"En toi est l'illimité"

Tous les services de base sont Gratuits sur ce site -- pour
voir la vie du bon côté et développer tous vos Potentiels de Succès

Voici le résumé du livre fait par le logiciel "Summarizer"

Jetez un coup d'oeil avant de télécharger pour voir, en le feuilletant, s'il y a des choses qui vous intéressent.


Concepts:
mémoire, esprit, procédés, essentiellement, connaissances, exercices, souvenirs, méthode fragmentaire, précision, lecture, méthode globale, répétition, disciplines, personnalité, facilement.

Énoncés:
Votre mémoire dépend essentiellement de lois psychologiques, par exemple de votre motivation.

Elle engage toute votre personnalité et sa qualité dépend essentiellement de votre ressort affectif.

Vous retenez surtout ce que vous aimez, ce qui vous intéresse.

Ainsi, un sportsman, qui connaît par coeur les noms, l'ascendance, les performances d'un grand nombre de chevaux de course, peut être incapable de retenir une formule physique ou de chimie même relativement simple.

Ce n'est pas qu'il ait tout spécialement la mémoire de ce qui concerne le cheval, mais, comme il s'intéresse aux courses plus qu'aux sciences, sa mémoire est polarisée.

Il en est de même de la mémoire du politicien qui se rappelle le contenu des discours de ses collègues.

Et cette polarisation peut s'appliquer à des domaines très voisins.

Vous avons par exemple connu un jeune garçon qui, dès l'âge de 8 ans, connaissait le nom et l'emplacement des principaux cratères et des montagnes de la Lune alors qu'il était incapable de situer les montagnes de votre globe: il s'intéressait vivement à l'astronomie et pas du tout à la géographie.

Vous devez, pour la même raison, rechercher sincèrement ce que vous aimez faire et diriger, autant que possible, vos études et votre travail dans cette direction.

Toutefois, l'écueil ici est de prendre pour des aptitudes les penchants que l'on peut avoir à l'égard de telle ou telle discipline, de tel ou tel travail, de telle ou telle fonction, car si les talents et les goûts sont fréquemment associés, ils sont parfois divergents et même opposés.

Autre chose est de se plaire à un travail, autre chose est d'y être qualifié.

Le fait est particulièrement net dans le domaine de l'art et de la littérature.

De même, il est souvent difficile de discerner les aptitudes réelles d'un adolescent et de dégager celles qu'il doit cultiver spécialement.

Ses véritables capacités peuvent être endormies ou retardées.

Aussi convient-il d'être extrêmement prudent dans le domaine de l'orientation professionnelle d'autant plus qu'en l'occurrence les tests sont parfois assez artificiels.

En outre, il faut souligner que les exigences des examens universitaires et de la vie quotidienne obligent souvent à assimiler des connaissances qui peuvent ne pas vous intéresser ou pour lesquelles vous éprouvez même plus ou moins d'aversion.

Avant d'entreprendre leur étude, méditez sur les motifs susceptibles de vous y faire prendre goût.

Vous en découvrirez certainement, ne serait-ce que l'opportunité de posséder ces connaissances afin de satisfaire vos ambitions, vos intérêts, votre désir de supériorité et de progrès.

Leur assimilation devient alors un problème personnel, une sorte de compétition sportive dont vous devez sortir triomphant.

Mais, en fait, il n'est pas de discipline intellectuelle, si aride soit-elle, qui ne présente quelques aspects agréables et séduisants.

Notez au passage que l'importance du facteur affectif dans vos études est bien connue des éducateurs: tel garçon ne peut, par exemple, apprendre ses récitations, non parce qu'il manque de mémoire, mais parce que son professeur de français lui est antipathique.

Qu'il change de professeur et la mémoire des textes devient normale.

Dans cet ordre d'idées, le psychologue américain Kurt Lewin a mis en évidence le rôle de l'émotion dans le travail intellectuel et la mémoire.

Il divisa ses élèves en deux groupes égaux, les fit installer dans deux salles différentes, puis félicita les élèves d'un groupe pour leur travail et blâma ceux de l'autre groupe.

