l'utilisation de
quelques-uns de ses éléments, va nous donner les moyens de faire apparaître les
facultés supra-normales.
Les images se réveillent ainsi les unes les
autres, de proche en proche, se groupent, en raison de leurs intensités et de
leurs affinités et constituent des scènes plus ou moins cohérentes qui
embrassent tout le champ de la conscience, si aucun phénomène objectif
n'intervient.
Une autre cause de l'apparition spontanée des images est
fournie par la télépathie.
Il suffit de mettre le calme dans les pensées
et d'empêcher le jeu de l'imagination active, de manière à pouvoir isoler une
image ; de renforcer ensuite l'intensité de cette image pour la chasser du
subconscient ; puis de l'orienter en créant les associations
convenables.
Ces associations engendrent des courants qui entraînent la
conscience dans un domaine nouveau, dont la nature dépend de l'orientation
première de l'image.
Autant donc de modes possibles d'orientation, autant
de genres de perceptions et, par conséquent, de facultés nouvelles.
Il
suffit évidemment de ranger les objets du grenier pour restituer à la lumière
son passage, d'arrêter les véhicules du garage momentanément, sauf un, pour
laisser le dernier sortir.
Trois cas peuvent se présenter : ou bien il ne
se produit aucune impression, ou bien il survient une réminiscence, ou bien il
surgit une image inconnue.
est en mesure de projeter hors d'elle-même,
directement, le flocon fluidique qui constitue l'image, de se dégager de
l'influence de son subconscient et d'être sensible à des vibrations émanées de
sources extérieures.
On obtient ce dégagement définitif par concentration
sur la dernière image provoquée ; à cet effet, on questionne le sujet, en tous
détails, sur les caractéristiques de ce qu'il a vu ou entendu ; autrement dit,
s'il s'agit d'une perception visuelle, on lui demande de décrire la forme des
objets représentés, leur couleur, leur situation respective, leur ambiance, le
sens de la scène ; bref on lui fait examiner toutes les nuances, comme si on
voulait se rendre compte aussi exactement que possible de la
perception.
En réalité, ce procédé l'oblige à nourrir l'image de son
propre fluide, ou, si l'on préfère, intensifier sa vibration.
L'image
envahit alors le champ de la conscience, s'éloigne du subconscient, poussée en
quelque sorte par les questions de l'opérateur, et réveille sur son passage des
vibrations nouvelles qu'elle transmet à la conscience et qui se traduisent sous
forme de sensations ou de scènes inconnues.
Toutefois, cette
concentration n'est possible que si l'image se maintient dans le champ de la
conscience.
Or, au début et chez certaines personnes, elle surgit comme
un éclair et disparaît en ne laissant qu'un souvenir fugitif.
On apprend
au sujet à la fixer par le même procédé que pour la concentration, c'est-à-dire
qu'on l'invite à se rappeler l'image, puis on demande de la préciser, et au
besoin de compléter d'elle-même les détails manquants, en notant l'impression
rapide qui la traverse à chaque question.
Par exemple, si l'image a été
celle d'une voiture dont elle ne distinguait pas l'attelage, on lui dit :
avezvous la sensation qu'elle comporte un ou deux chevaux?
Quelle est
leur couleur à votre idée?
qu'on sent l'effort, et, au bout d'un temps
très court, on obtient le degré de fixité qu'on désire ; le cas contraire
prouverait que le sujet est en proie à des préoccupations qu'il faudrait
chasser.
Le monde qui entoure le subconscient étant illimité, l'image
projetée par concentration voguerait au hasard, si on ne prenait soin de
l'orienter ; or, c'est précisément la nature de cette orientation qui, comme
nous l'avons déjà dit, va déterminer telle ou telle faculté
supra-normale.
Le processus qui vient d'être indiqué constitue la
première phase du développement ; celui de l'orientation forme la seconde
phase.
La première est commune à toutes les facultés, nous n'aurons plus
à y revenir.
La seconde varie, au contraire, avec chacune d'elles et nous
allons l'indiquer pour chaque cas.
Prenons pour commencer, la plus simple
des facultés supra-normales, à savoir la voyance directe ou double
vue.
On sait qu'elle consiste dans la vision en pleine conscience d'un
lieu ou d'une scène éloignée que le sujet ne connaît pas, ou encore dans une
lecture de pensée, ou dans la perception du caractère et des intentions d'une
personne inconnue et hors du champ visuel ou auditif.
Par exemple, dans
un cas observé, un jeune homme habitant la France prend une lettre de sa soeur
qui demeure en Russie, et au contact de l'enveloppe décrit l'appartement occupé
par cette dernière et qu'il n'a jamais vu.
Sa mère qui est présente, et
qui connaît la demeure, trouve la description exacte, exception faite pour une
tapisserie, mais la lettre suivante de la soeur annonce un changement dans la
tapisserie qui confirme la vision du jeune homme.
exemple : je demande à
un sujet de me décrire le physique et le caractère de personnes qui doivent
m'être présentées et que ni lui ni moi ne connaissons.
Il m'en donne une
description que la vue ultérieure des personnes confirme pleinement.
Pour
faire naître la faculté de la double vue, il suffit, en principe, d'établir une
association entre l'image, point de départ, et le lieu ou la personne qu'on
désire faire voir.
Comme le sujet n'est plus dans son subconscient, en
vertu des opérations préliminaires, la pensée de ma propre image le conduit à
percevoir, non les associations qui sont dans son souvenir, mais celles qui me
sont personnelles, et entre autres celles de X. que je lui ai
suggérées.
Il entre ainsi dans mon ambiance, passe ensuite dans celle de
X., de là dans celle de la maison et finalement prend notion du local qui lui
est indiqué ; les détails du bureau surgissent alors spontanément et il n'a que
l'embarras du choix pour les décrire.
mot château, par exemple, fait
surgir l'image d'un château existant réellement en France ou ailleurs, que le
hasard des courants a relié au cerveau du sujet, et on vérifie par la suite que
l'image est conforme à la réalité, ou que la scène s'accomplissait effectivement
au moment de la vision.
Lorsque, au contraire, la personne est difficile
à entraîner, on opère sur un champ plus restreint que celui que j'ai indiqué
d'abord ; on multiplie les transitions et les associations de
détail.
Dans ce dernier cas, imprégné des idées courantes sur le
psychisme, idées plus ou moins justes, il commente ses impressions, les critique
et veut les expliquer par les hypothèses qu'il connaît.
On remédie à
cette difficulté en arrêtant l'expérience et en insistant auprès de la personne
pour qu'elle reste aussi passive que possible, et comme elle doute le plus
souvent de la réalité de ses impressions subjectives, on s'efforce de lui faire
bien comprendre que le point de départ à l'entraînement aux facultés
supra-normales étant obligatoirement pris sur ellemême, les premiers phénomènes
supra-normaux sont imprégnés de souvenirs et mêlés aux phénomènes normaux de
l'imagination.
On le ramène à l'état neutre par des contre-images, mais
le mieux est de veiller sur soi-même et d'éviter toute distraction, car une
continuité suffisante ne laisse pas de place aux
préoccupations.
Envisageons maintenant le développement d'une autre
faculté supra-normale, celle de la vision rétrospective ou
prémonitoire.
Dans ce cas, le sujet décrit des événements qui se sont
accomplis dans un passé lointain ou dépeint des scènes qui se réaliseront dans
le futur.
En voici un exemple : je demande à une des voyantes qui
travaillent avec moi d'envisager dans le passé et l'avenir les moyens de
communication auditive à distance, qui se traduisent actuellement par le
téléphone.
Pour le passé, elle a la vision lointaine des nègres
s'orientant d'abord d'après le soleil, puis se couchant sur le sol et entendant
des sons transmis par les courants magnétiques de la terre ; elle ajoute que
c'est ainsi que certains peuples sauvages actuels ont pu communiquer des
messages à grande distance avec une rapidité demeurée inconcevable pour les
Européens.
grand comme une montre, fonctionnant au moyen d'ondes
analogues aux ondes hertziennes et leur permettant de causer avec leurs amis,
même en se promenant dans la rue.
Il leur suffit d'amener une aiguille
sur le chiffre correspondant à l'ami, et d'attendre en conservant l'appareil
dans la main.