Les formules scientifiques délicates, les passages difficiles, les mots obscurs seront éclairés et précisés par le recours à des ouvrages adéquats suffisamment explicites, par l'interrogation de moteurs de recherche sur le web et par l'usage du dictionnaire qui doit être toujours à la portée de la main.

II enseigne avec précision, stimule votre curiosité, éclaire votre jugement, enrichit et fortifie votre pensée tout en vous faisant souvent mesurer l'étendue de votre ignorance.

Pour retenir facilement une suite de faits historiques, vous chercherez à déterminer les rapports naturels qui ont existé entre eux.

Vous retenez facilement un spectacle, un fait, une lecture, une notion qui ont suscité une sensation forte.

Cette faculté donne le privilège de ne rien retenir du premier coup, et, par conséquent, de ne pas être encombré de souvenirs du hasard.

Le grand ennemi de la mémoire est la confusion.

Les auxiliaires les plus puissants sont la netteté, la précision et l'ordre.

Ne cherchez donc pas à appréhender un grand nombre de notions à la fois et celles que vous maintiendrez à la lumière de l'attention seront bien précises et réduites à l'essentiel.

Vous en éliminerez les menus détails de façon à les présenter à l'esprit sous la forme d'idées générales.

Celles-ci soulagent la mémoire parce que, sous une représentation unique, un seul mot, une seule formule, une seule phrase, elles embrassent une multitude de faits particuliers.

Notez au passage que toute la publicité est basée sur ce principe: pour être retenus, les slogans et les noms de marque doivent être présentés sous des formes simples et précises.

En outre, l'ordre est le besoin le plus impérieux de l'esprit; la mémoire, en particulier, ne peut s'en passer.

Grâce à l'ordre, elle retient sans peine, porte légèrement et retrouve à volonté une quantité incroyable d'idées et de faits; sans ordre, elle succomberait sous un fardeau mille fois moindre.

Cela est si vrai qu'à défaut d'ordre rationnel les procédés mnémotechniques, dont vous parlons dans la dernière partie, offrent un ordre conventionnel plus ou moins artificiel.

Mais il n'y a d'ordre véritable que l'ordre logique.

donc les idées générales et les idées secondaires rationnellement, c'est-à-dire hiérarchisées et reliées entre elles par des liens logiques.

Tel est le moyen de faire que votre esprit soit bien plein sans cesser d'être bien fait, d'être rempli sans être encombré, et contienne beaucoup sans porter en lui aucun poids mort.

Ce qui n'empêche que chacun a sa mnémotechnie personnelle et ses petits procédés plus ou moins ingénieux pour grouper ses souvenirs et les faire revenir fidèlement à la conscience.

Ainsi, il est utile, dans l'exercice de la mémoire courante, d'établir des «jalons», des «points de repère» bien choisis et de grouper autour d'eux tous les souvenirs connexes ou subordonnés.

Pour situer par exemple dans le temps un souvenir indécis un peu vague, vous pouvez le faire osciller, sur la ligne du passé, entre deux points de repère; vous le rapprocherez de l'un, vous l'éloignerez de l'autre et vous le daterez par comparaison avec l'un d'eux.

Vous pourrez dire : «Le fait s'est passé une semaine après les vacances, 15 jours avant la maladie de mon frère, la veille de tel événement important, etc.» Vacances, maladie, événement marquant sont des points de repère datés avec précision et exactitude; ils peuvent servir à localiser et à dater d'autres souvenirs.

Une démarche analogue de l'esprit peut être employée en histoire pour dater un événement déterminé.

La vivacité de l'impression et de la sensation premières conditionne la conservation des images.

Toutefois, il se peut qu'elle soit faible ou même pratiquement nulle.

En ce cas, à défaut de vivacité, la répétition donnera à l'impression faible une force supplémentaire.

Les enfants, livrés à eux-mêmes, ne connaissent pas d'autres procédés pour apprendre et retenir leurs leçons.

Mais il y a un art du rabâchage.

La première et la seconde lecture seront faites à haute voix, puis vous répéterez mentalement le texte.

disait-il, par exemple, vous vous appelez Monsieur Dupensier.