L'ami entend le bruit d'un clapet produit par son appareil
similaire, saisit celui-ci et les vibrations se transmettant par les courants
nerveux du bras, tous deux peuvent causer, comme s'ils marchaient côte à côte,
sans avoir besoin de porter l'instrument près de l'oreille ou de la
bouche.
La voyante annonce d'ailleurs qu'une série d'appareils moins
parfaits sera inventée au préalable.
Je lui demande ensuite de se
reporter, non dans quelques siècles, mais dans quelques milliers
d'années.
L'appareil qu'elle vient de décrire lui apparaît alors comme
très grossier et abandonné depuis longtemps ; les hommes n'ont plus besoin
d'instruments pour converser au loin ; leur équilibre psychique est devenu tel
qu'ils peuvent échanger leurs pensées à distance par la simple volonté ; ils
réalisent tous normalement la faculté de la clairvoyance et de la
clairaudience.
Toutes ces descriptions ne sont évidemment pas
contrôlables en raison de l'intervalle de temps envisagé, mais la voyante
dépeint aussi bien des événements rapprochés dont on peut vérifier la
réalisation.
coup, forcerait les Allemands à la retraite, à l'époque des
premières flambées.
Les visions du passé et celles de l'avenir sont-elles
différentes?
Il y a cependant une différence essentielle entre les
visions du passé et celles de l'avenir.
Les premières sont les plus
faciles à obtenir, parce qu'elles concernent des événements réalisés, dont les
images composantes sont, par conséquent, associées définitivement.
Les
secondes exigent un effort de combinaison et n'apparaissent que comme des
possibilités ou des tendances ; elles ne diffèrent pas des autres images par la
netteté visuelle, qui ne dépend que du rétrécissement plus ou moins grand de la
conscience, mais par la manière dont se fait la résultante des courants, qui par
leur convergence provoquent l'apparition de la scène à venir.
Le sujet
perçoit, en effet, dans l'ambiance de toute personne un amas d'images
flottantes, qui impliquent différentes possibilités d'événements futurs selon
leur situation respective et dont les combinaisons finales dépendent
d'influences multiples.
C'est pourquoi le sujet, dans la prémonition, est
obligé d'établir une sorte de jugement instantané pour fixer l'association
probable des éléments qui rentrent dans la question posée ; il opère comme pour
les jugements ordinaires, avec cette différence qu'il possède des moyens
d'appréciation plus subtils et plus profonds que ceux dont nous disposons dans
la vie courante.
qui vont le réaliser, ou lorsqu'il est une forme pensée
émanée de centres de conscience qui ont déjà fait le travail de combinaison, ou
enfin lorsqu'il a un caractère de fatalité.
Mais, en général, les
voyantes ne considèrent jamais l'avenir comme rigoureusement déterminé ; c'est
pourquoi les prémonitions comportent souvent des erreurs et doivent toujours
être envisagées comme de simples probabilités.
Ainsi les pronostics qui
m'ont été faits sur la guerre ne se sont pas tous réalisés ; par exemple,
plusieurs voyantes n'ont pas eu conscience de la révolution russe et voyaient la
fin de la guerre déterminée par les armées russes ; leurs combinaisons s'étaient
faites avec des éléments incomplets.
Le développement de la vision
rétrospective ou prémonitoire commence, comme nous l'avons expliqué, par
l'évocation d'images concrètes et par leur concentration successive, de manière
à dégager le sujet de son subconscient.
Lorsque cette phrase de début est
terminée, au lieu de faire dériver l'image dans une direction déterminée par une
série d'associations suivant le procédé indiqué pour la double vue, on la
maintient, au contraire, dans le champ de la conscience ; puis on invite le
sujet à l'envisager avec un effort de mémoire, comme on fait dans la pratique du
souvenir ; ou encore à la considérer avec un effet de recul.
On fait
ainsi surgir, non plus les associations du présent, comme dans le cas de la
double vue, mais celles du passé.
maintenue sur l'image fixe celle-ci
comme pivot, et la pensée du souvenir réveille toutes les associations
antérieures.
Cellesci se présentent dans leur ordre successif, mais la
successivité est une opération du temps, il y a un effet de perspective
temporale et, par conséquent, vision du passé ; l'époque se trouve déterminée
par la façon dont on fixe le point de vue.