Comme c'est curieux, j'ai connu un Léon Dupensier à Marseille.

Lorsqu'il s'agit d'apprendre littéralement un morceau de prose ou de poésie vous pouvez utiliser la méthode fragmentaire ou la méthode globale.

Le rappel mnémonique se faisant de proche en proche à travers un réseau d'associations multiples, qui vont du connu aux images mnésiques, un souvenir sera d'autant plus stable et d'autant plus facile à ramener à la conscience qu'il a plus de relations avec d'autres souvenirs.

C'est ainsi que le souvenir des mots est généralement excellent parce qu'il est habituellement enraciné dans quatre mémoires différentes qui ont été mises en évidence par la maladie qui peut supprimer l'une sans atteindre les trois autres: la mémoire auditive, la mémoire visuelle, la mémoire graphique et la mémoire d'articulation.

Si vous vous le représentez nettement en votre esprit, c'est que vous êtes essentiellement un «visuel».

En définitive, la pratique des mathématiques doit être essentiellement une activité vivante.

Les connaissances en physique et en chimie ne seront solides que si elles sont soutenues par des expériences et par des exercices numériques.

Même livré à vous-même, vous pouvez monter un petit laboratoire de physique et de chimie qui vous permettra de réaliser de nombreuses expériences que vous confronterez avec les données livresques.

La joie d'apprendre, l'esprit d'initiative, voire de créativité seront ainsi considérablement stimulés.

En outre, pour assimiler parfaitement les leçons qui sont faites en classe, rien de tel que de résoudre des problèmes de physique et de chimie.

A cet effet, vous utiliserez avec profit des recueils de problèmes avec leurs solutions.

Mais, en l'occurrence, disons immédiatement que ces ouvrages peuvent être inutiles s'ils sont mal employés.

Ils manqueraient en effet complètement leur but s'ils n'étaient lus qu'en vue d'être compris car ils donneraient l'illusion d'une facilité trompeuse en offrant une nourriture toute digérée.

Vous devez d'abord ignorer les solutions et n'en prendre connaissance qu'après avoir tenté de résoudre les problèmes par ses propres moyens.

Et alors vous verrez si les résultats obtenus sont exacts et si l'on a appliqué de bonnes méthodes.

En sciences naturelles, il vous sera facile d'herboriser, de constituer une collection d'insectes et de roches, de disséquer de petits animaux.

Il existe des livres spéciaux qui vous guideront utilement dans ces travaux et ces recherches.

Notons ici que les disciplines d'enseignement désignées naguère encore sous les noms de zoologie, de botanique, de géologie, etc., s'effacent aujourd'hui devant l'écologie, l'éthologie, la psychophysiologie, la biologie, la biologie fondamentale, la génétique, etc.

Et il ne faudrait pas croire que cette mutation est purement verbale.

Elle exprime le prodigieux bond effectué actuellement par les sciences de la nature, notamment dans les biotechnologies, si prodigieux même que certains ont pu dire que vous entrons dans l «ère biologique».

II s'ensuit que l'enseignement des sciences naturelles réunit une exceptionnelle étendue de moyens éducatifs et il est indispensable que son incomparable valeur culturelle, sa spécificité, sa perspective humaniste soient affirmées et mises à profit à tous les niveaux de la scolarité.

On peut, sans instrument, apprendre à connaître les principales constellations et les planètes visibles, observer les phases de la lune et différents phénomènes célestes: étoiles filantes, éclipses du soleil et de la lune, lumière zodiacale, etc.

contempler les principales merveilles du ciel: des étoiles doubles ou triples, les nébuleuses d'Orion et d'Andromède, les taches du soleil (Un verre noir doit être alors adapté à l'oculaire.), les cirques, les cratères et les montagnes de la lune, les phases de Vénus, les calottes polaires de Mars, les satellites de Jupiter, l'anneau de Saturne.

Si vous êtes étudiant en médecine, vous ne manquerez pas de comparer les états et les rythmes pathologiques à l'état de santé et aux rythmes normaux que vous apprendrez à connaître sur vous-même ou sur des camarades d'étude.