On facilite le travail mental
du sujet en commençant par l'image d'un objet familier sur lequel on pose une
série de questions, jusqu'à ce que le sujet arrive à la limite de ses souvenirs
; à partir de ce moment, on le pousse encore, et d'une manière analogue, mais en
lui demandant d'être aussi passif que possible et de saisir au passage toutes
les impressions, si fugitives qu'elles soient, que suscitent les
demandes.
La vision du futur s'obtient de même, avec cette différence
qu'on invite le sujet à regarder l'objet, non plus avec un effet de recul, mais
avec la pensée d'une avance dans le temps.
On remédie à cet inconvénient
en apprenant au sujet à «monter ou descendre», de manière à pouvoir le ramener
dans un plan déterminé.
On obtient l'état psychique de montée par la
représentation imaginative d'une ascension réelle.
volant, puis on incite
le sujet à se placer en imagination sur l'un de ces objets et à s'élancer par ce
moyen dans l'espace.
La représentation de la montée détermine un
sentiment intérieur d'élévation véritable qui se caractérise par un changement
complet dans la nature des visions.
Si le sujet est déjà entraîné au
développement d'une des facultés supra-normales, on lui demande simplement de se
concentrer, puis de s'alléger, auquel cas il a le même sentiment d'ascension et
de transformation de sensation, avec cette différence que l'opération est
beaucoup plus rapide.
L'état psychique de descente s'obtient de
même.
Le double jeu de la descente et de la montée permet de ramener un
sujet dans le plan qu'il a quitté incidemment, mais comme l'opération est
difficile, à cause des oscillations, et nécessite beaucoup d'expérience et
d'habileté, il est préférable d'éviter la fugue du sujet hors de son plan
d'études.
On y parvient en l'observant attentivement, ou, autrement dit,
en restant en pensée avec lui.
Comme toute pensée provoque l'émission
d'un amas fluidique, en opérant de cette manière, on détermine un courant sur
lequel le sujet prend appui pour observer ses images et les
retenir.
L'expérimentateur constate, en effet, que toute distraction de
sa part est accompagnée d'un fléchissement dans la vision, ou d'une variation
anormale dans la contexture des images, et en général, d'une descente dans un
plan inférieur.
De plus, il facilite l'exercice de la double vue et de la
vision dans le temps.
Dans la double vue obtenue par opération directe,
c'est-à-dire par le procédé que nous avons indiqué, l'abondance des
associations, qui se font autour d'une image, peut entraîner des confusions dans
les courants engendrés par les images en affinité et, par là, égarer le
sujet.
Aussi est-il préférable de faire monter au préalable le sujet dans
un plan harmonieux, au lieu de le diriger dans le plan inférieur des visions
matérielles.
Dès que cette opération est réalisée, on attend qu'il s'y
soit stabilisé, puis on lui indique le lieu ou la personne qu'on désire lui
faire étudier.
Chaque image ayant sa correspondance dans tous les plans,
celles qui sont corrélatives au lieu ou à la personne ont leur représentation
dans le plan supérieur où le sujet s'est situé, mais avec une sorte de
transposition d'ordre esthétique ou métaphysique.
L'exploration de
l'invisible nous montre l'existence de mondes en nombre indéfini, peuplés d'une
innombrable variété d'êtres, ou centres énergétiques conscients.
Le
contrôle direct des descriptions faites par les sujets, facile dans le cas de
double vue, n'est pas toujours possible par les visions rétrospectives ou
prémonitoires, et devient inexécutable dans l'exploration du monde
invisible.
On peut alors se demander ce que valent les descriptions de la
voyante et, en supposant même qu'elles comportent une part de vérité, comment on
peut distinguer le vrai du faux et reconnaître le rôle de son imagination
propre, c'est-à-dire de l'emploi qu'elle peut faire de son
subconscient.
Mais là encore il y a matière à observation, car on se
trouve dans des conditions qui permettent de guider le rêve, par conséquent de
l'expérimenter et de déterminer ses lois, ce qui n'a pu être entrepris que très
difficilement jusqu'ici.
Il y a donc toujours intérêt à étudier le monde
des images inconnues qui surgissent dans la voyance, non seulement parce qu'il
peut en résulter la connaissance de lois nouvelles, mais encore parce que le
sujet perçoit des impressions étranges et éprouve des émotions parfois très
belles et très puissantes qui valent la peine de leur recherche.
En
second lieu, nous orienterons plusieurs voyantes sur le même genre d'images,
étant entendu que chacune d'elles ignorera ce que les autres ont pu
dire.
En troisième lieu, nous changerons les opérateurs pour éviter toute
lecture de pensée.
Nous avons dit qu'une image reparaît dans les plans
successifs avec une sorte de transposition qui la fait passer progressivement
d'une représentation objective à une idée métaphysique.
Par exemple, un
fauteuil sert au repos et en évoque la notion ; inversement la pensée d'un repos
confortable concrétisé suggère l'image d'un fauteuil ; selon le plan envisagé,
il y aura l'idée de repos ou la forme matérielle de ce repos.
Ces
ouvrages, reposant sur des conceptions trop subtiles ou trop profondes pour être
accessibles à la masse, expriment ces conceptions sous une forme concrète,
corrélative d'une série d'idées abstraites.
faculté tout simplement en
invitant le sujet à se représenter l'image symbolique, puis à descendre
progressivement : il perçoit alors le sens du symbole par dégradations
successives.
Inversement, en faisant monter le sujet, on obtient des
réponses sous forme imagée : certains d'entre eux possèdent cette faculté à un
degré tel qu'ils ne donnent leurs réponses qu'en mode symbolique.
A ce
moment, on lui dit de se sentir dans son fauteuil avec l'impression de position
confortable qu'elle avait au début, puis on lui fait la série des
recommandations suivantes qui ont pour but de régulariser les fluides et les
courants nerveux.
Penser mentalement que la séance est terminée, en
évoquant en bloc les sensations et visions agréables éprouvées, avec l'idée que
l'effet bienfaisant demeurera en soi.
Respirer profondément et largement
avec le sentiment que la vie physique reprend avec force et rythme.
Créer
de soi-même une image pleine de santé et imprégnée des courants de force
bienfaisante qui ont été traversés.
Rentrer par la pensée cette image en
soi-même, comme si elle constituait un noyau de santé et replier sur elle ses
propres ondes.
Penser que la portion cérébrale située contre le front et
près des deux yeux se met au repos.
Imaginer qu'on possède quatre corps
fluidiques, l'un blanc, le second électrique, le troisième bleu, le quatrième
formé de cercles concentriques de toutes couleurs ; se représenter ces quatre
corps rentrant successivement en soimême et se superposant de manière à se
confondre, le quatrième se repliant et reliant les autres par ses
cercles.
Rétablir les courants inférieurs en les faisant circuler en
forme de deux huit croisés, comme un trèfle à quatre feuilles et dans l'ordre :
bras gauche, jambe droite, bras droit, jambe gauche, en envisageant
successivement : le courant nerveux, le courant sanguin, le courant
lymphatique.
Se représenter soi-même exécutant différents mouvements de
gymnastique.
Rétablir la vue physique en cherchant à voir derrière les
paupières fermées.
Rouvrir les yeux derrière la main, qui continue à
masquer ou plutôt à tamiser la lumière.
Retirer enfin cette main qui a dû
rester sur les yeux pendant toute la séance et qui ne doit être retirée qu'en
dernier lieu, sous peine de maux de tête.
Ce travail de rentrée des
fluides nerveux doit être fait avec le plus grand soin et durer une dizaine de
minutes.
Il peut être insuffisant pour un sujet très sensible, ou avoir
été inefficace ; en ce cas il faut reprendre le travail de représentation plus
soigneusement et avec plus de détail.
On recommence alors en procédant
suivant les indications suivantes en faisant durer l'opération vingt
minutes.
2e Phase : La rentrée des antennes d'émission successivement aux
douze centres suivants : le coronal (dessus de la tête), le frontal ; la gorge,
le coeur ; le nombril ; la rate ; les parties génitales ; le coccyx, les reins ;
le poumon gauche, le poumon droit ; l'occiput.
3e Phase : Eteindre les
vibrations en soi en évoquant un sentiment de détente et de repos ; se
représenter successivement sept ondes sphériques blanches de plus en plus
subtiles enveloppant le corps s'en rapprochant en diminuant, de manière à être
finalement résorbées par le plexus solaire.