En l'occurrence, l'ordinateur simule certaines maladies et l'étudiant effectue des analyses de laboratoire, puis, d'après les résultats, formule son diagnostic qui est immédiatement corrigé par la machine.

Les notions historiques seront associées à des connaissances géographiques et, dans la mesure du possible, illustrées par des visites à des musées et par la consultation de documents originaux.

L'étude des langues vivantes sera favorisée par l'emploi du magnétophone, du CD rom, de la radio, et, s'il se peut, comme ceci a lieu dans certains établissements scolaires spécialement équipés à cet effet, par la vidéo, car si le magnétophone, le CD rom et la radio permettent un contact direct avec la langue vivante authentique, la projection cinématographique et surtout la vidéo vont au-delà : elles vous plongent, en quelque sorte, dans un «bain de langue étrangère», elles vous placent au milieu d'une série de comportements appropriés aux structures linguistiques.

Enthousiasmé par cette réussite, il inventa le «cérébrographe» constitué d'un magnétophone, d'une pendulette électrique et d'un minuscule haut-parleur que l'on place sous l'oreiller.

A une heure déterminée, qui correspond au sommeil profond, l'appareil se met en marche de lui-même et chuchote une leçon préalablement enregistrée.

Il est vraisemblable que l'élaboration subconsciente du cerveau pendant le sommeil est concomitante de son état particulier caractérisé par ce fait qu'il est alors le siège des rythmes électroencéphaliques «alpha» ou «delta».

Ces courants d'action sont de très faible voltage (de l'ordre du dixième de millivolt) et sont oscillants d'où le nom impropre qui leur est parfois donné d «ondes cérébrales».

Selon leur fréquence (c'est-à-dire d'après le nombre d'oscillations qu'ils présentent à la seconde) et selon leur amplitude, on distingue essentiellement quatre sortes de courants électriques cérébraux que l'on désigne par leur rythme: les rythmes «alpha», «bêta», «thêta» et «delta».

Il est constitué de très petites oscillations de fréquence plus rapide que celle du rythme alpha (14 à 30 oscillations par seconde).

Cela fait, vous vous installez confortablement dans un fauteuil ou, mieux, vous vous étendez sur une chaise longue, sur un divan ou sur un lit et vous cherchez à réaliser un état de relaxation aussi complet que possible.

Alors, au bout de quelques minutes, et comme vous l'avons signalé, les bruits du dehors sont faiblement perçus, les membres semblent engourdis, la sensibilité est atténuée.

C'est à ce moment que doit fonctionner le texte enregistré grâce à l'intervention d'une tierce personne, ou, de préférence, à l'aide d'un dispositif automatique, tel que le «task scheduler», préalablement réglé.

Les paroles, susurrées selon un débit plutôt lent, doivent être tout juste audibles.

Au cours de l'audition, aucun effort d'attention ni même de compréhension ne doit être fait.

Dans ces conditions, les connaissances, et notamment les connaissances linguistiques, s'inscriront comme par enchantement dans le cerveau.

En l'occurrence, vous avez provoqué en effet, mais en quelque sorte volontairement et en connaissance de cause, ce qui se produit lorsque l'inconscient travaille au cours du sommeil.

Notons au passage que cette façon d'apprendre est à la base de la suggestopédie mise au point par Georgi Lozanov, médecin et psychothérapeute bulgare.

Les étudiants se trouvant dans un état de relaxation aussi complet que possible, l'instructeur psalmodie, sur un fond de musique classique, les matières qu'il désire enseigner lesquelles sont, en général, des langues étrangères.

Durant cette phase passive, ils ne doivent pas prêter attention à la leçon, mais écouter uniquement la musique.

Cette méthode, qui depuis plusieurs années est utilisée au célèbre Institut de Suggestologie de Sofia, est maintenant répandue dans le monde entier, et, en particulier aux Etats-Unis où elle est largement commercialisée.

Mais le procédé est souvent exploité sous une forme qui frise le charlatanisme.