La ramener rapidement au
plexus pour la conduire à la jambe gauche jusqu'au pied, puis de là au cou, à la
tête, en lui faisant soigneusement irriguer le cervelet et le cerveau, la
conduire à la jambe droite, puis au bras gauche, toujours jusqu'aux extrémités,
la ramener au plexus solaire avec le sentiment qu'on l'y enferme
étroitement.
La boule est rouge purificatrice, tonifiante et commence par
la gauche, comme celle du coeur.
Nota : Si l'on a été en contact avec des
fluides impurs ou des personnes malades ou malsaines, soufflez intérieurement
très fortement.
Si un organe est malade, y arrêter chaque boule un
instant par la pensée, pour y imprimer l'action des fluides.
Ces
précautions de retour à la vie objective peuvent être succinctes au début, mais
deviennent indispensables lorsque la voyante commence à se développer, et
surtout lorsqu'elle a tendance à s'extérioriser fortement ; dans ce dernier cas,
elle étend sa sensibilité jusqu'à un ou deux mètres autour d'elle.
Cette
extension serait préjudiciable à sa santé, si elle se maintenait après la
séance.
Aussi est-il nécessaire de s'assurer qu'elle a véritablement
réintégré ses fluides, ce qui s'obtient en approchant doucement la paume de la
main relevée verticalement jusqu'à un ou deux centimètres du
corps.
picotements, tandis que le sujet éprouve un agacement qui devient
désagréable si on s'approche trop vite, ou si on dirige la main en pointe vers
elle.
Non seulement il ne lui est plus nécessaire de placer la main
devant ses yeux, mais il devient apte à faire la voyance, seul, les yeux
ouverts, et même dans la foule, tout en opérant avec rapidité.
Ces
théories renferment une part de vérité, mais elles sont trop exclusives ; il est
manifeste pour l'expérimentateur que leurs auteurs n'ont pas manié de cerveaux
et ne sont que des spéculateurs en chambre, car la réalité est extrêmement
complexe et ne saurait s'expliquer uniquement avec quelques hypothèses
simplistes.
si on était hors de soi-même et contre elle, alors la pensée
arrive jusqu'à elle, produit un contact fluidique et provoque une impression
vague de présence.
En résumé, la transmission de pensée ne se produit
qu'avec une extériorisation convenable de cette pensée, mais comme ce phénomène
est toujours possible, il y a lieu de craindre qu'il n'intervienne dans
l'exercice de la voyance avec un effet fâcheux.
On rencontre encore dans
le développement des facultés supra-normales une difficulté inattendue et
souvent peu aisée à vaincre.
Elle se produit lorsqu'on opère non plus
avec un sujet neuf, mais avec une personne qui a déjà pratiqué la
voyance.
Comme il n'existe pas de procédé scientifique d'entraînement,
cette pratique se fait presque toujours dans des conditions défectueuses, à la
façon d'un élève qui apprendrait la musique sans professeur et sans
méthode.
Le cerveau se fausse, la personne oriente ses visions au hasard
et sa faculté devient inégale et chaotique.
C'est une des raisons pour
lesquelles les professionnels de la voyance manifestent un mélange de vérités et
d'erreurs et dépassent difficilement les plans inférieurs.
Ce psychisme
imparfait se constate non seulement chez les personnes qui ont travaillé la
voyance volontairement, mais encore chez celles qui la pratiquent
inconsciemment.
Car les artistes, la plupart des femmes, ainsi que ceux
qui se laissent profondément absorber par leur imagination, développent, sans le
savoir et avec confusion, l'aptitude aux perceptions du
superconscient.
des opérations de la pensée, des fugues dans le
superconscient.
Il en résulte à certains moments des intuitions
remarquables, voire même pour certains cerveaux des éclairs de génie, mais le
plus souvent des impressions incohérentes et plus ou moins
trompeuses.
Telle lubie féminine, telle phobie incompréhensible prennent
leur source dans des concentrations intérieures mal conduites.
Il en est
de même de certains maux physiques inconnus de la médecine actuelle ou de
certains cas d'hallucination ou de folie.