Et ces auteurs ajoutent: «Aux États-Unis, les sociétés qui consacrent leur activité à l'enseignement en état second font des millions de chiffres d'affaires.»

Quoi qu'il en soit, malgré les succès incontestables de la suggestologie et des méthodes qui s'y rattachent, nous estimons que les autres procédés que vous trouverez dans cet ouvrage et qui font appel à l'attention, au jugement, au raisonnement, à l'association des idées, conservent toute leur valeur et ne doivent pas être négligés.

En même temps qu'ils facilitent la mémorisation, ils développent en effet un certain nombre de facultés de l'esprit de sorte qu'en ce qui concerne en particulier l'instruction, l'assimilation des connaissances et l'éducation, ce serait courir après un mirage que de vouloir établir toute une pédagogie excluant l'effort volontaire et la réflexion consciente.

La conservation des souvenirs exige des circonstances favorables telles qu'une bonne nutrition, une bonne circulation, une bonne oxygénation cérébrales.

Or, même si ces conditions sont remplies, la mémorisation est difficile lorsque le cerveau est fatigué.

Si vous êtes surmené, las, énervé, vous êtes peut-être capable d'effectuer un travail machinal, de prendre des notes, d'écrire une lettre, mais vous vous trouvez dans de mauvaises conditions pour apprendre.

Cela est si vrai que les candidats qui préparent un examen ou un concours dans un état de surmenage gardent peu de souvenirs des leçons qui leur sont faites au cours de la période qui correspond à cet état.

En règle générale, c'est dès les premières heures qui suivent le réveil que le cerveau est dispos et que l'énergie de l'esprit est la plus grande.

Lorsque vous «ne faisons rien», quand vous «ne pensons à rien», des images, des idées, se succèdent en votre esprit à la faveur d'associations parfois bizarres.

La culture de l'attention, bien qu'étant en marge de la culture de la mémoire, se rattache étroitement à celle-ci, car, le plus souvent, le développement de la mémoire est proportionnel à celui de l'attention.

La personnalité est prise, c'est-à-dire que toutes les tendances de l'individu, toute son énergie disponible visent un même point.

Votre premier soin sera donc de maîtriser vos mouvements inconscients.

A vous de ne pas les imiter et d'imposer le calme à vos réactions musculaires involontaires: vous créerez ainsi les conditions physiologiques de l'attention, car, ainsi que l'a dit William James à propos de la peur, et cette remarque s'applique à un grand nombre d'états psychiques où l'émotion entre en jeu, «l'on ne s'enfuit pas parce qu'on a peur, mais l'on a peur parce qu'on s'enfuit».

De plus, quelques mouvements matinaux de gymnastique exécutés lentement en leur accordant toute votre attention, des exercices bien rythmés de respiration profonde, vous aideront à vaincre vos réflexes musculaires inopportuns.

Vous éduquerez rapidement votre ouie et en même temps votre attention en vous efforçant de saisir les différences de timbre dans les voix, en cherchant à caractériser une personne par le rythme et le bruit de ses pas, en vous évertuant à pénétrer le sens des paroles échangées par des passants.

Maintenez à bout de bras un verre rempli d'eau et évitez les moindres Placez-vous contre un mur, le dos bien appliqué à la maçonnerie, le corps très droit, les talons touchant le mur, les bras tombant le long du corps.

Au début, vos mouvements s'embrouillent vite, des distractions vous amènent des arrêts, mais, à mesure que votre concentration mentale devient meilleure, que votre attention se développe, vous réaliserez de mieux en mieux l'exercice.

Un exercice du même ordre consiste à mettre en jeu les deux mains dont les doigts sont allongés et réunis en pointe.

Vous tenez vos mains devant vous, l'une en face de l'autre, à une faible distance.

Vous faites décrire à la main droite une circonférence d'une vingtaine de centimètres de diamètre, et, tout en continuant ce mouvement de rotation, vous décrivez avec la main gauche une circonférence analogue, mais en tournant en sens inverse.

Voici maintenant quelques exercices qui développent à la fois l'attention et la mémoire.