Leur guérison, ou tout au moins
leur atténuation, peut s'obtenir par des méthodes analogues à celles qui
viennent d'être indiquées pour le développement des facultés
supra-normales.
Cela se conçoit aisément, puisque ces maux procèdent du
même principe et sont l'effet d'un travail inverse de l'autre.
Je
n'insisterai pas sur le point de vue curatif des troubles psychiques qui ne
rentre pas dans le cadre de cette étude, je n'indiquerai que les moyens de
remédier aux entraves que la pratique défectueuse de la voyance apporte à son
développement régulier.
On peut tout d'abord rechercher la nature des
défectuosités qui en sont la conséquence, puis faire disparaître celles-ci
progressivement, mais ce procédé est délicat à manier, il demande du tact et
nécessite une solution nouvelle pour chaque défectuosité ou chaque
sujet.
Le mieux est de faire table rase de l'acquis et d'agir comme le
professeur qui fait recommencer le dessin au lieu de le
rectifier.
progressivement hors du subconscient, on le laisse se projeter
de lui-même dans son plan habituel de travail, puis on le ramène dans son
subconscient par des mots suscitant des images de retour, tout en prenant soin
de le faire opérer avec calme et rythme.
Quand on s'est assuré qu'il est
effectivement replié sur lui-même, on le dégage à nouveau, mais très légèrement,
en l'observant étroitement et en ayant recours à des transitions très nuancées
pour empêcher qu'il ne revienne brusquement dans son plan habituel par son
procédé.
On se garde en même temps de poser toute question difficile et
susceptible de l'égarer.
Le succès dépend de la patience et du doigté de
l'opérateur.
Par contre, quand il est obtenu, il fait de la personne un
excellent sujet, car il est évident que celle-ci possédait des dispositions
natives à la voyance, sans quoi elle n'aurait pas été incitée à s'y adonner et
que ces dispositions peuvent devenir remarquables avec un entraînement
convenable.
Il n'a été question jusqu'ici que de la mentalité de
l'expérimentateur pendant le développement des facultés supra-normales ; il peut
être intéressant d'examiner celle du sujet et d'analyser ses
sensations.
Les impressions ressenties sont analogues chez toute personne
et ne diffèrent que par les phases transitoires, car, au début de
l'entraînement, elles dépendent de l'état mental, des aptitudes et des facilités
d'assimilation ; certains sujets brûlent les étapes, d'autres, au contraire,
s'éternisent sur les premières perceptions ; pour plus de généralité nous
indiquerons les sensations progressives.
qui n'a aucune notion de ce
qu'elle va éprouver se rend difficilement compte de la différence qui existe
entre la sensation objective provoquée par l'appareil visuel et la sensation
subjective qui provient du superconscient.
Les sensations internes
présentent cette caractéristique qu'elles ne sont pas localisées et qu'elles
donnent le sentiment de pouvoir devenir aussi bien auditives que visuelles ;
c'est d'ailleurs pourquoi le développement de la clairaudience se fait comme
celui de la clairvoyance.
En outre, la perception précise la sensation,
alors que le contraire a lieu pour les impressions objectives ; autrement dit,
la signification d'une vision concrète apparaît après coup, tandis que celle
d'une vision subjective se connaît immédiatement.
Sa conscience de
l'ambiance peut rester pleine et entière, ou être augmentée ou diminuée à
volonté ; il peut même être poussé jusqu'au sommeil en accentuant l'accrochage,
ainsi que nous l'avons dit.
Tel sujet m'a décrit les premières
apparitions de la vie, les moeurs des animaux antédiluviens avec une netteté
saisissante, qui surpasse amplement les données de la science tout en les
éclaircissant.
En résumé, nous pouvons dire que le développement des
facultés supra-normales est une culture de l'esprit.
Il rend celui quis y
soumet plus sensible aux fines vibrations, il l'affine, élargit son horizon et
accroît ses connaissances.
Il améliore son état nerveux, il le dote pour
la vie pratique d'une intuition pénétrante, qui lui fait déjouer les pièges de
ses adversaires et le guide dans la conduite de la vie matérielle.
Il lui
apporte une clairvoyance profonde de la vie psychique, qui lui fait comprendre
son destin, qui lui donne la confiance supérieure et l'aide à supporter ses
épreuves, tout en les atténuant.