L'un des plus simples et cependant très efficace consiste à mélanger 10 ou 12 morceaux de carton coloriés différemment, à les aligner sur une table, et, dos tourné, à déterminer la position de chaque carton en commençant par la gauche ou par la droite.

Les deux exercices qui suivent sont plus compliqués.

Faites établir par une tierce personne un tableau divisé par exemple en douze cases sur chacune desquelles un objet (soucoupe, vase, chandelier, balance, parapluie, marteau, tenaille, etc.) est représenté.

Vous regardez attentivement ce tableau afin d'obtenir un souvenir exact et complet de ce que représente chaque objet, de la place qu'il occupe et de la manière dont il est disposé dans la case.

Un second tableau de 12 cases a été également établi mais les dessins figurant dans chaque case ne sont pas à la même place que dans le tableau précédant, et, en outre, ils peuvent présenter une disposition différente.

Ainsi, l'image d'un marteau ayant été dessinée dans le premier tableau selon l'une des diagonales d'une case peut être dessinée selon l'autre diagonale dans le second tableau; le plateau de l'image d'une balance peut pencher à droite dans le premier tableau et pencher à gauche dans le second, etc.

Le premier tableau étant retiré de votre vue, l'exercice consiste, après avoir examiné avec attention le second tableau, à indiquer, d'une part, pour chaque dessin, le numéro de la case du premier tableau dans laquelle il figurait, et, d'autre part, à préciser si le dessin a été modifié, soit par sa position, soit par quelques détails particuliers.

En remplaçant les dessins d'objets par des figures d'aspect géométrique, l'exercice, bien qu'étant analogue au précédent, est plus difficile à réaliser.

En effet, sa difficulté résulte du choix des figures géométriques qui, par leur forme abstraite, éveillent peu l'imagination de sorte que leur souvenir se conserve mal.

D'autres exercices peuvent être réalisés au gré des circonstances, c'est-à-dire sans préparation préalable.

L'un d'eux consiste, comme le faisait Robert Houdin, à observer les objets exposés dans une vitrine, à en établir la liste une fois rentré chez soi et à aller la vérifier le lendemain.

Le célèbre prestidigitateur avait ainsi acquis une telle puissance d'attention qu'il lui suffisait de jeter un coup d'oeil sur la vitrine d'un magasin pour être en mesure de dire immédiatement tout ce qui s'y trouvait.

Il donnait l'impression de décrire une photographie.

Une variante de cet exercice consiste à entrer dans une chambre meublée, jeter un regard rapide autour de soi puis noter tous les détails que vous avez pu recueillir.

Vous serez étonné des progrès rapides qui suivront cet entraînement.

Vous pouvez également examiner un objet quelconque, considérer sa forme, ses dimensions, sa couleur, ses détails particuliers, etc., puis, retiré de la vue, en faire de mémoire une description aussi complète que possible.

Il convient de ne pas laisser encombrer votre esprit et par conséquent votre mémoire par l'idée que vous avez à accomplir ces nombreux petits actes journaliers qu'il faut nécessairement exécuter à un moment donné.

Si vous avez un paiement à effectuer, vous le règlerez le plus tôt possible, ce qui vous évitera de penser à cet acte (qui peut être désagréable) et, de plus, donnera satisfaction au créancier.

De même, une note à faire payer sera d'autant plus facilement acceptée par le débiteur que le souvenir de la dette est plus récent.

Il existe, pour aider la mémoire, de nombreux systèmes qui sont désignés sous le nom de procédés mnémotechniques.

Un jour que j'étais pris d'une soif de lionne (Yonne), je vis à quoi l'eau sert (Auxerre, chef-lieu de l'Yonne) et comme un homme de bon sens (Sens, chef-lieu d'arrondissement) j'y joignis (Joigny, chef-lieu d'arrondissement) un peu de sucre.

Examinons ici les systèmes les plus pratiques et les plus efficaces: le système des relais, le système des articulations chiffrées et quelques autres procédés de moindre importance.

On retiendra facilement cette table en faisant les remarques suivantes: t, représentant 1, n'a qu'un jambage et ressemble au chiffre 1; n, représentant 2, a deux jambages: m, représentant 3, a trois jambages; r, représentant 4, ressemble à ce chiffre renversé; l, représentant 5, ressemble au 5 que, dans l'écriture cursive, l'on fait d'un seul trait de plume; j représentant 6, a une boucle en bas comme le chiffre 6; q ou k ressemblent, comme le chiffre 7, à une sorte de potence; f, représentant 8, a deux boucles comme le chiffre 8; p, représentant 9, a une boucle à sa partie supérieure comme le chiffre 9; c, représentant 0, offre une certaine ressemblance avec ce chiffre.

Pour s'en souvenir, vous pouvez également, avec l'abbé Moigno, utiliser ce vers (à vrai dire médiocre, mais cela n'a guère d'importance étant donné le but visé) où les mots commencent successivement par les lettres, d, n, m, r, etc., rangés dans l'ordre 1, 2, 3, 4, etc.:

La table étant sue imperturbablement, vous substituez les lettres aux chiffres; puis vous construisez des mots et des phrases.

Soit, par exemple, à retenir la hauteur du Mont-Blanc: 4810 m. Remplaçons chaque chiffre par la consonne correspondante.

Cette première traduction n'a aucun sens et il est aussi et même plus difficile de se rappeler r, v, d, s, que de se souvenir de 4 810.

Mais le travail ne s'arrête pas là.

Les consonnes ne constituent que la trame du mot réel; pour le créer vous introduit entre celles-ci des voyelles.

Toute liberté étant laissée au mnémotechnicien, vous pouvons former le mot ravaudeuse.

Et la phrase à utiliser pourra être celle-ci: Mon blanc manteau est chez la ravaudeuse (r, v, d, s: 4810) soit 4810 mètres.

1° Seules, les consonnes sonnantes représentent des chiffres.

Ainsi, dans «consonne», il n'y a que c, s'et n qui doivent se traduire en chiffres, ce qui donne 702 et non 7022, le deuxième n ne comptant pas.

De même, n'et m'ayant un son nasal comme dans en, un, ara, etc., ne comptent pas.

2° Les consonnes non prononcées ne comptent pas.

Ainsi, au mot «compte» correspond 71 et non 731 car m n'est pas prononcé.

«Comptoir» fera 714, car le p n'est pas prononcé.

3° Une consonne qui termine un mot doit être comptée si elle sonne par suite d'une voyelle commençant le mot suivant.

11. 4° Si, dans la plupart des cas, les consonnes redoublées ne comptent pas, il y a exception lorsqu'elles sont prononcées comme dans «accent» qui se dit «aksent».

Le système des articulations chiffrées peut être employé pour établir des formules mnémoniques relatives à la géographie, à histoire, aux mathématiques (par exemple la détermination d'un certain nombre de décimales de pi qui représente le rapport de la circonférence à son diamètre et qui est exprimé approximativement par la fraction 22/7), à la physique et aux diverses mémorisations.

En l'occurrence, il convient de noter que les meilleures formules, ou, plus exactement, les plus facilement utilisables, sont celles que l'on établit soi-même.

En ce qui concerne l'histoire, vous peut supprimer le 1 du millésime lorsqu'on sait pertinemment que l'événement se situe après l'an mille.

Le mot, qui exprime ce millésime, se trouve simplifié.

C'est ce que vous avons fait à partir du 4e exemple de la liste suivante.

Après la bataille de Soissons, Clovis humilié prit sa revanche (r, v, ch, = 486).

Après cette bataille, Charles Martel chassa les Sarrasins de nos communes (c, m, n, = 732).

Soumission des Lombards et des Saxons à Charlemagne.

Des Lombards et des Saxons, Charlemagne fut le conquérant (c, q, r, = 774).

Voici maintenant quelques procédés qui diffèrent des systèmes précédents.

II consiste à établir une phrase facile à retenir et formée de mots dont la première lettre (ou la première syllabe) est la même que celle des mots à apprendre.

Vous pouvez rapporter à l'excellent cours de Christian Godefroy, «Comment Développer une Etonnante Mémoire», pour perfectionner votre mémoire à l'aide de procédés mnémotechniques.


Home