Enfin il lui rend indéniable l'existence
de la survie; il l'éclaire sur ce problème redoutable et le prépare au destin
qui l'attend dans la vie invisible.
Ces facultés ne constituent pas un
simple avantage pour l'individu, elles ont une portée plus profonde, car elles
sont les premiers éléments des sciences psychiques.
Or, ces dernières
sont encore embryonnaires et sont à peine dans l'état d'avancement où se
trouvait l'électricité au siècle dernier.
Alors que les expériences du
début, comme celles de Volta ou d'Ampère, étaient à peine connues et
n'intéressaient que les savants, elles ne pouvaient faire présager les résultats
pratiques et industriels qui en ont été tirés, ni les espoirs que nous fondons
aujourd'hui sur le magnétisme et l'électricité.
De même ceux qui ont
commencé à jeter les bases des sciences psychiques voient en elles un avenir,
insoupçonné du public, et vraisemblablement supérieur aux sciences physiques
incapables d'affecter l'être aussi profondément qu'elles.
auront
nécessairement une répercussion sociale toujours croissante.
Elles
permettront, en effet, de constituer une psychologie rationnelle et, partant de
là, une pédagogie scientifique.
Elles aideront à résoudre les crises
sociales, car elles donneront la solution économique.
Elles apporteront
les ressources incalculables de l'invisible.
Elles amélioreront
l'humanité, car elles lui prouveront la réalité de la survie.
Elles lui
démontreront la nécessité de la loi morale.
Elles élargiront sans limite
le champ de sa conscience et elles dégageront l'homme de son enlisement dans la
matière, en lui montrant que la chose la plus essentielle pour lui, et à
laquelle il doit subordonner ses intérêts, est l'évolution de sa conscience sur
les trois plans : physique, animique et mental.
En général, nous vivons
dans le désordre de nos sensations et de nos émotions, capables tout au plus
d'exercer sur elles une domination imparfaite et éphémère, et nous sommes
impuissants à utiliser les richesses latentes de notre nature.
Notre
cerveau travaille avec incohérence et ressemble au château de la Belle au Bois
Dormant ; enveloppé par l'inextricable maquis des soucis et des préoccupations
journalières, il dissimule, en son intérieur, une multitude de facultés
endormies.
Mais aucune force ne demeure impénétrable au géomètre qui, par
ses repères et ses bases précises, en détermine l'accès et les chemins de
parcours.
De même, l'étude de nos réactions sensitivo-motrices telle
qu'elle est pratiquée dans la psychophysique, dégage les éléments essentiels de
notre mental, les précise, les coordonne et fait apparaître des états de
conscience nouveaux, ou rend permanentes des facultés dont la manifestation
n'est qu'accidentelle, comme celle de la clairvoyance.
L'élément le plus
essentiel de notre mental est la sensation qui résulte de notre réaction
consciente au choc des ondes ou courants émis par les principaux résonateurs de
notre ambiance, comme la lumière, le son, les odeurs, etc.
Dans la vie
ordinaire ces résonateurs ne sont jamais isolés ; leur ensemble provoque des
groupes de sensations qu'on appelle des images.
le souvenir, et qui, en
s'accumulant avec les années, constituent ce qu'on appelle le
subconscient.
De plus, ces images s'interpénètrent ou se confondent, en
raison de la similarité des courants qui les constituent, et peuvent s'associer
par contiguïté dans le temps ou l'espace.
Ainsi le rappel d'un banc
évoque telle ou telle circonstance, tel ou tel accessoire, auquel il s'est lié,
comme un jardin ou une rue.
Le jeu fantaisiste, en apparence du moins, de
ces images constitue l'imagination.
Celle-ci est passive lorsque les
images surgissent spontanément comme dans le rêve ; elle est active lorsqu'elle
est provoquée par la volonté, comme dans la conception d'un roman.
Mais
dans l'un et l'autre cas, l'apparition de l'image implique toujours une
association avec la précédente ; c'est pourquoi le contraste, c'est-à-dire
l'apparition d'une image sans lien avec l'image antérieure ne peut résulter que
d'une action extérieure à nous, et c'est une des raisons qui motive
l'intervention d'un instructeur dans le développement de la clairvoyance.
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